Le secrétaire d’État américain Michael Pompéo a décerné mercredi 17 juillet dernier le Prix international de la liberté religieuse à deux musulmans africains, un Nigérian et un Soudanais, pour leur action en faveur des minorités.
Le prix a été décerné cette année à six personnalités religieuses dont deux musulmans africains récompensés pour leur activité de défenseurs de la liberté de religion.
Âgé de 83 ans, l ‘imam Abubakar Abdullahi du Nigeria a été honoré pour avoir caché, au péril de sa vie, les membres d’une autre communauté religieuse, qui auraient été tués sans son intervention.
Le 23 juin 2018, des bergers de l’ethnie Fulani,
à majorité musulmane, ont lancé des attaques coordonnées contre 10 villages de
la région de Barkin Ladi tuant des centaines de fermiers de l’ethnie Berom, à
majorité chrétienne, précise la déclaration ministérielle américaine.
Ce jour-là, l’imam Abdullahi venait de terminer la prière de midi, quand il a entendu les coups de feu à l’extérieur. Spontanément, il invite plus de 260 membres de la communauté chrétienne, qui s’enfuyaient, à entrer se réfugier dans la mosquée et à son domicile attenant.
Le responsable religieux est ensuite sorti pour
confronter les hommes armés. Il a refusé de les laisser entrer, rapporte le
communiqué, “les suppliant d’épargner les chrétiens à l’intérieur,
offrant même de sacrifier sa vie pour la leur”.
Les hommes armés, qui avaient déjà tué 84
personnes dans le village de Nghar, ont cédé face à l’imam Abdullahi qui a
ainsi réussi à sauver de nombreuses vies humaines.
« Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes » Amos 3 :7. Voici 6 caractéristiques du vrai prophète.
Voici 6 caractéristiques du vrai prophète.
Il a le ‘’Ainsi dit le Seigneur’’
Le vrai
prophète attend toujours que Dieu lui parle avant de dire quoi que ce soit. Il
ne fait pas de pronostic. Ce qu’il dit n’échoue jamaiset cela s’accomplit exactement tel annoncé.
C’est
cela le « Ainsi dit le Seigneur ». « Mais si un prophète prophétise la paix, c’est par l’accomplissement de ce qu’il prophétise qu’il sera reconnu
comme véritablement envoyé par l’Eternel »Jérémie 28:9.
On reconnaît un vrai prophète par la parole qu’il prêche. Ce qu’il prêche est en accord avec la Bible. Même s’il fait des miracles, son enseignement ne doit pas être contraire aux Saintes-écritures (Deuteronome13 :1-3). La Bible nous dit en Matthieu 24 : 24 : « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus ». Il ne fait pas de compromis avec la Parole, c’est pourquoi les vrais prophètes ont toujours été rejetés ou persécutés (2 Chroniques 18 : 13-18).
Quoi
qu’il soit un voyant, cela ne veut pas dire que c’est tous les jours que Dieu
lui parle. C’est pourquoi il faut se méfier des personnes qui en longueur de
journée disent : ‘‘venez, action
prophétique, action prophétique’’, « Dieu m’a dit, Dieu m’a dit ». Un
prophète authentique n’est pas un bavard (2 Chroniques 18 :10-12).
Etre
prophète c’est un don du Seigneur. On ne l’apprend pas à l’école des hommes
(Ephésiens 4 :5-11). Le vrai prophète ne sort pas d’une école de prophète.
« Avant que je t’eusse formé dans le
ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein,
je t’avais consacré, je t’avais établi prophète
des nations » Jérémie
1 : 5 .
Il est discipliné
« Pour
ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent ; et si un autre qui est assis a une
révélation, que le premier se taise. Car vous pouvez tous prophétiser successivement,
afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés. Les esprits des
prophètes sont soumis aux prophètes » 1
Corinthiens 13 : 29-32. Le vrai prophète ne se met pas
au-dessus de l’action du Saint-Esprit.
Il ne marchande pas le don
Un vrai prophète ne demande pas de l’argent comme préalable pour annoncer un message de la part de Dieu. Ceux qui vendent de l’eau et des objets ou exigent de l’argent montrent par là qu’ils sont des faux prophètes et de simples commerçants (Actes 8 :17-20).
« Toutes les fois où j’ai été emprisonnée en Corée du Nord, les deux premières questions qu’on me posait toujours pendant l’interrogatoire étaient si j’avais eu des contacts avec des coréens du sud et si j’étais allée à l’église. Voilà les questions qu’ils posent toujours. », a confié Kenneth Bae. Le Pasteur américano-coréen Kenneth Bae, otage en Corée du Nord de 2012 à 2014 s’est exprimé le jeudi 18 juillet, devant le Sénat à Washington sur la crainte qu’inspirent les chrétiens au régime nord-coréen.
Les activités de missionnaire faisaient
de lui un opposant au régime. Il était accusé de vouloir le renverser. Après 15
mois de prison et de camp de travail, il a fondé une organisation pour prendre
soin des réfugiés nord-coréens et a fédéré un groupe de prière pour ce peuple.
« [Les
nord-coréens] disaient : ‘Nous n’avons pas peur des armes nucléaires … nous
avons peur de gens comme vous qui introduisent la religion dans notre pays et
l’utilisent contre nous, alors tout le monde se tournera vers Dieu et cela
deviendra le pays de Dieu et nous tomberons’. », a-t-il
témoigné.
Ce jour-là, soutenu par la Commission d’éthique
et de liberté religieuse de la Convention Baptiste du sud, le film
intitulé ‘‘L’humanité refusée : Liberté religieuse en Corée du Nord’’
a été diffusé. Il a dévoilé les témoignages de réfugiés nord-coréens.
L’un a révélé les chiffres qui témoignent de la
main-mise du régime nord-coréen.
« Une
famille sur cinq est liée à la sécurité nord-coréenne. […] Quand il y a trois
personnes rassemblées, ou plus, il y a un espion parmi eux. »
Face à ce système, il a dévoilé l’existence des
églises souterraines.
« J’ai
vu comment la providence divine touche les croyants en Corée du Nord. Je ne
connaissais pas l’existence des églises souterraines. Ça a été une véritable
surprise pour moi. Vivre sa foi en Corée du Nord, c’est risquer sa vie.
Certains ont des cultes dans les montagnes, d’autres le long des rivières, à la
campagne, pendant qu’ils travaillent en groupe de 2 ou 3. »
Une autre réfugiée a témoigné à visage cachée. C’est
quand elle est arrivée en Chine qu’elle a rencontré Dieu : « Quand j’étais en Corée du Nord, je
n’avais jamais entendu le mot église. Je ne savais pas ce que c’était. Et je
n’avais jamais entendu le mot Jésus-Christ. En Corée du Nord, j’ai subi un
lavage de cerveau par l’idéologie de Kim Il-sung et Kim Jong-il. On adorait
tous les idoles de Kim Il-sung et Kim Jong-il, pas Dieu. »
Elle a été arrêtée plusieurs fois, mais à chaque
interrogatoire, on lui posait les deux mêmes questions :
« Toutes
les fois où j’ai été emprisonnée en Corée du Nord, les deux premières questions
qu’on me posait toujours pendant l’interrogatoire étaient si j’avais eu des
contacts avec des coréens du sud et si j’étais allée à l’église. Voilà les
questions qu’ils posent toujours. »
Dans les épreuves, elle a appris à faire confiance à
Dieu.
« J’ai
traversé des temps si durs là-bas. Je me demandais si j’allais mourir, si ma
vie allait finir comme ça. Plus tard, j’ai découvert l’Évangile et un fait très
important. Quand on suit le chemin de Dieu et qu’on lui fait confiance, peu
importe les épreuves que l’on traverse, on vit sous sa protection et sa
bénédiction. »
Elle vit désormais libre, mais sa famille vit toujours
en Corée du Nord.
« Mon
coeur se brise quand je pense à eux. Ils vivent sous la malédiction. Ils vivent
dans des ténèbres qui ne sont pas visibles. Et ils en souffrent. […] Je crois
que la seule façon que les deux Corées soient réunies, se comprennent, et
s’aiment l’une l’autre, c’est l’Évangile. »
Pour Kenneth Bae, il est temps de se préparer.
« Nous
devons nous préparer lorsque la Corée du Nord ouvrira ses portes. Si le régime
nord-coréen tombe soudainement, sommes-nous prêts à avoir suffisamment de
Bibles pour leur permettre de savoir ce qu’est la vérité et comment ils peuvent
la trouver ? »
Le 19 juillet, une équipe d’archéologues israéliens affirmait avoir découvert les restes d’une église à El Araj, dans la région de Galilée.
La construction byzantine aurait été construite sur le
lieu de la maison de naissance de Pierre et André, deux des douze disciples de
Jésus-Christ, dans la localité de Bethsaïda, un village de pécheurs.
Ce sont les similitudes entre les récits de
l’archevêque Willibald, qui s’était rendu dans ce village en 725 ap JC et les
vestiges archéologiques découverts qui ont incité les archéologues à en venir à
cette conclusion.
Plusieurs fouilles ont été menées depuis la fin des
années 80. Un temple romain a été découvert à quelques kilomètres d’El Araj.
Les archéologues recherchent désormais une inscription
qui permettrait d’identifier avec certitude le site découvert, selon le
quotidien israélien Haaretz.
Trois pasteurs ont été empêchés d’embarquer sur des vols au départ de Cuba vers les États-Unis les samedi 13 et dimanche 14 juillet alors qu’ils tentaient de se rendre à Washington pour assister à la réunion ministérielle pour l’avancement de la liberté de religion qui a lieu cette semaine.
Des responsables du régime cubain ont
déclaré aux dirigeants des assemblées de Dieu et de la Ligue évangélique, ainsi
qu’à un dirigeant du Mouvement apostolique, qu’il leur était interdit de
quitter l’île.
Selon des rapports des Pasteurs, cela
faisait suite à la détention arbitraire du défenseur de la liberté de religion,
Ricardo Fernandez Izaguirre, qui avait été emmené par la sécurité de l’État
cubain à La Havane le 12 juillet à midi. Il n’a pas été vu ou entendu depuis.
Deux des personnes concernées, le
révérend Moises de Prada, surintendant des Assemblées de Dieu à Cuba et la
révérende Alida Leon Baez, présidente de la Ligue évangélique de Cuba, sont
membres fondateurs de l’Alliance Evangélique Cubaine (AIEC) nouvellement créée.
Un troisième dirigeant de l’AIEC, le président de la Convention Baptiste
Cubaine, a été informé qu’il ne serait pas autorisé à quitter l’île il y a deux
semaines lorsqu’il tenterait de renouveler son passeport. Le révérend Leon Baez
a publié lundi dans une déclaration (15): “Selon la loi sur
l’immigration de mon pays, parmi tous ceux qui vivent sur le territoire national,
les seules personnes qui ne peuvent quitter Cuba sont celles qui sont en
procédures pénales ou dans les cas intéressant la défense et la sécurité
nationales ou pour des raisons d’utilité publique. Je ne crois pas que ce soit
mon cas. Je n’ai aucune poursuite en instance contre moi. “
Le pasteur a également déclaré : “Je ne me considère pas comme une menace pour la sécurité et la défense du pays où je suis né et où je vis. Et s’il existait une raison mineure d’utilité publique, je pense que quelqu’un devrait être prévenu à l’avance et disposer de suffisamment de temps pour me permettre de me défendre ; n’attendez pas la dernière minute pour me faire savoir cette décision. Je ne peux concevoir de pays où le droit inaliénable de circuler librement puisse être limité sans en déterminer les causes et sans notification en temps voulu. Même les pires criminels sont informés des accusations portées contre eux et sont informés du fait qu’il y aura un procès avant de comparaître devant un tribunal “, a-t-il déclaré.
Dans un communiqué publié samedi soir, Alain Toledano Valiente, dirigeant du Mouvement apostolique, a déclaré: “Ce samedi 13 juillet 2019, vers 19 h 30, alors que je passais la douane après avoir vérifié mon vol, un douanier m’a informé que le contre-espionnage cubain m’avait imposé une réglementation et que je ne pouvais pas voyager. “
Toledano a déclaré qu’ “une fois de plus je suis emprisonné dans la nation cubaine, mes droits en tant que citoyen cubain ont été retirés”.
Le Mouvement apostolique est un réseau d’églises charismatiques que le gouvernement a refusé de s’inscrire. Les dirigeants religieux ont exprimé leur surprise devant leur statut, soulignant que certains d’entre eux s’étaient rendus en Europe et en Amérique du Sud il y a deux semaines sans aucun problème.
Alors que le gouvernement cubain a aboli la nécessité d’un visa de sortie pour les citoyens cubains en 2013, ces dernières années, les autorités ont régulièrement empêché les défenseurs des droits humains et les militants pour la démocratie de quitter le pays en les déclarant “réglementés”.
Les Cubains devraient vérifier s’ils figurent ou non sur la liste des produits réglementés avant de voyager. Souvent, aucune raison n’est donnée et il n’y a aucun moyen de faire appel. Anna Lee Stangl, responsable du plaidoyer pour Christian Solidarity Worldwide (CSW), a déclaré qu’ “en refusant arbitrairement le droit de voyager en dehors de Cuba à ces trois chefs religieux, qui représentent certains des plus grands groupes protestants du pays, le gouvernement cubain a clairement que leurs politiques de contrôle et d’intimidation n’ont pas changé. “
A a déclaré que la CSW soutenait toutes les personnes empêchées de se rendre à Washington DC cette semaine pour participer à la réunion pour l’avancement de la liberté de religion et veillerait à ce que leurs voix soient entendues même si elles ne peuvent pas être physiquement présentes.
“Nous exhortons le gouvernement cubain à lever toutes les restrictions arbitraires sur les voyages imposées à ces dirigeants et à continuer à demander la libération immédiate de Ricardo Fernandez Izaguirre, pour lequel la CSW reste profondément préoccupée”, a déclaré l’organisation.
L’autopsie a révélé que Suzanne a subi la torture de viols répétés en continu par des terroristes depuis l’après-midi du lundi 15 jusque tôt dans la matinée du mardi 16 juillet à Idlib, soit quelques heures seulement avant la découverte de son cadavre
Suzan Der Karkour était une enseignante à la retraite. Bénévole, elle
aidait les jeunes à obtenir leurs examens dans l’église de Yaqubiye. Dans ce
village chrétien, il ne restait plus que 18 femmes. Les autres avaient fui les
violences des terroristes. Mais, Suzan avait fait le choix d’y rester et de
poursuivre son engagement. SOS Chrétiens d’Orient a annoncé qu’elle a été torturée, violée et assassinée. C’est le
prêtre de la ville qui, inquiet de ne pas la voir, est allé à sa recherche. Il
a retrouvé son corps dans son champ.
L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme confirme : « Son corps a été retrouvé avec des
marques de torture. Et, selon des informations médico-légales, la femme aurait
été torturée environ 9 heures avant d’être lapidée par des inconnus. »
« Suzan était un pilier de sa
communauté. Sa mort prématurée et la manière dont elle a été assassinée sont
horribles. Il approfondit d’avantage l’ombre qui a frappé les chrétiens qui
sont restés en Syrie pendant près d’une décennie de conflits violents. L’état de
droit, la justice et la responsabilité doivent être rétablis en Syrie. Sinon,
nous sommes témoins de l’extermination lente mais féroce du christianisme dans
un pays où il existe depuis plus de 2 000 ans. »
Si aujourd’hui, plusieurs jeunes diplômés se contentent de dire ‘‘les temps sont durs, il n’y a pas de travail ’’, ce n’est pas le cas de Kouassi Didier, dont la détermination et la persévérance ont touché le cœur, du Seigneur.
La
rage d’être indépendant du jeune intrépide
Dès mon jeune âge, précisément à 17 ans, j’ai nourri dans le cœur le désir de travailler, d’être indépendant. Car pour moi, un homme sans le travail n’est en réalité pas un homme. Lorsque que j’ai eu le BEPC, j’ai eu à cœur de me séparer de mes parents. Et je me suis renseigné, pour savoir comment on présente un concours. Je me souviens que le premier concours que j’ai passé, c’est celui d’Agent de constatation d’impôts. J’avais 18 ans à l’époque. J’ai essayé, mais cela n’a pas marché. Par la suite, j’ai essayé le concours de gendarmerie. Je me suis inscrit, j’ai été admis aux premier et second tours. C’est au troisième tour qui est la visite médicale, que j’ai échoué. Ainsi, tous les concours qui se présentaient à moi, je les passais tant que mes diplômes me le permettaient. J’ai passé les concours de CAFOP, Éducateurs et bien d’autres jusqu’à ce que je sois admis au Bac en 2003.
Admis au BAC,
mon désir de présenter des concours s’intensifiait
J’ai été par la suite orienté au département des Arts plastiques à l’Université de Cocody, dénommée aujourd’hui Université Félix Houphouët-Boigny. Pendant que j’étais avec mes amis en Amphi, je nourrissais toujours le désir en secret de travailler. Je continuais donc de chercher des informations concernant les concours. Ce n’était vraiment pas facile en tant que jeune étudiant ; il fallait toujours avoir de l’argent pour les dossiers à fournir et les frais d’inscription. Toujours c’était : « papa donne-moi de l’argent, je vais passer un concours », mais tu passes ça ne marche pas, tu retournes encore finalement, on ne croyait plus en moi, Mais j’ai gardé toujours le cap.
Mon cœur y tenait tellement que je refusais tout autre
concours
A la fin de la
deuxième année, j’ai obtenu, le Deug II et on nous a informés qu’on pouvait
présenter le concours pour être professeur d’Arts Plastiques. Mais, je ne
voulais pas passer cela avec le Deug, mais je voulais plutôt passer ce concours
avec la Licence. L’année suivante en 2006, j’ai présenté le concours avec la
licence, mais j’ai échoué. En 2007, j’ai essayé, mais encore l’échec. J’ai donc
présenté le même concours deux fois, pour le niveau Collège et deux fois pour
le niveau Lycée, mais toujours le même résultat (négatif). Mon cœur y tenait
tellement que je refusais tout autre concours, mais malheureusement aucun
succès. Je rêvais tellement d’être professeur d’arts plastiques. Chaque année,
je m’occupais à cela, c’était le jeûne, la prière, la consécration.
Quand le désespoir me gagnait
J’avais commencé à déprimer, parce que je me suis dit, durant toutes ces années, pourquoi le Seigneur me fait-il souffrir ainsi. Je suis fils de Dieu, je vais à l’Église, je prie, je jeûne, je fais tout cela, mais le Seigneur ne réagit pas. Malgré toutes les exhortations des frères et sœurs, j’ai commencé à me plaindre, je me sentais abandonné par le Seigneur. Et lorsque j’échouais vraiment je me sentais malade. Et malgré tout, à l’approche du concours, j’ai encore postulé, et comme toujours, jeûne, prière et consécration, mais le même résultat : l’échec. Les années qui suivaient, allaient être déterminantes. Puisque mon cœur tenait tellement au Concours d’Art plastique, et que je ne voulais même pas présenter un autre concours. En 2009, il y a une dame qui travaillait à L’INSAAC, à laquelle je me suis attachée, afin qu’elle me donne les dates des concours. Elle m’a dit : « ça fait plusieurs années que tu viens me voir pour le même concours, il faut aussi tenter le concours des archivistes (EFAC) ». Mais, j’ai refusé et j’ai encore passé celui d’Art plastique, mais j’ai encore échoué. Le découragement avait commencé à m’animer. En 2010, le concours n’a pas été lancé, si ce n’est qu’en 2012.
Sans
conviction, je présente le concours de l’EFAC
J’ai un ami qui
allait s’inscrire pour l’EFAC et il m’a encouragé à en faire autant, mais je
n’étais pas du tout intéressé, car j’attendais celui de Professeur d’arts Plastiques.
Et il est allé s’inscrire. Mais par la suite, le dernier jour du dépôt des
dossiers, je suis allé m’inscrire, sans conviction, juste une formalité que
j’ai fait, c’était un jeudi. Puisque j’avais l’habitude de passer les concours,
je savais qu’il y aurait une à deux semaines d’attente, puisqu’ils vont
vérifier les dossiers, préparer les salles, afficher les listes, avant la
composition.
Le songe prémonitoire que je fais concernant le jour de la composition
Dans la nuit du
vendredi à samedi, j’ai fait un songe dans lequel je sentais que je partais
précipitamment quelque part avec mon sac. Je courais, je suis entré dans un
centre, et on m’a dit : « tu fais quoi ici ? » et moi de
répondre que je compose. Et on m’a dit : « dépêche-toi, ils ont commencé ».
Et j’ai enjambé les escaliers, je suis entré dans une salle, et je me suis
assis à la première place que j’ai trouvée, et la composition a commencé. Alors,
je me suis réveillé. Je me suis demandé ce que pouvait signifier cela, mais je
n’ai pas accordé de l’importance à ce songe.
J’ai
failli rater la composition pour avoir négligé mon songe
Le lendemain matin samedi, j’ai pris le chemin pour aller à mon studio photo, puisque c’est l’activité que je fais parallèlement. En marchant, je me suis rappelé du message que j’ai reçu sur mon téléphone vers 7h. Alors, j’ai regardé ce message, venant d’un numéro inconnu. Le message disait « où es-tu ? ». Habituellement quand c’est un numéro inconnu, j’efface le message, mais cette fois-ci, j’ai été inspiré d’appeler. J’ai donc appelé et la personne a décroché. Je me suis rendu compte que cette voix m’était familière. Et la personne m’a encore redit avec une voix empressée : « Didier où est-tu ? ». J’ai répondu : « je suis là ». Il a continué en disant : « c’est Adou, tu ne composes pas ? Je suis en salle, on compose. J’ai dit : « on compose quoi ? ». Il répond : « N’as-tu pas déposé tes dossiers pour un concours ? ». Alors, je ne comprenais vraiment plus rien, je ne pouvais pas imaginer que j’allais composer sitôt. Je n’étais pas prêt, je n’avais pas étudié, j’étais embrouillé.
Et je ne sais pas
avec quelle vitesse, je me suis retrouvé sur la voie principale, et j’ai pris
un taxi, qui devait m’amener à la maison, pour prendre mes affaires avant
d’aller pour la composition. Et le taxi allait à vive allure, car là je jouais
la carte de ma vie. Lorsque je suis descendu dans la cour, j’ai commencé à
courir et j’ai effectivement enjambé les escaliers, comme dans le songe de la
veille. Je suis rentré dans la salle tout en sueur. Tous les visages m’étaient
inconnus, sauf Adou, que j’ai reconnu. Il m’a dit de m’asseoir rapidement car
l’examinateur est venu et qu’il est allé chercher les épreuves. C’est là que je
me suis rendu compte que j’étais vraiment dans la salle, je vu ma photo sur la
table.
J’ai
réalisé que j’avais la faveur de Dieu
Je me suis rendu compte que c’est la main puissante du Dieu des miracles qui agissait en ma faveur. Adou dit qu’il ne savait pas que je composais, il n’a donc pas jugé important de m’informer puisque je lui avais dit que le concours ne m’intéressait pas. Mais, il est arrivé dans l’école, où il y a 21 salles, il arrive dans sa salle, composée de 4 rangées, juste à côté de lui, il voit mon nom et ma photo sur un banc. Cela l’a surpris, et il a vérifié attentivement, et c’est en ce moment qu’il s’est rendu compte que j’ai effectivement déposé mes dossiers. C’est ainsi qu’il m’a envoyé le sms. Quand je pense que dans la salle, il y avait même des absents qui n’ont pu être informés. L’examinateur est donc revenu, j’ai fait ma prière avant de commencer, et nous avons composé.
Le succès tant attendu, enfin est arrivé
Deux semaines après les résultats ont été proclamées, et mon ami Adou et moi avons été admis au concours des archivistes. Mon cœur a explosé de joie. J’ai compris qu’on ne peut aller contre le plan de Dieu. Aujourd’hui je suis professeur d’archives. Je dis merci au Seigneur parce qu’il m’a fait oublier tous ces moments de souffrance. Dieu donne du travail quel que soit le temps. Le Seigneur a fait beaucoup de choses pour moi, c’est pourquoi chaque jour, je ne fais que lui dire merci, lui témoigner ma reconnaissance à travers tout ce que je fais. C’est une preuve que Dieu existe véritablement.
Pasteur et Professeur d’Éducation Physique et Sportive, Hermann Anékoré dévoile les risques du sport de haut niveau pour le chrétien.
Pouvez-vous
nous définir le sport ?
Le sport se définit comme toutes activités humaines institutionnalisées, codifiées, avec des entraînements programmés, qui s’expriment à travers des compétitions et dans lesquelles l’activité physique est dominante. C’est donc l’expression « activité physique dominante » qui fait la différence entre le sport et les jeux. Toutefois, c’est un abus de langage qui nous amène à parler de sport quand nous voyons des personnes en mouvement. Aussi des activités telles que jouer au ballon dans les quartiers ne sont pas du sport mais plutôt des activités Physiques tout simplement.
Pasteur, y
a-t-il compatibilité entre le sport et le christianisme ?
Je dirai plutôt qu’il y a compatibilité entre le christianisme et les activités physiques telles que la marche, le footing ou autres activités similaires qui servent à garder une bonne forme physique en vue de mettre notre corps à l’abri de certaines maladies. Mais quant au sport tel que défini ci-dessus, cette association ‘’ Sport et Christianisme’’ me parait difficile dans la mesure où pratiquer un sport c’est se conformer aux règlements ( code) qui le régissent tels que se mettre en maillots de bain pour la natation ou porter une combinaison (collants) qui dessine totalement toute l’intimité de l’athlète et expose sa nudité. Or, nous n’ignorons pas que le corps du chrétien est sacré surtout celui de la femme et il a besoin d’être couvert (Corinthiens 6:19-20 ).
Le
chrétien ne peut donc pas embrasser une carrière de sportif?
La concordance
Christianisme et Sport de haut niveau apparait très clairement impossible. Sauf
si l’on fait un compromis avec la parole du Seigneur dans le but de satisfaire
ses passions sportives ou pour de l’argent. Aussi, il convient pour ma
part de parler d’un fait généralement inconnu du grand public. Certaines
sportives de haut niveau prennent des grossesses et se font avorter à un ou deux
mois avant des compétitions. Alors toutes les substances énergétiques
emmagasinées par l’organisme pour la nutrition de l’embryon (la
grossesse) sont transférées au niveau des muscles pour donner de bonnes
performances aux athlètes. Cette pratique est une forme de dopage subtile que
plusieurs ignorent et aussi c’est un meurtre, donc un péché. Je conseille
donc à mes frères de ne pas opter pour une carrière sportive vu les vices, les
tentations, les contraintes et les malversations que cela renferme.
Vous en
tant qu’enseignant d’EPS et Pasteur, que dites-vous des activités physiques et
sportives (EPS), dans les lycées et collèges qui contraignent les croyants à
exposer leurs corps ?
Effectivement, c’est une situation complexe à laquelle ils sont confrontés dans les écoles. Ils sont souvent obligés d’avoir des contacts avec des personnes de sexes opposés selon l’objectif de l’activité sportive proposée par l’enseignant. Concernant l’enseignant de l’EPS, il n’est pas directement en contact avec les élèves, donc sa conscience professionnelle mêlée à sa crainte du Seigneur s’il est chrétien, le mettent à l’abri des tentations. Dans le deuxième cas, quand l’âge de l’enfant et sa corpulence s’apparente à celui d’un adolescent, une pratique de l’EPS ne devrait pas poser de problème à mon avis. Mais à cause de certaines prédispositions en EPS et en vue d’un meilleur résultat scolaire certains frères et sœurs pratiquent l’EPS avec toutes les contraintes connues.
N’y a -t-il pas de solution à cela ?
Je crois qu’il
serait plus indiqué que des enseignantes aient la charge des filles et les
enseignants la charge des garçons et cela dans des endroits isolés comme des
salles ou des terrains reculés. Mais comme les objectifs des gouvernants sont
la pratique de l’EPS dans le but d’agir sur la motricité de
l’apprenant et d’inciter à la ‘’mixité’’ c’est-à-dire faciliter le
rapprochement homme-femme, cette option est à exclure. Aux frères et sœurs
élèves chrétiens, des options s’offrent à eux. Pour éviter des occasions de
chute ou d’exposer leur nudité, ils peuvent prendre des dispenses médicales en
EPS et pratiquer des activités physiques personnelles loin des regards
indiscrets, en vue de garder la forme.
Plus de 1000 personnes sont réunies en ce moment à Washington pour le deuxième sommet pour la liberté religieuse, ayant débuté depuis le 16 juillet. Hommes politiques, représentants d’organisations et survivants de la persécution, issus de 115 pays et de religions différentes, sont présents pour faire progresser la liberté religieuse dans le monde.
« Nous avons atteint un seuil critique ici. Les gens veulent la liberté religieuse et ils le veulent maintenant. » ont déclaré Andrew Brunson et ses frères dans la foi.
Pour les experts, il s’agit du plus grand événement jamais organisé dans ce domaine. C’est le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo qui a convoqué cette conférence internationale et qui a invité « des pays qui souhaitent améliorer la liberté religieuse dans leur propre pays » : « Tous les peuples du monde doivent être autorisés à pratiquer leur religion ouvertement, dans leur maison, dans leurs lieux de culte, sur la place publique, et croire ce qu’ils veulent croire. »
Pour Sam Brownback, ambassadeur de la liberté religieuse dans le monde, la question est urgente : « Nous avons atteint un seuil critique ici. Les gens veulent la liberté religieuse et ils la veulent maintenant. »
Le sommet a mis à l’honneur 30 croyants qui ont souffert de persécution religieuse. Chacune de ces victimes a pu témoigner de ce qu’elle a vécu. Parmi elles, 13 chrétiens, dont Andrew Brunson, accueilli avec beaucoup d’enthousiasme étant donné que son cas avait été au centre des préoccupations du premier sommet, l’année dernière. Leurs récits ont été relayés par Christianity Today.
Andrew Brunson avait été accusé de « mettre en danger la sécurité nationale » en 2016. La famille résidait alors en Turquie depuis 20 ans où elle s’occupait d’une communauté chrétienne à Izmir. Son procès a eu lieu en 2018. Bien qu’on l’accusait de soutenir des organisations terroristes, il n’a cessé de clamer son innocence. Son cas était au centre d’un litige entre les États-Unis et la Turquie. Il a finalement été libéré en octobre 2018.
Ouyang Manping, l’épouse du pasteur Su Tifan, est venue représenter son
mari. Il est toujours en détention administrative depuis le 9 décembre 2015.
Le révérend Mario Félix Lleonart Barroso, actuellement réfugié aux États-Unis avec sa famille, a subi des années de persécution. Il a été arrêté et détenu à de nombreuses reprises à cause de ses activités religieuses. De leur côté, les pasteurs Moises de Prada Esquivel et Alida Leon Baez n’ont pas pu se rendre au sommet. Ils devaient représenter l’Alliance des Églises évangéliques de Cuba, mais ils ont été bloqués à l’aéroport par la sécurité. Il en est de même pour le révérend Alain Toledano Valiente.
Demania Kamal Youssef Shehata Hanna a survécu à l’attaque de 3 bus de chrétiens coptes dans la province d’al-Mynia. Les fidèles se rendaient dans un monastère isolé dans le désert. L’attaque avait fait 7 morts et 16 blessés. Hanna avait pu parler aux assaillants.
Érythrée : Helen Berhane a été enfermée dans un conteneur pendant près de 3
ans. Elle est désormais chanteuse de gospel et a écrit un livre, Le chant du rossignol, où elle
raconte les conditions de sa détention.
Malaisie : Susanna, l’épouse du pasteur Koh était présente pour le
représenter. Il a été « enlevé
par des agents de l’État » en
2017. Victime de « disparition forcée par des agents de l’État », il
aurait donc été enlevé par la section spéciale de la police pour avoir fait du
prosélytisme auprès des musulmans.
Mojtaba Hosseini dirigeait un mouvement d’églises de maison en Iran
quand il a été condamné en 2009, puis emprisonné en 2012. Il a été libéré en
2015.
Thabet Habib Yousif est un prêtre chaldéen de Karamles. Il a subi
la persécution de l’État Islamique, mais a préféré rester sur place pour
s’assurer que les fidèles de sa communauté soient tous en sécurité. Lors de la
libération de Karamles, il s’est immédiatement rendu sur place pour
reconstruire la ville.
Esther est reste captive de Boko Haram pendant plus de 3 ans. Elle a été
le témoin de la mort de nombreuses personnes et a été victime de violence
sexuelle mais elle a réussi à s’échapper avec l’aide de l’armée nigériane. Mais
de retour chez elle, enceinte, elle est marginalisée. Sa fille est « un
enfant de Boko Haram ». C’est un médecin chrétien qui l’a aidé à renouer
le contact avec sa famille.
Ill Yong Joo a vécu son enfance en Corée du Nord. Il écoutait alors une
radio chrétienne, ce qui a encouragé sa famille à fuir. Ce voyage à travers
l’Asie du Sud-Est a duré 5 mois. Son père est désormais missionnaire en Corée
du Sud.
Matt Linsey est le père de 2 victimes de la série d’attentats qui a eu lieu au Sri Lanka à Pâques. Revendiquées par l’État Islamique, ces attaques avaient causé la mort de plus de 250 personnes.
Meriam Yahia Ibrahim a été accusée d’apostasie et d’adultère en 2014 car
elle avait épousé un chrétien. Bien que sa mère soit chrétienne, son père était
musulman. Elle a refusé de renier sa foi et a été condamnée à la peine
capitale. Elle a été arrêtée alors qu’elle tentait de quitter le pays. Depuis
sa libération, elle vit aux États-Unis.
Le pasteur Ga a subi plusieurs détentions et plus de 40 interrogatoires
de police. Il a été torturé. Il est désormais réfugié avec sa famille aux
États-Unis.
À leurs côtés,
des victimes de persécution issus d’autres religions ont témoigné également,
comme le docteur Farid Ahmad, survivant de l’attentat de Christchurch, Jeffrey
Myers, rabbin de la synagogue de Pittsburgh, où 11 personnes ont été tuées lors
d’une fusillade en octobre dernier.