Journalistes: Non à l’heure africaine

La performance d’un bon travailleur prend en compte sa ponctualité. Le journaliste ivoirien, dans l’exercice de sa fonction est souvent balloté entre la ponctualité et le retard à cause du concept heure africaine, qui impacte négativement la société. Lisons cette expérience vécue à Abidjan lors de deux reportages.

Le samedi 18 août 2018, je suis invité pour la couverture d’un évènement à Abobo Belleville. Heure de début mentionné sur l’invitation : 10h00. Etant habitué à ce type de rencontre, je sais que rares sont ceux qui débutent à l’heure d’horloger. La veille, je prend donc soin de demander l’heure exacte du début de la cérémonie. L’organisateur, un pasteur, insiste pour dire “10h00”. Le lendemain matin tôt, je prends mes dispositions pour m’apprêter et emprunter un véhicule le plus vite possible à cause des embouteillages fréquents sur cette voie. Pas question de venir en retard. Pas seulement à cause de la cérémonie, mais à cause d’un principe que j’ai cultivé. A 9h50, je suis au le lieu indiqué. De loin, je vois une salle vide. Mais, je décide tout de même d’entrer pour m’installer. Cependant, un camion vient à peine de stationner dans la cours et m’en dissuade.

Le non respect de l’heure est une sous-estimation de sa personne

Ce véhicule contient des tréteaux et couverts pour la mise en place. Visiblement, ils ne peuvent pas démarrer à 10h00 comme prévu. Alors, je reste encore hors de l’espace en vue de patienter. Il est 10h30, nous sommes invités à entrer dans la salle. Moins de 10 personnes sont visibles, pour 100 chaises mises en place. Nous attendons …et on nous oblige à attendre en écoutant les prestations du groupe musical. Cela n’a rien à voir avec le programme. A 11h25min, le maître de cérémonie fait son entrée.  Plusieurs paroles et des mots de prière sont donnés. Toutefois, la cérémonie n’est pas prête de commencer.

Il est 12h03min, la cérémonie débute enfin, avec un autre maître de cérémonie, le vrai. Deux heures perdues, et la fatigue s’est déjà installée. Aux environs de 13h, je manifeste le désir de partir, car j’ai un autre rendez-vous à honorer. Mais, on me prie d’attendre la fin de la cérémonie. Trente minutes plus tard, je quitte les lieux, déçu, car l’homme de Dieu n’a pas honoré sa parole.

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Il ne fallait pas imiter les retardataires

Le lundi suivant, aux environs de 12h je suis informé d’un programme à couvrir à Cocody Gobelet, le même jour à 15h00.  L’organisatrice insiste sur l’heure, et je donne mon accord de principe. Il est 14h et je ne suis pas encore prêt. Il fallait vite prendre un bain se changer. Ce que j’ai fait. 15h00, mon téléphone crépite, c’est le numéro de l’organisatrice : « M Koffi, il est 15h00 et on ne vous voit pas », je réponds pour dire que je suis sur le point de prendre le taxi. J’étais en retard. Cela ne me plaisait pas, mais en me rappelant les 2 heures de retard avec lequel l’événement du samedi dernier a débuté, j’étais serein dans le taxi.

La ponctualité est un état d’esprit et non la couleur de peau

15h30, j’arrive sur les lieux. La cérémonie a effectivement débuté à 15h00 et se poursuit. L’organisatrice m’aperçoit et me lance à la figure : «  c’était 15h00, qu’on avait dit. Moi je ne marche pas avec l’heure africaine“. « Time is time » ajoute t-elle énervée, avec un accent anglophone. C’est une ivoirienne qui réside aux Etats-Unis. Je réalise que j’ai affaire à une américaine, qui n’a pas la mentalité africaine. Je suis confus. J’aurais pu être à l’heure, si je ne m’étais pas laissé influencer par le mauvais exemple de la cérémonie d’Abobo Belleville. Oui, il est mieux d’arriver à l’heure et attendre les retardataires que de venir en retard et être attendu.

Il faut refuser l’heure africaine

L’heure africaine est une expression de médiocrité. C’est une excuse que plusieurs donnent pour se justifier et parce qu’ils ne veulent pas admettre que le retard est un acte de médiocrité. Accepter l’heure africaine, c’est admettre dire que l’Afrique est faite pour ne pas respecter ses engagements. L’heure africaine, c’est affirmer que l’Afrique a son heure : le retard. Avec l’heure africaine, le GMT n’a pas de sens. Chacun peut régler sa montre de 2 heures de retard et prendre cela comme l’heure officielle. Pour certains, “l’Afrique sera toujours en retard donc acceptez l’heure africaine“. Plusieurs vont en retard au travail, à des rendez-vous, aux réunions de prière et c’est toujours la même chose. Ils sont habitués : c’est l’heure africaine.

Y aura-t-il une heure africaine le jour où la trompette de Dieu sonnera pour l’enlèvement, vu que personne ne connaît l’heure, le jour, le mois et l’année ? Seras-tu prêt le jour de l’enlèvement ? Changeons nos mauvaises habitudes.

Par Victoire Koffi

Comment je suis sortie indemne d’un grave accident

Le temps peut s’écouler, mais ne saurait effacer le souvenir de la bonté du Seigneur. Lisons le témoignage doublement relaté par Olivia Seu et sa mère.

Le récit de la mère  

 « Les faits remontent à 2010 où ma fille avait 10 ans. Sa grande sœur mariée à Bonon a souhaité qu’elle aille passer une semaine de congé avec elle. La veille de son départ, j’ai fait un songe dans lequel, j’ai entendu une voix me dire : « votre fille va voyager demain et au cours du voyage elle va faire un accident, mais rien ne va lui arriver ». Quand je me suis réveillée, j’ai réuni tous les enfants et je leur ai expliqué le songe, puis nous avons prié le Seigneur. Ma fille a commencé à pleurer parce que je lui ai dit qu’elle n’irait plus en voyage. Vu ses pleurs et sa sœur qui était dans l’impatience de la revoir, je suis revenue sur ma décision. Alors le matin, je l’ai accompagnée à la gare, en la confiant au chauffeur puisqu’elle était petite et faisait son premier voyage sans moi. Avant que le car ne démarre, j’ai demandé au chauffeur la permission pour prier. Chose faite, je suis retournée à la maison. Aux environs de 08h, je reçois un coup de fil, me disant que le car emprunté par ma fille venait de faire un accident sur l’autoroute. Dans un premier temps, cela ne m’a pas affolé. Toutefois,  c’est lorsqu’une dame que je connaissais m’a interpellée pour insister que j’ai réalisé ce qui venait de se passer.

Une mère tourmentée

Abattue, je me suis rappelée du songe que j’ai fait et j’avais dit : « Seigneur Jésus, ce n’est pas ce que tu m’as dit, voilà que ça fait un an que mon mari est décédé ; et aujourd’hui c’est ma fille ? Vraiment Seigneur épargne-moi cela.  » Lorsque j’ai fini la prière, il était question que je me rende sur le lieu de l’accident. Mais, j’ai refusé. Certaines victimes ont été ramenées à Abidjan et d’autres conduites à Yamoussoukro. On m’a demandée d’aller à la morgue pour voir si son corps y était. Je n’ai pas voulu y aller, car pour moi, ma fille ne pouvait pas être parmi les morts. Alors mes voisins y sont allés à ma place, mais ma fille n’y a pas été retrouvée.  Nous avons appelé à Yamoussoukro et elle n’y était pas non plus. 

Et les gens m’ont dit « cela fait deux jours que tu ne vois pas ta fille et tu refuses de faire des recherches ». D’autres venaient dans l’intention de me présenter leurs condoléances, ce que je rejetais automatiquement. Quand ils insistaient, je leur répondais : « Dieu ne m’a pas dit que ma fille va mourir ».

 Les faits vécus par la fille (Olivia Seu)

« Après que ma mère ait fini de prier, le car a démarré. Et j’ai commencé à lire un petit livret qu’on nous a distribué à l’église. Chemin faisant, un grand bruit s’est fait entendre. Par la suite,  j’ai perdu connaissance. Quand mes yeux se sont ouverts, j’étais  assise au milieu du goudron, les pieds allongés et je voyais le car complètement renversé. J’ai reconnu mes voisins qui étaient morts, d’autres gravement blessés. Ce qui m’a marqué,  c’est que je n’ai eu aucune blessure. Je ne sais pas comment cela s’est passé, vu que tous les survivants étaient blessés. J’étais à l’écart, comme si j’avais été  extirpée du car au moment de l’accident. Vraiment, j’étais émue et j’ai su que c’est Dieu qui a fait cela. Je me suis levée et j’ai commencé à marcher et les gens me regardaient avec étonnement. Quand les secours sont venus, ils ont demandé « qui sont ceux qui veulent retourner à Abidjan ou continuer le voyage ? ». C’est ainsi que j’ai exprimé mon désir de continuer. Ils m’ont dissuadé de poursuivre le voyage, mais je suis restée ferme sur ma décision. Alors, nous avons fait une escale à Yamoussoukro pour des visites médicales. J’ai été hébergée par une dame durant trois jours. Vu que je n’avais aucune blessure, un infirmier m’a soumise à plusieurs interrogations. « Tu es sûre que tu étais dans le car ? » « Oui », ai-je répondu. « Tu possèdes quel fétiche ? », a-t-il poursuivi. Je lui ai fait savoir que je n’avais pas de fétiche mais que j’allais à l’église. Il a répliqué : « toi petite comme ça tu vas à l’église ? » « Oui, je prie beaucoup » ai-je précisé. Et il a dit « ton Dieu est fort.  Tu n’as rien mais dans les années à venir va te faire analyser, car l’accident pourrait avoir des répercussions sur toi plus tard ».  Les examens médicaux ayant révélé que je me portais bien, j’ai décidé de poursuivre le voyage sur Bonon.

Le second miracle

Une fois arrivée à Bonon, je ne pouvais pas joindre ma grande sœur, vu que son numéro de téléphone était enregistré dans mon portable que j’avais perdu lors de l’accident. Je ne savais pas où elle habitait non plus. Le seul numéro que je connaissais par cœur était celui de ma maman. Je l’ai donc appelée pour qu’elle m’oriente, mais sans suite. Je me suis donc retrouvée dans les rues de Bonon ne sachant plus quoi faire. Il était déjà 22h. Je marchais le long du goudron principal sans destination précise, en priant pour chasser la peur en moi. Chemin faisant, j’ai rencontré un monsieur à moto qui m’a demandé ma destination. Et moi de répondre « tonton, je ne sais pas où je vais, néanmoins je suis venue voir ma grande sœur ».  « À cette heure tardive ? » s’est-il inquiété.  Alors, il a poursuivi : « comme tu es petite, tu passeras la nuit chez  moi et  demain on ira au poste de gendarmerie pour faire des recherches ». J’avais peur, mais j’ai résolu que de toutes les façons si je ne partais pas avec lui et que je restais, je serais exposée aux bandits. Alors je suis montée et on est parti. Arrivé chez lui, il a garé sa moto; il est entré dans la maison avec ma valise. Etant dehors en attente, je l’entendais parler avec sa femme en disant qu’il est venu avec une petite fille, qui dormira avec eux et s’en ira le lendemain. Puis, il m’a demandée d’entrer. Dès que j’ai franchi le salon, je me suis rendue compte que la femme en question était ma grande sœur. Quelle surprise ! Je n’en revenais pas. Elle est donc l’épouse de mon bienfaiteur ! « Chéri, où est-ce que tu l’as rencontrée ? Je cherchais à t’appeler depuis ce matin pour te dire que ma petite sœur avait eu un accident pendant qu’elle venait séjourner chez nous », s’est-t-elle exclamée, heureuse.  Cependant, cette joie était trahie par une tristesse qui se lisait sur son visage. Alors toute pressée, elle a appelé ma maman  pour  l’informer de mon arrivé chez elle. Une joie mêlée de larmes a pris le dessus de ces retrouvailles. Cette même nuit, ma grande sœur m’a surnommé « Miracle », ce, durant mon séjour à Bonon.

Mon combat face aux propos du médecin

Etant en classe de terminale, je devais déposer un dossier médical. Un jour, on m’a demandé d’aller voir le médecin parce qu’il semblait que j’avais des troubles de mémoire. Comme je l’ai dit tantôt, le docteur m’avait dit que l’accident, pourrait avoir des répercussions sur ma santé plus tard. Il avait donc mentionné tous les détails dans mon carnet. Et c’est le même carnet que j’utilisais encore. Je me suis posée les questions suivantes : « Pourquoi durant tout ce temps, je n’ai pas eu de troubles de mémoire ? Pourquoi maintenant, précisément où je dois passer mon examen? » Alors quand cela m’a été dit, j’ai résolu de ne pas informer ma maman, de peur qu’elle  gaspille son argent. Dès lors, j’ai changé ce carnet pour éviter qu’on ne me parle de trouble de mémoire. 

Mais, les propos du médecin avaient commencé à avoir de l’impact sur moi. Etant en préparation pour le Bac, j’étudiais avec un étudiant. Et lorsqu’il revenait le jour suivant pour faire des révisions, je lui disais que j’avais tout oublié. Cela se répétait et j’ai commencé à m’inquiéter. J’en ai parlé à une sœur de l’église qui m’a conseillée d’en parler au Pasteur. Ce dernier m’a réconfortée, me disant : « tu n’as pas trouble de mémoire ce sont eux qui veulent te le faire croire ». Je suis sortie du bureau du pasteur en mettant ma foi en ses propos. Depuis ce jour, je n’ai plus eu de troubles de mémoire. Même les formules qu’il fallait apprendre par cœur, me venaient facilement. C’est ainsi que j’ai réussi au BAC la même année. Et depuis l’année dernière, je suis étudiante en  informatique. Vraiment, le Seigneur Jésus est bon, je lui dis merci pour ma vie qu’il a préservée et pour tout ce qu’il a fait pour moi.

Prostitution et broutage : comment j’ai été délivrée par le Seigneur

« Il est arrivé un moment où je me suis posée des questions : « mais pourquoi, malgré cette vie de débauche, je ne contracte pas de maladies vénériennes ? Pourquoi  suis-je  encore en vie ?». Ces propos sont de H.N., une chrétienne qui a sombré dans la débauche. Son parcours démontre combien le Seigneur est fidèle pour ramener ses brebis à la bergerie. Lisons. 

Mon histoire remonte depuis la classe de seconde où mon père et ma mère se sont séparés. Le départ de ma mère a été très difficile pour moi, car je n’avais plus personne pour me donner les conseils de la vie, et mon père ne faisait que me blâmer tout le temps.  En 2010, lorsque j’étais en terminale un monsieur du quartier a fait irruption dans ma vie et a tout chamboulé.

Initiée à la sexualité à cause des difficultés   

En effet, ce dernier a envoyé sa servante me dire qu’il voulait de moi. Et la servante m’a convaincue en disant : « tu sais que chez vous, c’est difficile d’avoir de quoi à manger ; donc accepte le monsieur et tu verras que ta vie va changer ». Oui, c’était difficile. Mon père laissait de l’argent pour notre déjeuner à sa nouvelle femme, mais cette dernière nous abandonnait régulièrement dans la faim. Étant croyante du Message du temps de la fin, depuis mon enfance, je savais que la Bible interdisait les rapports sexuels hors mariage. Mais, vu les conditions pénibles dans lesquelles nous vivions, j’ai accepté la proposition du monsieur. Cependant, toutefois qu’il voulait avoir de rapports sexuels avec moi, je refusais puisque j’étais encore vierge. Mais un jour, il m’a pris de force et je ne pouvais pas crier car c’est moi-même qui me suis rendue chez lui. Ce fut le pire moment de ma vie. Je me suis dit qu’une fois à la maison, après mon bain ça allait passer.  Ce jour-là, je suis restée dans la douche longtemps et je me suis lavée à plusieurs reprises. Mais je me sentais toujours sale. Et plusieurs jours après, cela encore gravé dans mon esprit : je me sentais souillée. L’argent que ce monsieur me donnait, je le mettais à la disposition de ma famille afin de combler les besoins pressants.

Après avoir échoué à mon Bac, j’ai rejoint ma grande sœur à l’intérieur du pays  et j’ai repris le chemin de l’Église. Alors un dimanche, la prédication donnée par le Pasteur a touché ma manière de vivre. J’ai réalisé que je devais mettre de l’ordre dans ma vie.

Ma mésaventure amoureuse

J’ai pleuré, et j’ai résolu de ne plus avoir de relations sexuelles avec les hommes. Un mois plus tard, j’ai rencontré un jeune, qui me harcelait et me suppliait tout le temps pour que je sois avec lui. J’allais maintenant  me rendre compte que les hommes sont parfois ”diaboliques”. J’ai malheureusement accepté sans savoir  pourquoi. J’ai commencé à l’aimer réellement, et il m’aimait également. Il a même commencé à fréquenter notre l’église. J’ai vu qu’il venait et se donnait. Je lui ai dit : « je constate que toi et moi sommes devenus frère et sœur en Christ, donc arrêtons cette manière de vivre ».  À chaque fois qu’on décidait d’arrêter, on retombait encore dans le péché. Et chaque fois, il me rassurait qu’il n’allait jamais me laisser tomber, il a même juré à plusieurs reprises, en me promettant le mariage. Hélas, des mois après, quand il a eu du travail, son comportement a changé envers moi. Un jour, il m’a dit qu’il mettait fin à notre relation. Cela a été un coup dur pour moi. Il m’a trahi. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai avalé tous les comprimés que j’ai pu trouver.  Pour moi, il était mieux de me  donner la mort, que de subir cette trahison. Mais, cette tentative de suicide a échoué, mais j’ai été très malade. Toute ma famille a été informée et on m’a appelé de partout pour me faire des remontrances. Par la suite, je n’ai plus eu d’assistance financière. J’étais livrée à moi-même. C’est seulement ma mère qui me consolait. N’ayant pas d’affection au niveau des parents, et ne pouvant plus supporter cette humiliation, j’ai quitté cette ville pour une autre.  

La vie de prostituée

J’étais en quête de l’homme qui pourrait combler le vide dans ma vie. Mais, ces aventures  amoureuses se soldaient par des échecs. Alors, je suis arrivé à cette finalité : « c’est dans la prostitution que je vais mourir, mais si le Seigneur m’enlève de là, gloire à son Nom ». C’était dorénavant ma nouvelle devise. Avant de sortir je prononçais la phrase suivante : « si je dois mourir, je mourrai ; si je ne meurs pas, c’est qu’il y a une bonne chose qui m’attend ». En 2013,  j’ai été ‘’maîtresse’’, pendant près de 4 ans. Je travaillais dans une boîte de nuit en tant que serveuse. J’ai eu plusieurs aventures avec des hommes. Et à chaque fois, qu’il y avait un danger, j’avais le pré-sentiment que la personne avec laquelle j’étais, n’avait pas de bonnes intentions, et je m’échappais. Il est arrivé un moment où je me suis posée des questions : « mais pourquoi, malgré cette vie de débauche, je ne contracte pas de maladies vénériennes ? Pourquoi  suis-je  encore en vie ?»    

Ma vie de ‘’brouteuse’’

Une chose me guidait : pas question d’aimer un homme pour une relation sérieuse. Mon but était d’avoir de l’argent. Alors, au début de l’année 2018,  j’ai commencé à arnaquer les prétendants. Quelque fois, je me faisais passer pour une fille désespérée qui avait  besoin d’aide pour la nourriture, le loyer, les factures, etc. Mon but était dans un premier temps de recevoir de petites sommes de 10 000f  ou 20 000 f, pour gagner leur confiance. Aussi, je faisais des photos et vidéos osées, que j’envoyais à des personnes. Et si cette personne demandait plus, moi aussi je demandais plus d’argent. Et au fur à mesure, les montants augmentaient. Si par exemple, quelqu’un voulait voir une partie de mon corps, il y avait un prix approprié à cela.

Je n’avais plus de remords

Depuis que j’ai été trahie par le jeune qui m’avait promis le mariage, je me suis dit que j’ai perdu mon mari. Ce mal m’a rongé et m’a suivi tout le temps. Dès lors, je pouvais montrer ma nudité à un inconnu sans problème. Je portais les habits sexy, je me disais que de toutes les façons mon corps allait pourrir un jour, donc je m’en foutais. Alors, quand un homme voulait une relation sérieuse, je m’éloigne de lui. J’ai réalisé que j’étais devenue une vraie prostituée. Pire, je n’avais plus de sentiment, ni d’émotion. Souvent, lorsque quelqu’un m’expliquait une histoire pathétique, je ne ressentais aucune compassion. J’étais vide au plan émotionnel.

La délivrance accordée par le Seigneur

Ayant réalisé ma décadence spirituelle, j’ai commencé à m’approcher du Seigneur en fréquentant une communauté chrétienne. Avec les prédications, j’ai réalisé que  je vivais de l’argent sale, qui d’ailleurs se volatilisait. J’ai aussi compris qu’en tant que chrétienne, mon corps est sacré, et appartient uniquement à mon futur mari, même si cela tarde. J’ai revu ma garde-robe et je m’habille décemment désormais. J’ai  commencé à me sentir femme et à avoir des sentiments. J’ai donc pris la résolution de travailler de mes propres mains, afin de m’assurer une autonomie financière pour ne plus céder aux propositions. J’ai eu un boulot de ménagère. Et cela n’a pas été facile dans la mesure où plusieurs hommes venaient à nouveau. La tentation était grande et j’étais dans un besoin d’argent. J’ai dû faire violence sur moi pour me séparer de tous mes amants. J’ai même refusé l’argent qu’on m’a proposé. Je n’ai plus de contact avec eux. Alors que je me suis faite baptisée toute jeune, je peux dire que c’est maintenant  que j’expérimente le christianisme. Gloire soit rendue au Seigneur, car Il m’a permis de garder mon calme et souffrir patiemment. J’apprends à me contenter de ce que j’ai et je ne suis plus envieuse, ni poussée au gain facile. Et le Seigneur dans sa fidélité subvient à mes besoins, car prier est ce que je sais faire. J’ai recommencé à louer le Seigneur comme avant en intégrant la chorale de l’Eglise. Je dis grand merci au Seigneur Jésus pour ma grande délivrance et ma renaissance.

Par Saint Apollos

Retard aux cultes

Le retard se définissant comme le fait d’arriver trop tard après le moment attendu ou encore de ne pas avoir fait ce qu’on aurait dû faire à temps, est aujourd’hui très récurrent dans les différents lieux de cultes chrétiens.

Malheureusement, certains chrétiens ont perdu la notion de la ponctualité, témoignant ainsi d’une négligence sans pareil à l’égard de l’œuvre du Dieu Tout puissant. En effet, cela dénote d’un manque de discernement de la présence de Dieu. Seraient-ils en retard au travail, à l’école ou à un rendez-vous d’affaire ? 

Absolument pas ! Lorsqu’il s’agit de leurs intérêts personnels, ils mettent tout en œuvre pour remplir convenablement leurs obligations. Toutefois, ces derniers sont totalement indifférents quant à la ponctualité aux cultes. A ce titre, ils ne tarissent pas d’arguments pour justifier leurs constants retards : ‘‘j’étais fatigué’’, ‘‘j’habite très loin’’…

A lire aussi: RÉVÉLATION DES SEPT PÉRIODES DE L’HISTOIRE DE L’EGLISE (APOCALYPSE 2 et 3)

Le Seigneur aurait-il perdu toute sa valeur, pour que des croyants se pointent à x heures, aux rendez-vous auxquels ils les convient ? Que non ! Il demeure le même hier, aujourd’hui et éternellement. Il convient de signaler qu’un culte est un service divin. S’ils ne peuvent pas être en retard aux rendez-vous des hommes, à combien plus forte raison, à celui de leur créateur. Comment peuvent-ils espérer être bénis, s’ils n’accordent pas du crédit à l’auteur de toute bénédiction. Le Seigneur Jésus-Christ est un Dieu de justice. Il les récompense en fonction de la valeur qu’on lui accorde. Le retard dont ils font preuve, est un signe de non-respect, de manque de considération envers Dieu.

Puissent tous parvenir à une véritable repentance afin d’accéder aux bénédictions et jouir de toutes les grâces du Seigneur de gloire Jésus-Christ !!!

 Par EPHRAIM GOSHEN

Dealer de drogue à 15 ans, Christ m’a délivré

« J’étais une vedette dans le milieu de la drogue au Plateau Dokui, et on ne se cachait pas. Presque  tout le monde nous connaît ici. J’ai 22 ans, j’ai commencé à fumer la drogue à l’âge de 15 ans » avoue E.T. A travers ce témoignage, il relate son calvaire dans ce milieu vicieux et comment le Seigneur Jésus-Christ l’en a délivré. Lisons.

Tout a commencé suite à la séparation de mon père d’avec ma mère. Chacun d’entre eux s’est remarié. Je vivais donc avec ma mère à Grand Lahou vu que je ne m’entendais pas avec ma belle-mère. En effet, lorsque j’allais chez mon père pour les vacances, elle faisait des choses que je n’appréciais pas. Elle accordait un traitement de faveur à ses enfants et à nous, du mépris. Ses enfants ne touchaient à rien dans la maison tandis que mon frère et moi avions à charge tout le ménage de la maison. Souvent dès 6h, c’est avec les coups de pieds qu’elle nous réveillait pour le nettoyage du salon pendant que ses enfants faisaient la grâce matinée. J’avais environs 12 ans à l’époque. Toutefois, Il est arrivé des fois où j’avais refusé de faire les travaux, car pour moi, c’était une injustice ; et mon grand frère me soutenait.

Nous étions issus d’une famille car notre père avait les moyens, c’est-à-dire qu’il avait de l’argent. Mon père était un gendarme, adjudant-chef à la présidence à l’époque. Mais vu que sa femme nous maltraitait, on vivait dans des conditions pénibles ; au point où nous avions du mal à avoir de quoi manger. Ainsi, mon frère et moi étions obligés de voir des amis qui nous donnaient de la nourriture. Une année, mon frère aîné est allé à Gagnoa pour poursuivre ses études et je suis resté seul. Je devais affronter seul les difficultés et me battre comme je pouvais. J’avais environs 17 ans et j’avais une copine qui s’occupait de moi.

Mon initiation à la drogue a perturbé ma scolarité

Au lycée à Grand Lahou, étant en classe de 6e, j’étais le premier de ma classe avec 15 de moyenne. Quelque temps après, j’ai commencé à m’adonner aux jeux de rue à savoir, ‘‘Konami’’, Poker. Souvent me remettait 1000 à 2000 francs comme argent de poche, mais dans les jeux je gagnais plus d’argent, j’avais en moyenne 20 000, 30 000 à 50 000 francs par jour. Des amis venus d’Abidjan, adeptes du rap, nous ont initiés à la drogue dès leur arrivée au Lycée. On désirait également faire du rap et s’est ainsi qu’on a rejoint leur groupe. On a donc commencé à fumer la drogue. De ce fait, j’ai commencé à négliger mes études, vu l’argent que je gagnais. Je n’allais plus aux cours. Au deuxième trimestre, j’ai comptabilisé 185 heures d’absence. Notre professeur de maths, me connaissant comme son meilleur élève en mathématiques, a approché le mari de ma mère pour lui fait cas de la situation. A entendre cette nouvelle, ma mère  était complètement abattu. Le professeur s’est adressé à eux en ces termes : « votre fils très intelligent mais il ne vient plus à l’école qu’est ce qui se passe ou bien vous le maltraiter à la maison ? ». Suite à cela ma mère s’est mise en colère et m’a dit ceci : « peut-être qu’ici tu n’es pas à l’aise, tu vas aller chez ton papa. » cette idée me déplut étant donné que j’avais passé toute mon enfance à Grand Lahou. J’ai donc exprimé à ma mère mon refus d’aller à Abidjan, car lui promettant de changer d’attitude. En ce moment, j’avais redoublé ma classe de sixième. Mais vu que je fréquentais les mêmes amis, j’ai renoué avec mes mauvaises habitudes. Fâchée et déçue, ma mère m’a amené chez mon père à Abidjan pendant les vacances scolaires.

Ma venue à Abidjan

Je suis donc arrivé à Abidjan chez mon père. La rentrée étant arrivée, il a refusé de payer mes cours. Je suis resté ainsi et j’ai géré une salle de jeux vidéo. L’année suivante, mon père a encore refusé de m’inscrire. Je lui ai fait savoir que j’avais pris conscience afin de ne plus les décevoir. Toutefois, il a maintenu sa position. Malgré que mon cursus scolaire se soit vu arrêté en classe 6e, toutes les fois que mes sœurs en classe de 3e revenaient de l’école, je prenais leurs cahiers pour étudier leurs leçons. En fin d’année, je connaissais pratiquement tout le programme de 3e. J’ai même demandé à mon  père de m’inscrire en 3e  en lui promettant le succès au BEPC. Peine perdue, il a refusé malgré mon insistance.  

Alors j’ai compris qu’il n’y avait plus d’espoir pour moi et j’ai décidé de me livrer à la rue pour avoir de quoi payer ma scolarité et passer le BEPC.  J’ai géré une salle de jeux vidéo ; qui a fermé par la suite à cause d’un braquage. J’étais découragé et je me suis à nouveau retrouvé à la maison à ne rien faire. Alors, j’ai décidé de jouer aux jeux au hasard. Je gagnais en moyenne par jour 2000 à 5000f.  

Ma vie de dealer

Depuis ma venue à Abidjan précisément au Plateau Dokui où vit mon père, et j’ai remarqué que la plupart des jeunes menaient la même vie de débauche que je vivais à Grand-Lahou : alcool, drogue et femmes. J’ai ainsi cédé à la tentation. Et pendant que je broyais du noir, me débattant pour survivre, j’ai remarqué qu’un grand frère du quartier s’en sortait bien dans son activité. C’était le premier dealer à l’époque. On était même cousin, et il vendait de la drogue dans le quartier. Une fois, aux jeux de rue, j’ai gagné beaucoup d’argent et je me suis donc approché de lui.  Je lui ai demandé comment il faisait pour s’en sortir si bien. Et Lui de me répondre que c’était cent pour cent de bénéfice dans son business. Je lui ai demandé ses points de ravitaillement et il m’a répondu : « petit faut laisser, tu es trop jeune ». J’avais presque 16 ans. Chaque fois que je le voyais, je l’importunais pour découvrir le moyen de m’approvisionner. Voulant à tout prix savoir, je me renseignais auprès des  jeunes qui nous vendaient la drogue, car moi-même, j’avais commencé à fumer à nouveau. C’était du cannabis. Mais, tous me ramenaient vers le grand frère.  Un jour, j’échangeais avec un ami, qui selon moi ne touchait pas à ces substances. Et ce dernier m’a révélé que c’est lui que le grand frère envoie pour s’approvisionner. Sa rencontre fut un sésame pour moi. Il  m’a d’abord conduit dans un fumoir à Abobo, puis dans un autre à  Adjamé.  

Après plusieurs achats en compagnie de ce dernier, j’allais désormais seul pour m’approvisionner en vue de ravitailler mes clients. J’étais de venu le  seul revendeur de drogue dans le quartier, car mon cousin avait arrêté. Le terrain de basket était notre point de rencontre, à cause des rappeurs qui y venaient pour jouer. C’était notre ghetto. La devanture de l’école, le rond-point et le petit marché étaient des points fixes. Les gens venaient un peu de partout pour me voir. De  2011 à 2015, j’étais le chef au Dokui. On m’appelait ‘‘vieux père’’, ‘‘Le royco’’, ‘‘deux caniches’’ parce que j’avais des caniches. Quand tu vends la drogue tu es comme un grand frère pour les clients. Il y a des élèves même qui venaient tôt le matin et fumaient avant de partir à l’école. En tout cas, il plusieurs écoles étaient mes points de livraison. J’avais affaire à des accros, donc par jour, je gagnais en moyenne 80.000f. Je précise que ce n’était pas toujours facile, car il fallait être un bon bagarreur pour récupérer son dû. 

Lorsque j’apercevais les patrouilles du CCDO, j’orientais mes clients hors du quartier. Souvent mon portable crépitait à des heures tardives. Quand je recevais ces coups de fils, il se réveillait et me posait beaucoup de questions. Alors, je devenais désagréable et nos échanges étaient houleux.

Épinglé par les forces de l’ordre

En 2015, Un matin à 7h, mon sommeil fut interrompu par un coup de fil. Il s’agissait  d’un étudiant de l’université de cocody. La veille, il m’avait envoyé un message pour passer sa commande. Il souhaitait fumer un peu de drogue avant d’aller au cours. Ce jour-là, on s’est croisé derrière chez moi, aux cacaoyers. Alors que je m’y attendais le moins, j’ai vu les agents du CCDO se diriger vers nous, au bout des différents  couloirs. Je me suis rendu compte qu’on était pris au piège, car ils nous avaient encerclés. J’avais beaucoup de drogue dans ma poche ce jour-là. Alors, sans perdre le temps, j’ai rapidement avalé une bonne quantité et j’ai enterré le reste dans la boue, car il avait plu.  Ils m’ont interrogé et ont tout fait pour m’imputer le fait que j’étais un toxicomane. Niant cela, j’ai eu de vives altercations avec eux. Mais quand ils m’ont fouillé, ils ont trouvé des papiers dans lesquels on fumait la drogue. J’avais oublié de m’en débarrasser. Ces papiers servaient à emballer le cannabis avant de le fumer, et les forces de l’ordre connaissaient ce type de papier.

Ils m’ont donc arrêté et au moment où ils m’embarquaient, mon papa m’a vu.  Alors, il s’est présenté à eux et comme c’était leur supérieur, ils m’ont relâché.  Mais, mon père a dit : « ne vous gênez-pas attraper le.  Il est trop têtu quand je lui parle, il ne m’écoute pas ». Alors sur ces paroles, ils m’ont embarqué dans leur cargo en destination pour Abobo. Et quelques heures plus tard, des oncles sont venus plaidés et on m’a libéré.

La soif de s’enrichir m’a conduit chez des marabouts

Après cet épisode de l’arrestation,  j’ai stoppé un peu la vente de drogue. Et j’ai rejoint des amis brouteurs. On désirait ardemment devenir riches afin que les hommes nous respectent. Après nos investigations, on nous a recommandé un village  du grand Nord.  Dans ce village, il y avait deux marabouts : un ivoirien et un béninois. Apres les civilités, le marabout ivoirien m’a dit : « pourquoi tu veux signer un pacte pour avoir de l’argent ? Laisse tes amis le faire, mais toi retourne à Abidjan.  Dieu est avec toi, et sache que la vie est dure, donc il faut te battre. Tu as du talent tu peux chercher donc ne suis pas tes amis faut chercher pour toi-même, tu dois manger à la sueur de ton front ». Le rituel consistait à sacrifier une personne de notre famille. J’ai donc décidé d’écouter ce marabout et je suis rentré, abandonnant mes amis dans ce village.

En fin 2016, mon père ayant pris sa retraite, a décidé de s’installer à Gagnoa. Alors, j’ai préféré aller vivre chez ma mère à Abobo. Ce n’était pas facile car m’a mère s’opposait farouchement au fait que j’aille saluer mes amis du Dokui. Je m’entêtais, et je prenais souvent son argent pour aller passer quelque jours au Dokui afin de fumer la drogue, puis je revenais.

Ma rencontre avec le Seigneur

J’ai rencontré des évangélistes qui m’ont présenté l’évangile. J’ai retenu que Jésus était venu pour les méchants, les pécheurs, et en l’acceptant comme ami et Sauveur toutes nos transgressions ou péchés sont effacés. Au début, je considérais cela comme du business ; c’est-à-dire qu’ils viennent recenser pdes fidèles pour avoir de l’argent. Donc le dimanche, je suis allé dans la mission des disciples d’Abobo. Ce jour-là, la prédication de l’homme de Dieu tournait autour de ma vie, alors qu’il ne me connaissait même pas. Il s’exprimait en ces termes : « toi qui vivait dans la masturbation, dans la cigarette, dans la débauche, dans la drogue, qui sortait avec les filles qui se livraient à la prostitution ». Je me suis dit : « donc les pasteurs là quand on dit que ce sont des menteurs là donc c’est vrai alors. Les gars lui ont dit que je suis là donc il est entrain de mentir maintenant ».  Le culte étant fini, ils ont demandé aux nouvelles personnes de se tenir debout pour faire leur connaissance. Je me suis levé et je me suis présenté. Après cela, ils nous ont informés que le pasteur souhaitait avoir  un petit entretien avec nous. Je n’approuvais pas cela, prétextant que mes amis attendaient. Or, je voulais aller vite fumer de la drogue au Dokui avant de rentrer.  Vu mon impatience, le pasteur m’a reçu en premier. Une fois dans son bureau, je lui ai dit ceci : « monsieur svp parlez vite car je dois rentrer ». « C’est comme ça tu t’adresses à un homme de Dieu ? », a-t-il répliqué étonné. Et j’ai ajouté ceci : « moi-même je suis homme de Dieu parce que la Bible déclare que l’homme est un petit Dieu ». Il m’a donné beaucoup de messages, et il m’a dit : « tu veux que Dieu se révèle à toi, il faut gêner 3 jours ». Considérant cela comme un défi, j’ai décidé de le faire. Le troisième jour à minuit, j’ai fait un songe où j’ai vu un homme avec des épines en forme de couronne sur la tête.  Puis, il a plu du sang. Le matin j’ai expliqué le songe à ma sœur en lui disant : « mais votre pasteur c’est un mystique ou bien ? »  Elle m’a répondu que c’est une vision que Dieu m’a montré. Alors, j’ai décidé d’expliquer le songe à d’autres hommes de Dieu dans le quartier. Et tous m’ont donné les mêmes explications. Ce songe était un signe de repentance selon ce qu’il paraissait. Jésus s’était révélé à moi pour que je me repente de mes péchés. Mais, je n’étais trop convaincu et j’ai continué à interroger d’autres hommes de Dieu. Toutefois, c’est la même version qu’ils me donnaient.

Ma nouvelle vie

Ma mère m’a dit que la vie était un choix et que seuls les imbéciles ne changeaient pas. Donc pour ma part, si je ne change pas, je deviendrai ‘‘microbe’’. « Si tu te repentis, Dieu va t’utiliser ». Cette phrase ne cessait de  me revenir à l’esprit. Avec l’enseignement que j’ai reçu, j’essaie de ramener mes amis sur le droit chemin. Parce que Dieu n’est pas dans la religion, Jésus 100 % homme et 100% Dieu. Dieu s’est incarné en nous et par lui nous avons la vie éternelle. J’ai arrêté de fumer la drogue et de boire. Quand je viens souvent au Dokui, ils disent : « eh pasteur, homme de Dieu c’est comment ? » Je les fais comprendre que je ne suis pas pasteur, mais un chrétien qui essaie de ranger sa vie. Je fais même des statuts sur Facebook pour les motiver et les édifier. De la même manière que j’étais zélé pour le mal, j’ai compris qu’il faut être plus zélé pour Jésus-Christ. En 2016, j’ai réussi à l’examen du BEPC que j’ai passé en candidat libre à Grand-Lahou. Et j’ai commencé à donner les cours à domicile. en 2017, j’encadrais l’enfant d’une directrice d’école primaire. Cette dernière m’a dit qu’ils cherchaient un stagiaire dans son école. J’ai fait six mois de stage, après cela l’inspecteur est venu et j’ai été évalué. Et pour cette année scolaire 2018-2019, j’ai été recruté en tant qu’enseignant du primaire. Je dis grand merci au Seigneur Jésus-Christ, car grâce à Lui m’a vie a changé. Je dis merci à ma mère et tous ceux qui m’ont soutenu.

Par Saint Apollos

Ma foi a guéri ma mère devenue comme un squelette

On ne peut passer sous silence ce miracle opéré par le Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit de l’expérience vécue par le frère Joachim Badolo et sa mère. Similaire à l’histoire du paralytique guéri par la foi de ses amis (Marc 2 :3-5), ce témoignage, relaté par Joachim Badolo, est une démonstration d’amour et de foi.

Lisons.   

Je suis chrétien et croyant le Message du temps de la fin. J’appartiens à l’Assemblée chrétienne de Labayoua S/P de Sassandra, dirigée par le Pasteur Omer. Je vis avec ma mère, et chaque fois que je l’invitais à aller à l’église, elle me refoulait car elle adorait des fétiches. En 2012, elle est tombée gravement malade. C’était difficile, on m’a proposé de la traiter avec des plantes, mais sans succès. Elle a été par la suite suivie par un infirmier, mais il n’y a pas eu d’amélioration.

Son premier regard vers Jésus

Un jour, je lui ai  présenté le livre intitulé « William Branham un prophète visite l’Afrique du sud ».  Je lui ai montré la photo de la femme qui était très malade et qui avait été miraculeusement guérie après la prière du Prophète Branham. J’ai dit : « si Dieu a guéri cette femme, il peut aussi te guérir. Je lui ai dit celui qui a prié pour elle s’appelle William Branham, c’est son Message que nous suivons aujourd’hui et je t’invite à découvrir cette parole mais tu n’acceptes pas ». Sur ce, elle a dit « cet homme est où, il vit » ?  Et moi de répondre : « non il  n’est plus, il était aux USA,  mais nous suivons le Message qu’il a  apporté ». Ensuite, je lui ai montré la photo du prophète avec la colonne de feu sur sa tête. Je lui disais qu’elle serait également guérie parce que je crois que le Dieu de Branham peut tout faire. « Si tu veux on ira chez mon pasteur et il va prier pour toi et tu seras guérie », ai-je ajouté. Alors, elle a pris la décision d’aller à l’église. J’ai vu en elle, quelqu’un qui soupire après Dieu. Le pasteur a prié pour elle, mais les jours qui ont suivi, son état de santé s’est dégradé. Ma mère a commencé à délirer ; elle est même devenue folle. Elle a commencé à agresser les gens, à tout casser et vraiment, c’était devenu pitoyable. Toutefois, j’étais toujours en prière me disant que Dieu est capable de tout faire. Voyant que la situation s’empirait, j’ai décidé de l’envoyer au temple.

Son séjour dans le temple du Seigneur et non ailleurs

Je me suis dit nous allons demeurer là-bas dans les jeûnes et les prières et Dieu va la guérir. Mais comme la santé de ma mère allait de mal en pire, un frère a dit : « sa maladie a peut-être été provoquée par les fétiches qu’elle adorait, et donc si vous pouvez la ramener là-bas pour qu’ils puissent faire leur cérémonie afin qu’elle recouvre la guérison ». Je n’ai pas cru au fait que les féticheurs puissent faire quelque chose. Pour moi, seul Dieu avait la solution. La ramener chez les parents, devant les fétiches, pour qu’on fasse des cérémonies était comme symbole d’échec, alors j’ai refusé. J’ai répondu que quelle que soit la situation, même si elle doit mourir, cela se passera dans la maison du Seigneur. Je ne veux plus la ramener en famille pour aller suivre les cérémonies de fétiches.

On continuait de prier et de jeûner pour elle. Vu son état et son agressivité on était  obligé de l’attacher pour ne pas qu’elle s’enfuie. A un moment donné, elle ne pouvait plus manger, ni boire. Elle a commencé à communiquer avec des esprits et à citer les noms de ses parents morts. Moi étant son fils ainé, elle ne me reconnaissait plus. Elle m’a dit de ne plus me fatiguer parce qu’elle est déjà morte. Mais tous ces propos ne me décourageaient pas. Quatre semaines s’étaient déjà écoulées et nous étions toujours au temple dans l’attente de la guérison de ma mère. En ce temps-là, une sœur d’Abidjan m’avait envoyé des cantiques audio de Lifoko et d’Akouala ainsi qu’un recueil de cantiques. Certes, ma mère était malade, mais je n’étais pas inquiet, j’écoutais les cantiques et je me réjouissais. Des personnes m’ont même dit : « tu ne te soucie pas de l’état de santé ta mère, tu passes ton temps à écouter les cantiques ». À un moment donné ma mère ne pouvait plus parler, sa mâchoire était même bloquée. On écartait sa bouche pour y mettre de l’eau, elle ne pouvait plus manger. On la soulevait comme un cadavre. Moi je disais : « Dieu a anesthésié ma mère et il est en train de faire une opération chirurgicale et quand il va finir, elle va se lever ». Lorsque ces parents venaient la rendre visite, ils fondaient en larmes car ils étaient convaincus qu’elle allait mourir. Vu son état, ils disaient tout était fini pour elle. J’avais l’assurance qu’on ne peut invoquer le Dieu d’Elie et être confus. C’est pourquoi, le fait qu’elle respirait était une garantie qu’elle allait se relever.

Ma prière de supplication

Un jour, le pasteur est venu avec l’infirmier qui l’avait traité au départ. Ils ont décidé d’envoyer ma mère dans un hôpital de Sassandra, dès le lendemain. Je n’étais pas d’accord, mais je ne pouvais pas le leur dire car elle était mourante et ils étaient âgés que moi. Mais après leur départ, je suis allé devant l’autel pour parler au Seigneur Jésus en ces termes : « Seigneur, mon Pasteur et l’infirmier veulent envoyer ma mère à l’hôpital. Je reconnais qu’ils sont venus pour m’aider. Aussi, ton serviteur a déjà prié, ainsi que toute l’église. Et la santé de ma mère s’est dégradée ; de la folie, maintenant elle ne parle plus et ne mange plus. Tout le village attend que son cadavre sorte de ce temple. Seigneur, si effectivement ma mère sort de ce temple demain sans être guérie et va à l’hôpital, où est la gloire qui doit te revenir ? Les gens diront que tu as échoué. Seigneur, je ne suis pas d’accord qu’elle aille à l’hôpital de Sassandra ». J’avais la certitude que si je laissais ma mère quitter le temple, elle allait mourir. C’est ma foi qui la tenait, je devais tenir ferme et ne pas douter. J’ai dit : « Seigneur fait en sorte qu’elle reste ici, je sais que tu es le Dieu qui guérit ; il faut que tu la guérisses pour que tout le monde voit ta puissance ». Ayant ainsi prié,  je me suis levé. Et le lendemain matin, je n’ai vu personne.

On était dans cette routine ; j’habitais au temple et j’y dormais avec ma mère.  Les femmes venaient la prendre pour la laver et nous continuions de prier pour elle. Un jour, j’ai fait un songe dans lequel ma mère était bien portante et elle venue s’asseoir derrière moi sur l’une des chaises de l’église. Ce songe m’a davantage rassuré. Je savais donc que ma mère allait être guérie.

Mes plaintes et mes lamentations

Un dimanche alors que nous étions en plein culte, elle s’est mise à crier. Et ses cris perturbaient l’écoute de la parole. Les diacres m’ont aidé et nous l’avons couchée dehors sous le préau. Je me suis retrouvé seul avec ma mère dehors, tandis que le culte se poursuivait. J’ai donc commencé à ressentir la tristesse, et j’ai réalisé qu’à cause de la maladie de ma mère, je ne pouvais plus écouter la prédication. Je me suis adressé disant : « non Seigneur, je ne suis pas d’accord, on t’a invoqué et jusqu’à pressent tu n’as pas encore répondu. Il y a longtemps je crie à toi, mais tu ne la guéris pas ». En ce moment, j’avais en main le livre de chant que la sœur m’avait envoyé. J’ai commencé à feuilleter ce livre puis je l’ai refermé, en gardant un doigt à l’intérieur, car certaines pensées me sont venues en tête. Et j’ai commencé à me questionner : « Mais pourquoi cela m’arrive ? Comment je fais? Si le temple était à moi seul, j’allais y mettre ma mère et puis fermer le temple à clé jusqu’à ce que le Seigneur la guérisse. Et j’allais dire à Dieu si tu veux qu’elle meurt, c’est ta honte ». Je ne savais que faire, mon cœur était meurtri, j’ai rouvert le livre à la page où était mon doigt.

Le réconfort du Seigneur

Puis, mes yeux sont allés sur un cantique  que je ne connaissais pas, mais le texte m’a directement interpelé. Il était écrit :

1. Quand Dieu te fait passer

Au feu pour t’éprouver

Ce n’est que pour te purifier

Ne t’étonne donc pas devant le chemin là

L’obéissance s’apprend ainsi.

Chœur :

Lève les yeux vers Lui

Car Il t’a précédé

Par la souffrance Il fut accompli

Au feu Il est passé glorieux, fut son sort

Car Il obéit jusqu’à la mort.

2. Reçois le châtiment, sois en reconnaissant

De l’amour de Dieu c’est le garant

Ne perd donc pas courage,

Car Le Sauveur partage

Avec toi, ta peine et ta douleur.

J’ai vu en ces paroles comme une réponse directe du Seigneur à ma détresse. Sur le champ, j’ai reçu une paix intérieure après avoir lu ce cantique. Je n’ai jamais eu une joie si immense que ce jour-là. Quand le culte est fini, j‘ai partagé cette expérience avec mon pasteur. J’avais la certitude maintenant que ma maman sera guérie, parce que j’ai reçu quelque chose qui complète le songe que j’ai fait. Les jours passaient, ma mère et moi vivions toujours dans le temple. Mais elle n’avait que la peau sur les os. Ma mère était devenue un squelette dans lequel, il y avait encore du souffle.  

Le pasteur comme un pompier

Nous étions en décembre 2012 on tendait vers la fin de janvier. Alors du haut de la chaire, le pasteur, devant toute l’église a dit qu’on n’allait pas fêter si Dieu ne guérit pas ma mère. Et il a ajouté que le Seigneur avait une dette envers moi. En effet, j’avais passé 6 mois à l’ouest de la Côte d’Ivoire précisément à Duekoué pour assister mon grand frère qui avait été fusillé par des braqueurs. C’était en janvier 2012. Durant mon séjour dans cette ville, j’ai parlé du Message à plusieurs personnes et il y a eu des conversions, dont des pasteurs. Des assemblées ont été créées dans les villes et villages de la région. Éloigné de ma famille pour que les âmes soient gagnées, j’ai dû braver beaucoup de difficultés, faire des sacrifices, subir des persécutions. Le 30 juin 2012, je suis retourné à Labayoua. Et c’est dans le mois de juillet que ma mère est tombée malade.  Je savais que je n’avais pas de mérite pour que le Seigneur me soit redevable. Mais j’ai compris que le pasteur voulait me rappeler que le Seigneur n’est pas injuste pour oublier ce que nous faisons pour son nom selon Hébreux 6 :10. Ces propos de l’homme de Dieu m’ont encore donné de l’espérance pour la guérison de ma mère.

Le jour de la délivrance  

Un matin du mois de décembre, aux environs de 10 heures, ma mère qui était toute raide et ne pouvant se mouvoir s’est levée et s’est assise sans qu’on la soulève. Et j’entends une voix me dire : « je veux de l’eau », je n’en revenais pas, elle venait de parler alors que sa mâchoire était restée bloquée depuis des mois. J’étais seul avec elle au temple. Quelle surprise ! Je lui ai apporté de l’eau et elle a bu. Elle ne s’est pas arrêtée là : « je veux manger ». On lui a donc apporté de la nourriture et elle a mangé. Quand elle a fini le plat, elle a commencé à ramper comme un bébé, en se dirigeant vers le seau contenant l’eau et y a plongé la tête pour boire. J’étais tellement émerveillé, qu’à partir de mon portable, j’ai filmé la scène et pris des photos de ce miracle. Mais, la carte mémoire du téléphone s’est endommagée plus tard (Ndlr : Sur cette même carte mémoire, il y avait les photos de la mère devenue comme un squelette à cause de la maladie. voilà pourquoi il y a des d’images pour illustrer dans quelle état la maman se trouvait).  Ce jour-là, elle a dormi toute la journée.

Entrée triomphale dans le village

Trois jours après, ma mère s’est tenue debout et a souhaité que nous allions saluer le pasteur. De l’église à la résidence du pasteur, c’est pratiquement 1 km. Main dans la main, ma mère et moi nous avons pris le chemin. Une fois  au milieu du village, les parents, les femmes et tous ceux qui même ne croyaient pas en sa guérison, mais qui plutôt attendait qu’on annonce son décès, étaient stupéfaits. En quelque minute, nous étions envahis par une foule qui ne voulait pas se faire raconter ce miracle. Chacun lui serrait la main dans cette effervescence. Les commentaires et les éloges à Dieu fusaient de partout. On se croyait à l’aéroport pour l’accueil d’un président. Après avoir salué le pasteur dans la joie et les larmes dues à l’émotion, ma mère et moi avons quitté le temple quatre jours après pour regagner la maison. Conformément aux paroles du pasteur Omer, ma mère a été guérie dans le mois de décembre juste avant les fêtes. Et toute l’église, la famille et les parents ont pu célébrer cette fin d’année en rendant de multiples actions de grâces au Seigneur. Quelque mois après, ma mère a pris son baptême en donnant sa vie à Christ. Et depuis 2013, elle persévère dans la foi.

Recueilli par Saint Apollos

L’annonce de l’Évangile, un impératif pour les serviteurs de DIEU

 « Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! » 1 Corinthiens 9:16. L’apôtre Paul savait la mission qui lui avait été confiée, il était très conscient de la lourde tâche qu’il avait reçue du Seigneur. Alors pour lui, ne pas annoncer l’Évangile, c’est courir un danger. C’est le sentiment que doit avoir tout véritable serviteur de Dieu, en fonction du don et de l’appel qu’il a reçu.

A lire aussi: Voici pourquoi Dieu est devenu un homme

Selon  1 Corinthiens 12 : 4-7 « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune ». Nous voyons que chacun détient de Dieu un don particulier. Il est d’abord important de savoir la tâche qui nous est assignée, ensuite nous mettre efficacement à la disposition du maître et sauveur Jésus-Christ. Le don ou le ministère n’est pas notre propriété, mais il doit être profitable aux hommes. Les  versets suivants nous montrent  l’importance des dons et ministères :     

Romains 10 :13-15 « Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ?  Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? Selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! »

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Actes 8 : 30-35 « Philippe accourut, et entendit l’Ethiopien qui lisait le prophète Esaïe. Il lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? Il répondit : Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui….. ». La conversion de l’eunuque éthiopien, montre que tout homme, sans distinction de rang social a un besoin de repentance et de conversion.  Notre Dieu ne fait acception de personne ; il ramène également les hommes de Dieu sur le fondement biblique. En effet, on peut bien être zélé, servir Dieu, avoir des années d’expérience, sans toutefois être dans la volonté parfaite du Seigneur. C’est le cas d’Apollos, dont la compréhension a changé grâce à sa rencontre avec Aquilas (Actes 18 : 24-26).

Comment peut-on gagner quelqu’un à Christ sans l’approcher, sans l’écouter, sans lui expliquer les écritures, sous prétexte qu’il est égaré ou qu’il vit mal ? Écoutons l’expérience de l’Apôtre Paul : « Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part » 1 Corinthiens 9: 20-23 .  

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Il faut donc s’approcher de tout homme en vue de son  Salut. Cependant, cela ne veut pas dire de faire des  compromissions en vue de plaire à quelqu’un, au détriment de la vérité biblique. Cela implique le respect de l’autre, le droit à la différence, l’acceptation, tout en sachant que celui qui est de Dieu viendra à la vérité. Dieu vous bénisse richement !

Par Victoire Koffi

                                                                                      

Les grandes dates qui ont marqué le peuple juif

–70 : Jérusalem est annexée par l’empereur Titus. Il assiège la ville pendant 04 mois. La famine y fut telle que des mères furent réduites à manger leurs enfants. Onze cent mille Juifs périrent. Plus de trois cent mille autres furent vendus comme esclaves et traînés à Rome derrière le char du vainqueur. Cent mille furent employés à construire l’arc de triomphe de Titus et le gigantesque Colisée qui se voit encore aujourd’hui. Le temple de Jérusalem fut détruit et, avec lui, la religion de Moïse qui cessa d’exister. Depuis ce jour, les juifssont contraints à l’exil, car sans patrie, sans royaume. Emmenés captifs, ils errent et sont dispersés dans le monde entier.

–1948 : Retour des juifs dans leur patrie.  

– 1948 : L’extermination de plus de six millions de juifs par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale renforce les partisans d’un État pour les survivants.

–Le 14 mai 1948, Israël proclame son indépendance, l’Etat d’Israël voit le jour. Le lendemain éclate la première guerre israélo-arabe, remportée par l’État hébreu en 1949. Quelque 700.000 Palestiniens sont contraints au départ et se réfugient dans des pays arabes.

– 1956 : la nationalisation du canal de Suez par l’Égypte entraîne la 2e guerre israélo-arabe. Israël est soutenu par la France et le Royaume-Uni mais Washington et Moscou contraignent les troupes occidentales à se retirer.

– 1960 : les services secrets israéliens retrouvent et capturent en Argentine le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann. Il est ramené en Israël où il est jugé puis exécuté.

– 1967: 3e guerre israélo-arabe dite des “Six-jours”. Israël occupe le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau du Golan. Six ans plus tard, les États arabes attaquent de nouveau Israël qui repousse l’assaut : c’est la “guerre du Kippour” d’octobre 1973.

– 1978 : le Premier ministre israélien Menahem Begin et le président Égyptien Anouar al-Sadate signent à Washington les accords de Camp David qui préfigurent la signature, six mois après, du traité de paix israélo-égyptien (1979). Deux ans plus tard (1981), Sadate est assassiné lors d’un défilé militaire au Caire.

– 1982 : l’armée israélienne envahit le Liban (opération “Paix en Galilée”) et chasse l’OLP de Yasser Arafat de Beyrouth. Les troupes israéliennes occupent le sud du pays jusqu’à leur retrait en 2000.

– 1986 : un ancien technicien israélien du nucléaire, MordechaïVanunu, fait savoir que son pays possède l’arme atomique. Cette révélation, jamais démentie ou confirmée en Israël, est considérée comme exacte.

– 1987 : dans les territoires occupés, les Palestiniens se soulèvent, c’est la première Intifada.

– 1993 : Israël et l’OLP signent à Washington une “déclaration de principes” sur une autonomie palestinienne transitoire de cinq ans. C’est le premier accord de paix entre Israël et les Palestiniens scellé par la poignée de main historique entre Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin (assassiné en 1995).

– 1998 : accords intérimaires de Wye Plantation (États-Unis) qui prévoient un retrait israélien en trois phases des zones rurales de la Cisjordanie.

– 2000 : la seconde Intifada éclate en septembre, dans la foulée d’une session de pourparlers israélo-palestiniens à Camp David (Maryland, USA).

– 2002 : Israël élève un mur de séparation avec la Cisjordanie pour empêcher l’entrée de kamikazes palestiniens.

– 2005 : Israël se retire unilatéralement de la bande de Gaza.

– 2006 : A la suite d’une attaque du Hezbollah sur son territoire, Israël mène à nouveau une offensive au Liban en.

– 2007 : Le Hamas islamiste prend par la force le contrôle de la bande de Gaza aux dépens du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas. A Annapolis (Maryland), le président George W. Bush lance l’idée d’un accord israélo-palestinien avant la fin 2008.

Le retour des Juifs dans leur pays

L’histoire du peuple juif a un passé douloureux. Il existe de nouveau un État juif depuis 1948, après que le peuple ait été dispersé dans le mondeentier, il y a de cela plus de 2000 ans, hors du pays que Dieu lui avaitdonné. Pendant des siècles, les Juifs ont été considérés comme une minoritéétrangère et une communauté religieuse. Ils devaient vivre dans de 12 quartiers entourés de clôtures. On leur refusait d’être reconnu comme unpeuple. En 1897 à Bâle, au premier congrès sioniste mondial avec ThéodoreHerzl, ils se qualifièrent de nouveau comme peuple et déposèrent leursdroits pour un propre état.Le 2 novembre 1917, le ministre britannique des affaires étrangères, Lord Arthur James Balfour, communiqua au mouvement sioniste la décisionde son gouvernement, soit qu’il voulait venir en aide à l’établissementd’un « foyer national pour le peuple Juif en Palestine ». En 1922, il fut confiéà la Grande-Bretagne le mandat pour toute la Palestine. Le 29 novembre1947, la décision de l’assemblée générale de l’ONU eut lieu : « Le territoire du mandat britannique sera partagé en un État arabe et un État juif ». Le 14 mai 1948, David Ben Gurion proclama la fondation de l’État Israélien. « Lorsqu’Israël a été fondé, en 1948, le pays comptait environ 806 000 habitants.68 ans plus tard, le jour de l’Indépendance en 2016, le nombre est passé à8 522 millions, selon la statistique officielle » (Israël Today, juin 2016).Dieu a donné plusieurs promesses au peuple d’Israël, et aussi en rapportavec le pays promis. Jérusalem est nommée 780 fois dans la Bible et laMontagne de Sion, 157 fois, toujours en relation avec le peuple d’Israël. Leurdispersion et leur retour sont aussi prédits à l’avance dans les prophétiesbibliques. Les passages bibliques qui touchent le sujet sont les suivants :« Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifsparmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations,jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis » (Luc 21 :24).« Mais on dira : l’Éternel est vivant, Lui qui a fait monter et qui a ramenéla postérité de la maison d’Israël du pays du septentrion et de tous les paysoù je les avais chassés ! Et ils habiteront dans leur pays » (Jér. 23 :8).« … prends garde à la route, au chemin que tu as suivi… Reviens, vierged’Israël, reviens dans ces villes qui sont à toi ! » (Jér. 31 :21).« Je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai despays où vous êtes dispersés, et je vous donnerai la terre d’Israël » (Éz. 11 :17).« Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous lespays, et je vous ramènerai dans votre pays » (Éz. 36 :24).« Mais, quand le Seigneur aura accompli toute son œuvre sur lamontagne de Sion et à Jérusalem… » (És. 10 :12).« La lune sera couverte de honte et le soleil de confusion ; car l’Éterneldes armées régnera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, resplendissantde gloire en présence de ses anciens » (És. 24 :23). Selon Osée 9 :10, le figuier est un symbole d’Israël : « J’ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert, j’ai vu vos pères comme les premiers fruits d’un figuier… »

L’histoire du peuple juif a un passé douloureux. Il existe de nouveau un État juif depuis 1948, après que le peuple ait été dispersé dans le monde entier, il y a de cela plus de 2000 ans, hors du pays que Dieu lui avait donné. Pendant des siècles, les Juifs ont été considérés comme une minorité étrangère et une communauté religieuse. Ils devaient vivre dans de 12 quartiers entourés de clôtures. On leur refusait d’être reconnu comme un peuple. En 1897 à Bâle, au premier congrès sioniste mondial avec Théodore Herzl, ils se qualifièrent de nouveau comme peuple et déposèrent leurs droits pour un propre état. Le 2 novembre 1917, le ministre britannique des affaires étrangères, Lord Arthur James Balfour, communiqua au mouvement sioniste la décision de son gouvernement, soit qu’il voulait venir en aide à l’établissement d’un « foyer national pour le peuple Juif en Palestine ». En 1922, il fut confié à la Grande-Bretagne le mandat pour toute la Palestine. Le 29 novembre1947, la décision de l’assemblée générale de l’ONU eut lieu : « Le territoire du mandat britannique sera partagé en un État arabe et un État juif ». Le 14 mai 1948, David Ben Ourion proclama la fondation de l’État Israélien. « Lorsqu’Israël a été fondé, en 1948, le pays comptait environ 806 000 habitants.68 ans plus tard, le jour de l’Indépendance en 2016, le nombre est passé à8 522 millions, selon la statistique officielle » (Israël Today, juin 2016).Dieu a donné plusieurs promesses au peuple d’Israël, et aussi en rapport avec le pays promis. Jérusalem est nommée 780 fois dans la Bible et la Montagne de Sion, 157 fois, toujours en relation avec le peuple d’Israël. Leur dispersion et leur retour sont aussi prédits à l’avance dans les prophéties bibliques. Les passages bibliques qui touchent le sujet sont les suivants : « Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis » (Luc 21 :24). « Mais on dira : l’Éternel est vivant, Lui qui a fait monter et qui a ramené la postérité de la maison d’Israël du pays du septentrion et de tous les pays où je les avais chassés ! Et ils habiteront dans leur pays » (Jér. 23 :8). « … prends garde à la route, au chemin que tu as suivi… Reviens, vierge d’Israël, reviens dans ces villes qui sont à toi ! » (Jér. 31 :21). « Je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés, et je vous donnerai la terre d’Israël » (Éz. 11 :17). « Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays » (Éz. 36 :24).« Mais, quand le Seigneur aura accompli toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem… » (És. 10 :12).« La lune sera couverte de honte et le soleil de confusion ; car l’Éternel des armées régnera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, resplendissante gloire en présence de ses anciens » (És. 24 :23). Selon Osée 9 :10, le figuier est un symbole d’Israël : « J’ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert, j’ai vu vos pères comme les premiers fruits d’un figuier… »

« Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche (version all.: Vous reconnaissez à cela que c’est proche, à la porte) » (Mat. 24 :32 ; Marc 13 :28).

Nous voyons s’accomplir devant nos yeux ce développement avec Israël. La lettre de Balfour est entrée dans l’histoire sous la désignation de « La Déclaration Balfour » et elle représente la base de la fondation de l’État d’Israël. L’autorité palestinienne à Ramallah a maintenant annoncé vouloir conduire une lutte contre la Déclaration Balfour, depuis le 2 novembre2016 jusqu’au 100ème anniversaire, le 2 novembre 2017. Elle veut s’opposer par voie juridique contre cette déclaration et réclame de Londres une indemnisation rétroactive. Nous croyons que Dieu a ramené Son peuple dans le pays promis, afin d’accomplir Son plan pour les derniers temps. L’accusation d’un groupe ethnique qui n’a été constitué qu’en 1968 (c’est-à-dire, 51 ans après la Déclaration Balfour) n’y changera rien. Dieu a annoncé le jugement envers toutes les nations qui se lèveront contre Israël : « Je rassemblerai toutes les nations, et je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat ; là, j’entrerai en jugement avec elles, au sujet de mon peuple, d’Israël, mon héritage, qu’elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de mon pays qu’elles se sont partagé » (Joël 3 :2).La toute dernière résolution de l’UNESCO, qui désigne le Mont du Temple comme « héritage culturel palestinien » et Israël comme « force d’occupation » démontre le niveau d’aveuglement dont les gens peuvent être frappés. Le Mont du Temple était connu tout d’abord dans l’Ancien Testament sous le nom de Mont Morija (Gen. 22 :2), plus tard on l’appela l’aire d’Ornan, le Jébusien. David acheta toute la montagne pour 600 siècles d’or (1 Chr. 21 :25) et il déclara dans 1 Chroniques 22 :1 : « Ici sera la maison de l’Éternel Dieu, et ici sera l’autel des holocaustes pour Israël ».C’est à cet endroit que se trouvait le second Temple de Jérusalem jusqu’à sa destruction par les romains, en l’an 70 après Christ. La promesse que le troisième temple sera rebâti sur les mêmes fondements, là où le premier et le second temple se trouvaient, s’accomplira, cardans Apocalypse 11 :2, en relation avec le ministère des deux prophètes, le temple nouvellement bâtit sera mesuré. Nous vivons dans la période de temps dans laquelle les prophéties bibliques s’accomplissent devant nos yeux, quand bien même le monde ne le discerne pas. Heureux celui qui reconnaît les signes du temps du temps de la fin !

Missionnaire Ewald Frank

« Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que sesbranches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissezque l’été est proche (version all.: Vous reconnaissez à cela que c’est proche, àla porte) » (Mat. 24 :32 ; Marc 13 :28).

Nous voyons s’accomplir devant nos yeux ce développement avec Israël.La lettre de Balfour est entrée dans l’histoire sous la désignation de « La Déclaration Balfour » et elle représente la base de la fondation del’État d’Israël. L’autorité palestinienne à Ramallah a maintenant annoncévouloir conduire une lutte contre la Déclaration Balfour, depuis le 2 novembre2016 jusqu’au 100ème anniversaire, le 2 novembre 2017. Elle veut s’opposer par voie juridique contre cette déclaration et réclame de Londresune indemnisation rétroactive.Nous croyons que Dieu a ramené Son peuple dans le pays promis, afind’accomplir Son plan pour les derniers temps. L’accusation d’un groupeethnique qui n’a été constitué qu’en 1968 (c’est-à-dire, 51 ans après la DéclarationBalfour) n’y changera rien.Dieu a annoncé le jugement envers toutes les nations qui se lèverontcontre Israël : « Je rassemblerai toutes les nations, et je les ferai descendredans la vallée de Josaphat ; là, j’entrerai en jugement avec elles, au sujet demon peuple, d’Israël, mon héritage, qu’elles ont dispersé parmi les nations,et au sujet de mon pays qu’elles se sont partagé » (Joël 3 :2).La toute dernière résolution de l’UNESCO, qui désigne le Mont duTemple comme « héritage culturel palestinien » et Israël comme « forced’occupation » démontre le niveau d’aveuglement dont les gens peuventêtre frappés. Le Mont du Temple était connu tout d’abord dans l’AncienTestament sous le nom de Mont Morija (Gen. 22 :2), plus tard on l’appela l’aire d’Ornan, le Jébusien. David acheta toute la montagne pour 600 sicles d’or (1 Chr. 21 :25) et il déclara dans 1 Chroniques 22 :1 : « Ici sera lamaison de l’Éternel Dieu, et ici sera l’autel des holocaustes pour Israël ».C’est à cet endroit que se trouvait le second Temple de Jérusalem jusqu’àsa destruction par les romains, en l’an 70 après Christ. La promesse que le troisième temple sera rebâti sur les mêmes fondements, là où le premier et le second temple se trouvaient, s’accomplira, cardans Apocalypse 11 :2, en relation avec le ministère des deux prophètes, letemple nouvellement bâtit sera mesuré.Nous vivons dans la période de temps dans laquelle les prophéties bibliquess’accomplissent devant nos yeux, quand bien même le monde ne lediscerne pas. Heureux celui qui reconnaît les signes du tempsdu tempsde la fin !

Missionnaire Ewald Frank

Jérusalem capitale d’Israël : Interview / Pasteur Jérémie Kouadio: “LA BATAILLE DE JERUSALEM EST INEVITALE”

La ligue arabe et la communauté internationale ont marqué leur désaccord suite à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, par Donald Trump président des USA. Nos pages ne sauraient suffire pour aborder la question, vu cette crise israélo-palestinienne dure à cuire, étant donné sa complexité. Néanmoins,dans cette interview qu’a accordée le Pasteur Kouamé Kouadio Benjamin, auteur du livre prophétique ‘‘La bataille de Jérusalem, compte à rebours’’, cet homme de Dieu prend le taureau par les cornes. Il en dit plus sur le tournant que prend cette crise.

Bonjour Pasteur, depuis l’annonce du président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, le Proche Orient est à nouveau le point chaud du monde. Que pensez-vous de cette décision de Trump ?

C’est Dieu lui-même qui place toute autorité. Et ce décret était longtemps sur les tables des autorités américaines à la maison blanche, mais personne n’avait le courage de mettre cela en application. Nous ne voyons pas Trump, mais c’est plutôt la main de Dieu qui est en train de faire une action. Or, nous savons qu’Israël notre boussole. Si le temps est venu où Jérusalem est reconnue capitale d’Israël alors les signes des temps de la fin sont sous nos yeux.

Que voulez-vous dire par Israël est la boussole ?

En fait, nous avançons par rapport à Israël. Parlant des signes concernant le retour de Jésus-Christ, il y a deux signes particuliers qui y sont attachés. Le retour d’Israël dans sa patrie et la conquête de Jérusalem. D’abord, le retour d’Israël dans sa patrie et aussiquelque chose de plus fort, quand en 1967 Israël est rentré en possession de Jérusalem. A la faveur de la guerre de 6 jours, Israël a enlevé le drapeau Jordanien et placé son drapeau suite à sa victoire.Voilà que 50 ans après, les USA viennent reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël. Donc Israël est une boussole pour l’Eglise, et on voit que les temps des nations tirent vraiment à la fin pour laisser place au temps d’Israël.

Quel est l’enjeu pour Israël d’avoir Jérusalem pour capitale ?

Israël n’est rien sans Jérusalem. Aussi, Jérusalem n’est rien sans le temple de Salomon. Dès qu’on reconnait Jérusalem comme la capitale d’Israël, cela sous-entend que le temps pour la reconstruction du troisième temple est venu. Si on voit que les Palestiniens refusent de céder, c’est aussi parce qu’ils ont leur intérêt à protéger à savoir la mosquée de Omar. Donc tout se passe autour du mont du temple.

L’autorité Palestinienne revendique en retour, Jérusalem Est comme capitale de la Palestine. N’est-ce pas une solution pour la paix ?

Le processus de paix menée par l’Unesco aujourd’hui, consiste à reconnaître la Cisjordanie ou Jérusalem Est comme indépendante et la céder du coup aux palestiniens. Dès que l’état palestinien est proclamé, alors l’Iran viendra renforcer militairement la Cisjordanie. Et Benjamin Netanyahu et son gouvernement ont bien compris cette menace. Voilà pourquoi, ils  refusent catégoriquement le processus de paix visant à céder la Cisjordanie.

Selon les palestiniens, c’est Israël l’envahisseur

Y a-t-il un seul historien dans le monde qui peut selon l’histoire prouver l’existence de la Cisjordanie ? Le problème palestinien est né lorsque les juifs ont rejeté le Messie et en le crucifiant. Par la suite, le Seigneur a prophétisé sur la destruction de Jérusalem (Luc 21 : 20-24). Cette prophétie s’est accomplie sous TITUS à l’an 70 après Jésus–Christ. Ce sont les Romains qui ont détruit Jérusalem et éparpillé les Juifs dans le monde entier.

Les romains ont-ils leur mot à dire dans cette crise israélo palestinienne ?

Bien sûr, les Romains sont encore là et ils peuvent se lever pour dire la vérité sur la crise Israélo-arabe. Jérusalem fut détruite par les romains, y compris le secteur du temple. Le peuple Juif fut contraint à l’exil et emmené captif dans le monde entier. L’histoire retient qu’il y a eu 6 millions de Juifs tués dont 1 500 000 enfants. Depuis l’an 70, ce n’est qu’en 1948 qu’Israël a eu son Indépendance. Après 1900 ans d’exil, Israël revient dans sa patrie. Ce n’est qu’en 636 après Jésus-Christ que les Arabes ont occupé la Palestine. La Cisjordanie est en réalité une partie d’Israël, que la communauté internationale a arrachée aux Juifs pour la céder aux Arabes. Bethléem, Hébron, Jéricho, Ramallah et Jérusalem-Est ont toujours été l’héritage du peuple Juif.

Après 1900 ans d’exil, Israël peut-il être encore le véritable propriétaire ?

Le retour d’Israël sur la terre de ses ancêtres a vu l’accomplissement de Matthieu 24 : 32-35. Le retour d’Israël est l’une des prophéties les plus importantes concernant le retour du Seigneur Jésus Christ.Les Arabes n’ont jamais pensé qu’un jour les Juifs allaient revenir sur la terre de leurs ancêtres. Ils ont occupé de façon illégale le territoire des Juifs pendant leur exil et ont bâti la mosquée d’Omar (dôme du rocher) sur le même emplacement que le temple de Salomon. Nous courons droit vers la bataille de Jérusalem (Joel 3 ; Zacharie 12 ; Zacharie 14,4 ; Ezéchiel 28 : 26). La mosquée sera détruite et cela permettra la reconstruction du troisième temple et suscitera le ministère des deux témoins (Apocalypse 11 :3-13).

Pensez-vous que la bataille soit l’ultime solution ?

Le 19 novembre 1977 pour la première fois un pharaon Egyptien se rend en Israël pour proposer la paix aux juifs. ANOUAR–EL–SADATE, président Egyptien et MENAYIN BEGIN premier ministre Israélien décident enfin de faire la paix des braves. Les mots ont manqué aux journalistes pour qualifier cette visite historique de SADATE à Jérusalem. On a affirmé que les premiers pas de SADATE à Jérusalem étaient plus formidables que les premiers pas de l’homme sur la lune. Vous comprenez alors tout l’enjeu de cette visite. Malheureusement, SADATE fut assassiné par des extrémistes Islamiques le 6 octobre 1981. SADATE a été assassiné parce qu’il a osé faire la paix avec Israël. La coalition des arabes a critiqué SADATE et l’ont qualifié de traître. Pourquoi faire la paix avec Israël, alors que l’objectif visé est d’anéantir Israël ?

Voulez-vous dire que le refus de paix est venudes états arabes ?

Non, ce n’est pas ce que je veux dire. En 1993, ISAAC RABIN  et YASER ARAFAT décident de faire également la paix des braves. La poignée de main entre RABIN et ARAFAT a été salué par le monde entier. ISAAC RABIN a été assassiné par un extrémiste Juif, quelques heures après que RABIN et ARAFAT aient chanté la chanson de la paix. RABIN a été assassiné parce qu’il était considéré lui aussi comme un traître. Il était en train de sacrifier  l’héritage des juifs au nom de la paix.

Vous venez de parler de discerner la volonté de Dieu au Proche Orient. Quelle est cette volonté ?

En observant les 02 cartes de Jérusalem, on se rend compte que les mosquées sont effectivement à l’emplacement du temple de Salomon. Les politiciens ont tout prévu sauf la reconstruction du troisième temple. Selon les accords signés, l’esplanade des mosquées passe sous souveraineté Arabe, le mur des lamentations l’un des plus vieux monuments au monde demeure sous souveraineté Israélienne. Mais où est-ce que le temple de Salomon sera rebâti ? Le Dieu d’Israël a un témoin, et ce témoin, c’est le mur des lamentations. C’est pourquoi, la bataille de Jérusalem aura bel et bien lieu.Le figuier (ISRAEL) qui a été planté en 1948 conformément à Amos 9 : 15, doit couvrir toute la Palestine. Plus personne ne pourra la déraciner. C’est un ainsi dit le Seigneur.

Pensez-vous que juste un problème de mosquée et de temple soit à l’origine de cette crise qui perdure ?

On ne peut pas cacher le feu sous la paille. Effectivement, c’est le véritable problème du Proche-Orient. Pour montrer au monde entier que c’est lui l’héritier d’ABRAHAM, ISMAEL (Arabe) a construit deux grandes mosquées (La mosquée Al-Aksa et le dôme du rocher) dans le secteur du temple. Or, les Arabes affirment que ce lieu est supposé être l’endroit ou Mahomet a été enlevé au ciel. Les Arabes peuvent-ils abandonner ce lieu sacré ?  Nous savons aussi le résultat qu’a causé la visite du premier ministre Israélien (ARIEL Sharon) sur l’esplanade des mosquées en l’an 2000. Pour rien au monde, les Arabes n’abandonneront ce lieu saint. Or ISAAC doit construire le troisième temple de SALOMON à ce même endroit. Le défi du mont SION est le défi du millénaire.Que nous le voulons ou pas il y a aura une grande guerre à ce sujet. 

Vu que les mosquées sont déjà bâties, les juifs ne peuvent-ils choisir un autre espace pour y bâtir leur temple ?

La loi de Moïse oblige les Juifs à bâtir le temple sur l’ancien fondement, car c’est sur ce site qu’Abraham est allé « sacrifier Isaac ». Jamais les juifs n’accepteront de bâtir leur templeà côté des mosquées ou ailleurs. C’est écrit dans Deutéronome 27:17  « Maudit soit celui qui déplace les bornes de son prochain ! — Et tout le peuple dira : Amen ! ». La communauté internationale peut-elle amener les Arabes à détruire la mosquée d’OMAR et la reconstruire sur un autre site au profit du temple de Salomon ? La communauté internationale peut-elle amener les Juifs à abandonner ce lieu saint afin de construire le troisième temple sur un autre site ? Ce qui veut dire que les Juifs doivent d’abord détruire ces mosquées s’ils veulent construire le troisième temple. Nous ne sommes pas loin de la bataille de Jérusalem. C’est inévitable.

Pasteur, est-ce qu’Israël a tenu compte du fait que leur exil leur a fait perdre leur terre et qu’ils devaient négocier avec les Palestiniens avant de s’installer ?

Comment comprendre que ceux qui sont arrivés en 636 après Jésus-Christ, crient que les Juifs sont des étrangers et qu’ils occupent leur territoire. Par devoir de mémoire sachez qu’Israël est entré en Palestine sous la conduite du Prophète Josué au XIV siècle avant Jésus-Christ. Le temple de Salomon a été construit au X siècle avant Jésus-Christ. La mosquée d’OMAR a été construite au VII siècle après Jésus-Christ en lieu et place du temple de Salomon.

Les arabes palestiniens avaient-ilsle choix ?

Israël est né légalement de par la volonté de l’ONU, et c’est avec les armes à la main qu’Israël a fait respecter cette décision internationale sans que ceux qui l’avaient promulguée aient la possibilité ou la volonté de la faire respecter eux-mêmes. Voici Israël libre, et immédiatement la ligue arabe c’est-à-dire sept nations arabes, décident de jeter Israël à la mer, rayer Israël de la carte du monde. La ligue arabe a demandé aux arabes palestiniens de quitter la Palestine pour se réfugier dans les autres pays arabes en attendant l’annihilation de l’État hébreux. Mais hélas Dieu est intervenu et Israël fut vainqueur. Les réfugiés palestiniens sont restés donc dans la bande de Gaza, en Jordanie et au Liban. C’est ainsi que le problème palestinien est né. Israël n’a jamais voulu faire la guerre aux arabes palestiniens. C’est la ligue arabe qui a rejeté la résolution de l’ONU, et a déclaré la guerre à Israël.

Que préconisez-vous alors pour les Palestiniens ?

Après que la Grande Bretagne ait rejeté la solution politique de 1937, à savoir retirer les arabes palestiniens et les fusionner à la Transjordanie (Jordanie), la dernière solution politique qui reste c’est de ramener les palestiniens sur le territoire de leurs ancêtres. Il faut installer les palestiniens sur la terre de leurs ancêtres Philistins (Gaza-Ashdod-Askalon-Ekron). La Cisjordanie (l’État palestinien) n’est pas la solution idoine. C’est la raison pour laquelle depuis plus d’un demi-siècle, qu’il n’y a pas de paix dans cette région. Et le pire arrivera après la proclamation de l’État palestinien. Etant donné que c’est un État essentiellement constitué de villes juives. Aucune nation sur terre n’accepterait de donner ses terres pour une quelconque paix.

Toutes ces diplomaties pour ramener la paix dans cette région sont-elles vaines ?

En fait, Dieu a remis officiellement en 1920 à travers les alliés le dossier palestinien et en particulier le sort des Juifs entre les mains de la Grande Bretagne. La Grande Bretagne a reçu la mission d’organiser et faciliter l’immigration juive en Palestine en vue de la fondation d’un foyer national juif en Palestine. Il s’agissait pour la Grande Bretagne, de faire aboutir la déclaration de Balfour (2 novembre 1917).

Qu’est devenue cette résolution ?

Malheureusement, la France, les USA, Moscou et la Grande Bretagne en particulier, ont été fortement influencés par l’arme économique des Arabes : le pétrole. Ils ont choisi de sacrifier l’intérêt du peuple Juif et préserver le leur.

N’y a-t-il pas un sacrifice supplémentaire qu’Israël peut faire ?

Au nom de la paix, Israël a sacrifié sa terre, son héritage sous la pression des grandes puissances. Sans être un fanatique, le processus de paix n’est rien d’autre que de l’antisémitisme et de l’anti-judaïsme sous une autre forme. Aujourd’hui, combien de citoyens dans le monde savent ce qu’a été la NUIT DU CRYSTAL en novembre 1938 en Allemagne ? La plus grande industrie jamais égalé au monde a été établi en Allemagne sous Hitler. Cette industrie a été nommée  ‘‘l’industrie de la mort’’. Les Juifs étaient parqués comme des moutons dans les camps de concentrations ; et à partir de ces camps, ils étaient convoyés vers les camps d’exterminations. De 1933 à 1945 plus de 6. 000.000 de Juifs ont été massacrés.

Quand et comment se déroulera la Bataille de Jérusalem ?

Il y a dans la Bible trois grandes guerres. La bataille de Jérusalem, la bataille d’Harmaguedon et la bataille de Gog et Magog.Entre la bataille de Jérusalem et celle d’Harmaguedon, il y a au moins 7 ans selon la semaine prophétique. Puis nous avons la bataille de  Gog et Magog qui a lieu après le millenium.La bataille de Jérusalem aura lieu après l’enlèvement de l’Eglise.La bataille de Jérusalem concerne les nations autour d’Israël : IRAN, IRAK, JORDANIE, CIS-JORDANIE, SYRIE, EGYPTE, LIBAN…Les pays Arabes contre Israël. En Joël 3 : 16-17, il est dit : «de Sion l’Eternel rugit… Jérusalem sera sainte et les étrangers n’y passeront plus ». Lors de cette bataille, le Seigneur descendra sur le mont des oliviers. Et ce, pour la défaite du monde arabe. Cette bataille aura lieu dans la vallée de Josaphat (Zacharie 14 : 4-6).

Qu’en est-il de la bataille d’Harmaguedon ?

Après la bataille de Jérusalem, Israël sera maître du Proche-Orient.Les intérêts de la Russie et ses alliés seront menacés. C’est ce qui déclenchera la bataille d’Harmaguedon (Apocalypse 19 : 20 ; Ezéchiel 38 : 1-7).Les pays impliqués dans cette guerre seront laRussie, la Turquie, la Chine, les USA, l’UE…C’est la 3e guerre mondiale.

Si Israël est la boussole concernant les signes des temps de la fin, quel appel lancez-vous Pasteur ?

Si Israël refuse de déplacer la borne, les chrétiens aussi ne doivent pas le faire. C’est maintenant qu’il faut retourner à la doctrine des Apôtres. Nous sommes à la fin des temps. Le temps des nations tire à sa fin. C’est maintenant qu’il faut redoubler d’ardeur dans la préparation. Et avant qu’Israël ne bâtisse le troisième temple, l’enlèvement de l’église aura lieu. La communauté internationale s’apprête à gérer la plus grande crise après la création de l’état Palestinien. C’est un avertissement solennel.

Par Évêque Victoire Koffi

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