La discipline s’impose aux chrétiens

La discipline se définit comme étant une règle de conduite commune à tous ceux qui font partie d’un corps, d’un ordre. La Bible affirme sans ambages que c’est à Antioche que les disciples du Seigneur Jésus-Christ ont été appelés pour la première fois par ironie, chrétiens. Tout chrétien est donc un disciple de Jésus-Christ. Et un disciple, c’est celui qui apprend d’un maître, qui suit sa doctrine, qui s’attache à ses principes. Partant de ce constat, tout disciple doit être obéissant à son maître pour jouir de ses faveurs. Idem pour les chretiens à l’égard de leurs bergers ou pasteurs qui représentent le Seigneur Jésus-Christ dans leurs différentes assemblées locales. Un chrétien doit marcher selon les recommandations et les consignes de son pasteur, autrement dit, il a pour obligation de respecter l’ordre établi dans sa communauté par l’autorité dont il dépend. Toute forme d’opposition à cela, s’assimilerait à aller contre la volonté parfaite de Dieu. C’est dans cette perspective qu’en Hébreux 13 :17 il est dit : « obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte, qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie et non en gémissant, ce qui vous ne serait d’aucun avantage.» De ce fait, tout chrétien ne se soumettant pas à son pasteur, court le risque d’être certainement frappé par la colère de Dieu. De même que dans le naturel, un fils doit du respect à son père biologique, de même dans le spirituel le chrétien doit obéissance à son pasteur, représentant son père dans la foi. Le chrétien doit également manifester la nature de l’agneau. Une brebis obéit tandis que le bouc se rebelle. Le chrétien représente la brebis et le Pasteur, le berger. En outre, la discipline ne peut être perceptible chez le chrétien que si ce dernier fait preuve de docilité. Il doit se laisser conduire par l’autorité établie sur lui par Dieu. Cela ne pourra que lui être bénéfique comme on peut le lire en Esaïe 1 :19 : « si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, Vous mangerez les meilleures productions ; ». Au regard de ce qui précède, il faut retenir que la discipline doit être le partage du chrétien. Et ce, afin d’attirer sur lui les grâces de l’Eternel. Puisse le Seigneur Jésus-Christ semer la graine de la discipline dans le cœur de tous ses enfants !!!

ANGE MARTIAL N’GUESSAN

Coupe de cheveux des lycéennes : Colères et douleurs muettes

Si à l’origine couper les cheveux concernait uniquement les jeunes filles du premier cycle (de la 6e à la 3e) aujourd’hui, celles du second cycle et du  supérieur sont concernées dans certains établissements publics de Côte d’Ivoire. Citons en les Lycées municipaux 1 et 2 de Koumassi où depuis l’année scolaire 2013-2014, de la 6e à la Tle les filles doivent se couper les cheveux. Cette situation interpelle, d’où la raison de cette enquête, des motivations de la coupe de cheveux des filles et ses effets sur le système éducatif.

Origine de cette pratique

En  2016, quand nous avons entamé cette enquête,  il était question dans un premier temps de savoir qui était à l’origine de cette décision de couper les cheveux des jeunes filles.  Notre première destination fut le Lycée moderne d’Angré. Dans cet établissement, seules celles du second cycle peuvent garder de longs cheveux. Madame le proviseur que nous avons racontée a révélé qu’elle a trouvé les choses ainsi  et qu’elle pense que la décision vient de sa hiérarchie. La plupart des chefs d’établissements publics interrogés nous disent que cela vient du ministère, depuis belle lurette. A la question de savoir s’il y a un arrêté ministériel à ce propos, personne n’en sait davantage. Une source au Ministère de l’éducation nationale nous répond ainsi : « On  n’a pas besoin d’arrêté ministériel avant que les filles coupent leurs cheveux. Chaque IEP ou DREN est libre de décider. Et cela est inscrit dans le règlement intérieur de l’école ». Visiblement, elle n’apprécie pas qu’on touche cette question. Pour dire que la décision de couper les cheveux est laissée à l’appréciation de chaque responsable d’établissement.

Quand est-ce que couper les cheveux a-t-il de rigueur ? Nous ne saurions le dire avec exactitude dans la mesure où il n’y a eu aucun acte officiel à ce sujet. Le constat est que la coupe de cheveux chez les collégiennes et les lycéennes a  pris de l’ampleur, se propageant d’établissement en établissement. Roger Kaldini, communicateur et psychologue nous situe sur la période : « Déjà le phénomène est nouveau. Parce qu’il n’avait jamais été question dans les années 70 jusqu’à maintenant de s’attaquer à quoi que ce soit concernant les cheveux de la jeune fille. Nous remarquons que c’est à partir des années 90 qu’on a commencé à s’attaquer aux cheveux de la jeune fille.

Diby S. (éducateur), abonde dans le même sens : « cela a commencé dans les années 96. Je me rappelle bien, j’étais en classe de troisième, au Collège moderne de Korhogo. Ils ont demandé à toutes les filles du premier cycle de se couper les cheveux. Cela a même créé des problèmes, parce qu’il y avait certaines qui avaient des cheveux longs. Au second cycle, cela était permis, mais pas de coiffures extravagantes ».

Qu’est-ce qui a justifié cette pratique ?

« Première raison : cela permettrait à la jeune fille de gagner du temps pour étudier, au lieu de passer une, deux ou trois heures à la coiffure. Deuxième raison : on pense qu’en se faisant très belle, cela attirait les regards des gens sur elle. Il faut donc réduire la tentation, en mettant les cheveux à un niveau très bas, qui laisse voir la forme de la tête », explique Roger Kaldini.

Révolte des élèves

Au Lycée technique d’Abidjan, les jeunes filles doivent se couper les cheveux de la 2nde  à la Terminale.  Au cycle supérieur (BTS) elles peuvent garder leurs cheveux, mettent les mèches  à condition de faire des coiffures discrètes. « Cela  été très difficile, quand on a commencé à obliger les filles à couper leur cheveux. Dans leur colère, elles ont déversé tous leurs cheveux et mèches devant le portail de l’école pour manifester leur désaccord.  L’inspecteur a même été saisi, mais nous n’avons pas fléchi », affirme M. Kia Diomandé, Proviseur du Lycée technique d’Abidjan. 

Simone D. élève de 4e au Lycée Moderne d’Abobo : « Depuis 2014, Madame le ministre a demandé qu’on garde nos cheveux. Mais, les éducateurs demandaient qu’on se coupe les cheveux. Le 13 janvier 2016, elle a dit que nous pouvons maintenant garder nos cheveux pour pouvoir nous différencier des garçons, mais il ne faudrait pas que cela soit trop long. C’est le lundi 26 janvier, alors que nous étions au drapeau, on nous a dit qu’on pouvait garder nos cheveux, mais sans les laisser trop pousser. Toutefois,  lorsque nous entrons en classe, les professeurs nous mettent dehors, nous disant d’aller nous coiffer. Nous sommes allées nous plaindre chez l’économe, il nous a dit d’aller en classe sans nous coiffer. Mais lorsqu’on rentre, ils nous mettent encore dehors disant que ce sont eux qui font le cours et non l’économe. Donc si on ne veut pas couper nos cheveux, qu’on reste dehors. Voilà comment nous avons été contraintes de couper nos cheveux ».

Révoltées, les collégiennes ou lycéennes ne peuvent que se plier au règlement intérieur au risque de se voir soit expulsées, flanquées un zéro ou avoir leurs cheveux coupées de force par les éducateurs, qui n’hésitent pas à s’essayer à la coiffure.

Des parents contraints de contourner ce règlement

Certains parents usent de leur influence sociale pour contourner cette règle, comme témoigne Anabella K  « J’ai fréquenté de la 6e à la 3e, le Collège notre Dame du Plateau, de 2005 à 2009, au sein duquel on coupait les cheveux des jeunes élèves d’origines africaines, de la 6e à la terminale. Les raisons évoquées par les sœurs directrices de l’établissement étaient que les cheveux taillés étaient gages de réussite, car ils évitaient le stress de penser aux coiffures et de consacrer le temps perdu au salon de coiffure à des choses plus précieuses comme l’étude ou la prière. Soit ! Mais étrangement cette règle ne s’appliquait plus du tout aux élèves d’origine caucasienne ou eurasienne, les occidentales, asiatiques ou métisses. Oui, il y avait des filles libanaises et françaises, qui ont gardé leurs cheveux longs, parce que leurs parents ont refusé de se soumettre à ce règlement.  Devant cette injustice flagrante, je fus poussée à poser la question à une de nos sœurs éducatrices ». Et la réponse me fait rire, même encore aujourd’hui : « Mais les blanches là ce sera vilain avec elles oh, coco taillé là, alors que sur vous ça fait propre ! » »

Des convictions tirées de la Bible

M. Djazé, un parent d’élève révèle : « ma fille avait été orientée en 6e au Lycée moderne de Grand Bassam. Et Madame le principal m’a convoqué pour me signifier que ma fille a manqué de respect à l’éducateur, parce qu’elle ne veut pas se couper les cheveux.  Alors, j’ai dit que nous sommes croyants, et qu’elle est une femme et que la Bible interdit en 1 corinthiens 11 : 4-16 à une femme de se couper les cheveux. J’ai ajouté que je ne pouvais pas aller contre la Bible. Alors, elle a  demandé comment on pouvait résoudre le problème. C’est alors que d’un commun accord, nous avons trouvé la solution d’aplatir les cheveux de ma fille et non les couper. Elle a ainsi  gardé ses cheveux et obtenu le BEPC et le BAC dans cet établissement ».

Douleur muette des victimes

Germaine B, une victime du système rend son témoignage : « En 1997, alors que j’étais en classe de 4e, j’ai été expulsée de l’école parce que j’ai refusé de couper mes cheveux. Cela a été difficile, malgré toutes les tentatives menées par mes parents et mes pasteurs, pour demander une faveur à mon endroit, cela n’a pas abouti. C’est ainsi que je suis allée à Yamoussoukro où j’ai intégré le Lycée hôtelier de ladite ville. Et j’ai été major de ma promotion durant tout mon cursus dans cette école. Puis, j’ai poursuivi au Lycée professionnel Hôtelier  d’Abidjan où j’ai obtenu mon BT en cuisine et pâtisserie ».

Si Germaine B a eu cette grâce, il n’en est pas de même pour M K. Car 20 ans plus tard, les choses ont changé dans cet établissement. En témoigne M.A, rencontrée le vendredi 07 septembre 2018. Voici son témoignage : « Je suis étudiante en deuxième année et j’ai 28 ans. J’ai été admise dans cette école, l’année dernière suite au concours que j’ai passé après la classe de terminale. Lorsque je suis arrivée, la chose qui m’a marquée c’est la coupe de cheveux. J’avais de très longs cheveux qui me tombaient dans le dos, car ils n’avaient jamais été  coupés depuis la classe de CP2. Mais on nous a dit qu’une nouvelle Directrice venait de prendre fonction et qu’elle exigeait que toutes les filles de l’établissement coupent leurs cheveux. Cela a été une surprise pour moi, autrement, je n’allais pas présenter ce concours. Certaines de nos camarades n’ont pas accepté et ont préféré quitter l’école. Mais j’ai été contrainte, comme prise au piège, de couper mes cheveux, ce avec beaucoup de douleur, car je désirais faire cette formation. Pour moi, les cheveux représentent la femme. C’est le symbole de la féminité et la majorité des filles, toute religion confondue, souhaite garder leurs cheveux longs. Pour moi, c’est une injustice. Et garder les cheveux ne veut pas dire qu’une fille n’est pas intelligente à l’école. Alors que j’ai fréquenté des établissements publics à l’intérieur du pays et on ne m’a jamais demandé de couper mes cheveux ; si ce n’est l’année dernière au Lycée professionnel Hôtelier d’Abidjan ».

Cette révélation de M.A est inédite pour nous, mais elle nécessite une vérification. Lundi 10 septembre 2018, nous sommes au Lycée professionnel hôtelier d’Abidjan situé à Cocody, Riviera Golf. La cour est pratiquement vide, pas d’élèves, la rentrée des classes n’est pas encore effective. Néanmoins,   l’administration est ouverte. Le tableau d’affichage confirme les dires de M.A. Dans la rubrique des tenues exigées, il est écrit : « Filles : cheveux courts style garçon sans fantaisies (1e, 2e, 3e année CAP-BT) ». Nous nous rendons au secrétariat de la directrice pour savoir les raisons de cette décision. La directrice est empêchée, c’est la secrétaire qui nous reçoit. Nous appelons le lendemain, puis retournons sur les lieux. Cette fois-ci, la secrétaire nous demande d’adresser un courrier à la directrice. Chose faite le lendemain.  Mais toutes nos tentatives de rencontrer la directrice vont prendre fin. Un coup de fil du secrétariat nous signifie que la directrice ne pourra pas nous recevoir car occupée. Qu’est-ce qui a motivé une telle décision ? Pourquoi exiger aux jeunes filles qu’elles se coupent les cheveux alors qu’elles ont déjà quitté l’enseignement général et dépassé l’âge de gamine ?  Pourquoi couper les cheveux quand on sait que les cuisiniers ont toujours les calots sur la tête et cela est même dans la liste des fournitures au lycée hôtelier ?

A l’instar du Lycée hôtelier qui a instauré cette pratique dans le règlement intérieur, l’INFAS (Institut National de Formation des Agents de Santé) fait parler de lui. La pratique gagne du terrain. En effet, depuis l’année académique 2017-2018, le règlement intérieur de cet établissement a été modifié. Désormais, les étudiantes doivent se couper les cheveux. Un agent de l’administration en donne les raisons : « C’est une décision qui vient du ministère. Les raisons sont d’abord sanitaires. Et quand elles sont coiffées avec les mèches, c’est au moins pour un mois.  Imaginez-vous les chevelures d’un mois, et le cuir chevelu qui n’est pas traités, ni lavé pendant un mois. Imaginez l’odeur que cela dégage, alors qu’elles doivent se pencher sur des malades pour les soigner. Cela n’a jamais été pris pour des raisons religieuses. Il y a aussi des raisons de discipline. Car il y a des étudiantes qui portent les mèches et les longs cheveux sous lesquels elles cachent les smartphones et les téléphones pour tricher. En stage, nos étudiantes sont tenues de porter des calots et des foulards pour éviter que leurs cheveux touchent un malade ». 

Situer les responsabilités

Si la décision de couper les cheveux des filles est motivée par des coiffures fantaisistes, pourquoi ne pas interdire les dites coiffures ? Quel est le rôle des éducateurs et surveillants ? Les filles jeunes ont-elles assez de forces pour faire un bras de fer avec l’administration, au point de refuser de se ranger ? Si les responsables des établissements publics réussissent à imposer la coupe de cheveux, pourquoi ne procèdent-ils pas de la même manière pour interdire les coiffures extravagantes à base de mèches ? Pourquoi, pour une minorité, la majorité doit-elle payer le prix ? Est-ce la faute aux jeunes filles si Dieu les a pourvues de longs cheveux ? La manière « style garçon », exigée aux jeunes filles quant à leur coupe de cheveux ne serait-il pas réfuter que Dieu dans sa volonté a pourvu aux femmes une longue chevelure ? S’est-on interrogé sur le fait que les filles ont naturellement de longs cheveux contrairement aux garçons ? A-t-on profondément examiné pourquoi Dieu le créateur a naturellement pourvu aux femmes de longs cheveux contrairement aux hommes ?

La question du taux de réussite

« Quand j’observe les résultats, vraiment tout me donne raison. En G1, on était pratiquement à 42%, mais depuis, elles  sont à 90% de taux de réussite. Nos taux les plus faibles ont été l’année dernière en  2017 où nous avons eu 68% sinon nous avons toujours été au-delà. On a eu 85% cette année. Tout me donne à croire que nous sommes sur la bonne piste. A cause de la coupe de cheveux, elles sont même pressées de quitter l’établissement ; alors elles se mettent au travail », se réjouit le proviseur du Lycée Technique d’Abidjan quant au taux de réussite de son établissement. Et, nous le lui concédons et le félicitons. Cependant, est-ce que cela est directement lié à la coupe des cheveux ? Tous les établissements où les pensionnaires coupent leurs cheveux ont-ils de bons taux de réussite ? En d’autres termes, les filles ont-elles un mauvais rendement dans les établissements où on leur permet de garder les cheveux ?  La chevelure nuit-elle vraiment à la réussite scolaire ?

Au cours de cette enquête, les établissements scolaires français homologués en Côte d’Ivoire, notamment  le lycée français Blaise Pascal de Riviera 3, l’école la Farandole internationale de Cocody et le Lycée international Jean Mermoz d’Abidjan Cocody-centre ont été visités. Le constat est qu’on n’oblige pas les collégiennes et lycéennes à se couper les cheveux. Pareil, pour le Lycée Classique d’Abidjan, établissement d’excellence, où les filles peuvent garder les cheveux longs de la seconde à la terminale. Dans la plupart des établissements privés, de la 6e à la Tle, les filles sont libres de garder leurs cheveux ou de les couper. Seulement, il est interdit de mettre les mèches, vu l’extravagance des coiffures faites à base de mèches. Si les établissements français et la plupart des établissements privés arrivent à canaliser leurs élèves sans pour autant leur demander de couper leurs cheveux, pourquoi des établissements publics ne suivent-ils pas le même exemple ?  

Le cas zéro grossesse en milieu scolaire

« Aujourd’hui, nos enfants sont précoces,  quand elles embellissent leurs cheveux, on a l’impression qu’elles sont majeures. C’est aussi pour emboucher la trompette de madame la ministre, concernant la campagne zéro grossesse. C’est pour protéger nos enfants des prédateurs », justifie le premier responsable du Lycée technique d’Abidjan. Certes, l’initiative de zéro grossesse est à encourager. Cependant, pour atteindre ce but, l’école à elle seule ne peut garantir ce résultat.

On ne séduit pas seulement à cause de sa chevelure, mais on séduit aussi par la démarche, la désinvolture, la jupe qui monte. En effet, en dehors de l’école, ces collégiennes et ces lycéennes conservent leurs mauvaises habitudes. Quand on voit de plus en plus d’élèves s’habiller à moitié nue, en mini-jupes, en collant et prendre d’assaut les maquis et plages, on ne doit pas être surpris des résultats. Par leur habillement, elles mettent en exergue leurs formes, voire leurs rondeurs, provoquant une attirance sexuelle. C’est là qu’il faut toucher le problème. Il y a donc un gros travail à faire au plan de l’éducation donnée par les parents et au plan religieux. L’implication des parents et des hommes religieux s’imposent si l’on veut des résultats effectifs. Selon Roger Kaldini, « un élève est contrôlé par trois facteurs : ses parents, ses enseignants et son environnement ».

Que faire ?

La chevelure est un don de Dieu à la femme, une gloire pour elle. C’est le premier moyen par lequel Dieu différencie la femme de l’homme. Avoir les cheveux longs pour une jeune fille, n’est pas une faute, mais un don de Dieu le créateur. C’est incompréhensible que des règlements intérieurs obligent des jeunes filles à se couper les cheveux. Il faut donc tenir compte de tous les élèves qui souhaitent ne pas couper les cheveux que ce soit pour des convictions religieuses ou non. Alors, il n’y aura pas d’injustice. A-t-on mené une étude à base d’un échantillonnage conséquent, pour savoir si le fait de couper les cheveux a amélioré le rendement de la jeune fille ou si cela a réduit le taux de grossesses en milieu scolaire ?   

Journalistes: Non à l’heure africaine

La performance d’un bon travailleur prend en compte sa ponctualité. Le journaliste ivoirien, dans l’exercice de sa fonction est souvent balloté entre la ponctualité et le retard à cause du concept heure africaine, qui impacte négativement la société. Lisons cette expérience vécue à Abidjan lors de deux reportages.

Le samedi 18 août 2018, je suis invité pour la couverture d’un évènement à Abobo Belleville. Heure de début mentionné sur l’invitation : 10h00. Etant habitué à ce type de rencontre, je sais que rares sont ceux qui débutent à l’heure d’horloger. La veille, je prend donc soin de demander l’heure exacte du début de la cérémonie. L’organisateur, un pasteur, insiste pour dire “10h00”. Le lendemain matin tôt, je prends mes dispositions pour m’apprêter et emprunter un véhicule le plus vite possible à cause des embouteillages fréquents sur cette voie. Pas question de venir en retard. Pas seulement à cause de la cérémonie, mais à cause d’un principe que j’ai cultivé. A 9h50, je suis au le lieu indiqué. De loin, je vois une salle vide. Mais, je décide tout de même d’entrer pour m’installer. Cependant, un camion vient à peine de stationner dans la cours et m’en dissuade.

Le non respect de l’heure est une sous-estimation de sa personne

Ce véhicule contient des tréteaux et couverts pour la mise en place. Visiblement, ils ne peuvent pas démarrer à 10h00 comme prévu. Alors, je reste encore hors de l’espace en vue de patienter. Il est 10h30, nous sommes invités à entrer dans la salle. Moins de 10 personnes sont visibles, pour 100 chaises mises en place. Nous attendons …et on nous oblige à attendre en écoutant les prestations du groupe musical. Cela n’a rien à voir avec le programme. A 11h25min, le maître de cérémonie fait son entrée.  Plusieurs paroles et des mots de prière sont donnés. Toutefois, la cérémonie n’est pas prête de commencer.

Il est 12h03min, la cérémonie débute enfin, avec un autre maître de cérémonie, le vrai. Deux heures perdues, et la fatigue s’est déjà installée. Aux environs de 13h, je manifeste le désir de partir, car j’ai un autre rendez-vous à honorer. Mais, on me prie d’attendre la fin de la cérémonie. Trente minutes plus tard, je quitte les lieux, déçu, car l’homme de Dieu n’a pas honoré sa parole.

A lire aussi: Retard aux cultes

Il ne fallait pas imiter les retardataires

Le lundi suivant, aux environs de 12h je suis informé d’un programme à couvrir à Cocody Gobelet, le même jour à 15h00.  L’organisatrice insiste sur l’heure, et je donne mon accord de principe. Il est 14h et je ne suis pas encore prêt. Il fallait vite prendre un bain se changer. Ce que j’ai fait. 15h00, mon téléphone crépite, c’est le numéro de l’organisatrice : « M Koffi, il est 15h00 et on ne vous voit pas », je réponds pour dire que je suis sur le point de prendre le taxi. J’étais en retard. Cela ne me plaisait pas, mais en me rappelant les 2 heures de retard avec lequel l’événement du samedi dernier a débuté, j’étais serein dans le taxi.

La ponctualité est un état d’esprit et non la couleur de peau

15h30, j’arrive sur les lieux. La cérémonie a effectivement débuté à 15h00 et se poursuit. L’organisatrice m’aperçoit et me lance à la figure : «  c’était 15h00, qu’on avait dit. Moi je ne marche pas avec l’heure africaine“. « Time is time » ajoute t-elle énervée, avec un accent anglophone. C’est une ivoirienne qui réside aux Etats-Unis. Je réalise que j’ai affaire à une américaine, qui n’a pas la mentalité africaine. Je suis confus. J’aurais pu être à l’heure, si je ne m’étais pas laissé influencer par le mauvais exemple de la cérémonie d’Abobo Belleville. Oui, il est mieux d’arriver à l’heure et attendre les retardataires que de venir en retard et être attendu.

Il faut refuser l’heure africaine

L’heure africaine est une expression de médiocrité. C’est une excuse que plusieurs donnent pour se justifier et parce qu’ils ne veulent pas admettre que le retard est un acte de médiocrité. Accepter l’heure africaine, c’est admettre dire que l’Afrique est faite pour ne pas respecter ses engagements. L’heure africaine, c’est affirmer que l’Afrique a son heure : le retard. Avec l’heure africaine, le GMT n’a pas de sens. Chacun peut régler sa montre de 2 heures de retard et prendre cela comme l’heure officielle. Pour certains, “l’Afrique sera toujours en retard donc acceptez l’heure africaine“. Plusieurs vont en retard au travail, à des rendez-vous, aux réunions de prière et c’est toujours la même chose. Ils sont habitués : c’est l’heure africaine.

Y aura-t-il une heure africaine le jour où la trompette de Dieu sonnera pour l’enlèvement, vu que personne ne connaît l’heure, le jour, le mois et l’année ? Seras-tu prêt le jour de l’enlèvement ? Changeons nos mauvaises habitudes.

Par Victoire Koffi

Comment je suis sortie indemne d’un grave accident

Le temps peut s’écouler, mais ne saurait effacer le souvenir de la bonté du Seigneur. Lisons le témoignage doublement relaté par Olivia Seu et sa mère.

Le récit de la mère  

 « Les faits remontent à 2010 où ma fille avait 10 ans. Sa grande sœur mariée à Bonon a souhaité qu’elle aille passer une semaine de congé avec elle. La veille de son départ, j’ai fait un songe dans lequel, j’ai entendu une voix me dire : « votre fille va voyager demain et au cours du voyage elle va faire un accident, mais rien ne va lui arriver ». Quand je me suis réveillée, j’ai réuni tous les enfants et je leur ai expliqué le songe, puis nous avons prié le Seigneur. Ma fille a commencé à pleurer parce que je lui ai dit qu’elle n’irait plus en voyage. Vu ses pleurs et sa sœur qui était dans l’impatience de la revoir, je suis revenue sur ma décision. Alors le matin, je l’ai accompagnée à la gare, en la confiant au chauffeur puisqu’elle était petite et faisait son premier voyage sans moi. Avant que le car ne démarre, j’ai demandé au chauffeur la permission pour prier. Chose faite, je suis retournée à la maison. Aux environs de 08h, je reçois un coup de fil, me disant que le car emprunté par ma fille venait de faire un accident sur l’autoroute. Dans un premier temps, cela ne m’a pas affolé. Toutefois,  c’est lorsqu’une dame que je connaissais m’a interpellée pour insister que j’ai réalisé ce qui venait de se passer.

Une mère tourmentée

Abattue, je me suis rappelée du songe que j’ai fait et j’avais dit : « Seigneur Jésus, ce n’est pas ce que tu m’as dit, voilà que ça fait un an que mon mari est décédé ; et aujourd’hui c’est ma fille ? Vraiment Seigneur épargne-moi cela.  » Lorsque j’ai fini la prière, il était question que je me rende sur le lieu de l’accident. Mais, j’ai refusé. Certaines victimes ont été ramenées à Abidjan et d’autres conduites à Yamoussoukro. On m’a demandée d’aller à la morgue pour voir si son corps y était. Je n’ai pas voulu y aller, car pour moi, ma fille ne pouvait pas être parmi les morts. Alors mes voisins y sont allés à ma place, mais ma fille n’y a pas été retrouvée.  Nous avons appelé à Yamoussoukro et elle n’y était pas non plus. 

Et les gens m’ont dit « cela fait deux jours que tu ne vois pas ta fille et tu refuses de faire des recherches ». D’autres venaient dans l’intention de me présenter leurs condoléances, ce que je rejetais automatiquement. Quand ils insistaient, je leur répondais : « Dieu ne m’a pas dit que ma fille va mourir ».

 Les faits vécus par la fille (Olivia Seu)

« Après que ma mère ait fini de prier, le car a démarré. Et j’ai commencé à lire un petit livret qu’on nous a distribué à l’église. Chemin faisant, un grand bruit s’est fait entendre. Par la suite,  j’ai perdu connaissance. Quand mes yeux se sont ouverts, j’étais  assise au milieu du goudron, les pieds allongés et je voyais le car complètement renversé. J’ai reconnu mes voisins qui étaient morts, d’autres gravement blessés. Ce qui m’a marqué,  c’est que je n’ai eu aucune blessure. Je ne sais pas comment cela s’est passé, vu que tous les survivants étaient blessés. J’étais à l’écart, comme si j’avais été  extirpée du car au moment de l’accident. Vraiment, j’étais émue et j’ai su que c’est Dieu qui a fait cela. Je me suis levée et j’ai commencé à marcher et les gens me regardaient avec étonnement. Quand les secours sont venus, ils ont demandé « qui sont ceux qui veulent retourner à Abidjan ou continuer le voyage ? ». C’est ainsi que j’ai exprimé mon désir de continuer. Ils m’ont dissuadé de poursuivre le voyage, mais je suis restée ferme sur ma décision. Alors, nous avons fait une escale à Yamoussoukro pour des visites médicales. J’ai été hébergée par une dame durant trois jours. Vu que je n’avais aucune blessure, un infirmier m’a soumise à plusieurs interrogations. « Tu es sûre que tu étais dans le car ? » « Oui », ai-je répondu. « Tu possèdes quel fétiche ? », a-t-il poursuivi. Je lui ai fait savoir que je n’avais pas de fétiche mais que j’allais à l’église. Il a répliqué : « toi petite comme ça tu vas à l’église ? » « Oui, je prie beaucoup » ai-je précisé. Et il a dit « ton Dieu est fort.  Tu n’as rien mais dans les années à venir va te faire analyser, car l’accident pourrait avoir des répercussions sur toi plus tard ».  Les examens médicaux ayant révélé que je me portais bien, j’ai décidé de poursuivre le voyage sur Bonon.

Le second miracle

Une fois arrivée à Bonon, je ne pouvais pas joindre ma grande sœur, vu que son numéro de téléphone était enregistré dans mon portable que j’avais perdu lors de l’accident. Je ne savais pas où elle habitait non plus. Le seul numéro que je connaissais par cœur était celui de ma maman. Je l’ai donc appelée pour qu’elle m’oriente, mais sans suite. Je me suis donc retrouvée dans les rues de Bonon ne sachant plus quoi faire. Il était déjà 22h. Je marchais le long du goudron principal sans destination précise, en priant pour chasser la peur en moi. Chemin faisant, j’ai rencontré un monsieur à moto qui m’a demandé ma destination. Et moi de répondre « tonton, je ne sais pas où je vais, néanmoins je suis venue voir ma grande sœur ».  « À cette heure tardive ? » s’est-il inquiété.  Alors, il a poursuivi : « comme tu es petite, tu passeras la nuit chez  moi et  demain on ira au poste de gendarmerie pour faire des recherches ». J’avais peur, mais j’ai résolu que de toutes les façons si je ne partais pas avec lui et que je restais, je serais exposée aux bandits. Alors je suis montée et on est parti. Arrivé chez lui, il a garé sa moto; il est entré dans la maison avec ma valise. Etant dehors en attente, je l’entendais parler avec sa femme en disant qu’il est venu avec une petite fille, qui dormira avec eux et s’en ira le lendemain. Puis, il m’a demandée d’entrer. Dès que j’ai franchi le salon, je me suis rendue compte que la femme en question était ma grande sœur. Quelle surprise ! Je n’en revenais pas. Elle est donc l’épouse de mon bienfaiteur ! « Chéri, où est-ce que tu l’as rencontrée ? Je cherchais à t’appeler depuis ce matin pour te dire que ma petite sœur avait eu un accident pendant qu’elle venait séjourner chez nous », s’est-t-elle exclamée, heureuse.  Cependant, cette joie était trahie par une tristesse qui se lisait sur son visage. Alors toute pressée, elle a appelé ma maman  pour  l’informer de mon arrivé chez elle. Une joie mêlée de larmes a pris le dessus de ces retrouvailles. Cette même nuit, ma grande sœur m’a surnommé « Miracle », ce, durant mon séjour à Bonon.

Mon combat face aux propos du médecin

Etant en classe de terminale, je devais déposer un dossier médical. Un jour, on m’a demandé d’aller voir le médecin parce qu’il semblait que j’avais des troubles de mémoire. Comme je l’ai dit tantôt, le docteur m’avait dit que l’accident, pourrait avoir des répercussions sur ma santé plus tard. Il avait donc mentionné tous les détails dans mon carnet. Et c’est le même carnet que j’utilisais encore. Je me suis posée les questions suivantes : « Pourquoi durant tout ce temps, je n’ai pas eu de troubles de mémoire ? Pourquoi maintenant, précisément où je dois passer mon examen? » Alors quand cela m’a été dit, j’ai résolu de ne pas informer ma maman, de peur qu’elle  gaspille son argent. Dès lors, j’ai changé ce carnet pour éviter qu’on ne me parle de trouble de mémoire. 

Mais, les propos du médecin avaient commencé à avoir de l’impact sur moi. Etant en préparation pour le Bac, j’étudiais avec un étudiant. Et lorsqu’il revenait le jour suivant pour faire des révisions, je lui disais que j’avais tout oublié. Cela se répétait et j’ai commencé à m’inquiéter. J’en ai parlé à une sœur de l’église qui m’a conseillée d’en parler au Pasteur. Ce dernier m’a réconfortée, me disant : « tu n’as pas trouble de mémoire ce sont eux qui veulent te le faire croire ». Je suis sortie du bureau du pasteur en mettant ma foi en ses propos. Depuis ce jour, je n’ai plus eu de troubles de mémoire. Même les formules qu’il fallait apprendre par cœur, me venaient facilement. C’est ainsi que j’ai réussi au BAC la même année. Et depuis l’année dernière, je suis étudiante en  informatique. Vraiment, le Seigneur Jésus est bon, je lui dis merci pour ma vie qu’il a préservée et pour tout ce qu’il a fait pour moi.

Prostitution et broutage : comment j’ai été délivrée par le Seigneur

« Il est arrivé un moment où je me suis posée des questions : « mais pourquoi, malgré cette vie de débauche, je ne contracte pas de maladies vénériennes ? Pourquoi  suis-je  encore en vie ?». Ces propos sont de H.N., une chrétienne qui a sombré dans la débauche. Son parcours démontre combien le Seigneur est fidèle pour ramener ses brebis à la bergerie. Lisons. 

Mon histoire remonte depuis la classe de seconde où mon père et ma mère se sont séparés. Le départ de ma mère a été très difficile pour moi, car je n’avais plus personne pour me donner les conseils de la vie, et mon père ne faisait que me blâmer tout le temps.  En 2010, lorsque j’étais en terminale un monsieur du quartier a fait irruption dans ma vie et a tout chamboulé.

Initiée à la sexualité à cause des difficultés   

En effet, ce dernier a envoyé sa servante me dire qu’il voulait de moi. Et la servante m’a convaincue en disant : « tu sais que chez vous, c’est difficile d’avoir de quoi à manger ; donc accepte le monsieur et tu verras que ta vie va changer ». Oui, c’était difficile. Mon père laissait de l’argent pour notre déjeuner à sa nouvelle femme, mais cette dernière nous abandonnait régulièrement dans la faim. Étant croyante du Message du temps de la fin, depuis mon enfance, je savais que la Bible interdisait les rapports sexuels hors mariage. Mais, vu les conditions pénibles dans lesquelles nous vivions, j’ai accepté la proposition du monsieur. Cependant, toutefois qu’il voulait avoir de rapports sexuels avec moi, je refusais puisque j’étais encore vierge. Mais un jour, il m’a pris de force et je ne pouvais pas crier car c’est moi-même qui me suis rendue chez lui. Ce fut le pire moment de ma vie. Je me suis dit qu’une fois à la maison, après mon bain ça allait passer.  Ce jour-là, je suis restée dans la douche longtemps et je me suis lavée à plusieurs reprises. Mais je me sentais toujours sale. Et plusieurs jours après, cela encore gravé dans mon esprit : je me sentais souillée. L’argent que ce monsieur me donnait, je le mettais à la disposition de ma famille afin de combler les besoins pressants.

Après avoir échoué à mon Bac, j’ai rejoint ma grande sœur à l’intérieur du pays  et j’ai repris le chemin de l’Église. Alors un dimanche, la prédication donnée par le Pasteur a touché ma manière de vivre. J’ai réalisé que je devais mettre de l’ordre dans ma vie.

Ma mésaventure amoureuse

J’ai pleuré, et j’ai résolu de ne plus avoir de relations sexuelles avec les hommes. Un mois plus tard, j’ai rencontré un jeune, qui me harcelait et me suppliait tout le temps pour que je sois avec lui. J’allais maintenant  me rendre compte que les hommes sont parfois ”diaboliques”. J’ai malheureusement accepté sans savoir  pourquoi. J’ai commencé à l’aimer réellement, et il m’aimait également. Il a même commencé à fréquenter notre l’église. J’ai vu qu’il venait et se donnait. Je lui ai dit : « je constate que toi et moi sommes devenus frère et sœur en Christ, donc arrêtons cette manière de vivre ».  À chaque fois qu’on décidait d’arrêter, on retombait encore dans le péché. Et chaque fois, il me rassurait qu’il n’allait jamais me laisser tomber, il a même juré à plusieurs reprises, en me promettant le mariage. Hélas, des mois après, quand il a eu du travail, son comportement a changé envers moi. Un jour, il m’a dit qu’il mettait fin à notre relation. Cela a été un coup dur pour moi. Il m’a trahi. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai avalé tous les comprimés que j’ai pu trouver.  Pour moi, il était mieux de me  donner la mort, que de subir cette trahison. Mais, cette tentative de suicide a échoué, mais j’ai été très malade. Toute ma famille a été informée et on m’a appelé de partout pour me faire des remontrances. Par la suite, je n’ai plus eu d’assistance financière. J’étais livrée à moi-même. C’est seulement ma mère qui me consolait. N’ayant pas d’affection au niveau des parents, et ne pouvant plus supporter cette humiliation, j’ai quitté cette ville pour une autre.  

La vie de prostituée

J’étais en quête de l’homme qui pourrait combler le vide dans ma vie. Mais, ces aventures  amoureuses se soldaient par des échecs. Alors, je suis arrivé à cette finalité : « c’est dans la prostitution que je vais mourir, mais si le Seigneur m’enlève de là, gloire à son Nom ». C’était dorénavant ma nouvelle devise. Avant de sortir je prononçais la phrase suivante : « si je dois mourir, je mourrai ; si je ne meurs pas, c’est qu’il y a une bonne chose qui m’attend ». En 2013,  j’ai été ‘’maîtresse’’, pendant près de 4 ans. Je travaillais dans une boîte de nuit en tant que serveuse. J’ai eu plusieurs aventures avec des hommes. Et à chaque fois, qu’il y avait un danger, j’avais le pré-sentiment que la personne avec laquelle j’étais, n’avait pas de bonnes intentions, et je m’échappais. Il est arrivé un moment où je me suis posée des questions : « mais pourquoi, malgré cette vie de débauche, je ne contracte pas de maladies vénériennes ? Pourquoi  suis-je  encore en vie ?»    

Ma vie de ‘’brouteuse’’

Une chose me guidait : pas question d’aimer un homme pour une relation sérieuse. Mon but était d’avoir de l’argent. Alors, au début de l’année 2018,  j’ai commencé à arnaquer les prétendants. Quelque fois, je me faisais passer pour une fille désespérée qui avait  besoin d’aide pour la nourriture, le loyer, les factures, etc. Mon but était dans un premier temps de recevoir de petites sommes de 10 000f  ou 20 000 f, pour gagner leur confiance. Aussi, je faisais des photos et vidéos osées, que j’envoyais à des personnes. Et si cette personne demandait plus, moi aussi je demandais plus d’argent. Et au fur à mesure, les montants augmentaient. Si par exemple, quelqu’un voulait voir une partie de mon corps, il y avait un prix approprié à cela.

Je n’avais plus de remords

Depuis que j’ai été trahie par le jeune qui m’avait promis le mariage, je me suis dit que j’ai perdu mon mari. Ce mal m’a rongé et m’a suivi tout le temps. Dès lors, je pouvais montrer ma nudité à un inconnu sans problème. Je portais les habits sexy, je me disais que de toutes les façons mon corps allait pourrir un jour, donc je m’en foutais. Alors, quand un homme voulait une relation sérieuse, je m’éloigne de lui. J’ai réalisé que j’étais devenue une vraie prostituée. Pire, je n’avais plus de sentiment, ni d’émotion. Souvent, lorsque quelqu’un m’expliquait une histoire pathétique, je ne ressentais aucune compassion. J’étais vide au plan émotionnel.

La délivrance accordée par le Seigneur

Ayant réalisé ma décadence spirituelle, j’ai commencé à m’approcher du Seigneur en fréquentant une communauté chrétienne. Avec les prédications, j’ai réalisé que  je vivais de l’argent sale, qui d’ailleurs se volatilisait. J’ai aussi compris qu’en tant que chrétienne, mon corps est sacré, et appartient uniquement à mon futur mari, même si cela tarde. J’ai revu ma garde-robe et je m’habille décemment désormais. J’ai  commencé à me sentir femme et à avoir des sentiments. J’ai donc pris la résolution de travailler de mes propres mains, afin de m’assurer une autonomie financière pour ne plus céder aux propositions. J’ai eu un boulot de ménagère. Et cela n’a pas été facile dans la mesure où plusieurs hommes venaient à nouveau. La tentation était grande et j’étais dans un besoin d’argent. J’ai dû faire violence sur moi pour me séparer de tous mes amants. J’ai même refusé l’argent qu’on m’a proposé. Je n’ai plus de contact avec eux. Alors que je me suis faite baptisée toute jeune, je peux dire que c’est maintenant  que j’expérimente le christianisme. Gloire soit rendue au Seigneur, car Il m’a permis de garder mon calme et souffrir patiemment. J’apprends à me contenter de ce que j’ai et je ne suis plus envieuse, ni poussée au gain facile. Et le Seigneur dans sa fidélité subvient à mes besoins, car prier est ce que je sais faire. J’ai recommencé à louer le Seigneur comme avant en intégrant la chorale de l’Eglise. Je dis grand merci au Seigneur Jésus pour ma grande délivrance et ma renaissance.

Par Saint Apollos

Retard aux cultes

Le retard se définissant comme le fait d’arriver trop tard après le moment attendu ou encore de ne pas avoir fait ce qu’on aurait dû faire à temps, est aujourd’hui très récurrent dans les différents lieux de cultes chrétiens.

Malheureusement, certains chrétiens ont perdu la notion de la ponctualité, témoignant ainsi d’une négligence sans pareil à l’égard de l’œuvre du Dieu Tout puissant. En effet, cela dénote d’un manque de discernement de la présence de Dieu. Seraient-ils en retard au travail, à l’école ou à un rendez-vous d’affaire ? 

Absolument pas ! Lorsqu’il s’agit de leurs intérêts personnels, ils mettent tout en œuvre pour remplir convenablement leurs obligations. Toutefois, ces derniers sont totalement indifférents quant à la ponctualité aux cultes. A ce titre, ils ne tarissent pas d’arguments pour justifier leurs constants retards : ‘‘j’étais fatigué’’, ‘‘j’habite très loin’’…

A lire aussi: RÉVÉLATION DES SEPT PÉRIODES DE L’HISTOIRE DE L’EGLISE (APOCALYPSE 2 et 3)

Le Seigneur aurait-il perdu toute sa valeur, pour que des croyants se pointent à x heures, aux rendez-vous auxquels ils les convient ? Que non ! Il demeure le même hier, aujourd’hui et éternellement. Il convient de signaler qu’un culte est un service divin. S’ils ne peuvent pas être en retard aux rendez-vous des hommes, à combien plus forte raison, à celui de leur créateur. Comment peuvent-ils espérer être bénis, s’ils n’accordent pas du crédit à l’auteur de toute bénédiction. Le Seigneur Jésus-Christ est un Dieu de justice. Il les récompense en fonction de la valeur qu’on lui accorde. Le retard dont ils font preuve, est un signe de non-respect, de manque de considération envers Dieu.

Puissent tous parvenir à une véritable repentance afin d’accéder aux bénédictions et jouir de toutes les grâces du Seigneur de gloire Jésus-Christ !!!

 Par EPHRAIM GOSHEN

Dealer de drogue à 15 ans, Christ m’a délivré

« J’étais une vedette dans le milieu de la drogue au Plateau Dokui, et on ne se cachait pas. Presque  tout le monde nous connaît ici. J’ai 22 ans, j’ai commencé à fumer la drogue à l’âge de 15 ans » avoue E.T. A travers ce témoignage, il relate son calvaire dans ce milieu vicieux et comment le Seigneur Jésus-Christ l’en a délivré. Lisons.

Tout a commencé suite à la séparation de mon père d’avec ma mère. Chacun d’entre eux s’est remarié. Je vivais donc avec ma mère à Grand Lahou vu que je ne m’entendais pas avec ma belle-mère. En effet, lorsque j’allais chez mon père pour les vacances, elle faisait des choses que je n’appréciais pas. Elle accordait un traitement de faveur à ses enfants et à nous, du mépris. Ses enfants ne touchaient à rien dans la maison tandis que mon frère et moi avions à charge tout le ménage de la maison. Souvent dès 6h, c’est avec les coups de pieds qu’elle nous réveillait pour le nettoyage du salon pendant que ses enfants faisaient la grâce matinée. J’avais environs 12 ans à l’époque. Toutefois, Il est arrivé des fois où j’avais refusé de faire les travaux, car pour moi, c’était une injustice ; et mon grand frère me soutenait.

Nous étions issus d’une famille car notre père avait les moyens, c’est-à-dire qu’il avait de l’argent. Mon père était un gendarme, adjudant-chef à la présidence à l’époque. Mais vu que sa femme nous maltraitait, on vivait dans des conditions pénibles ; au point où nous avions du mal à avoir de quoi manger. Ainsi, mon frère et moi étions obligés de voir des amis qui nous donnaient de la nourriture. Une année, mon frère aîné est allé à Gagnoa pour poursuivre ses études et je suis resté seul. Je devais affronter seul les difficultés et me battre comme je pouvais. J’avais environs 17 ans et j’avais une copine qui s’occupait de moi.

Mon initiation à la drogue a perturbé ma scolarité

Au lycée à Grand Lahou, étant en classe de 6e, j’étais le premier de ma classe avec 15 de moyenne. Quelque temps après, j’ai commencé à m’adonner aux jeux de rue à savoir, ‘‘Konami’’, Poker. Souvent me remettait 1000 à 2000 francs comme argent de poche, mais dans les jeux je gagnais plus d’argent, j’avais en moyenne 20 000, 30 000 à 50 000 francs par jour. Des amis venus d’Abidjan, adeptes du rap, nous ont initiés à la drogue dès leur arrivée au Lycée. On désirait également faire du rap et s’est ainsi qu’on a rejoint leur groupe. On a donc commencé à fumer la drogue. De ce fait, j’ai commencé à négliger mes études, vu l’argent que je gagnais. Je n’allais plus aux cours. Au deuxième trimestre, j’ai comptabilisé 185 heures d’absence. Notre professeur de maths, me connaissant comme son meilleur élève en mathématiques, a approché le mari de ma mère pour lui fait cas de la situation. A entendre cette nouvelle, ma mère  était complètement abattu. Le professeur s’est adressé à eux en ces termes : « votre fils très intelligent mais il ne vient plus à l’école qu’est ce qui se passe ou bien vous le maltraiter à la maison ? ». Suite à cela ma mère s’est mise en colère et m’a dit ceci : « peut-être qu’ici tu n’es pas à l’aise, tu vas aller chez ton papa. » cette idée me déplut étant donné que j’avais passé toute mon enfance à Grand Lahou. J’ai donc exprimé à ma mère mon refus d’aller à Abidjan, car lui promettant de changer d’attitude. En ce moment, j’avais redoublé ma classe de sixième. Mais vu que je fréquentais les mêmes amis, j’ai renoué avec mes mauvaises habitudes. Fâchée et déçue, ma mère m’a amené chez mon père à Abidjan pendant les vacances scolaires.

Ma venue à Abidjan

Je suis donc arrivé à Abidjan chez mon père. La rentrée étant arrivée, il a refusé de payer mes cours. Je suis resté ainsi et j’ai géré une salle de jeux vidéo. L’année suivante, mon père a encore refusé de m’inscrire. Je lui ai fait savoir que j’avais pris conscience afin de ne plus les décevoir. Toutefois, il a maintenu sa position. Malgré que mon cursus scolaire se soit vu arrêté en classe 6e, toutes les fois que mes sœurs en classe de 3e revenaient de l’école, je prenais leurs cahiers pour étudier leurs leçons. En fin d’année, je connaissais pratiquement tout le programme de 3e. J’ai même demandé à mon  père de m’inscrire en 3e  en lui promettant le succès au BEPC. Peine perdue, il a refusé malgré mon insistance.  

Alors j’ai compris qu’il n’y avait plus d’espoir pour moi et j’ai décidé de me livrer à la rue pour avoir de quoi payer ma scolarité et passer le BEPC.  J’ai géré une salle de jeux vidéo ; qui a fermé par la suite à cause d’un braquage. J’étais découragé et je me suis à nouveau retrouvé à la maison à ne rien faire. Alors, j’ai décidé de jouer aux jeux au hasard. Je gagnais en moyenne par jour 2000 à 5000f.  

Ma vie de dealer

Depuis ma venue à Abidjan précisément au Plateau Dokui où vit mon père, et j’ai remarqué que la plupart des jeunes menaient la même vie de débauche que je vivais à Grand-Lahou : alcool, drogue et femmes. J’ai ainsi cédé à la tentation. Et pendant que je broyais du noir, me débattant pour survivre, j’ai remarqué qu’un grand frère du quartier s’en sortait bien dans son activité. C’était le premier dealer à l’époque. On était même cousin, et il vendait de la drogue dans le quartier. Une fois, aux jeux de rue, j’ai gagné beaucoup d’argent et je me suis donc approché de lui.  Je lui ai demandé comment il faisait pour s’en sortir si bien. Et Lui de me répondre que c’était cent pour cent de bénéfice dans son business. Je lui ai demandé ses points de ravitaillement et il m’a répondu : « petit faut laisser, tu es trop jeune ». J’avais presque 16 ans. Chaque fois que je le voyais, je l’importunais pour découvrir le moyen de m’approvisionner. Voulant à tout prix savoir, je me renseignais auprès des  jeunes qui nous vendaient la drogue, car moi-même, j’avais commencé à fumer à nouveau. C’était du cannabis. Mais, tous me ramenaient vers le grand frère.  Un jour, j’échangeais avec un ami, qui selon moi ne touchait pas à ces substances. Et ce dernier m’a révélé que c’est lui que le grand frère envoie pour s’approvisionner. Sa rencontre fut un sésame pour moi. Il  m’a d’abord conduit dans un fumoir à Abobo, puis dans un autre à  Adjamé.  

Après plusieurs achats en compagnie de ce dernier, j’allais désormais seul pour m’approvisionner en vue de ravitailler mes clients. J’étais de venu le  seul revendeur de drogue dans le quartier, car mon cousin avait arrêté. Le terrain de basket était notre point de rencontre, à cause des rappeurs qui y venaient pour jouer. C’était notre ghetto. La devanture de l’école, le rond-point et le petit marché étaient des points fixes. Les gens venaient un peu de partout pour me voir. De  2011 à 2015, j’étais le chef au Dokui. On m’appelait ‘‘vieux père’’, ‘‘Le royco’’, ‘‘deux caniches’’ parce que j’avais des caniches. Quand tu vends la drogue tu es comme un grand frère pour les clients. Il y a des élèves même qui venaient tôt le matin et fumaient avant de partir à l’école. En tout cas, il plusieurs écoles étaient mes points de livraison. J’avais affaire à des accros, donc par jour, je gagnais en moyenne 80.000f. Je précise que ce n’était pas toujours facile, car il fallait être un bon bagarreur pour récupérer son dû. 

Lorsque j’apercevais les patrouilles du CCDO, j’orientais mes clients hors du quartier. Souvent mon portable crépitait à des heures tardives. Quand je recevais ces coups de fils, il se réveillait et me posait beaucoup de questions. Alors, je devenais désagréable et nos échanges étaient houleux.

Épinglé par les forces de l’ordre

En 2015, Un matin à 7h, mon sommeil fut interrompu par un coup de fil. Il s’agissait  d’un étudiant de l’université de cocody. La veille, il m’avait envoyé un message pour passer sa commande. Il souhaitait fumer un peu de drogue avant d’aller au cours. Ce jour-là, on s’est croisé derrière chez moi, aux cacaoyers. Alors que je m’y attendais le moins, j’ai vu les agents du CCDO se diriger vers nous, au bout des différents  couloirs. Je me suis rendu compte qu’on était pris au piège, car ils nous avaient encerclés. J’avais beaucoup de drogue dans ma poche ce jour-là. Alors, sans perdre le temps, j’ai rapidement avalé une bonne quantité et j’ai enterré le reste dans la boue, car il avait plu.  Ils m’ont interrogé et ont tout fait pour m’imputer le fait que j’étais un toxicomane. Niant cela, j’ai eu de vives altercations avec eux. Mais quand ils m’ont fouillé, ils ont trouvé des papiers dans lesquels on fumait la drogue. J’avais oublié de m’en débarrasser. Ces papiers servaient à emballer le cannabis avant de le fumer, et les forces de l’ordre connaissaient ce type de papier.

Ils m’ont donc arrêté et au moment où ils m’embarquaient, mon papa m’a vu.  Alors, il s’est présenté à eux et comme c’était leur supérieur, ils m’ont relâché.  Mais, mon père a dit : « ne vous gênez-pas attraper le.  Il est trop têtu quand je lui parle, il ne m’écoute pas ». Alors sur ces paroles, ils m’ont embarqué dans leur cargo en destination pour Abobo. Et quelques heures plus tard, des oncles sont venus plaidés et on m’a libéré.

La soif de s’enrichir m’a conduit chez des marabouts

Après cet épisode de l’arrestation,  j’ai stoppé un peu la vente de drogue. Et j’ai rejoint des amis brouteurs. On désirait ardemment devenir riches afin que les hommes nous respectent. Après nos investigations, on nous a recommandé un village  du grand Nord.  Dans ce village, il y avait deux marabouts : un ivoirien et un béninois. Apres les civilités, le marabout ivoirien m’a dit : « pourquoi tu veux signer un pacte pour avoir de l’argent ? Laisse tes amis le faire, mais toi retourne à Abidjan.  Dieu est avec toi, et sache que la vie est dure, donc il faut te battre. Tu as du talent tu peux chercher donc ne suis pas tes amis faut chercher pour toi-même, tu dois manger à la sueur de ton front ». Le rituel consistait à sacrifier une personne de notre famille. J’ai donc décidé d’écouter ce marabout et je suis rentré, abandonnant mes amis dans ce village.

En fin 2016, mon père ayant pris sa retraite, a décidé de s’installer à Gagnoa. Alors, j’ai préféré aller vivre chez ma mère à Abobo. Ce n’était pas facile car m’a mère s’opposait farouchement au fait que j’aille saluer mes amis du Dokui. Je m’entêtais, et je prenais souvent son argent pour aller passer quelque jours au Dokui afin de fumer la drogue, puis je revenais.

Ma rencontre avec le Seigneur

J’ai rencontré des évangélistes qui m’ont présenté l’évangile. J’ai retenu que Jésus était venu pour les méchants, les pécheurs, et en l’acceptant comme ami et Sauveur toutes nos transgressions ou péchés sont effacés. Au début, je considérais cela comme du business ; c’est-à-dire qu’ils viennent recenser pdes fidèles pour avoir de l’argent. Donc le dimanche, je suis allé dans la mission des disciples d’Abobo. Ce jour-là, la prédication de l’homme de Dieu tournait autour de ma vie, alors qu’il ne me connaissait même pas. Il s’exprimait en ces termes : « toi qui vivait dans la masturbation, dans la cigarette, dans la débauche, dans la drogue, qui sortait avec les filles qui se livraient à la prostitution ». Je me suis dit : « donc les pasteurs là quand on dit que ce sont des menteurs là donc c’est vrai alors. Les gars lui ont dit que je suis là donc il est entrain de mentir maintenant ».  Le culte étant fini, ils ont demandé aux nouvelles personnes de se tenir debout pour faire leur connaissance. Je me suis levé et je me suis présenté. Après cela, ils nous ont informés que le pasteur souhaitait avoir  un petit entretien avec nous. Je n’approuvais pas cela, prétextant que mes amis attendaient. Or, je voulais aller vite fumer de la drogue au Dokui avant de rentrer.  Vu mon impatience, le pasteur m’a reçu en premier. Une fois dans son bureau, je lui ai dit ceci : « monsieur svp parlez vite car je dois rentrer ». « C’est comme ça tu t’adresses à un homme de Dieu ? », a-t-il répliqué étonné. Et j’ai ajouté ceci : « moi-même je suis homme de Dieu parce que la Bible déclare que l’homme est un petit Dieu ». Il m’a donné beaucoup de messages, et il m’a dit : « tu veux que Dieu se révèle à toi, il faut gêner 3 jours ». Considérant cela comme un défi, j’ai décidé de le faire. Le troisième jour à minuit, j’ai fait un songe où j’ai vu un homme avec des épines en forme de couronne sur la tête.  Puis, il a plu du sang. Le matin j’ai expliqué le songe à ma sœur en lui disant : « mais votre pasteur c’est un mystique ou bien ? »  Elle m’a répondu que c’est une vision que Dieu m’a montré. Alors, j’ai décidé d’expliquer le songe à d’autres hommes de Dieu dans le quartier. Et tous m’ont donné les mêmes explications. Ce songe était un signe de repentance selon ce qu’il paraissait. Jésus s’était révélé à moi pour que je me repente de mes péchés. Mais, je n’étais trop convaincu et j’ai continué à interroger d’autres hommes de Dieu. Toutefois, c’est la même version qu’ils me donnaient.

Ma nouvelle vie

Ma mère m’a dit que la vie était un choix et que seuls les imbéciles ne changeaient pas. Donc pour ma part, si je ne change pas, je deviendrai ‘‘microbe’’. « Si tu te repentis, Dieu va t’utiliser ». Cette phrase ne cessait de  me revenir à l’esprit. Avec l’enseignement que j’ai reçu, j’essaie de ramener mes amis sur le droit chemin. Parce que Dieu n’est pas dans la religion, Jésus 100 % homme et 100% Dieu. Dieu s’est incarné en nous et par lui nous avons la vie éternelle. J’ai arrêté de fumer la drogue et de boire. Quand je viens souvent au Dokui, ils disent : « eh pasteur, homme de Dieu c’est comment ? » Je les fais comprendre que je ne suis pas pasteur, mais un chrétien qui essaie de ranger sa vie. Je fais même des statuts sur Facebook pour les motiver et les édifier. De la même manière que j’étais zélé pour le mal, j’ai compris qu’il faut être plus zélé pour Jésus-Christ. En 2016, j’ai réussi à l’examen du BEPC que j’ai passé en candidat libre à Grand-Lahou. Et j’ai commencé à donner les cours à domicile. en 2017, j’encadrais l’enfant d’une directrice d’école primaire. Cette dernière m’a dit qu’ils cherchaient un stagiaire dans son école. J’ai fait six mois de stage, après cela l’inspecteur est venu et j’ai été évalué. Et pour cette année scolaire 2018-2019, j’ai été recruté en tant qu’enseignant du primaire. Je dis grand merci au Seigneur Jésus-Christ, car grâce à Lui m’a vie a changé. Je dis merci à ma mère et tous ceux qui m’ont soutenu.

Par Saint Apollos

Ma foi a guéri ma mère devenue comme un squelette

On ne peut passer sous silence ce miracle opéré par le Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit de l’expérience vécue par le frère Joachim Badolo et sa mère. Similaire à l’histoire du paralytique guéri par la foi de ses amis (Marc 2 :3-5), ce témoignage, relaté par Joachim Badolo, est une démonstration d’amour et de foi.

Lisons.   

Je suis chrétien et croyant le Message du temps de la fin. J’appartiens à l’Assemblée chrétienne de Labayoua S/P de Sassandra, dirigée par le Pasteur Omer. Je vis avec ma mère, et chaque fois que je l’invitais à aller à l’église, elle me refoulait car elle adorait des fétiches. En 2012, elle est tombée gravement malade. C’était difficile, on m’a proposé de la traiter avec des plantes, mais sans succès. Elle a été par la suite suivie par un infirmier, mais il n’y a pas eu d’amélioration.

Son premier regard vers Jésus

Un jour, je lui ai  présenté le livre intitulé « William Branham un prophète visite l’Afrique du sud ».  Je lui ai montré la photo de la femme qui était très malade et qui avait été miraculeusement guérie après la prière du Prophète Branham. J’ai dit : « si Dieu a guéri cette femme, il peut aussi te guérir. Je lui ai dit celui qui a prié pour elle s’appelle William Branham, c’est son Message que nous suivons aujourd’hui et je t’invite à découvrir cette parole mais tu n’acceptes pas ». Sur ce, elle a dit « cet homme est où, il vit » ?  Et moi de répondre : « non il  n’est plus, il était aux USA,  mais nous suivons le Message qu’il a  apporté ». Ensuite, je lui ai montré la photo du prophète avec la colonne de feu sur sa tête. Je lui disais qu’elle serait également guérie parce que je crois que le Dieu de Branham peut tout faire. « Si tu veux on ira chez mon pasteur et il va prier pour toi et tu seras guérie », ai-je ajouté. Alors, elle a pris la décision d’aller à l’église. J’ai vu en elle, quelqu’un qui soupire après Dieu. Le pasteur a prié pour elle, mais les jours qui ont suivi, son état de santé s’est dégradé. Ma mère a commencé à délirer ; elle est même devenue folle. Elle a commencé à agresser les gens, à tout casser et vraiment, c’était devenu pitoyable. Toutefois, j’étais toujours en prière me disant que Dieu est capable de tout faire. Voyant que la situation s’empirait, j’ai décidé de l’envoyer au temple.

Son séjour dans le temple du Seigneur et non ailleurs

Je me suis dit nous allons demeurer là-bas dans les jeûnes et les prières et Dieu va la guérir. Mais comme la santé de ma mère allait de mal en pire, un frère a dit : « sa maladie a peut-être été provoquée par les fétiches qu’elle adorait, et donc si vous pouvez la ramener là-bas pour qu’ils puissent faire leur cérémonie afin qu’elle recouvre la guérison ». Je n’ai pas cru au fait que les féticheurs puissent faire quelque chose. Pour moi, seul Dieu avait la solution. La ramener chez les parents, devant les fétiches, pour qu’on fasse des cérémonies était comme symbole d’échec, alors j’ai refusé. J’ai répondu que quelle que soit la situation, même si elle doit mourir, cela se passera dans la maison du Seigneur. Je ne veux plus la ramener en famille pour aller suivre les cérémonies de fétiches.

On continuait de prier et de jeûner pour elle. Vu son état et son agressivité on était  obligé de l’attacher pour ne pas qu’elle s’enfuie. A un moment donné, elle ne pouvait plus manger, ni boire. Elle a commencé à communiquer avec des esprits et à citer les noms de ses parents morts. Moi étant son fils ainé, elle ne me reconnaissait plus. Elle m’a dit de ne plus me fatiguer parce qu’elle est déjà morte. Mais tous ces propos ne me décourageaient pas. Quatre semaines s’étaient déjà écoulées et nous étions toujours au temple dans l’attente de la guérison de ma mère. En ce temps-là, une sœur d’Abidjan m’avait envoyé des cantiques audio de Lifoko et d’Akouala ainsi qu’un recueil de cantiques. Certes, ma mère était malade, mais je n’étais pas inquiet, j’écoutais les cantiques et je me réjouissais. Des personnes m’ont même dit : « tu ne te soucie pas de l’état de santé ta mère, tu passes ton temps à écouter les cantiques ». À un moment donné ma mère ne pouvait plus parler, sa mâchoire était même bloquée. On écartait sa bouche pour y mettre de l’eau, elle ne pouvait plus manger. On la soulevait comme un cadavre. Moi je disais : « Dieu a anesthésié ma mère et il est en train de faire une opération chirurgicale et quand il va finir, elle va se lever ». Lorsque ces parents venaient la rendre visite, ils fondaient en larmes car ils étaient convaincus qu’elle allait mourir. Vu son état, ils disaient tout était fini pour elle. J’avais l’assurance qu’on ne peut invoquer le Dieu d’Elie et être confus. C’est pourquoi, le fait qu’elle respirait était une garantie qu’elle allait se relever.

Ma prière de supplication

Un jour, le pasteur est venu avec l’infirmier qui l’avait traité au départ. Ils ont décidé d’envoyer ma mère dans un hôpital de Sassandra, dès le lendemain. Je n’étais pas d’accord, mais je ne pouvais pas le leur dire car elle était mourante et ils étaient âgés que moi. Mais après leur départ, je suis allé devant l’autel pour parler au Seigneur Jésus en ces termes : « Seigneur, mon Pasteur et l’infirmier veulent envoyer ma mère à l’hôpital. Je reconnais qu’ils sont venus pour m’aider. Aussi, ton serviteur a déjà prié, ainsi que toute l’église. Et la santé de ma mère s’est dégradée ; de la folie, maintenant elle ne parle plus et ne mange plus. Tout le village attend que son cadavre sorte de ce temple. Seigneur, si effectivement ma mère sort de ce temple demain sans être guérie et va à l’hôpital, où est la gloire qui doit te revenir ? Les gens diront que tu as échoué. Seigneur, je ne suis pas d’accord qu’elle aille à l’hôpital de Sassandra ». J’avais la certitude que si je laissais ma mère quitter le temple, elle allait mourir. C’est ma foi qui la tenait, je devais tenir ferme et ne pas douter. J’ai dit : « Seigneur fait en sorte qu’elle reste ici, je sais que tu es le Dieu qui guérit ; il faut que tu la guérisses pour que tout le monde voit ta puissance ». Ayant ainsi prié,  je me suis levé. Et le lendemain matin, je n’ai vu personne.

On était dans cette routine ; j’habitais au temple et j’y dormais avec ma mère.  Les femmes venaient la prendre pour la laver et nous continuions de prier pour elle. Un jour, j’ai fait un songe dans lequel ma mère était bien portante et elle venue s’asseoir derrière moi sur l’une des chaises de l’église. Ce songe m’a davantage rassuré. Je savais donc que ma mère allait être guérie.

Mes plaintes et mes lamentations

Un dimanche alors que nous étions en plein culte, elle s’est mise à crier. Et ses cris perturbaient l’écoute de la parole. Les diacres m’ont aidé et nous l’avons couchée dehors sous le préau. Je me suis retrouvé seul avec ma mère dehors, tandis que le culte se poursuivait. J’ai donc commencé à ressentir la tristesse, et j’ai réalisé qu’à cause de la maladie de ma mère, je ne pouvais plus écouter la prédication. Je me suis adressé disant : « non Seigneur, je ne suis pas d’accord, on t’a invoqué et jusqu’à pressent tu n’as pas encore répondu. Il y a longtemps je crie à toi, mais tu ne la guéris pas ». En ce moment, j’avais en main le livre de chant que la sœur m’avait envoyé. J’ai commencé à feuilleter ce livre puis je l’ai refermé, en gardant un doigt à l’intérieur, car certaines pensées me sont venues en tête. Et j’ai commencé à me questionner : « Mais pourquoi cela m’arrive ? Comment je fais? Si le temple était à moi seul, j’allais y mettre ma mère et puis fermer le temple à clé jusqu’à ce que le Seigneur la guérisse. Et j’allais dire à Dieu si tu veux qu’elle meurt, c’est ta honte ». Je ne savais que faire, mon cœur était meurtri, j’ai rouvert le livre à la page où était mon doigt.

Le réconfort du Seigneur

Puis, mes yeux sont allés sur un cantique  que je ne connaissais pas, mais le texte m’a directement interpelé. Il était écrit :

1. Quand Dieu te fait passer

Au feu pour t’éprouver

Ce n’est que pour te purifier

Ne t’étonne donc pas devant le chemin là

L’obéissance s’apprend ainsi.

Chœur :

Lève les yeux vers Lui

Car Il t’a précédé

Par la souffrance Il fut accompli

Au feu Il est passé glorieux, fut son sort

Car Il obéit jusqu’à la mort.

2. Reçois le châtiment, sois en reconnaissant

De l’amour de Dieu c’est le garant

Ne perd donc pas courage,

Car Le Sauveur partage

Avec toi, ta peine et ta douleur.

J’ai vu en ces paroles comme une réponse directe du Seigneur à ma détresse. Sur le champ, j’ai reçu une paix intérieure après avoir lu ce cantique. Je n’ai jamais eu une joie si immense que ce jour-là. Quand le culte est fini, j‘ai partagé cette expérience avec mon pasteur. J’avais la certitude maintenant que ma maman sera guérie, parce que j’ai reçu quelque chose qui complète le songe que j’ai fait. Les jours passaient, ma mère et moi vivions toujours dans le temple. Mais elle n’avait que la peau sur les os. Ma mère était devenue un squelette dans lequel, il y avait encore du souffle.  

Le pasteur comme un pompier

Nous étions en décembre 2012 on tendait vers la fin de janvier. Alors du haut de la chaire, le pasteur, devant toute l’église a dit qu’on n’allait pas fêter si Dieu ne guérit pas ma mère. Et il a ajouté que le Seigneur avait une dette envers moi. En effet, j’avais passé 6 mois à l’ouest de la Côte d’Ivoire précisément à Duekoué pour assister mon grand frère qui avait été fusillé par des braqueurs. C’était en janvier 2012. Durant mon séjour dans cette ville, j’ai parlé du Message à plusieurs personnes et il y a eu des conversions, dont des pasteurs. Des assemblées ont été créées dans les villes et villages de la région. Éloigné de ma famille pour que les âmes soient gagnées, j’ai dû braver beaucoup de difficultés, faire des sacrifices, subir des persécutions. Le 30 juin 2012, je suis retourné à Labayoua. Et c’est dans le mois de juillet que ma mère est tombée malade.  Je savais que je n’avais pas de mérite pour que le Seigneur me soit redevable. Mais j’ai compris que le pasteur voulait me rappeler que le Seigneur n’est pas injuste pour oublier ce que nous faisons pour son nom selon Hébreux 6 :10. Ces propos de l’homme de Dieu m’ont encore donné de l’espérance pour la guérison de ma mère.

Le jour de la délivrance  

Un matin du mois de décembre, aux environs de 10 heures, ma mère qui était toute raide et ne pouvant se mouvoir s’est levée et s’est assise sans qu’on la soulève. Et j’entends une voix me dire : « je veux de l’eau », je n’en revenais pas, elle venait de parler alors que sa mâchoire était restée bloquée depuis des mois. J’étais seul avec elle au temple. Quelle surprise ! Je lui ai apporté de l’eau et elle a bu. Elle ne s’est pas arrêtée là : « je veux manger ». On lui a donc apporté de la nourriture et elle a mangé. Quand elle a fini le plat, elle a commencé à ramper comme un bébé, en se dirigeant vers le seau contenant l’eau et y a plongé la tête pour boire. J’étais tellement émerveillé, qu’à partir de mon portable, j’ai filmé la scène et pris des photos de ce miracle. Mais, la carte mémoire du téléphone s’est endommagée plus tard (Ndlr : Sur cette même carte mémoire, il y avait les photos de la mère devenue comme un squelette à cause de la maladie. voilà pourquoi il y a des d’images pour illustrer dans quelle état la maman se trouvait).  Ce jour-là, elle a dormi toute la journée.

Entrée triomphale dans le village

Trois jours après, ma mère s’est tenue debout et a souhaité que nous allions saluer le pasteur. De l’église à la résidence du pasteur, c’est pratiquement 1 km. Main dans la main, ma mère et moi nous avons pris le chemin. Une fois  au milieu du village, les parents, les femmes et tous ceux qui même ne croyaient pas en sa guérison, mais qui plutôt attendait qu’on annonce son décès, étaient stupéfaits. En quelque minute, nous étions envahis par une foule qui ne voulait pas se faire raconter ce miracle. Chacun lui serrait la main dans cette effervescence. Les commentaires et les éloges à Dieu fusaient de partout. On se croyait à l’aéroport pour l’accueil d’un président. Après avoir salué le pasteur dans la joie et les larmes dues à l’émotion, ma mère et moi avons quitté le temple quatre jours après pour regagner la maison. Conformément aux paroles du pasteur Omer, ma mère a été guérie dans le mois de décembre juste avant les fêtes. Et toute l’église, la famille et les parents ont pu célébrer cette fin d’année en rendant de multiples actions de grâces au Seigneur. Quelque mois après, ma mère a pris son baptême en donnant sa vie à Christ. Et depuis 2013, elle persévère dans la foi.

Recueilli par Saint Apollos

L’annonce de l’Évangile, un impératif pour les serviteurs de DIEU

 « Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! » 1 Corinthiens 9:16. L’apôtre Paul savait la mission qui lui avait été confiée, il était très conscient de la lourde tâche qu’il avait reçue du Seigneur. Alors pour lui, ne pas annoncer l’Évangile, c’est courir un danger. C’est le sentiment que doit avoir tout véritable serviteur de Dieu, en fonction du don et de l’appel qu’il a reçu.

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Selon  1 Corinthiens 12 : 4-7 « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune ». Nous voyons que chacun détient de Dieu un don particulier. Il est d’abord important de savoir la tâche qui nous est assignée, ensuite nous mettre efficacement à la disposition du maître et sauveur Jésus-Christ. Le don ou le ministère n’est pas notre propriété, mais il doit être profitable aux hommes. Les  versets suivants nous montrent  l’importance des dons et ministères :     

Romains 10 :13-15 « Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ?  Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? Selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! »

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Actes 8 : 30-35 « Philippe accourut, et entendit l’Ethiopien qui lisait le prophète Esaïe. Il lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? Il répondit : Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui….. ». La conversion de l’eunuque éthiopien, montre que tout homme, sans distinction de rang social a un besoin de repentance et de conversion.  Notre Dieu ne fait acception de personne ; il ramène également les hommes de Dieu sur le fondement biblique. En effet, on peut bien être zélé, servir Dieu, avoir des années d’expérience, sans toutefois être dans la volonté parfaite du Seigneur. C’est le cas d’Apollos, dont la compréhension a changé grâce à sa rencontre avec Aquilas (Actes 18 : 24-26).

Comment peut-on gagner quelqu’un à Christ sans l’approcher, sans l’écouter, sans lui expliquer les écritures, sous prétexte qu’il est égaré ou qu’il vit mal ? Écoutons l’expérience de l’Apôtre Paul : « Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part » 1 Corinthiens 9: 20-23 .  

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Il faut donc s’approcher de tout homme en vue de son  Salut. Cependant, cela ne veut pas dire de faire des  compromissions en vue de plaire à quelqu’un, au détriment de la vérité biblique. Cela implique le respect de l’autre, le droit à la différence, l’acceptation, tout en sachant que celui qui est de Dieu viendra à la vérité. Dieu vous bénisse richement !

Par Victoire Koffi

                                                                                      

Les grandes dates qui ont marqué le peuple juif

70 : Jérusalem est annexée par l’empereur Titus. Il assiège la ville pendant 04 mois. La famine y fut telle que des mères furent réduites à manger leurs enfants. Onze cent mille Juifs périrent. Plus de trois cent mille autres furent vendus comme esclaves et traînés à Rome derrière le char du vainqueur. Cent mille furent employés à construire l’arc de triomphe de Titus et le gigantesque Colisée qui se voit encore aujourd’hui. Le temple de Jérusalem fut détruit et, avec lui, la religion de Moïse qui cessa d’exister. Depuis ce jour, les juifssont contraints à l’exil, car sans patrie, sans royaume. Emmenés captifs, ils errent et sont dispersés dans le monde entier.

1948 : Retour des juifs dans leur patrie.  

1948 : L’extermination de plus de six millions de juifs par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale renforce les partisans d’un État pour les survivants.

Le 14 mai 1948, Israël proclame son indépendance, l’Etat d’Israël voit le jour. Le lendemain éclate la première guerre israélo-arabe, remportée par l’État hébreu en 1949. Quelque 700.000 Palestiniens sont contraints au départ et se réfugient dans des pays arabes.

1956 : la nationalisation du canal de Suez par l’Égypte entraîne la 2e guerre israélo-arabe. Israël est soutenu par la France et le Royaume-Uni mais Washington et Moscou contraignent les troupes occidentales à se retirer.

1960 : les services secrets israéliens retrouvent et capturent en Argentine le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann. Il est ramené en Israël où il est jugé puis exécuté.

1967: 3e guerre israélo-arabe dite des “Six-jours”. Israël occupe le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau du Golan. Six ans plus tard, les États arabes attaquent de nouveau Israël qui repousse l’assaut : c’est la “guerre du Kippour” d’octobre 1973.

1978 : le Premier ministre israélien Menahem Begin et le président Égyptien Anouar al-Sadate signent à Washington les accords de Camp David qui préfigurent la signature, six mois après, du traité de paix israélo-égyptien (1979). Deux ans plus tard (1981), Sadate est assassiné lors d’un défilé militaire au Caire.

1982 : l’armée israélienne envahit le Liban (opération “Paix en Galilée”) et chasse l’OLP de Yasser Arafat de Beyrouth. Les troupes israéliennes occupent le sud du pays jusqu’à leur retrait en 2000.

1986 : un ancien technicien israélien du nucléaire, MordechaïVanunu, fait savoir que son pays possède l’arme atomique. Cette révélation, jamais démentie ou confirmée en Israël, est considérée comme exacte.

1987 : dans les territoires occupés, les Palestiniens se soulèvent, c’est la première Intifada.

1993 : Israël et l’OLP signent à Washington une “déclaration de principes” sur une autonomie palestinienne transitoire de cinq ans. C’est le premier accord de paix entre Israël et les Palestiniens scellé par la poignée de main historique entre Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin (assassiné en 1995).

1998 : accords intérimaires de Wye Plantation (États-Unis) qui prévoient un retrait israélien en trois phases des zones rurales de la Cisjordanie.

2000 : la seconde Intifada éclate en septembre, dans la foulée d’une session de pourparlers israélo-palestiniens à Camp David (Maryland, USA).

2002 : Israël élève un mur de séparation avec la Cisjordanie pour empêcher l’entrée de kamikazes palestiniens.

2005 : Israël se retire unilatéralement de la bande de Gaza.

2006 : A la suite d’une attaque du Hezbollah sur son territoire, Israël mène à nouveau une offensive au Liban en.

2007 : Le Hamas islamiste prend par la force le contrôle de la bande de Gaza aux dépens du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas. A Annapolis (Maryland), le président George W. Bush lance l’idée d’un accord israélo-palestinien avant la fin 2008.

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