Côte d’ivoire : le Conseil des apôtres de Côte d’Ivoire (CACI) interpelle l’État sur l’ordonnance n°2024-368.

Le Conseil des apôtres de Côte d’Ivoire (CACI) interpelle l’Etat ivoirienne sur l’ordonnance relative aux organisations de la société lors d’une conférence de presse qui s’est tenue ce mardi 18 février 2025 à Cocody, afin d’exprimer ses préoccupations concernant l’ordonnance n°2024-368 du 12 juin 2024, prise par le gouvernement ivoirien relative à l’Organisation de la société civile (OSC).

Au cours de cette rencontre, les responsables de la CACI ont rappelé que cette ordonnance fixe de nouvelles règles pour les Organisations de la société civile, incluant les associations, les ONG, les fondations et les organisations cultuelles.

Si le CACI reconnaît les efforts du gouvernement pour mieux encadrer la vie des associations religieuses, il estime toutefois que certaines dispositions du texte méritent d’être revues, afin de mieux tenir compte des spécificités des organisations cultuelles.

Au cours de la conférence, le Conseil des apôtres a résumé ses préoccupations en huit points principaux, notamment la méthode d’adoption de l’ordonnance, la spécificité des organisations cultuelles, la promotion du genre, les dons et legs, le rapport d’activité, l’intervention des religieux étrangers, la distance entre les lieux de culte et la dissolution des associations cultuelles.

Face à ces préoccupations, le CACI se dit ouvert à un dialogue avec les autorités pour enrichir le texte et l’adapter aux réalités des communautés religieuses.

Le vice-président du CACI, Marc-Antoine Zando, a insisté sur la nécessité d’échanger avec le gouvernement.

” Cette rencontre est un premier pas. Nous voulons un dialogue ouvert avec l’État pour mieux comprendre ses intentions et faire entendre notre voix. Nous sommes convaincus qu’un terrain d’entente peut être trouvé”, a-t-il espéré.

Il a également souligné l’importance de respecter la diversité religieuse en Côte d’Ivoire.

”Notre pays est profondément religieux. Il est essentiel que toute réforme prenne en compte la liberté de croyance de chacun”, a-t-il ajouté.

De son côté, le pasteur Mohamed Sanogo, membre fondateur de la CACI, a exprimé des inquiétudes quant aux potentielles répercussions de l’ordonnance.

Selon lui ” il est normal que l’État cherche à encadrer certaines pratiques, mais cela ne doit pas être perçu comme une attaque contre la foi et les textes religieux. Nous sommes déjà soumis à des règles strictes, et nous voulons que nos spécificités soient reconnues”, a mentionné Mohamed Sanogo.

Les membres de la CACI espèrent ainsi obtenir des clarifications et des ajustements sur plusieurs points, notamment sur l’autorisation préalable pour les prédicateurs étrangers, une disposition jugée contraignante et contraire à la liberté d’exercice du culte.

De plus, les responsables du Conseil des Apôtres ont réaffirmé leur volonté de travailler main dans la main avec le gouvernement pour parvenir à un texte plus inclusif et adapté aux réalités des organisations religieuses en Côte d’Ivoire.

Source : Abidjan.net

Krismel Bamba

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Côte d’Ivoire : Le Bishop Benjamin Boni responsable de l’Eglise Méthodiste appelle à la vigilance pour préserver la stabilité de la nation.

Le Bishop Benjamin Boni responsable de l’église méthodiste de Côte d’ivoire a lancé un appel à l’attention des acteurs politiques ivoiriens afin de préserver la stabilité de la nation, lors de sa rencontre avec le premier ministre Beugré Mambé ce mercredi 12 février à Abidjan.

« Notre nation est précieuse, mais elle est aussi fragile. Elle est aussi vulnérable qu’une paille sur laquelle on poserait une allumette. Il est essentiel que nous soyons très prudents dans nos actions », a averti Bishop Boni.

Le président de l’Église Méthodiste a également invité le peuple ivoirien à intercéder pour les autorités du pays, qu’il s’agisse des gouvernants, des chefs traditionnels ou des responsables religieux. Il a exhorté chaque citoyen à prendre sa part de responsabilité afin d’éviter que l’année électorale ne soit marquée par la peur et les doutes.

En outre, Bishop Boni a adressé ses “vœux les meilleurs” aux différentes couches sociales, notamment aux plus hautes autorités de l’exécutif, à savoir le président de la République, Alassane Ouattara, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné, et le Premier ministre Robert Beugré Mambé.

Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a annoncé qu’il allait engager une série de visites auprès des chefs religieux, membres du forum des confessions religieuses de Côte d’Ivoire. Après son entretien avec l’Église Méthodiste, il se rendra ce jeudi à Yopougon pour rencontrer le chef de l’Église Baptiste Œuvres et Missions, Yaye Dion Robert.

Lors de cette audience à la conférence de l’Église Méthodiste, au Plateau, Bishop Boni était accompagné de plusieurs membres de son cabinet, dont le secrétaire de la conférence, Très Révérend Pasteur Isaac Bodjé, le président du mouvement national des laïcs, Pr Louis Aboua, et la Directrice générale de la communication, Dominique Regina Tayoro. 

Source : Aip

Krismel Bamba

PAKISTAN :  APRES SIX MOIS DE CAPTIVITE, UNE JEUNE FILLE CHRETIENNE RETROUVE SON DOMICILE

Kidnappée et marié de force à un musulman depuis juin 2024 à Lahore au Pakistan, Huma, jeune femme chrétienne âgée de 18 ans a récemment réussi à s’enfuir et retrouver son domicile familial

“Huma a raconté comment elle a été enlevée, alors qu’elle se rendait sur son lieu de travail, contrainte de se convertir à l’islam et forcée à se marier. Elle a également révélé comment elle a été confinée dans une pièce, soumise à des violences verbales et physiques, et menacée de mort si elle tentait de s’échapper.”

Le père de Huma, Azra Bibi, raconte le calvaire vécu par sa fille de 18 ans après avoir été enlevée en juin 2024 à Lahore au Pakistan. Des propos rapportés par Morning Star News

Dès le lendemain de sa disparition, les parents de la jeune fille se sont rendus à la police du district de Shahdara. “Malgré l’enregistrement du premier rapport d’information, la police n’a fait aucun effort pour retrouver Huma”, s’est indigné son père. “Ils n’arrêtaient pas de nous demander de nommer des suspects, mais comment pouvions-nous nommer quelqu’un alors que nous n’avions aucune piste ?”, a-t-il ajouté.

L’intervention de l’organisation parajuridique Christians True Spirit (CTS), basée à Lahore, a permis de retrouver la jeune chrétienne. “Nous avons découvert qu’Huma avait été enlevée par un musulman nommé Abdul Basit Butt, qui l’avait convertie de force à l’islam et l’avait épousée contre son gré pour cacher son crime”, a expliqué Azra Bibi.

Par peur de représailles, la jeune fille a déclaré au tribunal qu’elle s’était convertie et avait épousé Butt de son propre gré. La juridiction avait ainsi laissé partir librement le couple. Ses parents, n’ayant plus d’autres issues, ont “vigoureusement” prié pour que Dieu intervienne.

“Le tribunal a rejeté notre requête après la déclaration d’Huma en faveur de l’accusé, et nous n’avons pas eu d’autre choix que de la voir partir avec son ravisseur. […]Bien que nous ne puissions pas contester la décision du tribunal, mon mari et moi avons décidé de remettre cette affaire entre les mains de Dieu et avons commencé à prier vigoureusement pour le retour de notre fille.”

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Le 16 janvier dernier, Huma a finalement réussi à s’enfuir et à retourner au domicile de ses parents. Quatre jours plus tard, son mari a porté plainte contre les parents de la jeune fille. “Butt a porté plainte contre nous le 20 janvier, alléguant que nous avions enlevé sa ‘femme’ et cherché à la récupérer”, a rapporté le père de Huma. Le tribunal a cependant rejeté sa plainte, reconnaissant qu’elle s’était mariée contre son gré et qu’elle ne souhaitait pas retourner avec son mari.

“CTS a maintenant déposé une requête pour annuler le mariage et nous espérons qu’Huma pourra reprendre une vie normale après cela”, a-t-il conclu.

Comme l’explique Katherine Sapna, directrice exécutive de CTS, le cas de Huma n’est malheureusement “pas un incident isolé”.

“Nous avons recensé de nombreux cas de jeunes filles chrétiennes enlevées, converties de force et mariées à des hommes musulmans. Ces incidents ne sont souvent pas signalés par crainte de représailles de la part d’individus et de groupes puissants.”

Belphine Konan

ROME : LE PAPE FRANÇOIS REÇOIS LE RECTEUR DE LA MOSQUEE DE PARIS

Pour une conciliation future entre chrétiens et musulmans, le pape François a reçu le recteur de la grande mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, le lundi 10 février 2024 à Rome.

Cet événement, qui serait placé sous le “haut patronage” du pape pour marquer “l’amitié des chrétiens et des musulmans d’Europe”, pourrait “être imaginé à Paris dès cette année 2025”, écrit le représentant de la deuxième religion de France dans une lettre remise au souverain pontife.

La rencontre pourrait “se référer au nom de saint Augustin, figure de convergence entre les terres d’Orient et d’Occident” et s’inscrire “dans l’esprit des rencontres interreligieuses d’Assise initiées le 27 octobre 1986” par le pape Jean Paul II, ajoute M. Hafiz, qui est aussi président de l’Alliance des mosquées, associations et leaders musulmans en Europe (Ammale).

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“L’histoire européenne nous enseigne les périls de l’intolérance et du fanatisme. À l’heure où renaissent les extrémismes de tous bords, il nous incombe de travailler ensemble à une Europe fidèle à son héritage humaniste”, affirme M. Hafiz, qui avait déjà été reçu par le pape François en février 2022.

Tout en saluant le “travail exceptionnel des catholiques et de leurs représentants”, le recteur de la Grande mosquée déplore qu'”en Europe, la fraternité entre chrétiens et musulmans” soit “menacée par l’indifférence, la déshumanisation, la crainte de l’autre et du lendemain”.

“Depuis trop d’années, en Occident, l’islam est perçu à travers le prisme déformant du terrorisme et de la violence” ce qui “alimente les discours hostiles aux musulmans, qui font face à une stigmatisation croissante”, affirme-t-il.

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Les musulmans d’Europe agissent “en citoyens, et entendent dessiner un futur de paix” mais “les territoires qui les ont accueillis semblent désormais habités par la peur”, ajoute le recteur, en rappelant que le pape François “a dénoncé à plusieurs reprises les reculs identitaires et les discours de haine qui menacent les peuples, alors que le salut de nos sociétés est dans l’unité et l’harmonie”.

HUMANITAIRE : UN LEADER DE L’AVITION S’EN EST ALLE

Jack Hemmings (pilote et cofondateur de la MAF) a rendu son dernier soupir le 24 janvier 2024 à l’âge de 103 ans. Il pilotait encore tout récemment jusqu’à ses 102 ans.


Depuis 80 ans, ses avions transportent aussi bien « travailleurs humanitaires, médecins, pasteurs, Bibles, médicaments, manuels scolaires [que] de la nourriture ». La MAF (Mission Aviation Fellowship) a perdu l’un de ses fondateurs, le pilote Jack Hemmings, a annoncé MAF UK le 30 janvier.

Jack Hemmings est considéré « comme le pilote britannique le plus âgé à réaliser des acrobaties aériennes », souligne le communiqué. En deuil, sa femme Kate a adressé un message bouleversant : « Oh mon adorable Jack, ce monde sera très étrange sans toi, mais tu l’auras laissé plus beau pour y avoir prodigué 103 ans d’amour ».

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Créée en 1945 par Jack Hemmings et Stuart King, l’organisation chrétienne évangélique existe toujours. Elle est « la plus grande compagnie aérienne humanitaire du monde », se réjouit MAF UK. Elle continue d’apporter par avion une aide humanitaire précieuse aux populations des régions les plus reculées, notamment en Afrique. Les deux fondateurs, vétérans de la Royal Air Force (armée britannique), ont « voulu utiliser l’aviation pour le bien », après avoir pris part à la Seconde Guerre Mondiale en Inde britannique.

Belphine Konan

USA / TRUMP S’ENGAGE A UNE SUPPRESSION DEFINITIVE DES ACTES ANTICHRETIENS

Le 06 février 2025, Donald Trump s’est engagé a lutté contre les actes antichrétiens dans tout l’Etat américain. Cette action aura à sa tête la ministre de la Justice Pam Bondi.  

“Je vais signer un décret pour faire de (la ministre de la Justice Pam Bondi) la cheffe d’un tout nouveau groupe de travail pour éradiquer les préjugés antichrétiens. Il est grand temps, non ?”, a dit le président américain pendant le “petit-déjeuner de prière” annuel des parlementaires.

“La mission de ce groupe de travail sera de mettre fin immédiatement à toutes les formes de discrimination contre les chrétiens au sein du gouvernement, y compris au sein du ministère de la Justice, (…) du service des impôts, du FBI”, a-t-il continué.

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Le républicain de 78 ans a expliqué que ce groupe de travail allait également “poursuivre les faits de violence et vandalisme antichrétiens dans notre société, et remuer ciel et terre pour défendre les droits des chrétiens et des croyants dans tout le pays.”

Donald Trump a aussi annoncé la création d’un “bureau de la foi” à la Maison Blanche, sera dirigé par la télévangéliste Paula White, qui est aussi sa conseillère spirituelle.

Le président américain, comme dans son discours d’investiture, a répété jeudi que “Dieu l’avait sauvé” l’été dernier d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie (nord-est).

Belphine Konan

FRANCE : LE PROGRAMME D’EDUCATION A LA SEXUALITE OFFICIELLEMENT PUBLIE

Après plusieurs mois de contestations, le programme d’éducation à la sexualité (éduquer à la vie affective et relationnelle à l’école maternelle et à l’école élémentaire, éduquer à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité au collège et au lycée) a été officiellement publié suite à l’arrêté du 3 février 2025 fixant ainsi sa mise en œuvre dès la rentrée scolaire 2025-2026.

Contesté par une partie de la droite et les milieux conservateurs, ce programme sensible, qui a fait l’objet de concertations depuis mars 2024, a été publié au Bulletin officiel de l’Éducation nationale.

Il prévoit “au moins trois séances annuelles spécifiques obligatoires” dans l’ensemble des écoles, collèges et lycées, publics comme privés sous contrat. Ces séances étaient jusque-là théoriquement imposées par la loi depuis 2001, mais étaient de fait peu réalisées.

Convaincu de leur nécessité, l’ex-ministre de l’Éducation Pap Ndiaye avait annoncé la relance de ce chantier en septembre 2022 puis saisi en juin 2023 l’instance chargée des programmes.

Publiée plus d’un an et demi après, la version finale a été élaborée avec “l’idée d’avoir un programme équilibré, qui s’appuie sur une expertise scientifique au sens large du terme et qui a fait l’objet d’une concertation qui a duré dans le temps”, a souligné le ministère de l’Éducation.

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Il a fait part de son “soutien inconditionnel contre toute forme de pression et de contestation dont pourrait faire l’objet cet enseignement”.

Ce programme prévoit d’abord une “éducation à la vie affective et relationnelle” pour l’école maternelle et l’école élémentaire puis à “la vie affective et relationnelle et à la sexualité” au collège et au lycée.

Le programme ne précise pas, pour les collèges et lycées, quels professeurs doivent assurer ces séances. Il évoque la “co-responsabilité” entre les personnels enseignants et de santé, la “collégialité” dans l’organisation et la possibilité d’intervenants extérieurs.

Après plusieurs réécritures, une étape-clé avait été franchie la semaine dernière avec le vote d’une instance consultative de l’Éducation nationale, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), qui s’était prononcé avec 60 voix pour et 0 contre. Près de 150 amendements avaient été débattus.

Craintes de l’enseignement catholique

A l’automne, ce programme avait fait l’objet d’une fronde de la part d’associations conservatrices, puis de responsables politiques, dénonçant notamment la présence d’une “théorie du genre”.

Le terme “d’identité du genre”, qui avait fait polémique, figure dans la dernière version, mais avec moins d’occurrences que dans des versions précédentes, et n’apparaît qu’à partir de la troisième. Le SE Unsa a cependant regretté “le retrait du terme ‘transphobie'”, estimant que “rien n’apaisera jamais des ultra minorités gênées par le principe du programme lui-même”.

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Alors que des craintes avaient été exprimées, notamment par l’enseignement catholique, que ce programme veuille “se substituer à la responsabilité éducative des parents”, la version définitive du programme prévoit qu’ils seront “informés des objectifs d’apprentissage annuels de cette éducation”, et qu’elle se fera “en complément du rôle des parents et des familles”.

Mais il n’indique plus, comme une précédente version, que les parents seront “informés de la tenue et du contenu” de chacune des “séances obligatoires”.

Pour accompagner la mise en œuvre de ce programme, des formations seront dispensées, a précisé le ministère de l’Éducation. Des ateliers auront lieu pour deux ou trois référents par circonscription et une personne par collège et par lycée.

Un parcours d’auto-formation sera aussi accessible pour les enseignants ou personnels sociaux de santé, une formation renforcée de deux jours proposés aux personnels volontaires, et des contenus publiés pour les enseignants (livret par niveau, exemples de séances…). Pour Guislaine David cependant, sur le volet formation, “on peut avoir des doutes, parce que les moyens ne sont pas abondés en conséquence”.

Belphine Konan

SUISSE : LES CHRETIENS IRRITES PAR LA LEGALISATION DU DON D’OVULES

Le PEV (Parti évangélique) et l’UDF (Union démocratique fédérale) se sont interrogés les 30 et 31 janvier 2025 sur les dérives éthiques et les risques pour la santé des femmes face au projet de révision de la loi sur la procréation médicalement assistée (PMA)

 «La situation à l’étranger montre que pour de nombreuses donneuses, la compensation financière est le facteur déterminant dans la réalisation de cet effort. La frontière entre les ovules rémunérés et les ovules donnés est floue.» Le PEV  a réagi dès le 30 janvier, date à laquelle le Conseil fédéral a présenté les points principaux contenus dans son projet de révision de la loi sur la procréation médicalement assistée. Si jusqu’à présent en la matière, seul le don de sperme était autorisé et ce, pour aider uniquement des couples mariés, le texte vise à légaliser également le don d’ovules en Suisse, pour tous les couples.

Après le «mariage pour tous», «des enfants pour tous», s’indigne l’UDF dans un communiqué. Car pour ces deux partis qui s’appuient sur leurs valeurs chrétiennes, la proposition, en l’état, pose des problèmes fondamentalement éthiques. L’impact sur les femmes se croise avec les questions financières dans les deux discours.

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Un don trop difficile pour être gratuit

Il n’est pas question de rémunération, mais d’indemnités de frais pour les donneuses. «Le Conseil fédéral aborde cette question de manière naïve», selon le PEV qui recadre: «Le don d’ovules est précédé d’une hormonothérapie rigoureuse et suivi d’une intervention médicale sérieuse.» Même son de cloche à l’UDF, qui évoque des «risques graves pour la santé».

«Lors de la conférence de presse[…], la conseillère fédérale Baume-Schneider n’a malheureusement pas dit un mot sur la responsabilité des dommages psychiques et physiques qui peuvent résulter de telles interventions. Il n’est donc pas étonnant qu’en raison de ces risques connus, peu de femmes accepteront de faire un don d’ovules sans être rémunérées», développe l’UDF dans un communiqué du 31 janvier. Le projet devrait être mis en consultation d’ici fin 2026. «Si la réforme est adoptée dans les principes de base proposés par le Conseil fédéral, le PEV devra probablement organiser un référendum», lit-on dans la première publication. Côté UDF, le parti prévient qu’il «combattra résolument ce projet de loi par tous les moyens démocratiques».

SUEDE : POUR AVOIR PROFANE LE CORAN EN 2023, UN CHRETIEN IRAKIEN EST TUE PAR BALLES

Après avoir été l’initiateur de plusieurs manifestations de colère dans différents  pays musulmans en 2023,  Salwan Momika, qui avait brûlé bon nombre d’exemplaires du Coran en Suède, a été tué par balles au sud-ouest de Stockholm dans la nuit de mercredi à jeudi.

Cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte pour le meurtre de cet homme de 38 ans, réfugié irakien de confession chrétienne, a indiqué le procureur Rasmus Öman à l’AFP.

Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a souligné que les services de renseignement et de sécurité suédois (Säpo) “sont profondément impliqués, car il existe évidemment un risque de lien avec une puissance étrangère”. “Il est trop tôt pour dire ce que cela signifie en matière de sécurité, cela dépend beaucoup de ce que la police et les services de sécurité découvriront”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Un tribunal de Stockholm devait rendre son jugement jeudi sur les accusations d’incitation à la haine portée contre Momika. Il a indiqué avoir reporté sa décision au 3 février.

La police a expliqué avoir été appelée pour des tirs mercredi soir dans un immeuble d’habitation à Sodertälje, à 40 km au sud-ouest de Stockholm, où vivait Momika. À son arrivée dans l’immeuble, elle a trouvé “un homme touché par balles qui a été emmené à l’hôpital”, avant d’indiquer plus tard qu’il était mort, sans citer son nom. 

Selon plusieurs médias, Momika était en direct sur les réseaux sociaux et son meurtre a peut-être été filmé. Le quotidien Afonbladet affirme que le meurtrier a pu s’infiltrer dans l’immeuble par le toit.

En août, Momika, ainsi qu’un autre homme, Salwan Najem, ont été renvoyés en justice pour “agitation contre un groupe ethnique” à quatre reprises au cours de l’été 2023. Selon l’acte d’accusation, le duo a profané le Coran, y compris en le brûlant tout en faisant des remarques désobligeantes sur les musulmans. 

“Je suis le prochain sur la liste”, a dit Salwan Najem sur X après la mort de son acolyte.

Permis de séjour révoqué

En mars 2024, Momika s’était rendu en Norvège après la révocation de son permis de séjour suédois mais il avait été expulsé du pays et était revenu en Suède. L’agence suédoise des Migrations avait révoqué son permis de séjour, jugeant qu’il leur avait fourni de fausses informations lors de sa demande d’asile. 

Un permis temporaire lui avait cependant été octroyé, faute de pouvoir le renvoyer en Irak où il risquait la mort, selon les autorités suédoises. 

Les relations entre la Suède et plusieurs pays du Moyen-Orient se sont détériorées à l’été 2003 en raison des actes de profanation du Coran perpétrés par les deux hommes. Fin juin 2023, Momika avait piétiné un exemplaire du Coran avant d’y glisser du bacon et d’en brûler quelques pages devant la plus grande mosquée de Stockholm au premier jour de l’Aïd al-Adha, fête célébrée par les musulmans à travers le monde. 

Ambassade suédoise prise d’assaut

En juillet 2023, des manifestants irakiens ont pris d’assaut l’ambassade de Suède à Bagdad à deux reprises, déclenchant la seconde fois des incendies dans l’enceinte de la représentation diplomatique. 

En août de la même année, le service de renseignement suédois avait relevé son niveau de menace à quatre sur une échelle de cinq, les profanations du Coran ayant fait du pays une “cible prioritaire”. 

Le gouvernement suédois a condamné ces profanations tout en rappelant que la liberté d’expression et de réunion était protégée par la Constitution.

Avant son exil en Suède, les comptes sur les réseaux sociaux de Salwan Momika témoignaient d’une tentative de carrière politique en Irak. Il avait notamment des liens avec un groupe armé chrétien pendant la lutte contre le groupe Etat islamique et avait créé un obscur parti politique syriaque. M. Momika avait assuré en 2023 qu’il n’entendait pas “nuire à ce pays qui (l)’a accueilli et qui a préservé (sa) dignité”, ajoutant qu’il souhaitait voir le Coran interdit en Suède.

Il a également participé aux vastes manifestations contre la corruption en Irak fin 2019.

FRANCE : DES CHRETIENS RELEVENT LE DEFI DE JERICHO

Plusieurs chrétiens ont décidés de relever le défi de Jéricho en  marchant 1er février 2025 autour de la ville de Paris dans le  but de soutenir une implantation d’Eglise.


 vingt marcheurs emprunteront le sentier de grande randonnée GR 75, qui fait le tour de la ville de Paris ce weekend. Ils participent au Défi Jéricho, un projet de soutien aux projets d’Eglises dans la capitale. En effet, si l’objectif de cette année est de lever des fonds pour l’Eglise Connexion à l’initiative du projet,  c’est aussi lancer une nouvelle tradition qui à l’avenir sera  bénéfique à d’autres Eglises. Selon leur site internet, le but du défi est de «soutenir un projet d’Eglise différent chaque année avec l’aide de toutes les Eglises représentées lors de cette marche». Le financement est participatif et une collecte spéciale est organisée.

«J’ai marché, marché…»

Le GR 75, créé en 2024 à l’occasion des Jeux olympiques et long d’une cinquantaine de kilomètres, relie les parcs et équipements sportifs ceinturant Paris. Toutefois, les marcheurs de Jéricho pourront s’arrêter au bout de dix kilomètres, s’ils le souhaitent. Joe Tandy, pasteur de l’Eglise, compte couvrir 25 kilomètres, y compris en courant. «Le nom Jéricho est venu d’emblée puisque pendant la marche, nous prendrons des temps de prière à destination de la ville de Paris et de ses habitants», explique Sophie Lenoir, organisatrice du projet et membre de l’Eglise Connexion.

Cette Eglise se réunit depuis une dizaine d’années, d’abord dans le quartier de Châtelet puis actuellement dans celui de République, dans des locaux loués. Cependant, elle «est depuis 2024 dans le projet d’un achat d’un local pour être implantée définitivement au centre de la capitale», d’après Sophie Lenoir. Les fonds récoltés cette année – chaque participant doit lever au minimum 200 euros – seront affectés à ce projet d’acquisition. S’il est trop tard pour s’inscrire, soutenir financièrement les marcheurs est toujours possible sur le site de Connexion.

Un projet unificateur

Selon elle, le défi a eu «de très bons retours. C’est un projet qui tend à unir les Eglises, à prier ensemble de manière très concrète pour la ville, et à encourager financièrement un projet chrétien dans la capitale chaque année différent.»

Car si la randonnée est un succès, elle pourrait être rééditée chaque année en allouant la somme récoltée à d’autres Eglises ayant des projets similaires. En effet, les difficultés immobilières sont un des principaux obstacles à l’implantation de nouvelles Eglises dans Paris intra-muros. «La volonté première est de rayonner dans la ville de Paris, de former des disciples et d’être un point d’ancrage pour d’autres Eglises qui chercheraient un local pour développer certains ministères. Le Défi Jéricho c’est ouvrir une porte à l’évangélisation, à la prière» dans la Ville-Lumière, conclut Sophie Lenoir.

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