Voici comment obtenir définitivement la guérison divine

Comment se manifeste la maladie, et surtout comment la vaincre. Sida, Ebola, Cancer, Diabète, Insuffisance rénale…Jésus-Christ guérit toujours.

Pour ce sujet sur la guérison divine, nous l’introduisons par ces paroles d’Esaïe 53 verset 17 « Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris ». Mieux, Jean 3 verset 14 nous fait passer de la guérison à la vie éternelle que nous lisons : « Et comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’Homme soit élevé afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

  1. l’origine de la maladie

La chute

Depuis le jour où, sur l’influence mensongère du serpent, les premiers êtres humains ont mangé l’arbre de la connaissance du bien et du mal, que le créateur leur avait pourtant défendu de manger, les germes de la mort se sont implantés en eux. En effet, Dieu avait averti Adam en lui disant : « tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Genèse 2 : 16-17). Après la désobéissance, Dieu avait la latitude du choix du canal de la mort : la maladie entre autre.

La Malédiction

Désormais, l’homme et la femme qui avaient été créés parfaits, dominant spirituellement, physiquement et mentalement sur toutes choses, sont devenus imparfaits suite à la malédiction du péché. Tous les attributs de la mort et du péché que sont la maladie, la vieillesse, la  souffrance, la haine, l’orgueil et la méchanceté devinrent le lot quotidien de l’homme et de la femme.

Définition de la maladie

Etymologiquement, la maladie se définit comme un ensemble d’altérations qui engendrent un mauvais fonctionnement de l’organisme. Au-delà de la définition classique de la maladie, nous pouvons ajouter qu’elle est causée par un germe qui est une minuscule cellule vivante ; la plus petite de toutes les cellules. Ce germe de vie lors de notre conception nous fait croître et devenir un germe humain. Une fois dans le corps, ces germes qui n’ont pas de formes définies s’étendent et s’attaquent aux cellules et les altèrent. Ils rongent les cellules du corps et se nourrissent du sang, entraînant ainsi un dysfonctionnement du système organique. A partir de ce moment, le corps infecté et ou affecté, commence à se plaindre de douleur ou de malaise.

  1. Pourquoi la maladie ?

La responsabilité de l’homme dans la maladie

Cette responsabilité prend sa source dans la désobéissance à l’ordre que Dieu donna à l’homme. Dieu lui avait expressément dit : « …tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2 : 16-17). Comme nous pouvons le lire, la désobéissance à cet ordre était liée à la mort et ses attributs que sont la maladie, la vieillesse (qui est la mort lente).

La responsabilité de Satan dans la maladie

Après la chute, l’homme perdit son autorité et sa domination sur la nature. Les êtres visibles et invisibles tels que les microbes, les virus et bactéries qui étaient sous son autorité se rebellèrent contre lui et devinrent des instruments entre les mains du diable et des démons pour le tourmenter. Le mot démon signifie tourmenteur, celui qui vient tourmenter une personne dans le but de la détruire. La femme courbée pendant 18 ans avait été rendue infirme par un esprit ‘’d’infirmité’’ (Luc 13 : 11-16). L’aveugle muet était tourmenté par le démon muet (Matt 12 : 22). L’enfant lunatique (Matt 17 : 15) était malade et tourmenté par un esprit sourd muet que Jésus-Christ et ses disciples appelèrent démon (Marc 9 : 38 ; Matt 17 : 14-21).

L’homme de Gerasa souffrant de folie était possédé par une légion de démons. Une fois les démons chassés par le Seigneur, le possédé retrouva la raison (Marc 5 : 15). Le serviteur du centenier romain était tourmenté par un esprit de paralysie. La belle-mère de Pierre était atteinte d’un esprit de fièvre que le Seigneur menaça et qui sortit d’elle (Luc 4 : 38-39). Les malades d’Ephèse sur lesquels on appliqua les mouchoirs qu’avait touchés Paul, l’étaient par l’influence d’esprits mauvais car la Bible affirme que les maladies les quittèrent et les esprits malins sortirent. Ils sortirent d’où ? Evidemment de leur corps (Actes 19 : 11-12).

 Certes, il arrive parfois que Dieu permet à la maladie d’atteindre l’homme afin de le châtier, l’éprouver (Deut 28 : 15, 20-22, 27-29, 35-67 ; Job 2 : 6 ; 33 : 14 ; 2 Chron 21 : 12-20), mais l’instrument utilisé pour une telle action est Satan.

La maladie en tant qu’élément de la souveraineté de Dieu

Notre créateur a permis la chute et par cela, la maladie pour que son attribut le Grand médecin soit manifesté.

  1. Les types de la guérison divine dans l’ancien testament confirmés par le sacrifice de christ sur la croix

La peau des agneaux du jardin

Lorsqu’Adam et Eve transgressèrent l’ordre du Seigneur en mangeant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, « Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures. » (Genèse 3 : 7). Il est à remarquer qu’Adam et Eve cousirent les feuilles de figuier pour cacher la partie du corps par laquelle ils péchèrent. Néanmoins, malgré leur effort pour soulager leur conscience, ils durent se cacher de devant Dieu lorsqu’il leur appela (Genèse 3 : 8). Pourquoi ? Parce que les feuilles de figuier (types de religion) ne pouvait pas satisfaire aux exigences de Dieu quant au péché, ni ôter la crainte du châtiment du coupable. D’ailleurs, nous constatons qu’en dépit de leurs actions personnelles, Dieu leur châtia au même titre que le serpent. Ce n’est qu’après les avoir jugés que Dieu montra l’unique moyen d’apaiser sa colère. Ce moyen était le sang répandu. Dieu devrait prendre des vies innocentes à la place des coupables Adam et Eve. Les habits que Dieu fit à Adam et à sa femme provenaient de peaux d’agneaux immolés à cause du péché (Genèse 3 : 21).

L’offrande d’Abel

L’offrande d’Abel fut agréée par Dieu parce qu’elle était en accord avec sa pensée rédemptrice liée au sacrifice sanglant de Christ, l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde, ainsi que ses attributs dont la maladie.

Le serpent d’airain

Concernant le serpent d’airain, la Bible nous relate ce qui suit : « Ils partirent à la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge, pour contourner le pays d’Edom. Le peuple s’impatienta en route, et parla contre Dieu et contre Moïse : … Alors l’Eternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens d’Israël. Le peuple vint à Moïse et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Eternel et contre toi. Prie l’Eternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple. L’Eternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera ; conservera la vie. Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

Dans la Bible le serpent symbolise le péché et le mal. L’airain (bronze) symbolise lejugement. Selon la signification symbolique, le serpent de bronze représente le péché déjà jugé. Ainsi, par la foi au sacrifice de Christ à la croix typifiée par le serpent d’airain, nous avons le salut de nos âmes de même que la guérison de nos corps malades comme les enfants d’Israël dans le désert.

  1. Comment obtenir la guérison divine

Dans cette partie nous montrerons comment saisir la guérison à partir de cette œuvre pleinement accomplie à la croix.

  1. Avoir la révélation de l’œuvre accomplie pour notre guérison

La quasi–totalité des promesses de la venue du messie en tant que sauveur parlent du salut de l’âme et la guérison du corps. Examinons le plus célèbre d’entre eux : Esaïe 53 : 1-10 « Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris».

La plupart des traductions du passage d’Esaïe 53 :4 se fondent littéralement sur les textes originaux du Docteur Young , du Docteur Isaac, de Leeser, d’André Chouraqui, ainsi que la version du grand Rabbinat des mots ‘’maladies’’ (Choli en Hébreux) et ‘’douleur’’(Makob en hébreux). D’ailleurs il a été universellement reconnu que les mots choli et Makob signifient respectivement « maladie » et «douleur ». En outre, lorsque nous considérons les passages de l’Ancien Testament qui se réfèrent à la maladie tels que (Deut 7 :15 ,28 :61 ; 1 Roi 8 : 37 ,2 Roi13 :14, 2 Chronique 21 :15 18, Esaïe 38 :9) nous constatons que c’est le mot Choli qui est mentionné. Quant au mot ’’douleur’’ les passages de (1 Samuel 4 : 19 ; Job 14 : 22 ; Job 33 : 19) le traduise par Makob. Ainsi le verset 4 du Livre d’Esaïe au chapitre 53 tel que traduit par la version Louis Segond ne rend pas la pensée du prophète. La traduction conforme à cette pensée dans le texte original est celle-ci : « Certainement, ce ne sont pas nos maladies qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargées ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié ».

D’ailleurs, l’Evangile de Matthieu confirme cette réalité en son 8ème chapitre au verset 18 en relation avec la guérison des malades : « Le soir venu, on lui amena plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole et guérit tous les malades. Ainsi s’accomplit la parole du prophète Esaïe ».

  • La prière

La prière est une supplication adressée à Dieu .En Jésus Christ, celui à qui nous adressons nos supplications (Dieu) est devenu notre père. A ce titre, nous devons être convaincu que lorsque nous lui faisons appel, l’invoquons (appeler au secours) ; il est prêt à nous secourir et à nous aider comme tout bon père le ferait pour ses enfants. (Hébreux 4 :14-16).Notre Seigneur par sa grande compassion se plait à sauver et guérir tous ceux qui s’approchent de lui par la foi. En vertu de cet amour et compassion qu’il l’on conduit à la croix, Dieu a promis d’exaucer tous ceux qui avec foi lui demandent son soutien (Ps 103 :13).cala a toujours été la volonté de Dieu de sauver, guérir, secourir, soutenir, ceux qui viennent a lui dans la prière.il l’a pleinement exprimé dans sa parole qui est l’expression de sa pensée, de sa volonté. N’a-t-il pas affirmé à cet effet ?

  • « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.» (Mtt7 :7)
  • «si vous demandez quelque chose en mon nom je le ferai » (Jean14 :14)
  • « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. » (Jean 15 : 7)
  • « Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. » (1 Jean 5 :14) »
  • « Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.»    (1Jean 3 :22)
  • « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.» (Jean 16 :24)
  • « Car les yeux du Seigneur sont sur les justes Et ses oreilles sont attentives à leur prière, Mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal.» (1Pierre3 :12)
  • « Vous m’invoquerez, et vous partirez ; vous me prierez, et je vous exaucerai.» (Jérémie 29 :12)
  • « Invoque-moi, et je te répondrai ; Je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, Que tu ne connais pas.» (Jérémie 33 :3) 
  • Croire que Dieu vous a guéri (la foi)
  • Celui qui s’approche de Dieu pour recevoir la guérison ainsi que tous les autres choses sans croire qu’il l’écoute et est prêt à l’exaucer, peut être sur qu’il ne recevra rien de lui comme le dit le frère Jacques dans son Epitre « Mais qu’il la demande avec FOI, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur: » (Jacques1 :6-7). La foi constitue le fondement de toute relation avec le Seigneur. Dieu est Esprit (Jean 4 :24 ; 2cor3 :17) et à ce titre, il ne peut être saisi que par la foi qui est le 6ième sens de l’homme. C’est ce sens qui permet à l’homme d’être en contact avec Dieu, comme ses cinq autres sens lui permettent d’être en contact avec la nature. Nous pouvons affirmer que la FOI constitue la clé qui ouvre la porte des réalités divines à ceux qui la possède. L’apôtre Paul nous enseigne que « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas..» (Hébreux 11 :1).C’est là que les deux natures de l’homme se livrent leur plus grand combats. Comment peut-on être sûr de l’existence ou de la possession de ce qu’on ne voit pas ?Mais la foi se manifeste justement dans le domaine de l’invisible car les choses invisibles sont « éternelles et se saisissent par l’être intérieur(2cor 4 :16-18).L’homme spirituel marche et vit par la foi car c’est par elle qu’il est agréable et agrée par Dieu comme Paul nous montre .(Luc18 :1-8 ; Hébreux 11 ;1-3 ;2cor 4 :16-18 ;2cor 5 :7)
  • La foi est la conviction personnelle que ce que Dieu a promis et que nous avons demandé est a nous et que nous avons reçu (avant de le voir ou de le ressentir)

Agir sur la parole et les promesses de Dieu (prendre Dieu au mot) « C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. »[Marc 11 :24].lorsque nous croyons que notre prière a été entendue par Dieu et que nous avons reçu ce que nous lui avons demandé, nous agissons en conséquence :

  • Nous te remercions de nous avoir exaucés
  • Nous mettons notre foi en action (nous agissons en fonction de ce que nous croyons.)

Prenons des exemples naturels pour illustrer ce que nous affirmons.

  1. Nous agissons sur la parole de notre banquier qui nous dit qu’un ami, un frère ou notre patron a versé une certaine somme sur notre compte. Et sans même avoir vu la somme nous commençons à faire des chèques.
  2. Nous agissons sur la parole d’un employé de la poste qui nous dit que nous avons un colis qui nous attend au bureau de poste et nous allons le chercher.
  3. Nous agissons sur la parole de notre père qui nous dit que nous poursuivrons nos études l’année prochaine à l’étranger et nous en informons tous nos amis.
  4. Nous agissons sur la parole du métrologue qui nous préviens que la journée sera pluvieuse et nus sortons avec notre parapluie ou notre imperméable.
  5. Nous agissons sur la parole de notre médecin qui nos ordonne de prendre tel nombre de comprimés par jour et nous les avalons avant d’en ressentir les effets. Alors pourquoi ne ferons nous pas de même pour ce qui concerne la parle de notre Seigneur qui nous dit :
  6. « Il dit : Si tu écoutes attentivement la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Egyptiens ; car je suis l’Eternel, qui te guérit.» (Exo 15 :26)
  7. « lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.» (1 Pierre2 :24)
  8. « C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies  » (Ps 103 :3)
  9. Et l’Eternel me dit : Tu as bien vu ; car je veille sur ma parole, pour l’exécuter.» (jer1 :12)
  10. « Béni soit l’Eternel, qui a donné du repos à son peuple d’Israël, selon toutes ses promesses ! De toutes les bonnes paroles qu’il avait prononcées par Moïse, son serviteur, aucune n’est restée sans effet.» (1Roi 8 :56)
  11. « car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui ; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.» (2cor 1 :20)
  12. « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » (Matt 24 :35)
  13. Et ils sauront que je suis l’Eternel, Quand je les répandrai parmi les nations, Quand je les disperserai en divers pays.» (Eze 12 :15)
  14. « et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir. » (Rom 4 :21)
  15. Car rien n’est impossible à Dieu.» (Luc 1 :37)
  16. Confesser notre guérison

Professer et confesser viennent du même mot grec qui signifie dire la même chose que seul qu’un. C’est-à-dire croire et dire ce qu’il dit à propos de :

  • Ce que Dieu dit à propos de nos péchés
  • Ce que Dieu dit à propos des maladies

En quelque sorte, la confession est une affirmation d’une vérité biblique que nous avons acceptée. C’est croire et répéter de nos lèvres les déclarations de Dieu concernant ce que nous avons en Christ. Ainsi, le Saint Esprit nous dit : « lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. »(1Pierre 2 :24) Nous devons croire et dire la même chose. La confession est le témoignage verbal de ce que nous avons cru Dieu dans tel ou tel domaine.

  • Rendre des actions de grâces

Lorsque nous sommes convaincus que le Seigneur nous a exaucés et nous sortant d’une maladie ou d’une détresse, nous nous réjouissons déjà en espérance. En cela, notre Seigneur jésus fut un parfait exemple. En effet, devant la tombe de Lazare il remercia le père de l’avoir déjà exaucé (jean 11 :41).Le peuple d’Israël poussa des cris et les sacrificateurs sonnèrent des trompettes le 7ième jour au 7ième tour avant que les murailles de Jéricho ne tombent (Josué 6 :20). Jonas dans le ventre du poisson pria e ses termes « Dans ma détresse j’ai invoqué l’Eternel, et il m’a exaucé du sein du séjour des morts j’ai crié et tu as entendu ma voix…pour moi je t’offrirai des sacrifices avec un cri d’action de grâces, j’accomplirai les vœux que j’ai faits : le salut vient de l’Eternel » (Jonas 2 :2-10). Comme résultat à cette action, l’Eternel parla au poisson et le poisson vomit Jonas sur le terre.

  • Louer le Seigneur pour la guérison qu’il nous a accordée

Celui qui, alors qu’il est encore malade, loue le Seigneur montre par cela qu’il est reconnaissant au Seigneur pour la guérison qu’il lui a accordée. Il sait que tant qu’il respire il doit louer le Seigneur comme nous l’enseigne David le roi «Que tout ce qui respire loue l’Eternel ! Louez l’Eternel ! » (Ps 150 :6). Remarquez qu’il s’agit du dernier psaume. Ce psaume sonne comme la conclusion du livre des psaumes. Ceci nous montre comment la louange est très importante. Paul et Silas ont expérimenté la puissance et les bénédictions qui y sont attachées, car lorsqu’ils chantaient des louanges dans la prison alors même qu’ils venaient d’être battus de verges et rués de coups. (Actes 16 :22-23) le Seigneur qu’ils louaient avec force et zèle ne tarda pas à les libérer de façon miraculeuse.

PASTEUR HONORE DRO

Equateur : Des milliers de personnes ont manifesté contre le mariage homosexuel

A lire aussi: Homosexualité : l’abomination à nos portes !

Des milliers de personnes – catholiques et évangéliques principalement – ont manifesté samedi 29 juin dans plusieurs villes d’Equateur contre la décision de la Cour constitutionnelle autorisant le mariage civil entre personnes de même sexe.

Entre 5000 et 15000 personnes ont ainsi marché dans les rues de Quito. «Que vive la vie, que vive l’amour, que vive le mariage que Dieu a établi», ont scandé les manifestants dans les rues de la capitale tandis que certains portaient des pancartes «Respect oui, mariage gay non».

source de l’article: http://www.evangeliques.info.

Homosexualité : l’abomination à nos portes !

Discerner les signes des temps, est une chose capitale, pour celui qui s’attend au retour de notre Seigneur Jésus-Christ. Certes, Il viendra comme un voleur,  mais Il a aussi montré les signes de son avènement. 

A lire aussi: Tremblement de terre en Californie : Los-Angeles disparaîtra sous la mer

En ces temps de la fin, le phénomène de l’homosexualité cadre avec les signes annonciateurs du retour de Christ. Voici quelques dates :

1989 : premières unions civiles
Le 1er octobre, le Danemark est le premier pays à autoriser des unions civiles entre personnes de même sexe.

1990 : l’homosexualité retirée des maladies mentales
Le 17 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales. 

2008 : appel d’un tiers des pays du monde à la dépénalisation
Le 18 décembre, 66 des 192 États membres de l’ONU lancent devant l’Assemblée générale des Nations unies, un appel historique à la dépénalisation universelle de l’homosexualité. 

29 mai 2013 : Hélène Mandroux, maire de Montpellier, célèbre le premier mariage entre deux personnes de même sexe en France

2013 (à Abidjan) : le gouvernement français a octroyé 30 millions de francsCFA à une ONG ivoirienne de défense des droits des homosexuels.

Aujourd’hui où en sommes nous, combien de pays pourront résister à ce syndrome ? Les parlements de plusieurs pays ont voté des lois pour libéraliser l’abomination. L’Onu, Institution par excellence de ce monde demande de ne pas censurer ceux qui s’y adonnent, sous prétexte de liberté et de droits humains.    

En Côte d’Ivoire, la chose ne choque plus les gens dans la mesure où le diable a réussi à endormir la conscience des populations, à travers des pièces théâtrales humoristiques. Ainsi de telles scènes entrent dans les maisons à travers la télévision, et le prétexte de divertissement est mis en avant. Alors tout le monde s’habitue, cela ne dérange plus, ni ne choque. Dans les quartiers de jeunes gens, jeunes filles et  adultes s’y adonnent. Des personnes avides de pouvoirs s’y adonnent également pour une certaine notoriété qu’ils recherchent. Toutes les couches sociales sont malheureusement concernées. Mais on vous dira ‘’silence c’est leur liberté’’. Ils ont même leur Association, ils se sont regroupés dans des collectifs, pour mieux défendre leur droit. Le comble, ils ne se cachent plus, ils font même des concours de beauté.

L’abomination conduit au châtiment de Dieu

Une chose maudite par le Seigneur, reste maudite. Ce n’est pas parce que des millions de personnes soutiennent ou pratiquent cela que c’est  une bonne chose. En Luc 21:33 notre Seigneur nous dit ceci : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ». Effectivement, les Saintes écritures n’ont pas changé à cet effet. Non monsieur ! Non madame ! Si notre Seigneur n’a pas épargné Sodome et Gomorrhe, qui étaient reconnus pour « de grands pécheurs contre l’Eternel » (Genèse 13:13 ; Genèse 18 :20) il n’épargnera pas non plus le monde actuel.     

Abraham a tout de même plaidé en demandant au Seigneur d’épargner la ville au cas où il y aurait des justes (Genèse 13 :32). Mais la suite nous la connaissons, la ville a été détruite car il n’avait même dix justes : « Alors l’Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l’Eternel. Il détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre » Genèse 19 : 24-25. Chacun sera devant ses responsabilités. Et pour ceux qui veulent se repentir et s’apprêter pour le retour de Jésus-Christ nous les interpellons par ce passage de 2 Pierre 3 : 8-9 « … un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance ».

Que Dieu nous garde, car le temps est proche !

Les 5 ans du journal APOCALYPSE

20 juin 2014 – 20 juin 2019, 5 ans de persévérance. Que le Seigneur bénisse abondamment toute la Team Apocalypse. Avec Jésus-christ nous ferons encore des exploits.

Célestin Mbombola : “La différence entre les noirs et les blancs se trouve dans le travail”

Originaire de la RDC, Célestin Mbombola  est Ingénieur Electrotechnicien et  travaille comme Directeur technique dans une société de mine et de construction représentée en Côte d’Ivoire. Chrétien, il est croyant du Message du temps de la fin  depuis 1986. Il est par ailleurs  serviteur de Dieu à l’Assemblée chrétienne du Plateau Dokui. Par son parcours spirituel et social, cet homme reste un modèle et une fierté de réussite. Dans cette interview, il donne une cure aux maux de l’Afrique que sont le sous-développement et l’immigration clandestine.

Chaque année, on assiste à une vague de migrants provenant en majorité d’Afrique, en destination de l’Europe. Le nombre s’accroit, malgré les morts dans les océans et aussi les trafics humains. Y a–t-il une explication à cela au plan spirituel ?

Le monde se trouve dans un état prophétique confirmé par la famine, la guerre et l’insécurité, etc. Ces signes indiquent éminemment le retour de Jésus Christ, comme prédit en Matthieu 24 :6-8. Les gens peuvent mal comprendre ce que nous disons, mais c’est écrit. Concernant ces migrants, il faut regarder les choses plus loin. L’histoire nous enseigne que le peuple de Dieu s’était retrouvé en Égypte. Le peuple juif avait migré parce que la famine était prophétisée et il n’avait pas de choix. Il fallait aller là où se trouvait la nourriture (Genèse 12 et 41).

Etes-vous donc d’accord avec ces migrants ?

Oui, c’est un principe normal qui pousse toute personne à survivre quand la situation devient compliquée. On bouge, on cherche où on peut trouver soit du travail, soit de la nourriture, soit la sécurité, soit un bien être. C’est une aspiration profonde pour l’être humain. C’est dans cet état que je peux citer Christophe Colomb qui a découvert l’Amérique dans sa quête d’un territoire meilleur. Mais, ce n’est pas le cas pour beaucoup de migrants africains. Il y a des migrants gênants, qui n’ont aucun cv, aucun métier, sans back grounds et ne savent même pas s’exprimer.

Pourtant, ces derniers possèdent des millions avant d’entamer ces déplacements.

Avoir de l’argent ne suffit pas. Cette migration est à plaindre. C’est comme si vous remettez des millions à quelqu’un qui n’a pas suffisamment de bonne conscience, il va l’utiliser pour sa perdition. Je suis d’accord que les gens peuvent migrer, mais il ne faut pas rêver. Il faut aller là où on va apporter une plus-value. Parce que beaucoup de gens font ce voyage étant animés par la volonté de se faire voir pour qu’on parle d’eux ; un culte de la personnalité en quelque sorte. Dieu n’a pas dit l’Afrique n’aura pas ceci ou n’aura pas cela. Nous avons par contre toutes les richesses qui ne sont pas en Europe mais que Dieu a données à l’Afrique.

Alors si Dieu n’a pas prophétisé les choses négatives pourquoi l’Afrique subit-elle le plus les fléaux ?

Dieu n’a jamais émis un jugement particulier pour un continent. On doit avoir un regard sur ce que nous sommes individuellement d’abord. L’Afrique est un continent composé de plusieurs pays. J’ai été au Maroc, ils ont inauguré un TGV… c’est comme chez les blancs. Aussi, il est important de savoir que rien ne peut changer par rapport aux évènements que vous voyez. La Bible déclare qu’il n’arrive pas un malheur dans une ville si l’Eternel n’en est l’auteur. Ce qui est maintenant  a été avant. Les premiers migrants étaient les européens à la découverte des terres et richesses en Afrique. Aujourd’hui, le courant s’est inversé simplement. Les migrants seront toujours là jusqu’à ce que Jésus vienne nous chercher. 1 Thessaloniciens 5 : 3 « Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! Alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point ».  

Quand on fait une comparaison, on voit que les peuples blancs sont plus développés que les noirs. Qu’est-ce qui explique cela ?

S’il y’a une différence entre les blancs et les noirs, je dirai c’est au niveau du travail. Généralement, les blancs travaillent beaucoup plus. Par contre, les noirs aiment plus la facilité. Je ne le dis pas dans l’intention de minimiser mes frères, mais c’est la vérité. Beaucoup de gens sont complexés quand on parle de couleur de peau noire ou blanche. Ce n’est pas un problème lié à la peau. C’est simplement un complexe d’infériorité dans la pensée de la majorité des noirs. Dieu a tout mis en notre possession pour nous rendre capable  d’être au même pied d’égalité que les autres ou même les surpasser. Les blancs ont eu beaucoup de problèmes dans leurs continents et ils ont beaucoup travaillé pour les surmonter. Ils ont même des avions pour venir en Afrique afin d’avoir les moyens de leurs politiques.

Les blancs sont-ils plus évolués ?

Je ne partage pas cette thèse qui dit que les blancs sont plus intelligents que les noirs. Nous avons des savants noirs qui travaillent à la NASA. Partout où on parle d’intelligence, d’invention, il y a des noirs. Barack Obama, un noir, a dirigé les USA et même en deux mandats. Les difficultés ont poussé les blancs à chercher et ils ont trouvé des solutions par le travail. Je connais des étudiants noirs qui sont toujours premiers dans des universités de blancs.

Comment trouver cette bénédiction ?

La richesse, on la trouve dans le travail. Parfois il y a des gens qui rêvent, c’est utopique. Ton enfant n’étudie pas mais tu veux qu’il devienne pilote, comment c’est possible ? Ça, c’est la foi africaine. Tu peux être pilote si tu achèves les études et la formation requise pour être pilote. Maintenant Dieu entre en scène parce que maintenant tu peux prier pour que le Seigneur agisse. Mais chez nous en Afrique, ce n’est pas comme cela que les gens procèdent. Ils s’enferment toujours dans les églises organisent des marathons de prière pour chercher visas pour voyager en Europe. Un travail sans diplôme…ça produit la misère. 

Certains fidèles sont encouragés par des pasteurs dans cette aventure.

Les africains doivent cesser de croire que c’est à force de prier que Dieu va changer le pays. C’est d’abord le travail que Dieu bénit. Dieu dit à Adam « tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, désormais ce sol est maudit ».  Ce n’est pas l’Afrique qui est maudite ; Dieu a maudit le sol, mais il a laissé Adam et lui a donné l’ordre de travailler pour manger.

Celui qui ne travaille pas n’est pas béni ?

Dieu ne bénit pas celui qui ne travaille pas. La bénédiction signifie la multiplication. Alors peu importe le nombre par lequel on souhaite multiplier, celui qui ne travaille pas aura zéro, puisqu’il ne fait rien. Il y a des gens qui sont dans l’Eglise et ne foutent rien. Ils passent leur temps à prier et ne cherche pas à travailler. Nous avons cela comme grande difficulté en Afrique.

Est-ce parce que vous avez le nécessaire que vous le dites ?

Non! Loin de là. Je me suis battu pour être ce que je suis aujourd’hui et je continue à me battre.

Qu’avez-vous fait exactement ? 

La vie consiste à gagner un par un chaque portion de l’héritage qui nous appartient sans se décourager. Je me suis retrouvé dans des situations très compliquées ayant femme et enfants à ma charge et sans travail. Je devais me battre autrement. Alors sans regarder à mon diplôme d’ingénieur électro technicien, j’ai cherché à être vigile. Je frappais aux portes et disant « est-ce que vous n’avez pas besoin de vigile ? ». Après plusieurs demandes, j’ai eu gain de cause  chez un particulier. Par la suite, on m’a orienté vers un travail conforme à mes études. Le travail est le seul secret pour avoir la richesse.

Des personnes vont plus loin pour affirmer que le retard des noirs est dû au fait  qu’ils sont issus de la descendance de Canaan qui a été maudite selon Genèse 9 : 25 ?

Oui, j’ai entendu cela plusieurs fois. Nous sommes dans des conditions où en tant que croyants, nous nous retrouvons déjà bénis de Dieu. Donc s’il y a une malédiction, nous ne sommes pas concernés. Je suis fier d’être noir, parce que bien qu’étant noir, je suis béni. C’est vrai qu’on peut dire qu’il y a beaucoup de blancs riches et peut-être moins de noirs riches. C’est vrai, c’est un fait et ça je ne peux le nier. Toute fois, je ne crois pas à l’Afrique qui est globalement maudite quand on remarque que le sous-sol africain est plus riche par rapport à celui des blancs.

Pourtant l’histoire montre que les blancs sont venus et se sont accaparés des ressources du sous-sol des noirs à travers l’esclavage et la colonisation.

On va toujours se lamenter là-dessus pour  rien. Je ne pense pas que tout soit lié à la colonisation. Aujourd’hui, je pense qu’on ne peut pas dire que les africains souffrent parce qu’ils sont noirs. C’est un problème lié à la culture, à la décision. Un intellectuel demeure analphabète si ses études ne donnent pas une plus-value dans la société. C’est généralement le cas des dirigeants que nous avons en Afrique. L’Afrique est victime de sa culture et de ses dirigeants. Le développement d’un pays est lié à la manière dont le peuple se prend en charge à commencer par le chef de l’Etat, en passant par les ministres jusqu’aux citoyens. La Belgique et l’Ethiopie sont deux pays qui n’ont jamais été colonisés ; comparez-les et vous verrez le grand écart. Les infrastructures de base en Afrique ont été faites dans les premières décennies par les colons. Il nous appartient aujourd’hui de les améliorer et d’en multiplier pour assainir notre environnement, comme on le constate  au Sénégal, au Maroc et en Côte d’Ivoire actuellement.

Certains aventuriers pour l’Europe définissent cette destination comme symbole de réussite. Qu’en est-il ?

C’est une erreur, parce qu’il y aura toujours une tranche de la population qui pleurera ; parce que Dieu a créé le pauvre et le riche. Il y a des pauvres en France, il y a même des déguerpis en France. Il y a toujours des déguerpis dans le monde, une chose qui ne va jamais se terminer. C’est pourquoi je n’envie pas les Européens.

Comment définissez-vous la pauvreté ?

La pauvreté est un état de dénuement c’est-à-dire de manque. C’est un état où l’on inspire la pitié en  menant une vie de médiocrité. En tant que serviteur de Dieu, j’ajouterai  que quand on manque de Jésus, on est pauvre.  

Pourquoi ? 

Parce que Jésus, c’est le donateur de toutes richesses matérielles et spirituelles. Et quand tu le manques, tu es pauvre.       

Néanmoins, il y a des gens qui n’ont pas Jésus mais qui sont des milliardaires.

Si les gens pouvaient savoir qu’aucun milliard n’entre dans un cercueil, je crois qu’ils feraient bon usage de ces milliards. Un homme est peut être milliardaire, mais pas riche. Si la richesse était quelque chose qu’on pouvait peser en termes de possession de milliards, je crois qu’on n’aurait personne dans les cimetières parmi les riches. Mais aussi longtemps que les milliards ne peuvent pas résoudre certains problèmes et guérir des maladies telles le cancer, le Sida vous demeurez pauvre.

Des milliardaires pauvres, vous avez dit. N’est-ce pas paradoxal ?

Oui et c’est cela que les gens ne comprennent pas. Être riche, c’est être dans un état pour comprendre ce que Dieu a mis à votre disposition. Parfois, ils nous présentent leur facette de biens matériels, mais dans leurs cœurs, ils ont des vides qu’ils ne peuvent pas combler avec de l’argent. Quand la mort arrive, le milliardaire sans Jésus-Christ meurt comme un animal, sans espoir et ses milliards ne peuvent servir.

Quels vides par exemple ?                                                                                                      

Quand tu vois quelqu’un qui a beaucoup d’argent mais qui ne sait pas où il ira après sa mort, c’est un manque, c’est une pauvreté. Il manque de paix, de joie. Le Seigneur Jésus en parle en donnant l’exemple d’un homme riche et du pauvre Lazare dans Luc 16 :19-31.

Est-ce mauvais d’être riche ?               

Non, pas du tout. Nous avons certes des maisons, des voitures, des comptes en banque comme le reste des hommes de ce monde, mais nous avons une autre richesse. 

Laquelle ?

J’aime voir les démonstrations des hommes riches comme les apôtres qui ont vu l’homme à la porte du temple là-bas. « Je n’ai ni or ni argent ce que j’ai-je te le donne au nom de Jésus lève-toi et marche » Actes 3 : 6. Voilà, qui est riche celui qui a le pouvoir de faire ce que l’argent ne peut pas faire. Cette richesse, c’est Jésus-Christ. Et la vraie richesse, c’est sa bénédiction.

Quelle est la différence entre la richesse et la bénédiction ?

La bénédiction matérielle c’est la richesse. Tu peux avoir la richesse et aller tout droit en enfer avec. Je ne m’attache pas à cette richesse, je l’utilise comme un pont sur lequel je marche pour aller au-delà de ma marche. Nous voulons la bénédiction, qui fait de nous des princes, et des dieux. Ainsi, nous pouvons expérimenter la vie éternelle. La bénédiction comprend la richesse matérielle et la richesse spirituelle tel le salut. Les païens peuvent avoir le matériel mais pas la vie éternelle. Mais, les plus grands riches sont les chrétiens parce qu’ils ont la double portion.

Un appel à lancer ?

Je veux donner un conseil à mes jeunes frères. L’être humain est une merveille ayant en lui beaucoup d’atouts. Il y a les métiers de coiffeur, pêcheur, éleveur, tailleur, maçon, menuisier, etc ; et l’un d’eux, peut nous faire vivre. Il faut donc faire silence autour de soi pour se connaître et savoir de quel côté on excelle. Alors, on pourra orienter ses études dans ce secteur et se perfectionner. Il faut multiplier les demandes en déposant son Cv dans le maximum d’entreprises. Qu’on soit diplômé ou ayant un métier, il faut le faire. Ça, c’est l’exercice physique qu’on doit faire à côté de la prière. Ainsi, même si on est cordonnier avec la bénédiction de Dieu, on pourra aussi construire une villa, dans son pays, sans être obligé d’immigrer clandestinement. Il est possible d’investir dans son pays. Les blancs ont fait leurs premiers investissements avec les choses qui sont encore ici chez nous.

Réalisée par Victoire Koffi

Voici les causes de la dépigmentation volontaire des femmes noires

Pourquoi la dépigmentation est-elle rependue dans la gente féminine ? Quel est le but recherché par ces femmes ? Quels sont les procédés utilisés ? Connaissent-elles réellement les conséquences de cette pratique sur leur santé ?  Quelles sont les causes à l’origine de cette pratique ? Voici notre enquête.

Au fils des années, la dépigmentation volontaire de la peau a pris des proportions inquiétantes dans le monde et surtout en Afrique noire. Malgré les conséquences nocives que cela pourrait avoir sur leur santé, les femmes africaines persistent à se dépigmenter la peau. Ce paradoxe nous interpelle, d’où la raison de cette enquête, les motivations de la dépigmentation volontaire chez les femmes africaines en générale et des abidjanaises en particulier et les conséquences de cette pratique au plan sanitaire.

Définition de la dépigmentation volontaire

La dépigmentation cutanée volontaire ou artificielle, pratique bien connue en Afrique noire, observée dans les populations noires et métissées d’Europe et des Etats Unis, se définit comme l’ensemble des procédés visant à obtenir un éclaircissement de la peau dans un but esthétique.

Origine

Sur le site afrik.com dans un article intitulé « blanchir à tout prix », Ferdinand Ezembe, psychologue spécialisé dans la psychologie des communautés africaines soutient que cette pratique des noires par rapport à la couleur de leur peau procède d’un profond traumatisme postcolonial. Le blanc reste inconsciemment un modèle supérieur raison pour laquelle un teint clair s’inscrit comme un critère de valeur dans la majeure partie des sociétés africaines. Il poursuit en disant que ce sont les pays aux passés coloniaux plus brutaux qui affichent le plus une attirance pour les peaux claires. C’est le cas des deux Congo actuels ou même les hommes s’y mettent avec leur compagne pour parfaire leur teint.  Le docteur Christian Djekouri exerçant au CHU de Treichville affirme : « l’influence des médias renforcerait cet effet de mode ou la femme claire ou métisse est mise en avant dans les magazines de mode, dans les publicités et au cinéma. Notons que l’ONG dénommée Lutte contre la dépigmentation de la peau, basée au Gabon dans une étude réalisée en 2013 a écrit : « le pouvoir du blanchiment de la peau par une substance appelée hydroquinone fut découvert dans les années 1960 aux Etats Unis par des afro américains. Ces ouvriers noirs qui travaillaient dans le domaine du textile étaient en contact quotidien avec cette substance qu’ils utilisaient pour le délavage de jeans. Comme ils travaillaient sans protection, ils ont pu voir à la longue les effets blanchissants que ce produit toxique avait sur eux. C’est ainsi qu’est née la dépigmentation intentionnelle de la peau qui s’est répandue dans la communauté noire et le continent africain ne fut que la cible privilégiée ».

Attitudes et motivations

Il ressort de certaines études menées en milieu hospitalier et au sein de la population que la plupart des femmes se dépigmentent pour des raisons esthétiques. Un certain mimétisme est également retrouvé parmi la gente féminine et la peau claire est considérée comme un objet de séduction. Les résultats de l’étude menée par Sarah kourouma au centre dermatologique du CHU de Treichville d’Abidjan, premier centre de référence des maladies de la peau en Côte d’Ivoire mentionne que la grande majorité des pratiquantes (80%) était convaincue que les femmes de teint clair étaient plus attirantes et plus belles que les femmes de teint noir. La moitié des femmes affirmaient que le but recherché était de clarifier leur teint et faire disparaitre les taches pour être plus belles. Près des deux tiers de ces femmes (57,5%) avaient pris la décision de débuter la dépigmentation elles même. 37,5% reconnaissaient qu’une amie proche les y avaient motivé. Seulement 5% des femmes ont affirmé avoir initié cette pratique à la demande de leur conjoint. Esther, interrogé dans la commune d’Abobo abonde dans le même sens : « Pour moi avoir un beau teint, c’était être claire. J’enviais ainsi mes camarades qui avaient le teint clair. J’ai commencé à utiliser des produits éclaircissants ». « Ce sont les hommes qui poussent les femmes à devenir clair » justifie M.G qui se dépigmente depuis 8 ans. 

 Les procédés

« En général, les femmes et aujourd’hui de plus en plus d’hommes ont recours à des produits de mauvaise qualité en vente libre dans la rue et provenant d’Asie de l’est, du Nigéria et de la Côte d’Ivoire. Les femmes ont le plus souvent recours à des produits à base d’hydroquinone qui sont interdit de vente sur le territoire ivoirien depuis fin avril 2015, mais qui sont malheureusement disponibles sur les marchés. On raconte même que certaines femmes se concoctent un cocktail à base d’eau de Javel. En outre des femmes vont même jusqu’à s’injecter des quinacores, produits à l’origine utilisés pour soigner le rhumatisme. D’autres utilisent des corticoïdes qui ont des effets irréversibles. » Explique le docteur Christian Djekouri.

 Des conséquences

Le docteur Christian égrène les effets nocifs de cette pratique : « Nous avons l’acné cortisonique : liée à l’utilisation des corticoïdes locaux qui aggravent et compliquent l’acné (kystes, pustules, taches brunes). Ce ne sont que des signes d’évolution des lésions. Il y a des taches accromiantes (taches blanches) rappelant le vitiligo ; l’onochronose exogène qui est irréversible (peau claire avec des zones plus foncées aux tempes, apparition de rougeurs etc.), des vergetures (rupture des fibres élastiques de la peau), des problèmes de cicatrisation qui créent des complications lors d’opérations chirurgicales ; cataractes et glaucome, pathologie de l’œil et bien d’autres maladies. ».

Les résultats de l’étude faite par Sarah Kourouma mentionnent que 67,5% des femmes connaissent les complications cutanées liées à la pratique de la dépigmentation volontaire et en ont donné des exemples. Esther Ousbolini reconnait que malgré les remarques de ses proches qui lui demandaient d’arrêter de se dépigmenter elle s’entêtait, jusqu’à ce que des taches noires apparaissent sur son visage, son cou et tout son corps. Fatou une tresseuse au marché d’Adjamé dit ne jamais arrêter de s’éclaircir la peau. L’on pourrait dire que la dépigmentation volontaire est une forme d’addiction.

Comment donc leur venir en aide ?

Les femmes qui s’adonnent à la dépigmentation artificielle redoutent de redevenir plus noires qu’auparavant, car c’est ce qui arrive lorsque l’on décide d’arrêter ce procédé. Elles entrent alors dans un cercle vicieux. Un suivi de ces patientes est donc nécessaire afin qu’elles acceptent cette peau plus foncée et surtout le regard des proches qui peut parfois être dur. Aussi, des campagnes de sensibilisations efficaces doivent être élaborées en vue d’un changement de comportement.

Par Victoire Koffi

La discipline s’impose aux chrétiens

La discipline se définit comme étant une règle de conduite commune à tous ceux qui font partie d’un corps, d’un ordre. La Bible affirme sans ambages que c’est à Antioche que les disciples du Seigneur Jésus-Christ ont été appelés pour la première fois par ironie, chrétiens. Tout chrétien est donc un disciple de Jésus-Christ. Et un disciple, c’est celui qui apprend d’un maître, qui suit sa doctrine, qui s’attache à ses principes. Partant de ce constat, tout disciple doit être obéissant à son maître pour jouir de ses faveurs. Idem pour les chretiens à l’égard de leurs bergers ou pasteurs qui représentent le Seigneur Jésus-Christ dans leurs différentes assemblées locales. Un chrétien doit marcher selon les recommandations et les consignes de son pasteur, autrement dit, il a pour obligation de respecter l’ordre établi dans sa communauté par l’autorité dont il dépend. Toute forme d’opposition à cela, s’assimilerait à aller contre la volonté parfaite de Dieu. C’est dans cette perspective qu’en Hébreux 13 :17 il est dit : « obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte, qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie et non en gémissant, ce qui vous ne serait d’aucun avantage.» De ce fait, tout chrétien ne se soumettant pas à son pasteur, court le risque d’être certainement frappé par la colère de Dieu. De même que dans le naturel, un fils doit du respect à son père biologique, de même dans le spirituel le chrétien doit obéissance à son pasteur, représentant son père dans la foi. Le chrétien doit également manifester la nature de l’agneau. Une brebis obéit tandis que le bouc se rebelle. Le chrétien représente la brebis et le Pasteur, le berger. En outre, la discipline ne peut être perceptible chez le chrétien que si ce dernier fait preuve de docilité. Il doit se laisser conduire par l’autorité établie sur lui par Dieu. Cela ne pourra que lui être bénéfique comme on peut le lire en Esaïe 1 :19 : « si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, Vous mangerez les meilleures productions ; ». Au regard de ce qui précède, il faut retenir que la discipline doit être le partage du chrétien. Et ce, afin d’attirer sur lui les grâces de l’Eternel. Puisse le Seigneur Jésus-Christ semer la graine de la discipline dans le cœur de tous ses enfants !!!

ANGE MARTIAL N’GUESSAN

Coupe de cheveux des lycéennes : Colères et douleurs muettes

Si à l’origine couper les cheveux concernait uniquement les jeunes filles du premier cycle (de la 6e à la 3e) aujourd’hui, celles du second cycle et du  supérieur sont concernées dans certains établissements publics de Côte d’Ivoire. Citons en les Lycées municipaux 1 et 2 de Koumassi où depuis l’année scolaire 2013-2014, de la 6e à la Tle les filles doivent se couper les cheveux. Cette situation interpelle, d’où la raison de cette enquête, des motivations de la coupe de cheveux des filles et ses effets sur le système éducatif.

Origine de cette pratique

En  2016, quand nous avons entamé cette enquête,  il était question dans un premier temps de savoir qui était à l’origine de cette décision de couper les cheveux des jeunes filles.  Notre première destination fut le Lycée moderne d’Angré. Dans cet établissement, seules celles du second cycle peuvent garder de longs cheveux. Madame le proviseur que nous avons racontée a révélé qu’elle a trouvé les choses ainsi  et qu’elle pense que la décision vient de sa hiérarchie. La plupart des chefs d’établissements publics interrogés nous disent que cela vient du ministère, depuis belle lurette. A la question de savoir s’il y a un arrêté ministériel à ce propos, personne n’en sait davantage. Une source au Ministère de l’éducation nationale nous répond ainsi : « On  n’a pas besoin d’arrêté ministériel avant que les filles coupent leurs cheveux. Chaque IEP ou DREN est libre de décider. Et cela est inscrit dans le règlement intérieur de l’école ». Visiblement, elle n’apprécie pas qu’on touche cette question. Pour dire que la décision de couper les cheveux est laissée à l’appréciation de chaque responsable d’établissement.

Quand est-ce que couper les cheveux a-t-il de rigueur ? Nous ne saurions le dire avec exactitude dans la mesure où il n’y a eu aucun acte officiel à ce sujet. Le constat est que la coupe de cheveux chez les collégiennes et les lycéennes a  pris de l’ampleur, se propageant d’établissement en établissement. Roger Kaldini, communicateur et psychologue nous situe sur la période : « Déjà le phénomène est nouveau. Parce qu’il n’avait jamais été question dans les années 70 jusqu’à maintenant de s’attaquer à quoi que ce soit concernant les cheveux de la jeune fille. Nous remarquons que c’est à partir des années 90 qu’on a commencé à s’attaquer aux cheveux de la jeune fille.

Diby S. (éducateur), abonde dans le même sens : « cela a commencé dans les années 96. Je me rappelle bien, j’étais en classe de troisième, au Collège moderne de Korhogo. Ils ont demandé à toutes les filles du premier cycle de se couper les cheveux. Cela a même créé des problèmes, parce qu’il y avait certaines qui avaient des cheveux longs. Au second cycle, cela était permis, mais pas de coiffures extravagantes ».

Qu’est-ce qui a justifié cette pratique ?

« Première raison : cela permettrait à la jeune fille de gagner du temps pour étudier, au lieu de passer une, deux ou trois heures à la coiffure. Deuxième raison : on pense qu’en se faisant très belle, cela attirait les regards des gens sur elle. Il faut donc réduire la tentation, en mettant les cheveux à un niveau très bas, qui laisse voir la forme de la tête », explique Roger Kaldini.

Révolte des élèves

Au Lycée technique d’Abidjan, les jeunes filles doivent se couper les cheveux de la 2nde  à la Terminale.  Au cycle supérieur (BTS) elles peuvent garder leurs cheveux, mettent les mèches  à condition de faire des coiffures discrètes. « Cela  été très difficile, quand on a commencé à obliger les filles à couper leur cheveux. Dans leur colère, elles ont déversé tous leurs cheveux et mèches devant le portail de l’école pour manifester leur désaccord.  L’inspecteur a même été saisi, mais nous n’avons pas fléchi », affirme M. Kia Diomandé, Proviseur du Lycée technique d’Abidjan. 

Simone D. élève de 4e au Lycée Moderne d’Abobo : « Depuis 2014, Madame le ministre a demandé qu’on garde nos cheveux. Mais, les éducateurs demandaient qu’on se coupe les cheveux. Le 13 janvier 2016, elle a dit que nous pouvons maintenant garder nos cheveux pour pouvoir nous différencier des garçons, mais il ne faudrait pas que cela soit trop long. C’est le lundi 26 janvier, alors que nous étions au drapeau, on nous a dit qu’on pouvait garder nos cheveux, mais sans les laisser trop pousser. Toutefois,  lorsque nous entrons en classe, les professeurs nous mettent dehors, nous disant d’aller nous coiffer. Nous sommes allées nous plaindre chez l’économe, il nous a dit d’aller en classe sans nous coiffer. Mais lorsqu’on rentre, ils nous mettent encore dehors disant que ce sont eux qui font le cours et non l’économe. Donc si on ne veut pas couper nos cheveux, qu’on reste dehors. Voilà comment nous avons été contraintes de couper nos cheveux ».

Révoltées, les collégiennes ou lycéennes ne peuvent que se plier au règlement intérieur au risque de se voir soit expulsées, flanquées un zéro ou avoir leurs cheveux coupées de force par les éducateurs, qui n’hésitent pas à s’essayer à la coiffure.

Des parents contraints de contourner ce règlement

Certains parents usent de leur influence sociale pour contourner cette règle, comme témoigne Anabella K  « J’ai fréquenté de la 6e à la 3e, le Collège notre Dame du Plateau, de 2005 à 2009, au sein duquel on coupait les cheveux des jeunes élèves d’origines africaines, de la 6e à la terminale. Les raisons évoquées par les sœurs directrices de l’établissement étaient que les cheveux taillés étaient gages de réussite, car ils évitaient le stress de penser aux coiffures et de consacrer le temps perdu au salon de coiffure à des choses plus précieuses comme l’étude ou la prière. Soit ! Mais étrangement cette règle ne s’appliquait plus du tout aux élèves d’origine caucasienne ou eurasienne, les occidentales, asiatiques ou métisses. Oui, il y avait des filles libanaises et françaises, qui ont gardé leurs cheveux longs, parce que leurs parents ont refusé de se soumettre à ce règlement.  Devant cette injustice flagrante, je fus poussée à poser la question à une de nos sœurs éducatrices ». Et la réponse me fait rire, même encore aujourd’hui : « Mais les blanches là ce sera vilain avec elles oh, coco taillé là, alors que sur vous ça fait propre ! » »

Des convictions tirées de la Bible

M. Djazé, un parent d’élève révèle : « ma fille avait été orientée en 6e au Lycée moderne de Grand Bassam. Et Madame le principal m’a convoqué pour me signifier que ma fille a manqué de respect à l’éducateur, parce qu’elle ne veut pas se couper les cheveux.  Alors, j’ai dit que nous sommes croyants, et qu’elle est une femme et que la Bible interdit en 1 corinthiens 11 : 4-16 à une femme de se couper les cheveux. J’ai ajouté que je ne pouvais pas aller contre la Bible. Alors, elle a  demandé comment on pouvait résoudre le problème. C’est alors que d’un commun accord, nous avons trouvé la solution d’aplatir les cheveux de ma fille et non les couper. Elle a ainsi  gardé ses cheveux et obtenu le BEPC et le BAC dans cet établissement ».

Douleur muette des victimes

Germaine B, une victime du système rend son témoignage : « En 1997, alors que j’étais en classe de 4e, j’ai été expulsée de l’école parce que j’ai refusé de couper mes cheveux. Cela a été difficile, malgré toutes les tentatives menées par mes parents et mes pasteurs, pour demander une faveur à mon endroit, cela n’a pas abouti. C’est ainsi que je suis allée à Yamoussoukro où j’ai intégré le Lycée hôtelier de ladite ville. Et j’ai été major de ma promotion durant tout mon cursus dans cette école. Puis, j’ai poursuivi au Lycée professionnel Hôtelier  d’Abidjan où j’ai obtenu mon BT en cuisine et pâtisserie ».

Si Germaine B a eu cette grâce, il n’en est pas de même pour M K. Car 20 ans plus tard, les choses ont changé dans cet établissement. En témoigne M.A, rencontrée le vendredi 07 septembre 2018. Voici son témoignage : « Je suis étudiante en deuxième année et j’ai 28 ans. J’ai été admise dans cette école, l’année dernière suite au concours que j’ai passé après la classe de terminale. Lorsque je suis arrivée, la chose qui m’a marquée c’est la coupe de cheveux. J’avais de très longs cheveux qui me tombaient dans le dos, car ils n’avaient jamais été  coupés depuis la classe de CP2. Mais on nous a dit qu’une nouvelle Directrice venait de prendre fonction et qu’elle exigeait que toutes les filles de l’établissement coupent leurs cheveux. Cela a été une surprise pour moi, autrement, je n’allais pas présenter ce concours. Certaines de nos camarades n’ont pas accepté et ont préféré quitter l’école. Mais j’ai été contrainte, comme prise au piège, de couper mes cheveux, ce avec beaucoup de douleur, car je désirais faire cette formation. Pour moi, les cheveux représentent la femme. C’est le symbole de la féminité et la majorité des filles, toute religion confondue, souhaite garder leurs cheveux longs. Pour moi, c’est une injustice. Et garder les cheveux ne veut pas dire qu’une fille n’est pas intelligente à l’école. Alors que j’ai fréquenté des établissements publics à l’intérieur du pays et on ne m’a jamais demandé de couper mes cheveux ; si ce n’est l’année dernière au Lycée professionnel Hôtelier d’Abidjan ».

Cette révélation de M.A est inédite pour nous, mais elle nécessite une vérification. Lundi 10 septembre 2018, nous sommes au Lycée professionnel hôtelier d’Abidjan situé à Cocody, Riviera Golf. La cour est pratiquement vide, pas d’élèves, la rentrée des classes n’est pas encore effective. Néanmoins,   l’administration est ouverte. Le tableau d’affichage confirme les dires de M.A. Dans la rubrique des tenues exigées, il est écrit : « Filles : cheveux courts style garçon sans fantaisies (1e, 2e, 3e année CAP-BT) ». Nous nous rendons au secrétariat de la directrice pour savoir les raisons de cette décision. La directrice est empêchée, c’est la secrétaire qui nous reçoit. Nous appelons le lendemain, puis retournons sur les lieux. Cette fois-ci, la secrétaire nous demande d’adresser un courrier à la directrice. Chose faite le lendemain.  Mais toutes nos tentatives de rencontrer la directrice vont prendre fin. Un coup de fil du secrétariat nous signifie que la directrice ne pourra pas nous recevoir car occupée. Qu’est-ce qui a motivé une telle décision ? Pourquoi exiger aux jeunes filles qu’elles se coupent les cheveux alors qu’elles ont déjà quitté l’enseignement général et dépassé l’âge de gamine ?  Pourquoi couper les cheveux quand on sait que les cuisiniers ont toujours les calots sur la tête et cela est même dans la liste des fournitures au lycée hôtelier ?

A l’instar du Lycée hôtelier qui a instauré cette pratique dans le règlement intérieur, l’INFAS (Institut National de Formation des Agents de Santé) fait parler de lui. La pratique gagne du terrain. En effet, depuis l’année académique 2017-2018, le règlement intérieur de cet établissement a été modifié. Désormais, les étudiantes doivent se couper les cheveux. Un agent de l’administration en donne les raisons : « C’est une décision qui vient du ministère. Les raisons sont d’abord sanitaires. Et quand elles sont coiffées avec les mèches, c’est au moins pour un mois.  Imaginez-vous les chevelures d’un mois, et le cuir chevelu qui n’est pas traités, ni lavé pendant un mois. Imaginez l’odeur que cela dégage, alors qu’elles doivent se pencher sur des malades pour les soigner. Cela n’a jamais été pris pour des raisons religieuses. Il y a aussi des raisons de discipline. Car il y a des étudiantes qui portent les mèches et les longs cheveux sous lesquels elles cachent les smartphones et les téléphones pour tricher. En stage, nos étudiantes sont tenues de porter des calots et des foulards pour éviter que leurs cheveux touchent un malade ». 

Situer les responsabilités

Si la décision de couper les cheveux des filles est motivée par des coiffures fantaisistes, pourquoi ne pas interdire les dites coiffures ? Quel est le rôle des éducateurs et surveillants ? Les filles jeunes ont-elles assez de forces pour faire un bras de fer avec l’administration, au point de refuser de se ranger ? Si les responsables des établissements publics réussissent à imposer la coupe de cheveux, pourquoi ne procèdent-ils pas de la même manière pour interdire les coiffures extravagantes à base de mèches ? Pourquoi, pour une minorité, la majorité doit-elle payer le prix ? Est-ce la faute aux jeunes filles si Dieu les a pourvues de longs cheveux ? La manière « style garçon », exigée aux jeunes filles quant à leur coupe de cheveux ne serait-il pas réfuter que Dieu dans sa volonté a pourvu aux femmes une longue chevelure ? S’est-on interrogé sur le fait que les filles ont naturellement de longs cheveux contrairement aux garçons ? A-t-on profondément examiné pourquoi Dieu le créateur a naturellement pourvu aux femmes de longs cheveux contrairement aux hommes ?

La question du taux de réussite

« Quand j’observe les résultats, vraiment tout me donne raison. En G1, on était pratiquement à 42%, mais depuis, elles  sont à 90% de taux de réussite. Nos taux les plus faibles ont été l’année dernière en  2017 où nous avons eu 68% sinon nous avons toujours été au-delà. On a eu 85% cette année. Tout me donne à croire que nous sommes sur la bonne piste. A cause de la coupe de cheveux, elles sont même pressées de quitter l’établissement ; alors elles se mettent au travail », se réjouit le proviseur du Lycée Technique d’Abidjan quant au taux de réussite de son établissement. Et, nous le lui concédons et le félicitons. Cependant, est-ce que cela est directement lié à la coupe des cheveux ? Tous les établissements où les pensionnaires coupent leurs cheveux ont-ils de bons taux de réussite ? En d’autres termes, les filles ont-elles un mauvais rendement dans les établissements où on leur permet de garder les cheveux ?  La chevelure nuit-elle vraiment à la réussite scolaire ?

Au cours de cette enquête, les établissements scolaires français homologués en Côte d’Ivoire, notamment  le lycée français Blaise Pascal de Riviera 3, l’école la Farandole internationale de Cocody et le Lycée international Jean Mermoz d’Abidjan Cocody-centre ont été visités. Le constat est qu’on n’oblige pas les collégiennes et lycéennes à se couper les cheveux. Pareil, pour le Lycée Classique d’Abidjan, établissement d’excellence, où les filles peuvent garder les cheveux longs de la seconde à la terminale. Dans la plupart des établissements privés, de la 6e à la Tle, les filles sont libres de garder leurs cheveux ou de les couper. Seulement, il est interdit de mettre les mèches, vu l’extravagance des coiffures faites à base de mèches. Si les établissements français et la plupart des établissements privés arrivent à canaliser leurs élèves sans pour autant leur demander de couper leurs cheveux, pourquoi des établissements publics ne suivent-ils pas le même exemple ?  

Le cas zéro grossesse en milieu scolaire

« Aujourd’hui, nos enfants sont précoces,  quand elles embellissent leurs cheveux, on a l’impression qu’elles sont majeures. C’est aussi pour emboucher la trompette de madame la ministre, concernant la campagne zéro grossesse. C’est pour protéger nos enfants des prédateurs », justifie le premier responsable du Lycée technique d’Abidjan. Certes, l’initiative de zéro grossesse est à encourager. Cependant, pour atteindre ce but, l’école à elle seule ne peut garantir ce résultat.

On ne séduit pas seulement à cause de sa chevelure, mais on séduit aussi par la démarche, la désinvolture, la jupe qui monte. En effet, en dehors de l’école, ces collégiennes et ces lycéennes conservent leurs mauvaises habitudes. Quand on voit de plus en plus d’élèves s’habiller à moitié nue, en mini-jupes, en collant et prendre d’assaut les maquis et plages, on ne doit pas être surpris des résultats. Par leur habillement, elles mettent en exergue leurs formes, voire leurs rondeurs, provoquant une attirance sexuelle. C’est là qu’il faut toucher le problème. Il y a donc un gros travail à faire au plan de l’éducation donnée par les parents et au plan religieux. L’implication des parents et des hommes religieux s’imposent si l’on veut des résultats effectifs. Selon Roger Kaldini, « un élève est contrôlé par trois facteurs : ses parents, ses enseignants et son environnement ».

Que faire ?

La chevelure est un don de Dieu à la femme, une gloire pour elle. C’est le premier moyen par lequel Dieu différencie la femme de l’homme. Avoir les cheveux longs pour une jeune fille, n’est pas une faute, mais un don de Dieu le créateur. C’est incompréhensible que des règlements intérieurs obligent des jeunes filles à se couper les cheveux. Il faut donc tenir compte de tous les élèves qui souhaitent ne pas couper les cheveux que ce soit pour des convictions religieuses ou non. Alors, il n’y aura pas d’injustice. A-t-on mené une étude à base d’un échantillonnage conséquent, pour savoir si le fait de couper les cheveux a amélioré le rendement de la jeune fille ou si cela a réduit le taux de grossesses en milieu scolaire ?   

Journalistes: Non à l’heure africaine

La performance d’un bon travailleur prend en compte sa ponctualité. Le journaliste ivoirien, dans l’exercice de sa fonction est souvent balloté entre la ponctualité et le retard à cause du concept heure africaine, qui impacte négativement la société. Lisons cette expérience vécue à Abidjan lors de deux reportages.

Le samedi 18 août 2018, je suis invité pour la couverture d’un évènement à Abobo Belleville. Heure de début mentionné sur l’invitation : 10h00. Etant habitué à ce type de rencontre, je sais que rares sont ceux qui débutent à l’heure d’horloger. La veille, je prend donc soin de demander l’heure exacte du début de la cérémonie. L’organisateur, un pasteur, insiste pour dire “10h00”. Le lendemain matin tôt, je prends mes dispositions pour m’apprêter et emprunter un véhicule le plus vite possible à cause des embouteillages fréquents sur cette voie. Pas question de venir en retard. Pas seulement à cause de la cérémonie, mais à cause d’un principe que j’ai cultivé. A 9h50, je suis au le lieu indiqué. De loin, je vois une salle vide. Mais, je décide tout de même d’entrer pour m’installer. Cependant, un camion vient à peine de stationner dans la cours et m’en dissuade.

Le non respect de l’heure est une sous-estimation de sa personne

Ce véhicule contient des tréteaux et couverts pour la mise en place. Visiblement, ils ne peuvent pas démarrer à 10h00 comme prévu. Alors, je reste encore hors de l’espace en vue de patienter. Il est 10h30, nous sommes invités à entrer dans la salle. Moins de 10 personnes sont visibles, pour 100 chaises mises en place. Nous attendons …et on nous oblige à attendre en écoutant les prestations du groupe musical. Cela n’a rien à voir avec le programme. A 11h25min, le maître de cérémonie fait son entrée.  Plusieurs paroles et des mots de prière sont donnés. Toutefois, la cérémonie n’est pas prête de commencer.

Il est 12h03min, la cérémonie débute enfin, avec un autre maître de cérémonie, le vrai. Deux heures perdues, et la fatigue s’est déjà installée. Aux environs de 13h, je manifeste le désir de partir, car j’ai un autre rendez-vous à honorer. Mais, on me prie d’attendre la fin de la cérémonie. Trente minutes plus tard, je quitte les lieux, déçu, car l’homme de Dieu n’a pas honoré sa parole.

A lire aussi: Retard aux cultes

Il ne fallait pas imiter les retardataires

Le lundi suivant, aux environs de 12h je suis informé d’un programme à couvrir à Cocody Gobelet, le même jour à 15h00.  L’organisatrice insiste sur l’heure, et je donne mon accord de principe. Il est 14h et je ne suis pas encore prêt. Il fallait vite prendre un bain se changer. Ce que j’ai fait. 15h00, mon téléphone crépite, c’est le numéro de l’organisatrice : « M Koffi, il est 15h00 et on ne vous voit pas », je réponds pour dire que je suis sur le point de prendre le taxi. J’étais en retard. Cela ne me plaisait pas, mais en me rappelant les 2 heures de retard avec lequel l’événement du samedi dernier a débuté, j’étais serein dans le taxi.

La ponctualité est un état d’esprit et non la couleur de peau

15h30, j’arrive sur les lieux. La cérémonie a effectivement débuté à 15h00 et se poursuit. L’organisatrice m’aperçoit et me lance à la figure : «  c’était 15h00, qu’on avait dit. Moi je ne marche pas avec l’heure africaine“. « Time is time » ajoute t-elle énervée, avec un accent anglophone. C’est une ivoirienne qui réside aux Etats-Unis. Je réalise que j’ai affaire à une américaine, qui n’a pas la mentalité africaine. Je suis confus. J’aurais pu être à l’heure, si je ne m’étais pas laissé influencer par le mauvais exemple de la cérémonie d’Abobo Belleville. Oui, il est mieux d’arriver à l’heure et attendre les retardataires que de venir en retard et être attendu.

Il faut refuser l’heure africaine

L’heure africaine est une expression de médiocrité. C’est une excuse que plusieurs donnent pour se justifier et parce qu’ils ne veulent pas admettre que le retard est un acte de médiocrité. Accepter l’heure africaine, c’est admettre dire que l’Afrique est faite pour ne pas respecter ses engagements. L’heure africaine, c’est affirmer que l’Afrique a son heure : le retard. Avec l’heure africaine, le GMT n’a pas de sens. Chacun peut régler sa montre de 2 heures de retard et prendre cela comme l’heure officielle. Pour certains, “l’Afrique sera toujours en retard donc acceptez l’heure africaine“. Plusieurs vont en retard au travail, à des rendez-vous, aux réunions de prière et c’est toujours la même chose. Ils sont habitués : c’est l’heure africaine.

Y aura-t-il une heure africaine le jour où la trompette de Dieu sonnera pour l’enlèvement, vu que personne ne connaît l’heure, le jour, le mois et l’année ? Seras-tu prêt le jour de l’enlèvement ? Changeons nos mauvaises habitudes.

Par Victoire Koffi

Comment je suis sortie indemne d’un grave accident

Le temps peut s’écouler, mais ne saurait effacer le souvenir de la bonté du Seigneur. Lisons le témoignage doublement relaté par Olivia Seu et sa mère.

Le récit de la mère  

 « Les faits remontent à 2010 où ma fille avait 10 ans. Sa grande sœur mariée à Bonon a souhaité qu’elle aille passer une semaine de congé avec elle. La veille de son départ, j’ai fait un songe dans lequel, j’ai entendu une voix me dire : « votre fille va voyager demain et au cours du voyage elle va faire un accident, mais rien ne va lui arriver ». Quand je me suis réveillée, j’ai réuni tous les enfants et je leur ai expliqué le songe, puis nous avons prié le Seigneur. Ma fille a commencé à pleurer parce que je lui ai dit qu’elle n’irait plus en voyage. Vu ses pleurs et sa sœur qui était dans l’impatience de la revoir, je suis revenue sur ma décision. Alors le matin, je l’ai accompagnée à la gare, en la confiant au chauffeur puisqu’elle était petite et faisait son premier voyage sans moi. Avant que le car ne démarre, j’ai demandé au chauffeur la permission pour prier. Chose faite, je suis retournée à la maison. Aux environs de 08h, je reçois un coup de fil, me disant que le car emprunté par ma fille venait de faire un accident sur l’autoroute. Dans un premier temps, cela ne m’a pas affolé. Toutefois,  c’est lorsqu’une dame que je connaissais m’a interpellée pour insister que j’ai réalisé ce qui venait de se passer.

Une mère tourmentée

Abattue, je me suis rappelée du songe que j’ai fait et j’avais dit : « Seigneur Jésus, ce n’est pas ce que tu m’as dit, voilà que ça fait un an que mon mari est décédé ; et aujourd’hui c’est ma fille ? Vraiment Seigneur épargne-moi cela.  » Lorsque j’ai fini la prière, il était question que je me rende sur le lieu de l’accident. Mais, j’ai refusé. Certaines victimes ont été ramenées à Abidjan et d’autres conduites à Yamoussoukro. On m’a demandée d’aller à la morgue pour voir si son corps y était. Je n’ai pas voulu y aller, car pour moi, ma fille ne pouvait pas être parmi les morts. Alors mes voisins y sont allés à ma place, mais ma fille n’y a pas été retrouvée.  Nous avons appelé à Yamoussoukro et elle n’y était pas non plus. 

Et les gens m’ont dit « cela fait deux jours que tu ne vois pas ta fille et tu refuses de faire des recherches ». D’autres venaient dans l’intention de me présenter leurs condoléances, ce que je rejetais automatiquement. Quand ils insistaient, je leur répondais : « Dieu ne m’a pas dit que ma fille va mourir ».

 Les faits vécus par la fille (Olivia Seu)

« Après que ma mère ait fini de prier, le car a démarré. Et j’ai commencé à lire un petit livret qu’on nous a distribué à l’église. Chemin faisant, un grand bruit s’est fait entendre. Par la suite,  j’ai perdu connaissance. Quand mes yeux se sont ouverts, j’étais  assise au milieu du goudron, les pieds allongés et je voyais le car complètement renversé. J’ai reconnu mes voisins qui étaient morts, d’autres gravement blessés. Ce qui m’a marqué,  c’est que je n’ai eu aucune blessure. Je ne sais pas comment cela s’est passé, vu que tous les survivants étaient blessés. J’étais à l’écart, comme si j’avais été  extirpée du car au moment de l’accident. Vraiment, j’étais émue et j’ai su que c’est Dieu qui a fait cela. Je me suis levée et j’ai commencé à marcher et les gens me regardaient avec étonnement. Quand les secours sont venus, ils ont demandé « qui sont ceux qui veulent retourner à Abidjan ou continuer le voyage ? ». C’est ainsi que j’ai exprimé mon désir de continuer. Ils m’ont dissuadé de poursuivre le voyage, mais je suis restée ferme sur ma décision. Alors, nous avons fait une escale à Yamoussoukro pour des visites médicales. J’ai été hébergée par une dame durant trois jours. Vu que je n’avais aucune blessure, un infirmier m’a soumise à plusieurs interrogations. « Tu es sûre que tu étais dans le car ? » « Oui », ai-je répondu. « Tu possèdes quel fétiche ? », a-t-il poursuivi. Je lui ai fait savoir que je n’avais pas de fétiche mais que j’allais à l’église. Il a répliqué : « toi petite comme ça tu vas à l’église ? » « Oui, je prie beaucoup » ai-je précisé. Et il a dit « ton Dieu est fort.  Tu n’as rien mais dans les années à venir va te faire analyser, car l’accident pourrait avoir des répercussions sur toi plus tard ».  Les examens médicaux ayant révélé que je me portais bien, j’ai décidé de poursuivre le voyage sur Bonon.

Le second miracle

Une fois arrivée à Bonon, je ne pouvais pas joindre ma grande sœur, vu que son numéro de téléphone était enregistré dans mon portable que j’avais perdu lors de l’accident. Je ne savais pas où elle habitait non plus. Le seul numéro que je connaissais par cœur était celui de ma maman. Je l’ai donc appelée pour qu’elle m’oriente, mais sans suite. Je me suis donc retrouvée dans les rues de Bonon ne sachant plus quoi faire. Il était déjà 22h. Je marchais le long du goudron principal sans destination précise, en priant pour chasser la peur en moi. Chemin faisant, j’ai rencontré un monsieur à moto qui m’a demandé ma destination. Et moi de répondre « tonton, je ne sais pas où je vais, néanmoins je suis venue voir ma grande sœur ».  « À cette heure tardive ? » s’est-il inquiété.  Alors, il a poursuivi : « comme tu es petite, tu passeras la nuit chez  moi et  demain on ira au poste de gendarmerie pour faire des recherches ». J’avais peur, mais j’ai résolu que de toutes les façons si je ne partais pas avec lui et que je restais, je serais exposée aux bandits. Alors je suis montée et on est parti. Arrivé chez lui, il a garé sa moto; il est entré dans la maison avec ma valise. Etant dehors en attente, je l’entendais parler avec sa femme en disant qu’il est venu avec une petite fille, qui dormira avec eux et s’en ira le lendemain. Puis, il m’a demandée d’entrer. Dès que j’ai franchi le salon, je me suis rendue compte que la femme en question était ma grande sœur. Quelle surprise ! Je n’en revenais pas. Elle est donc l’épouse de mon bienfaiteur ! « Chéri, où est-ce que tu l’as rencontrée ? Je cherchais à t’appeler depuis ce matin pour te dire que ma petite sœur avait eu un accident pendant qu’elle venait séjourner chez nous », s’est-t-elle exclamée, heureuse.  Cependant, cette joie était trahie par une tristesse qui se lisait sur son visage. Alors toute pressée, elle a appelé ma maman  pour  l’informer de mon arrivé chez elle. Une joie mêlée de larmes a pris le dessus de ces retrouvailles. Cette même nuit, ma grande sœur m’a surnommé « Miracle », ce, durant mon séjour à Bonon.

Mon combat face aux propos du médecin

Etant en classe de terminale, je devais déposer un dossier médical. Un jour, on m’a demandé d’aller voir le médecin parce qu’il semblait que j’avais des troubles de mémoire. Comme je l’ai dit tantôt, le docteur m’avait dit que l’accident, pourrait avoir des répercussions sur ma santé plus tard. Il avait donc mentionné tous les détails dans mon carnet. Et c’est le même carnet que j’utilisais encore. Je me suis posée les questions suivantes : « Pourquoi durant tout ce temps, je n’ai pas eu de troubles de mémoire ? Pourquoi maintenant, précisément où je dois passer mon examen? » Alors quand cela m’a été dit, j’ai résolu de ne pas informer ma maman, de peur qu’elle  gaspille son argent. Dès lors, j’ai changé ce carnet pour éviter qu’on ne me parle de trouble de mémoire. 

Mais, les propos du médecin avaient commencé à avoir de l’impact sur moi. Etant en préparation pour le Bac, j’étudiais avec un étudiant. Et lorsqu’il revenait le jour suivant pour faire des révisions, je lui disais que j’avais tout oublié. Cela se répétait et j’ai commencé à m’inquiéter. J’en ai parlé à une sœur de l’église qui m’a conseillée d’en parler au Pasteur. Ce dernier m’a réconfortée, me disant : « tu n’as pas trouble de mémoire ce sont eux qui veulent te le faire croire ». Je suis sortie du bureau du pasteur en mettant ma foi en ses propos. Depuis ce jour, je n’ai plus eu de troubles de mémoire. Même les formules qu’il fallait apprendre par cœur, me venaient facilement. C’est ainsi que j’ai réussi au BAC la même année. Et depuis l’année dernière, je suis étudiante en  informatique. Vraiment, le Seigneur Jésus est bon, je lui dis merci pour ma vie qu’il a préservée et pour tout ce qu’il a fait pour moi.

Verified by ExactMetrics