QUE DOIT FAIRE LE CHRÉTIEN AVEC LES RÉSEAUX SOCIAUX ?

Les réseaux sociaux ont pris de l’ampleur ces dernières années. Cet espace est-il convenable pour un chrétien ? Si oui quelles devraient être les limites ? Il est important d’attirer l’attention du chrétien, sur ce qui est utile de faire ou non sur la toile.

Luc 11 :43 « Malheur à vous, pharisiens ! Parce que vous aimez les salutations dans les places publiques. »

La nouvelle tendance aujourd’hui, sur les réseaux sociaux c’est le ‘‘selfie’’. Cela consiste à se prendre en photo, soi-même pour le poster et le faire partager à tous ses amis connectés sur le réseau. Mais, il y a un grand danger derrière ce mode virtuel pour les chrétiens. Que signifie « selfie » ? Il vient du moi, en anglais « self », qui signifie « soi ». Un esprit de chauvinisme, d’égocentrisme, de « m’as-tu vu », se cache souvent derrière cet autoportrait ; une exaltation du « moi ». C’est ce même esprit qui animait les pharisiens. Certes, les réseaux sociaux n’existaient pas encore au temps de Jésus, les « j’aime » ou les « like » n’étaient pas encore d’actualité, mais, ces pharisiens savaient comment se faire remarquer à leur manière, recevant leur « j’aime » et s’enorgueillir.

Philippiens 2 :3 « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme au-dessus de vous-mêmes»

    Le danger des réseaux sociaux en tant que chrétiens est de tomber dans l’orgueil et l’autosatisfaction, car nous risquons de devenir comme ces pharisiens « hypocrites » cherchant l’applaudissement d’un public virtuel, et oubliant de chercher à plaire à Dieu. Des personnes se donnent tant de mal pour trouver la meilleure photo, la meilleure position, le beau profil, le meilleur vêtement, juste pour plaire à des milliers de personnes virtuelles sans se soucier de savoir si cela glorifie Dieu. Tant de jeunes garçons et de jeunes filles, se disant chrétiens, ont des postures et des propos indécents, grossiers sur la toile, simplement parce qu’ils veulent plaire à un maximum de personnes.

Colossiens 3 : 17 « Et quoi que vous en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus».

A travers les réseaux sociaux se cachent aussi les esprits d’adultère, de débauche, de jalousie, de mensonge, de fanfaronnade, d’hypocrisie, de colère, de calomnie… On peut aussi tomber dans la convoitise en prenant plaisir à regarder la photo d’une jeune fille, d’un jeune homme. Le Seigneur a dit en Matthieu 5:28 : « quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur ». Combien de jeunes hommes regardent ainsi avec envie sur la toile de jeunes femmes mariées ou non ? Combien de jeunes femmes s’exposent ainsi et conduisent des jeunes hommes à « l’abattoir » sans s’en rendre compte, s’exposant elles-mêmes à la condamnation ? On aura tendance à s’enorgueillir sur notre beauté, nos richesses, nos vêtements à la mode, provoquant une vraie compétition de vie chez les internautes, entraînant un sentiment de rabaissement chez d’autres. On peut être en colère juste en voyant le mode de vie d’un proche à travers l’écran.

Jean 17 :15-16 « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. »

Que faire alors ? Quitter les réseaux sociaux et se défaire de toute avancée technologique ? Se recroqueviller sur soi sous prétexte qu’on veut fuir le péché ? Que non. Il est évident que les chrétiens sont comme des brebis envoyés au milieu des loups sur des réseaux sociaux. Derrière ce monde virtuel, se cachent des âmes bien réelles qui doivent et peuvent être sauvées à travers notre témoignage de vie sur la toile. Nous ne devons pas perdre de vue que Dieu ne fait pas de différence sur ce que nous sommes dans la réalité et dans le virtuel. Dieu regarde l’état de notre cœur dans tout ce que nous faisons aussi bien réel que virtuel, car selon Romains 8 :27 : « il sonde les cœurs».

Qu’est-ce-que Dieu attend de nous ? Il attend à ce que Jésus soit glorifié dans toute notre vie. Soyons la lumière au milieu d’un nombre illimité d’âmes dans les ténèbres, se cachant derrière ce monde virtuel. Nous sommes ce que nous sommes par la grâce du Seigneur Jésus Christ. N’ayons donc pas peur d’être de vrais chrétiens sur la toile, cherchons à glorifier  notre Seigneur, Sauveur et Maître Jésus Christ et non chercher à faire l’apologie de notre modeste personne.

Galates 1 :10 « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. »

Utilisons les réseaux sociaux comme un simple outil d’évangélisation, car le but premier est le partage.  Partageons ce que nous avons de meilleur à savoir la personne de Jésus-Christ. Et soyons prudents, ne perdons pas non plus tout notre temps sur la toile, risquant de laisser de côté nos moments de prière, de méditation, nos vraies relations sociales. Que toute motivation soit conduite par le Saint Esprit. Aimons les choses que Dieu aime, lisons ce que Jésus pourrait lire s’il était sur les réseaux sociaux.

Pour finir, voici une série de questions pratiques que tout chrétien devrait se poser avant de faire une publication quelconque sur Facebook ou sur un réseau social

  • Cette publication rapprochera-t-elle les autres de Dieu ?
  • Cette publication est-elle vraie, charitable, et respectueuse ?
  • Si quelqu’un(e) dans l’Église ou en dehors la lisait, serait-il (elle) édifié(e) ou scandalisé(e) ?
  • Suis-je en train de colporter des rumeurs ou de calomnier quelqu’un ?
  • Serais-je tout aussi content(e) de cette publication dans une semaine, un mois ou deux ans ?
  • Ma réponse est-elle motivée par une volonté de me justifier moi-même, ou par l’amour ?
  • Est-il nécessaire ou utile que je partage mon opinion sur ce sujet dans ce forum ?
  • ·        Suis-je inspiré(e) par le Saint Esprit en publiant ce contenu.

Que le Seigneur Jésus Christ vous bénisse à la lecture de ces écrits.

Par l’Evangéliste Parfait Salomon

VIERGE A 40 ANS, UNE CHRÉTIENNE SE MARIE ENFIN

La sœur Miriam Mbelu s’est mariée au frère Mukuna à Kinshasa en République Démocratique du Congo, le 4 août dernier. Et cela, après quarante années de chasteté.

C’est à Schekina Tabernacle que le couple Mukuna a reçu la bénédiction de leur mariage. Un mariage qui a ému plusieurs personnes quand on sait que Miriam Mbenu, la mariée s’est abstenue de tout rapport sexuel pendant 40 ans avant de se marier à l’homme de sa vie.

A lire aussi: VOICI COMMENT RÉUSSIR SON MARIAGE

 Richard Diyoka, Pasteur principal de Schekina Tabernacle  s’est réjoui de l’attitude de la mariée avant d’encourager les autres sœurs de l’Assemblée à faire autant. Il a profité de cette occasion pour offrir  des présents (deux complets de pagne et une cuisinière) à la nouvelle mariée. Et d’ajouter : « Quoique les autres sont dans les bêtises, il y a des sœurs pour essuyer nos larmes. »

Il faut noter que l’homme de Dieu a offert également deux complets de pagne à la mère de la mariée  pour la bonne éducation de sa fille. Et ce, malgré les souillures et les tentations du diable en ce temps de la fin.

VOICI L’IMPORTANCE DE LA CELLULE DE PRIÈRE FAMILIALE

Négligée dans plusieurs familles chrétiennes, la cellule de prière a pourtant de grandes retombées spirituelles.

Il est écrit en Matthieu  18 :19 « Je vous le dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon père qui est dans les cieux ». Tout rassemblement, d’au moins deux croyants, convie Dieu sur la scène. Aussi,  une famille nucléaire composée du père, de la mère, des enfants et tous les autres membres qui habitent la même maison : “…Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel” ( Josué 24:15). Pour que la cellule de prière ait son impact, il faut l’implication de tous les membres de la famille.

Les cellules de prière, stabilisent le foyer et la vie de couple qui souvent tanguent au gré de certains problèmes tels que la stérilité, l’insoumission, le mensonge, l’infidélité et la sorcellerie.  Les  cellules de prière  sont un moyen de perpétuer une bonne atmosphère spirituelle au sein de la cellule familiale.

Les enfants qui représentent les fruits d’une union  en sont les grands bénéficiaires d’autant plus que les cellules de prières les  rendent sages face à un monde épris de perversités, de malice et bien d’autres maux pouvant les esquiver de la voie du salut.

Le chrétien face à la pratique du sport (part 2) Pasteur Anekore : « LE SPORT DE HAUT NIVEAU CONDUIT A DES COMPROMIS»

Pasteur et Professeur d’Éducation Physique et Sportive, Hermann Anékoré dévoile les risques du sport de haut niveau pour le chrétien.

Pouvez-vous nous définir le sport ?

Le sport se définit comme toutes activités humaines institutionnalisées, codifiées, avec des entraînements programmés, qui s’expriment à travers des compétitions et dans lesquelles l’activité physique est dominante. C’est donc l’expression « activité physique dominante » qui fait la différence entre le sport et les jeux. Toutefois, c’est un abus de langage qui nous amène à parler de sport quand nous voyons des personnes en mouvement. Aussi des activités telles que jouer au ballon dans les quartiers ne sont pas du sport mais plutôt des activités Physiques tout simplement.

Pasteur, y a-t-il compatibilité entre le sport et le christianisme ?

Je dirai plutôt qu’il y a compatibilité entre le christianisme et les activités physiques telles que la marche, le footing ou autres activités similaires qui servent à garder une bonne forme physique en vue de mettre notre corps à l’abri de certaines maladies. Mais quant au sport tel que défini ci-dessus, cette association ‘’ Sport et Christianisme’’ me parait difficile dans la mesure où pratiquer un sport c’est se conformer aux règlements ( code) qui le régissent tels que se mettre en maillots de bain pour la natation ou porter une combinaison (collants) qui dessine totalement toute l’intimité de l’athlète et expose sa nudité. Or, nous n’ignorons pas que le corps du chrétien est sacré surtout celui de la femme et il a besoin d’être couvert (Corinthiens  6:19-20 ).

Le  chrétien ne peut donc pas embrasser une carrière de sportif?

La concordance Christianisme et Sport de haut niveau apparait très clairement impossible. Sauf si l’on fait un compromis avec la parole du Seigneur dans le but de satisfaire ses passions sportives ou pour de l’argent.  Aussi, il convient pour ma part de parler d’un fait généralement inconnu du grand public. Certaines sportives de haut niveau prennent des grossesses et se font avorter à un ou deux mois avant des compétitions. Alors toutes les substances énergétiques emmagasinées par l’organisme pour la nutrition de l’embryon (la grossesse)  sont transférées au niveau des muscles pour donner de bonnes performances aux athlètes. Cette pratique est une forme de dopage subtile que plusieurs ignorent et aussi c’est un meurtre, donc  un péché. Je conseille donc à mes frères de ne pas opter pour une carrière sportive vu les vices, les tentations, les contraintes et les malversations que cela renferme.

Vous en tant qu’enseignant d’EPS et Pasteur, que dites-vous des activités physiques et sportives (EPS), dans les lycées et collèges qui contraignent les croyants à exposer leurs corps ?

Effectivement, c’est une situation complexe à laquelle ils sont confrontés dans les écoles. Ils sont souvent obligés d’avoir des contacts avec des personnes de sexes opposés selon l’objectif de l’activité sportive proposée par l’enseignant. Concernant l’enseignant de l’EPS, il n’est pas directement en contact avec les élèves, donc sa conscience professionnelle mêlée à sa crainte du Seigneur s’il est chrétien, le mettent à l’abri des tentations. Dans le deuxième cas, quand  l’âge de l’enfant et sa corpulence s’apparente à  celui d’un adolescent, une pratique de l’EPS ne devrait pas poser de problème à mon avis. Mais à cause de certaines prédispositions en EPS et en vue d’un meilleur résultat scolaire certains frères et sœurs pratiquent l’EPS avec toutes les contraintes connues.

N’y a -t-il pas de solution à cela ?

Je crois qu’il serait plus indiqué que des enseignantes aient la charge des filles et les enseignants la charge des garçons et cela dans des endroits isolés comme des salles ou des terrains reculés. Mais comme les objectifs des gouvernants sont la pratique de l’EPS  dans le but d’agir  sur la motricité de l’apprenant et d’inciter à la ‘’mixité’’ c’est-à-dire faciliter le rapprochement homme-femme, cette option est à exclure. Aux frères et sœurs élèves chrétiens, des options s’offrent à eux. Pour éviter des occasions de chute ou d’exposer leur nudité, ils peuvent prendre des dispenses médicales en EPS et pratiquer des activités physiques personnelles loin des regards indiscrets, en vue de garder la forme.

LA FEMME DOIT-ELLE PORTER LE PANTALON ?

Voir des femmes porter des pantalons de nos jours n’émeut pratiquement plus, contrairement aux années antérieures. Est-ce normal que des femmes s’habillent en pantalon ? Est-ce que la Bible autorise à la femme de porter la Bible ? Lisons.

Origine du port du pantalon par la femme

Pendant longtemps, les femmes ne portent pas de pantalon, suivant l’assertion populaire selon laquelle une fille qui porte des pantalons est une fille qui se conduit mal car une femme honnête a les genoux sales.

« C’est en Perse qu’on rencontre les premiers pantalons féminins. En Europe, le pantalon pour femme ne devient courant qu’au cours du XXe siècle. Auparavant, à cause des interdits religieux et des valeurs attachées traditionnellement à chaque genre (courage pour l’homme, pudeur pour la femme) s’imposait la différence sexuée dans l’habillement, et le port du pantalon par la femme était interdit et condamné.  

Quelques femmes au cours du XIXe siècle porteront le pantalon, des artistes comme Rosa Bonheur ou George Sand, bénéficiant d’une relative complaisance des autorités. Mais, deux circulaires préfectorales (1892 et 1909) atténuent l’interdiction, autorisant le port du pantalon féminin si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval.

Comment le sport a favorisé le port de pantalon

Mais c’est la pratique du sport, comme l’alpinisme ou le cyclisme qui ont élargi la pratique du port du pantalon. Toutefois, des résistances persistent : en 1930, la championne olympique Violette Morris est déboutée de sa plainte contre la Fédération féminine sportive de France qui l’a radiée à cause de son comportement et son habillement masculin, jugeant « déplorable » l’exemple qu’elle donne à la jeunesse.

Le travail, motif du port de pantalon

Le pantalon n’était toléré que pour les femmes faisant un métier d’homme. Ainsi, en Angleterre, les femmes travaillant dans les mines de charbon de Wigan furent parmi les premières à porter des pantalons pour accomplir leur travail dangereux. Elles portaient une jupe au-dessus du pantalon, mais cette jupe était enroulée jusqu’à la taille pour ne pas gêner leurs mouvements. Leur tenue choqua la société victorienne de l’époque. Dans l’Ouest américain, au XIXe siècle, les femmes travaillant dans les ranchs portaient le pantalon pour chevaucher.

Au début du XXe siècle, des aviatrices et des femmes actives se sont mises à le porter.

Durant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale, les femmes travaillant dans les usines ou exécutant d’autres « travaux pour hommes » commencent à porter les vêtements civils de leurs maris mobilisés, y compris leurs pantalons. Dans l’après-guerre, le pantalon est devenu une tenue de détente acceptable pour le jardinage, la plage, et d’autres activités de loisirs.

Les hôtesses d’Air France ont quant à elles dû attendre 2005 pour avoir droit au pantalon.   

L’effet de mode

Par ailleurs, trois actrices célèbres, Marlène Dietrich, Greta Garbo et Katharine Hepburn, portaient volontiers le pantalon, voire le smoking, à Hollywood dans les années 1930, ce qui choquait beaucoup dans l’Amérique puritaine et en crise.

Plus tard, dans les années 1960, André Courrèges, puis Yves Saint Laurent, a présenté le pantalon pour femmes comme vêtement de mode, menant à l’ère des jeans chics et des pantalons de tailleur. Par la suite, l’interdit social pour les femmes de porter un pantalon dans les écoles, sur le lieu de travail et dans les restaurants chics, a peu à peu disparu.

Au Soudan, la loi interdisant le port de tenue indécente est interprétée par les autorités soudanaises comme une interdiction du port du pantalon par les femmes, ce délit étant puni de quarante coups de fouet.

Sources : / Wikipedia

QU’EN DISENT LES ECRITURES ?

Dieu fait une distinction entre l’homme et la femme

Certes, ce monde prône l’égalité entre l’homme et la femme. Mais le Seigneur ayant horreur de la confusion, met toujours la différence entre l’homme et la femme. Déjà sur l’apparence, nous voyons que l’homme et la femme sont conçus différemment au plan physiologique. Même sur la chevelure, il y a une distinction faite au niveau de la longueur : « La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux, mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ? » 1 Corinthiens 11 : 14-15.

Le pantalon, un vêtement exclusivement masculin. Quand on en vient sur le vêtement, une mise en garde sévère est donnée par le Seigneur : « Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel, ton Dieu » Deutéronome 22 :5. Ici, le Seigneur ne s’adresse pas seulement à la femme, mais il parle aussi à l’homme. Mais en faisant le constat sur le respect de ce commandement, on voit que c’est la femme qui a quitté position.  

Le premier vêtement

Dans les Saintes écritures, l’habillement de l’être humain est intervenu dans un contexte lié au péché dans le jardin d’Éden. Lorsque que nous lisons Genèse 2 :25, il est mentionné que « L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte ». Il ressort de ce passage qu’à l’origine l’homme n’avait pas été formé pour s’habiller, au même titre que tous les animaux. Poursuivons en lisant Genèse 3 : 6-7 « … Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures ». Le premier ‘’ vêtement ‘’ que l’homme s’est fabriqué après le péché commis, fut un cache-sexe fait en feuille de figuier. Plus tard, en lieu et place de feuilles de figuier,   « L’Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit » Genèse 2 :21. Dès lors, il n‘était plus possible à l‘homme et à la femme de rester nus comme le sont encore les animaux.

Quand la femme quitte sa position

Aujourd’hui, en dehors des travestis, de certains artistes comédiens, il est quasiment impossible de voir un homme avec tous ses sens, s’habiller en vêtements de femme. Par contre, en parcourant les rues, les bureaux et les églises, on aperçoit les femmes en pantalon. Comme au commencement dans le jardin d’Éden, on remarque que la femme a encore quitté sa position. Ce n’est pas à tort que l’apôtre Paul rempli du Saint-Esprit exhorte les femmes à s’habiller décemment : « Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie » 1 Timothée 2 :9.

L’émancipation

Le vent de l’émancipation soufflant sur plusieurs pays, de nombreuses femmes trouvent en cela une occasion pour s’habiller en vêtement d’homme. Le pantalon, nul ne peut le contester, est un vêtement d’homme. Même si on entend l’expression ‘’pantalon de femme’’, on n’entendra pas l’expression ‘’jupe d’homme’’. Ce mépris des Saintes Écritures a été aussi favorisé par nombreux stylistes et femmes populaires qui en ont fait l’écho et la promotion. La mode, est devenue le modèle, à tel point qu’on entend des expressions «c’est la mode».  Oui, le temps évolue, l’émancipation gagne du terrain, les femmes négocient les mêmes droit avec les hommes.

Le pantalon, moyen de séduction

Plusieurs se cachent derrière son bout de phrase ”Dieu regarde au cœur” qu’ils ôtent de son contexte. Lisons 1 Samuel 16:7 “6  « Lorsqu’ils entrèrent, il se dit, en voyant Eliab : Certainement, l’oint de l’Eternel est ici devant lui. 7  Et l’Eternel dit à Samuel : Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur ».

Ici nous sommes à moment important de succession. Qui allait remplacer le roi Saül ? Le Seigneur voulait faire ressortir que le choix du roi ne dépendait pas de l’apparence mais de celui qu’il a lui même prédestiné. ”Dieu regarde au cœur” ne veut pas dire que Dieu ne tient pas compte des l’apparence des chrétiens. N’est pas le même Seigneur qui a mis l’accent sur l’apparence des femmes en 1 Pierre 2 : 9 ? ” Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux”

La décence et la pudeur doit emmener la femme à s’habiller de manière à ne pas attirer les regards ou pousser des hommes à la convoiter. Une femme qui s’habille en pantalon laisse forcement transparaitre sa forme, voire ses rondeurs. Peu importe la bonté de cœur d’une telle femme elle est dans le péché dans la mesure où elle pousse les hommes à la convoiter. Et nous savons que la convoitise produit le péché. Le Seigneur a déjà donné l’avertissement dans ce passage : “Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur” Matthieu 5:28 .

Au jour du jugement plusieurs femmes seront surprises d’être coupables d’adultère. Lorsqu’on a un bon cœur, on le prouve en garde les commandements du Seigneur (Lévitique 26:3-4; Jean 14:15).

La responsabilité des hommes de Dieu

Voir des femmes en pantalon, dans des Assemblées dites chrétiennes et même en train de diriger des cantiques doit-nous ouvrir les yeux. N’ont-ils jamais lu le verset de Deutéronome 22 :5 qui interdit à la femme de s’habiller en vêtement d’homme ? Évidemment, ils l’ont lu. On entend certains dire « Dieu regarde au cœur, c’est l’essentiel », pour justifier le fait qu’une femme peut porter le pantalon. Pour d’autres, « les temps ont changé » et ce passage de Deutéronome 22 :5 est révolu. Mais tout cela n’annule aucun verset biblique : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » Matthieu 24:35.

L’homme doit-il vivre selon la mode ou selon la parole de Dieu ? Les guides religieux et conducteurs d’églises sont également coupables de cet affront à Dieu. Plusieurs prédicateurs ont jeté l’éponge et n’ont pas le courage de dit haut et fort ce que dit la Bible. Les véritables adorateurs n’ont pas de force pour résister contre la volonté de Dieu. Une fille de Dieu remplie du Saint-Esprit ne se mettra pas en pantalon, car son souci, c’est de plaire à Dieu, et non au monde.  

Par Évêque Victoire

Le chrétien face à la pratique du sport (part 1): CE QUE DIT LA BIBLE

A la faveur de la CAN 2019, à laquelle la Côte d’Ivoire participe, l’occasion est donnée de parler de la place que peut occuper le sport dans la vie du chrétien. Que disent les écritures sur la pratique du sport ?

Les premiers chrétiens face au sport

Dans toute la bible, le mot ‘’sport’’, ne figure nullement. Cependant,  la question du sport est abordée pour la première fois par Paul, et traduite par l’expression  « exercice corporel » en 1 Timothée 4 :7-8 :« Repousse les contes profanes et absurdes. Exerce-toi à la piété ;  car l’exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ».

Il faut souligner que Timothée était fils dans la foi de Paul et  réside à Lystre, en Lycaonie (Asie Mineure) dans les années 50. Il est le fils d’un père grec et d’une mère juive, Eunice. Il  était jeune (1 Timothée 4 :12) en âge, et aussi engagé dans la pratique régulière du sport qui avait déjà court en Grèce. En effet, selon le dictionnaire  Wikipédia, « La pratique du sport est l’une des caractéristiques de la civilisation grecque antique. Les jeux sportifs occupaient une place importante pour les Grecs. ».

Le but de l’Apôtre Paul était d’attirer l’attention de Timothée sur l’essentiel, notamment s’occuper de l’être intérieure. Tandis que le but de l’activité physique est de développer le volet extérieur de l’homme, le corps, Paul montre la nécessité de prendre soin de l’être intérieure. En témoigne les passages suivants :

Romains 7:22  « Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur » ;

2 Corinthiens 4:16  « C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour ». Selon la médecine, l’activité physique a pour but de maintenir le corps en bonne santé. Néanmoins, l’Apôtre Paul montre que le corps est soumis à la vieillesse, donc à la destruction. Par contre l’être intérieur va se rajeunissant par la parole de Dieu et le Saint-Esprit. Toujours en est-il que Paul veut faire comprendre que les vraies valeurs chrétiennes sont spirituelles et non physiques.

Paul n’est pas contre le sport, évidemment, mais il montre que rechercher la piété est primordial. Car, de même que le sportif le plus amateur, a parfaitement conscience de la nécessité de l’entraînement régulier, l’Apôtre Paul met l’accent sur la piété, qui est l’attachement, la  consécration à Dieu, signes distinctifs de la vie chrétienne. Néanmoins, il se sert fréquemment d’illustrations du monde sportif, pour aider à comprendre la foi chrétienne.

Voici quelques illustrations athlétiques par lesquels Paul exhorte les croyants :

  • « Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde » (Romains 9:16).
  • « Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles » Colossiens 2 :18
  • « Vous couriez bien : qui vous a arrêtés, en vous empêchant d’obéir à la vérité ? » (Galates 5:7).
  • « …et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles » (2 Timothée 2:5).
  • « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée » (Hébreux 12:1).
  • «  Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres » (1 Corinthiens 9:26-27).

On peut retenir que le chrétien n’est nullement obligé de pratiquer une activité physique, mais qu’il en a le droit si cela lui plaît et que cela ne l’oblige pas à faire des compromis avec la Bible. Cependant, l’activité physiquement n’est pas une valeur chrétienne en soi.

La suite à lire: Le chrétien face à la pratique du sport (part 2) Pasteur Anekore : « LE SPORT DE HAUT NIVEAU CONDUIT A DES COMPROMIS»

Célestin Mbombola : “La différence entre les noirs et les blancs se trouve dans le travail”

Originaire de la RDC, Célestin Mbombola  est Ingénieur Electrotechnicien et  travaille comme Directeur technique dans une société de mine et de construction représentée en Côte d’Ivoire. Chrétien, il est croyant du Message du temps de la fin  depuis 1986. Il est par ailleurs  serviteur de Dieu à l’Assemblée chrétienne du Plateau Dokui. Par son parcours spirituel et social, cet homme reste un modèle et une fierté de réussite. Dans cette interview, il donne une cure aux maux de l’Afrique que sont le sous-développement et l’immigration clandestine.

Chaque année, on assiste à une vague de migrants provenant en majorité d’Afrique, en destination de l’Europe. Le nombre s’accroit, malgré les morts dans les océans et aussi les trafics humains. Y a–t-il une explication à cela au plan spirituel ?

Le monde se trouve dans un état prophétique confirmé par la famine, la guerre et l’insécurité, etc. Ces signes indiquent éminemment le retour de Jésus Christ, comme prédit en Matthieu 24 :6-8. Les gens peuvent mal comprendre ce que nous disons, mais c’est écrit. Concernant ces migrants, il faut regarder les choses plus loin. L’histoire nous enseigne que le peuple de Dieu s’était retrouvé en Égypte. Le peuple juif avait migré parce que la famine était prophétisée et il n’avait pas de choix. Il fallait aller là où se trouvait la nourriture (Genèse 12 et 41).

Etes-vous donc d’accord avec ces migrants ?

Oui, c’est un principe normal qui pousse toute personne à survivre quand la situation devient compliquée. On bouge, on cherche où on peut trouver soit du travail, soit de la nourriture, soit la sécurité, soit un bien être. C’est une aspiration profonde pour l’être humain. C’est dans cet état que je peux citer Christophe Colomb qui a découvert l’Amérique dans sa quête d’un territoire meilleur. Mais, ce n’est pas le cas pour beaucoup de migrants africains. Il y a des migrants gênants, qui n’ont aucun cv, aucun métier, sans back grounds et ne savent même pas s’exprimer.

Pourtant, ces derniers possèdent des millions avant d’entamer ces déplacements.

Avoir de l’argent ne suffit pas. Cette migration est à plaindre. C’est comme si vous remettez des millions à quelqu’un qui n’a pas suffisamment de bonne conscience, il va l’utiliser pour sa perdition. Je suis d’accord que les gens peuvent migrer, mais il ne faut pas rêver. Il faut aller là où on va apporter une plus-value. Parce que beaucoup de gens font ce voyage étant animés par la volonté de se faire voir pour qu’on parle d’eux ; un culte de la personnalité en quelque sorte. Dieu n’a pas dit l’Afrique n’aura pas ceci ou n’aura pas cela. Nous avons par contre toutes les richesses qui ne sont pas en Europe mais que Dieu a données à l’Afrique.

Alors si Dieu n’a pas prophétisé les choses négatives pourquoi l’Afrique subit-elle le plus les fléaux ?

Dieu n’a jamais émis un jugement particulier pour un continent. On doit avoir un regard sur ce que nous sommes individuellement d’abord. L’Afrique est un continent composé de plusieurs pays. J’ai été au Maroc, ils ont inauguré un TGV… c’est comme chez les blancs. Aussi, il est important de savoir que rien ne peut changer par rapport aux évènements que vous voyez. La Bible déclare qu’il n’arrive pas un malheur dans une ville si l’Eternel n’en est l’auteur. Ce qui est maintenant  a été avant. Les premiers migrants étaient les européens à la découverte des terres et richesses en Afrique. Aujourd’hui, le courant s’est inversé simplement. Les migrants seront toujours là jusqu’à ce que Jésus vienne nous chercher. 1 Thessaloniciens 5 : 3 « Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! Alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point ».  

Quand on fait une comparaison, on voit que les peuples blancs sont plus développés que les noirs. Qu’est-ce qui explique cela ?

S’il y’a une différence entre les blancs et les noirs, je dirai c’est au niveau du travail. Généralement, les blancs travaillent beaucoup plus. Par contre, les noirs aiment plus la facilité. Je ne le dis pas dans l’intention de minimiser mes frères, mais c’est la vérité. Beaucoup de gens sont complexés quand on parle de couleur de peau noire ou blanche. Ce n’est pas un problème lié à la peau. C’est simplement un complexe d’infériorité dans la pensée de la majorité des noirs. Dieu a tout mis en notre possession pour nous rendre capable  d’être au même pied d’égalité que les autres ou même les surpasser. Les blancs ont eu beaucoup de problèmes dans leurs continents et ils ont beaucoup travaillé pour les surmonter. Ils ont même des avions pour venir en Afrique afin d’avoir les moyens de leurs politiques.

Les blancs sont-ils plus évolués ?

Je ne partage pas cette thèse qui dit que les blancs sont plus intelligents que les noirs. Nous avons des savants noirs qui travaillent à la NASA. Partout où on parle d’intelligence, d’invention, il y a des noirs. Barack Obama, un noir, a dirigé les USA et même en deux mandats. Les difficultés ont poussé les blancs à chercher et ils ont trouvé des solutions par le travail. Je connais des étudiants noirs qui sont toujours premiers dans des universités de blancs.

Comment trouver cette bénédiction ?

La richesse, on la trouve dans le travail. Parfois il y a des gens qui rêvent, c’est utopique. Ton enfant n’étudie pas mais tu veux qu’il devienne pilote, comment c’est possible ? Ça, c’est la foi africaine. Tu peux être pilote si tu achèves les études et la formation requise pour être pilote. Maintenant Dieu entre en scène parce que maintenant tu peux prier pour que le Seigneur agisse. Mais chez nous en Afrique, ce n’est pas comme cela que les gens procèdent. Ils s’enferment toujours dans les églises organisent des marathons de prière pour chercher visas pour voyager en Europe. Un travail sans diplôme…ça produit la misère. 

Certains fidèles sont encouragés par des pasteurs dans cette aventure.

Les africains doivent cesser de croire que c’est à force de prier que Dieu va changer le pays. C’est d’abord le travail que Dieu bénit. Dieu dit à Adam « tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, désormais ce sol est maudit ».  Ce n’est pas l’Afrique qui est maudite ; Dieu a maudit le sol, mais il a laissé Adam et lui a donné l’ordre de travailler pour manger.

Celui qui ne travaille pas n’est pas béni ?

Dieu ne bénit pas celui qui ne travaille pas. La bénédiction signifie la multiplication. Alors peu importe le nombre par lequel on souhaite multiplier, celui qui ne travaille pas aura zéro, puisqu’il ne fait rien. Il y a des gens qui sont dans l’Eglise et ne foutent rien. Ils passent leur temps à prier et ne cherche pas à travailler. Nous avons cela comme grande difficulté en Afrique.

Est-ce parce que vous avez le nécessaire que vous le dites ?

Non! Loin de là. Je me suis battu pour être ce que je suis aujourd’hui et je continue à me battre.

Qu’avez-vous fait exactement ? 

La vie consiste à gagner un par un chaque portion de l’héritage qui nous appartient sans se décourager. Je me suis retrouvé dans des situations très compliquées ayant femme et enfants à ma charge et sans travail. Je devais me battre autrement. Alors sans regarder à mon diplôme d’ingénieur électro technicien, j’ai cherché à être vigile. Je frappais aux portes et disant « est-ce que vous n’avez pas besoin de vigile ? ». Après plusieurs demandes, j’ai eu gain de cause  chez un particulier. Par la suite, on m’a orienté vers un travail conforme à mes études. Le travail est le seul secret pour avoir la richesse.

Des personnes vont plus loin pour affirmer que le retard des noirs est dû au fait  qu’ils sont issus de la descendance de Canaan qui a été maudite selon Genèse 9 : 25 ?

Oui, j’ai entendu cela plusieurs fois. Nous sommes dans des conditions où en tant que croyants, nous nous retrouvons déjà bénis de Dieu. Donc s’il y a une malédiction, nous ne sommes pas concernés. Je suis fier d’être noir, parce que bien qu’étant noir, je suis béni. C’est vrai qu’on peut dire qu’il y a beaucoup de blancs riches et peut-être moins de noirs riches. C’est vrai, c’est un fait et ça je ne peux le nier. Toute fois, je ne crois pas à l’Afrique qui est globalement maudite quand on remarque que le sous-sol africain est plus riche par rapport à celui des blancs.

Pourtant l’histoire montre que les blancs sont venus et se sont accaparés des ressources du sous-sol des noirs à travers l’esclavage et la colonisation.

On va toujours se lamenter là-dessus pour  rien. Je ne pense pas que tout soit lié à la colonisation. Aujourd’hui, je pense qu’on ne peut pas dire que les africains souffrent parce qu’ils sont noirs. C’est un problème lié à la culture, à la décision. Un intellectuel demeure analphabète si ses études ne donnent pas une plus-value dans la société. C’est généralement le cas des dirigeants que nous avons en Afrique. L’Afrique est victime de sa culture et de ses dirigeants. Le développement d’un pays est lié à la manière dont le peuple se prend en charge à commencer par le chef de l’Etat, en passant par les ministres jusqu’aux citoyens. La Belgique et l’Ethiopie sont deux pays qui n’ont jamais été colonisés ; comparez-les et vous verrez le grand écart. Les infrastructures de base en Afrique ont été faites dans les premières décennies par les colons. Il nous appartient aujourd’hui de les améliorer et d’en multiplier pour assainir notre environnement, comme on le constate  au Sénégal, au Maroc et en Côte d’Ivoire actuellement.

Certains aventuriers pour l’Europe définissent cette destination comme symbole de réussite. Qu’en est-il ?

C’est une erreur, parce qu’il y aura toujours une tranche de la population qui pleurera ; parce que Dieu a créé le pauvre et le riche. Il y a des pauvres en France, il y a même des déguerpis en France. Il y a toujours des déguerpis dans le monde, une chose qui ne va jamais se terminer. C’est pourquoi je n’envie pas les Européens.

Comment définissez-vous la pauvreté ?

La pauvreté est un état de dénuement c’est-à-dire de manque. C’est un état où l’on inspire la pitié en  menant une vie de médiocrité. En tant que serviteur de Dieu, j’ajouterai  que quand on manque de Jésus, on est pauvre.  

Pourquoi ? 

Parce que Jésus, c’est le donateur de toutes richesses matérielles et spirituelles. Et quand tu le manques, tu es pauvre.       

Néanmoins, il y a des gens qui n’ont pas Jésus mais qui sont des milliardaires.

Si les gens pouvaient savoir qu’aucun milliard n’entre dans un cercueil, je crois qu’ils feraient bon usage de ces milliards. Un homme est peut être milliardaire, mais pas riche. Si la richesse était quelque chose qu’on pouvait peser en termes de possession de milliards, je crois qu’on n’aurait personne dans les cimetières parmi les riches. Mais aussi longtemps que les milliards ne peuvent pas résoudre certains problèmes et guérir des maladies telles le cancer, le Sida vous demeurez pauvre.

Des milliardaires pauvres, vous avez dit. N’est-ce pas paradoxal ?

Oui et c’est cela que les gens ne comprennent pas. Être riche, c’est être dans un état pour comprendre ce que Dieu a mis à votre disposition. Parfois, ils nous présentent leur facette de biens matériels, mais dans leurs cœurs, ils ont des vides qu’ils ne peuvent pas combler avec de l’argent. Quand la mort arrive, le milliardaire sans Jésus-Christ meurt comme un animal, sans espoir et ses milliards ne peuvent servir.

Quels vides par exemple ?                                                                                                      

Quand tu vois quelqu’un qui a beaucoup d’argent mais qui ne sait pas où il ira après sa mort, c’est un manque, c’est une pauvreté. Il manque de paix, de joie. Le Seigneur Jésus en parle en donnant l’exemple d’un homme riche et du pauvre Lazare dans Luc 16 :19-31.

Est-ce mauvais d’être riche ?               

Non, pas du tout. Nous avons certes des maisons, des voitures, des comptes en banque comme le reste des hommes de ce monde, mais nous avons une autre richesse. 

Laquelle ?

J’aime voir les démonstrations des hommes riches comme les apôtres qui ont vu l’homme à la porte du temple là-bas. « Je n’ai ni or ni argent ce que j’ai-je te le donne au nom de Jésus lève-toi et marche » Actes 3 : 6. Voilà, qui est riche celui qui a le pouvoir de faire ce que l’argent ne peut pas faire. Cette richesse, c’est Jésus-Christ. Et la vraie richesse, c’est sa bénédiction.

Quelle est la différence entre la richesse et la bénédiction ?

La bénédiction matérielle c’est la richesse. Tu peux avoir la richesse et aller tout droit en enfer avec. Je ne m’attache pas à cette richesse, je l’utilise comme un pont sur lequel je marche pour aller au-delà de ma marche. Nous voulons la bénédiction, qui fait de nous des princes, et des dieux. Ainsi, nous pouvons expérimenter la vie éternelle. La bénédiction comprend la richesse matérielle et la richesse spirituelle tel le salut. Les païens peuvent avoir le matériel mais pas la vie éternelle. Mais, les plus grands riches sont les chrétiens parce qu’ils ont la double portion.

Un appel à lancer ?

Je veux donner un conseil à mes jeunes frères. L’être humain est une merveille ayant en lui beaucoup d’atouts. Il y a les métiers de coiffeur, pêcheur, éleveur, tailleur, maçon, menuisier, etc ; et l’un d’eux, peut nous faire vivre. Il faut donc faire silence autour de soi pour se connaître et savoir de quel côté on excelle. Alors, on pourra orienter ses études dans ce secteur et se perfectionner. Il faut multiplier les demandes en déposant son Cv dans le maximum d’entreprises. Qu’on soit diplômé ou ayant un métier, il faut le faire. Ça, c’est l’exercice physique qu’on doit faire à côté de la prière. Ainsi, même si on est cordonnier avec la bénédiction de Dieu, on pourra aussi construire une villa, dans son pays, sans être obligé d’immigrer clandestinement. Il est possible d’investir dans son pays. Les blancs ont fait leurs premiers investissements avec les choses qui sont encore ici chez nous.

Réalisée par Victoire Koffi

Voici les causes de la dépigmentation volontaire des femmes noires

Pourquoi la dépigmentation est-elle rependue dans la gente féminine ? Quel est le but recherché par ces femmes ? Quels sont les procédés utilisés ? Connaissent-elles réellement les conséquences de cette pratique sur leur santé ?  Quelles sont les causes à l’origine de cette pratique ? Voici notre enquête.

Au fils des années, la dépigmentation volontaire de la peau a pris des proportions inquiétantes dans le monde et surtout en Afrique noire. Malgré les conséquences nocives que cela pourrait avoir sur leur santé, les femmes africaines persistent à se dépigmenter la peau. Ce paradoxe nous interpelle, d’où la raison de cette enquête, les motivations de la dépigmentation volontaire chez les femmes africaines en générale et des abidjanaises en particulier et les conséquences de cette pratique au plan sanitaire.

Définition de la dépigmentation volontaire

La dépigmentation cutanée volontaire ou artificielle, pratique bien connue en Afrique noire, observée dans les populations noires et métissées d’Europe et des Etats Unis, se définit comme l’ensemble des procédés visant à obtenir un éclaircissement de la peau dans un but esthétique.

Origine

Sur le site afrik.com dans un article intitulé « blanchir à tout prix », Ferdinand Ezembe, psychologue spécialisé dans la psychologie des communautés africaines soutient que cette pratique des noires par rapport à la couleur de leur peau procède d’un profond traumatisme postcolonial. Le blanc reste inconsciemment un modèle supérieur raison pour laquelle un teint clair s’inscrit comme un critère de valeur dans la majeure partie des sociétés africaines. Il poursuit en disant que ce sont les pays aux passés coloniaux plus brutaux qui affichent le plus une attirance pour les peaux claires. C’est le cas des deux Congo actuels ou même les hommes s’y mettent avec leur compagne pour parfaire leur teint.  Le docteur Christian Djekouri exerçant au CHU de Treichville affirme : « l’influence des médias renforcerait cet effet de mode ou la femme claire ou métisse est mise en avant dans les magazines de mode, dans les publicités et au cinéma. Notons que l’ONG dénommée Lutte contre la dépigmentation de la peau, basée au Gabon dans une étude réalisée en 2013 a écrit : « le pouvoir du blanchiment de la peau par une substance appelée hydroquinone fut découvert dans les années 1960 aux Etats Unis par des afro américains. Ces ouvriers noirs qui travaillaient dans le domaine du textile étaient en contact quotidien avec cette substance qu’ils utilisaient pour le délavage de jeans. Comme ils travaillaient sans protection, ils ont pu voir à la longue les effets blanchissants que ce produit toxique avait sur eux. C’est ainsi qu’est née la dépigmentation intentionnelle de la peau qui s’est répandue dans la communauté noire et le continent africain ne fut que la cible privilégiée ».

Attitudes et motivations

Il ressort de certaines études menées en milieu hospitalier et au sein de la population que la plupart des femmes se dépigmentent pour des raisons esthétiques. Un certain mimétisme est également retrouvé parmi la gente féminine et la peau claire est considérée comme un objet de séduction. Les résultats de l’étude menée par Sarah kourouma au centre dermatologique du CHU de Treichville d’Abidjan, premier centre de référence des maladies de la peau en Côte d’Ivoire mentionne que la grande majorité des pratiquantes (80%) était convaincue que les femmes de teint clair étaient plus attirantes et plus belles que les femmes de teint noir. La moitié des femmes affirmaient que le but recherché était de clarifier leur teint et faire disparaitre les taches pour être plus belles. Près des deux tiers de ces femmes (57,5%) avaient pris la décision de débuter la dépigmentation elles même. 37,5% reconnaissaient qu’une amie proche les y avaient motivé. Seulement 5% des femmes ont affirmé avoir initié cette pratique à la demande de leur conjoint. Esther, interrogé dans la commune d’Abobo abonde dans le même sens : « Pour moi avoir un beau teint, c’était être claire. J’enviais ainsi mes camarades qui avaient le teint clair. J’ai commencé à utiliser des produits éclaircissants ». « Ce sont les hommes qui poussent les femmes à devenir clair » justifie M.G qui se dépigmente depuis 8 ans. 

 Les procédés

« En général, les femmes et aujourd’hui de plus en plus d’hommes ont recours à des produits de mauvaise qualité en vente libre dans la rue et provenant d’Asie de l’est, du Nigéria et de la Côte d’Ivoire. Les femmes ont le plus souvent recours à des produits à base d’hydroquinone qui sont interdit de vente sur le territoire ivoirien depuis fin avril 2015, mais qui sont malheureusement disponibles sur les marchés. On raconte même que certaines femmes se concoctent un cocktail à base d’eau de Javel. En outre des femmes vont même jusqu’à s’injecter des quinacores, produits à l’origine utilisés pour soigner le rhumatisme. D’autres utilisent des corticoïdes qui ont des effets irréversibles. » Explique le docteur Christian Djekouri.

 Des conséquences

Le docteur Christian égrène les effets nocifs de cette pratique : « Nous avons l’acné cortisonique : liée à l’utilisation des corticoïdes locaux qui aggravent et compliquent l’acné (kystes, pustules, taches brunes). Ce ne sont que des signes d’évolution des lésions. Il y a des taches accromiantes (taches blanches) rappelant le vitiligo ; l’onochronose exogène qui est irréversible (peau claire avec des zones plus foncées aux tempes, apparition de rougeurs etc.), des vergetures (rupture des fibres élastiques de la peau), des problèmes de cicatrisation qui créent des complications lors d’opérations chirurgicales ; cataractes et glaucome, pathologie de l’œil et bien d’autres maladies. ».

Les résultats de l’étude faite par Sarah Kourouma mentionnent que 67,5% des femmes connaissent les complications cutanées liées à la pratique de la dépigmentation volontaire et en ont donné des exemples. Esther Ousbolini reconnait que malgré les remarques de ses proches qui lui demandaient d’arrêter de se dépigmenter elle s’entêtait, jusqu’à ce que des taches noires apparaissent sur son visage, son cou et tout son corps. Fatou une tresseuse au marché d’Adjamé dit ne jamais arrêter de s’éclaircir la peau. L’on pourrait dire que la dépigmentation volontaire est une forme d’addiction.

Comment donc leur venir en aide ?

Les femmes qui s’adonnent à la dépigmentation artificielle redoutent de redevenir plus noires qu’auparavant, car c’est ce qui arrive lorsque l’on décide d’arrêter ce procédé. Elles entrent alors dans un cercle vicieux. Un suivi de ces patientes est donc nécessaire afin qu’elles acceptent cette peau plus foncée et surtout le regard des proches qui peut parfois être dur. Aussi, des campagnes de sensibilisations efficaces doivent être élaborées en vue d’un changement de comportement.

Par Victoire Koffi

La discipline s’impose aux chrétiens

La discipline se définit comme étant une règle de conduite commune à tous ceux qui font partie d’un corps, d’un ordre. La Bible affirme sans ambages que c’est à Antioche que les disciples du Seigneur Jésus-Christ ont été appelés pour la première fois par ironie, chrétiens. Tout chrétien est donc un disciple de Jésus-Christ. Et un disciple, c’est celui qui apprend d’un maître, qui suit sa doctrine, qui s’attache à ses principes. Partant de ce constat, tout disciple doit être obéissant à son maître pour jouir de ses faveurs. Idem pour les chretiens à l’égard de leurs bergers ou pasteurs qui représentent le Seigneur Jésus-Christ dans leurs différentes assemblées locales. Un chrétien doit marcher selon les recommandations et les consignes de son pasteur, autrement dit, il a pour obligation de respecter l’ordre établi dans sa communauté par l’autorité dont il dépend. Toute forme d’opposition à cela, s’assimilerait à aller contre la volonté parfaite de Dieu. C’est dans cette perspective qu’en Hébreux 13 :17 il est dit : « obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte, qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie et non en gémissant, ce qui vous ne serait d’aucun avantage.» De ce fait, tout chrétien ne se soumettant pas à son pasteur, court le risque d’être certainement frappé par la colère de Dieu. De même que dans le naturel, un fils doit du respect à son père biologique, de même dans le spirituel le chrétien doit obéissance à son pasteur, représentant son père dans la foi. Le chrétien doit également manifester la nature de l’agneau. Une brebis obéit tandis que le bouc se rebelle. Le chrétien représente la brebis et le Pasteur, le berger. En outre, la discipline ne peut être perceptible chez le chrétien que si ce dernier fait preuve de docilité. Il doit se laisser conduire par l’autorité établie sur lui par Dieu. Cela ne pourra que lui être bénéfique comme on peut le lire en Esaïe 1 :19 : « si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, Vous mangerez les meilleures productions ; ». Au regard de ce qui précède, il faut retenir que la discipline doit être le partage du chrétien. Et ce, afin d’attirer sur lui les grâces de l’Eternel. Puisse le Seigneur Jésus-Christ semer la graine de la discipline dans le cœur de tous ses enfants !!!

ANGE MARTIAL N’GUESSAN

Coupe de cheveux des lycéennes : Colères et douleurs muettes

Si à l’origine couper les cheveux concernait uniquement les jeunes filles du premier cycle (de la 6e à la 3e) aujourd’hui, celles du second cycle et du  supérieur sont concernées dans certains établissements publics de Côte d’Ivoire. C’est le cas des Lycées municipaux 1 et 2 de Koumassi où depuis l’année scolaire 2013-2014, les filles doivent se couper les cheveux de la 6e à la Terminale. Cette situation interpelle, d’où la raison de cette enquête. Qu’est-ce qui motive la coupe de cheveux des filles et quels sont les effets de cette pratique sur le système éducatif ?

Origine de cette pratique

En  2016, quand nous avons entamé cette enquête,  il était question dans un premier temps de savoir qui était à l’origine de cette décision de couper les cheveux des jeunes filles.  Notre première destination fut le Lycée moderne d’Angré. Dans cet établissement, seules celles du second cycle peuvent garder de longs cheveux. Madame le proviseur que nous avons racontée a révélé qu’elle a trouvé les choses ainsi  et qu’elle pense que la décision vient de sa hiérarchie. La plupart des chefs d’établissements publics interrogés nous disent que cela vient du ministère, depuis belle lurette. A la question de savoir s’il y a un arrêté ministériel à ce propos, personne n’en sait davantage. Une source au Ministère de l’éducation nationale nous répond ainsi : « On  n’a pas besoin d’arrêté ministériel avant que les filles coupent leurs cheveux. Chaque IEP ou DREN est libre de décider. Et cela est inscrit dans le règlement intérieur de l’école ». Visiblement, elle n’apprécie pas qu’on touche cette question. Pour dire que la décision de couper les cheveux est laissée à l’appréciation de chaque responsable d’établissement.

En quelle année couper les cheveux des collégiennes a-t-il débuté? Nous ne saurions le dire avec exactitude dans la mesure où il n’y a eu aucun acte officiel à ce sujet. Le constat est que la coupe de cheveux chez les collégiennes et les lycéennes a  pris de l’ampleur, se propageant d’établissement en établissement. Roger Kaldini, communicateur et psychologue nous situe sur la période : « Déjà le phénomène est nouveau. Parce qu’il n’avait jamais été question dans les années 70 jusqu’à maintenant de s’attaquer à quoi que ce soit concernant les cheveux de la jeune fille. Nous remarquons que c’est à partir des années 90 qu’on a commencé à s’attaquer aux cheveux de la jeune fille.

Diby S. (éducateur), abonde dans le même sens : « cela a commencé dans les années 96. Je me rappelle bien, j’étais en classe de troisième, au Collège moderne de Korhogo. Ils ont demandé à toutes les filles du premier cycle de se couper les cheveux. Cela a même créé des problèmes, parce qu’il y avait certaines qui avaient des cheveux longs. Au second cycle, cela était permis, mais pas de coiffures extravagantes ».

Qu’est-ce qui a justifié cette pratique ?

« Première raison : cela permettrait à la jeune fille de gagner du temps pour étudier, au lieu de passer une, deux ou trois heures à la coiffure. Deuxième raison : on pense qu’en se faisant très belle, cela attirait les regards des gens sur elle. Il faut donc réduire la tentation, en mettant les cheveux à un niveau très bas, qui laisse voir la forme de la tête », explique Roger Kaldini.

Révolte des élèves

Au Lycée technique d’Abidjan, les jeunes filles doivent se couper les cheveux de la 2nde  à la Terminale.  Au cycle supérieur (BTS) elles peuvent garder leurs cheveux, mettent les mèches  à condition de faire des coiffures discrètes. « Cela  été très difficile, quand on a commencé à obliger les filles à couper leur cheveux. Dans leur colère, elles ont déversé tous leurs cheveux et mèches devant le portail de l’école pour manifester leur désaccord.  L’inspecteur a même été saisi, mais nous n’avons pas fléchi », affirme M. Kia Diomandé, Proviseur du Lycée technique d’Abidjan. 

Simone D. élève de 4e au Lycée Moderne d’Abobo : « Depuis 2014, Madame le ministre a demandé qu’on garde nos cheveux. Mais, les éducateurs demandaient qu’on se coupe les cheveux. Le 13 janvier 2016, elle a dit que nous pouvons maintenant garder nos cheveux pour pouvoir nous différencier des garçons, mais il ne faudrait pas que cela soit trop long. C’est le lundi 26 janvier, alors que nous étions au drapeau, on nous a dit qu’on pouvait garder nos cheveux, mais sans les laisser trop pousser. Toutefois,  lorsque nous entrons en classe, les professeurs nous mettent dehors, nous disant d’aller nous coiffer. Nous sommes allées nous plaindre chez l’économe, il nous a dit d’aller en classe sans nous coiffer. Mais lorsqu’on rentre, ils nous mettent encore dehors disant que ce sont eux qui font le cours et non l’économe. Donc si on ne veut pas couper nos cheveux, qu’on reste dehors. Voilà comment nous avons été contraintes de couper nos cheveux ».

Révoltées, les collégiennes ou lycéennes ne peuvent que se plier au règlement intérieur au risque de se voir soit expulsées, flanquées un zéro ou avoir leurs cheveux coupées de force par les éducateurs, qui n’hésitent pas à s’essayer à la coiffure.

Des parents contraints de contourner ce règlement

Certains parents usent de leur influence sociale pour contourner cette règle, comme témoigne Anabella K  « J’ai fréquenté de la 6e à la 3e, le Collège notre Dame du Plateau, de 2005 à 2009, au sein duquel on coupait les cheveux des jeunes élèves d’origines africaines, de la 6e à la terminale. Les raisons évoquées par les sœurs directrices de l’établissement étaient que les cheveux taillés étaient gages de réussite, car ils évitaient le stress de penser aux coiffures et de consacrer le temps perdu au salon de coiffure à des choses plus précieuses comme l’étude ou la prière. Soit ! Mais étrangement cette règle ne s’appliquait plus du tout aux élèves d’origine caucasienne ou eurasienne, les occidentales, asiatiques ou métisses. Oui, il y avait des filles libanaises et françaises, qui ont gardé leurs cheveux longs, parce que leurs parents ont refusé de se soumettre à ce règlement.  Devant cette injustice flagrante, je fus poussée à poser la question à une de nos sœurs éducatrices ». Et la réponse me fait rire, même encore aujourd’hui : « Mais les blanches là ce sera vilain avec elles oh, coco taillé là, alors que sur vous ça fait propre ! » »

Des convictions tirées de la Bible

M. Djazé, un parent d’élève révèle : « ma fille avait été orientée en 6e au Lycée moderne de Grand Bassam. Et Madame le principal m’a convoqué pour me signifier que ma fille a manqué de respect à l’éducateur, parce qu’elle ne veut pas se couper les cheveux.  Alors, j’ai dit que nous sommes croyants, et qu’elle est une femme et que la Bible interdit en 1 corinthiens 11 : 4-16 à une femme de se couper les cheveux. J’ai ajouté que je ne pouvais pas aller contre la Bible. Alors, elle a  demandé comment on pouvait résoudre le problème. C’est alors que d’un commun accord, nous avons trouvé la solution d’aplatir les cheveux de ma fille et non les couper. Elle a ainsi  gardé ses cheveux et obtenu le BEPC et le BAC dans cet établissement ».

Douleur muette des victimes

Germaine B, une victime du système rend son témoignage : « En 1997, alors que j’étais en classe de 4e, j’ai été expulsée de l’école parce que j’ai refusé de couper mes cheveux. Cela a été difficile, malgré toutes les tentatives menées par mes parents et mes pasteurs, pour demander une faveur à mon endroit, cela n’a pas abouti. C’est ainsi que je suis allée à Yamoussoukro où j’ai intégré le Lycée hôtelier de ladite ville. Et j’ai été major de ma promotion durant tout mon cursus dans cette école. Puis, j’ai poursuivi au Lycée professionnel Hôtelier  d’Abidjan où j’ai obtenu mon BT en cuisine et pâtisserie ».

Si Germaine B a eu cette grâce, il n’en est pas de même pour M K. Car 20 ans plus tard, les choses ont changé dans cet établissement. En témoigne M.A, rencontrée le vendredi 07 septembre 2018. Voici son témoignage : « Je suis étudiante en deuxième année et j’ai 28 ans. J’ai été admise dans cette école, l’année dernière suite au concours que j’ai passé après la classe de terminale. Lorsque je suis arrivée, la chose qui m’a marquée c’est la coupe de cheveux. J’avais de très longs cheveux qui me tombaient dans le dos, car ils n’avaient jamais été  coupés depuis la classe de CP2. Mais on nous a dit qu’une nouvelle Directrice venait de prendre fonction et qu’elle exigeait que toutes les filles de l’établissement coupent leurs cheveux. Cela a été une surprise pour moi, autrement, je n’allais pas présenter ce concours. Certaines de nos camarades n’ont pas accepté et ont préféré quitter l’école. Mais j’ai été contrainte, comme prise au piège, de couper mes cheveux, ce avec beaucoup de douleur, car je désirais faire cette formation. Pour moi, les cheveux représentent la femme. C’est le symbole de la féminité et la majorité des filles, toute religion confondue, souhaite garder leurs cheveux longs. Pour moi, c’est une injustice. Et garder les cheveux ne veut pas dire qu’une fille n’est pas intelligente à l’école. Alors que j’ai fréquenté des établissements publics à l’intérieur du pays et on ne m’a jamais demandé de couper mes cheveux ; si ce n’est l’année dernière au Lycée professionnel Hôtelier d’Abidjan ».

Cette révélation de M.A est inédite pour nous, mais elle nécessite une vérification. Lundi 10 septembre 2018, nous sommes au Lycée professionnel hôtelier d’Abidjan situé à Cocody, Riviera Golf. La cour est pratiquement vide, pas d’élèves, la rentrée des classes n’est pas encore effective. Néanmoins,   l’administration est ouverte. Le tableau d’affichage confirme les dires de M.A. Dans la rubrique des tenues exigées, il est écrit : « Filles : cheveux courts style garçon sans fantaisies (1e, 2e, 3e année CAP-BT) ». Nous nous rendons au secrétariat de la directrice pour savoir les raisons de cette décision. La directrice est empêchée, c’est la secrétaire qui nous reçoit. Nous appelons le lendemain, puis retournons sur les lieux. Cette fois-ci, la secrétaire nous demande d’adresser un courrier à la directrice. Chose faite le lendemain.  Mais toutes nos tentatives de rencontrer la directrice vont prendre fin. Un coup de fil du secrétariat nous signifie que la directrice ne pourra pas nous recevoir car occupée. Qu’est-ce qui a motivé une telle décision ? Pourquoi exiger aux jeunes filles qu’elles se coupent les cheveux alors qu’elles ont déjà quitté l’enseignement général et dépassé l’âge de gamine ?  Pourquoi couper les cheveux quand on sait que les cuisiniers ont toujours les calots sur la tête et cela est même dans la liste des fournitures au lycée hôtelier ?

A l’instar du Lycée hôtelier qui a instauré cette pratique dans le règlement intérieur, l’INFAS (Institut National de Formation des Agents de Santé) fait parler de lui. La pratique gagne du terrain. En effet, depuis l’année académique 2017-2018, le règlement intérieur de cet établissement a été modifié. Désormais, les étudiantes doivent se couper les cheveux. Un agent de l’administration en donne les raisons : « C’est une décision qui vient du ministère. Les raisons sont d’abord sanitaires. Et quand elles sont coiffées avec les mèches, c’est au moins pour un mois.  Imaginez-vous les chevelures d’un mois, et le cuir chevelu qui n’est pas traités, ni lavé pendant un mois. Imaginez l’odeur que cela dégage, alors qu’elles doivent se pencher sur des malades pour les soigner. Cela n’a jamais été pris pour des raisons religieuses. Il y a aussi des raisons de discipline. Car il y a des étudiantes qui portent les mèches et les longs cheveux sous lesquels elles cachent les smartphones et les téléphones pour tricher. En stage, nos étudiantes sont tenues de porter des calots et des foulards pour éviter que leurs cheveux touchent un malade ». 

Situer les responsabilités

Si la décision de couper les cheveux des filles est motivée par des coiffures fantaisistes, pourquoi ne pas interdire les dites coiffures ? Quel est le rôle des éducateurs et surveillants ? Les filles jeunes ont-elles assez de forces pour faire un bras de fer avec l’administration, au point de refuser de se ranger ? Si les responsables des établissements publics réussissent à imposer la coupe de cheveux, pourquoi ne procèdent-ils pas de la même manière pour interdire les coiffures extravagantes à base de mèches ? Pourquoi, pour une minorité, la majorité doit-elle payer le prix ? Est-ce la faute aux jeunes filles si Dieu les a pourvues de longs cheveux ? La manière « style garçon », exigée aux jeunes filles quant à leur coupe de cheveux ne serait-il pas réfuter que Dieu dans sa volonté a pourvu aux femmes une longue chevelure ? S’est-on interrogé sur le fait que les filles ont naturellement de longs cheveux contrairement aux garçons ? A-t-on profondément examiné pourquoi Dieu le créateur a naturellement pourvu aux femmes de longs cheveux contrairement aux hommes ?

La question du taux de réussite

« Quand j’observe les résultats, vraiment tout me donne raison. En G1, on était pratiquement à 42%, mais depuis, elles  sont à 90% de taux de réussite. Nos taux les plus faibles ont été l’année dernière en  2017 où nous avons eu 68% sinon nous avons toujours été au-delà. On a eu 85% cette année. Tout me donne à croire que nous sommes sur la bonne piste. A cause de la coupe de cheveux, elles sont même pressées de quitter l’établissement ; alors elles se mettent au travail », se réjouit le proviseur du Lycée Technique d’Abidjan quant au taux de réussite de son établissement. Et, nous le lui concédons et le félicitons. Cependant, est-ce que cela est directement lié à la coupe des cheveux ? Tous les établissements où les pensionnaires coupent leurs cheveux ont-ils de bons taux de réussite ? En d’autres termes, les filles ont-elles un mauvais rendement dans les établissements où on leur permet de garder les cheveux ?  La chevelure nuit-elle vraiment à la réussite scolaire ?

Au cours de cette enquête, les établissements scolaires français homologués en Côte d’Ivoire, notamment  le lycée français Blaise Pascal de Riviera 3, l’école la Farandole internationale de Cocody et le Lycée international Jean Mermoz d’Abidjan Cocody-centre ont été visités. Le constat est qu’on n’oblige pas les collégiennes et lycéennes à se couper les cheveux. Pareil, pour le Lycée Classique d’Abidjan, établissement d’excellence, où les filles peuvent garder les cheveux longs de la seconde à la terminale. Dans la plupart des établissements privés, de la 6e à la Tle, les filles sont libres de garder leurs cheveux ou de les couper. Seulement, il est interdit de mettre les mèches, vu l’extravagance des coiffures faites à base de mèches. Si les établissements français et la plupart des établissements privés arrivent à canaliser leurs élèves sans pour autant leur demander de couper leurs cheveux, pourquoi des établissements publics ne suivent-ils pas le même exemple ?  

Le cas zéro grossesse en milieu scolaire

« Aujourd’hui, nos enfants sont précoces,  quand elles embellissent leurs cheveux, on a l’impression qu’elles sont majeures. C’est aussi pour emboucher la trompette de madame la ministre, concernant la campagne zéro grossesse. C’est pour protéger nos enfants des prédateurs », justifie le premier responsable du Lycée technique d’Abidjan. Certes, l’initiative de zéro grossesse est à encourager. Cependant, pour atteindre ce but, l’école à elle seule ne peut garantir ce résultat.

On ne séduit pas seulement à cause de sa chevelure, mais on séduit aussi par la démarche, la désinvolture, la jupe qui monte. En effet, en dehors de l’école, ces collégiennes et ces lycéennes conservent leurs mauvaises habitudes. Quand on voit de plus en plus d’élèves s’habiller à moitié nue, en mini-jupes, en collant et prendre d’assaut les maquis et plages, on ne doit pas être surpris des résultats. Par leur habillement, elles mettent en exergue leurs formes, voire leurs rondeurs, provoquant une attirance sexuelle. C’est là qu’il faut toucher le problème. Il y a donc un gros travail à faire au plan de l’éducation donnée par les parents et au plan religieux. L’implication des parents et des hommes religieux s’imposent si l’on veut des résultats effectifs. Selon Roger Kaldini, « un élève est contrôlé par trois facteurs : ses parents, ses enseignants et son environnement ».

Que faire ?

La chevelure est un don de Dieu à la femme, une gloire pour elle. C’est le premier moyen par lequel Dieu différencie la femme de l’homme. Avoir les cheveux longs pour une jeune fille, n’est pas une faute, mais un don de Dieu le créateur. C’est incompréhensible que des règlements intérieurs obligent des jeunes filles à se couper les cheveux. Il faut donc tenir compte de tous les élèves qui souhaitent ne pas couper les cheveux que ce soit pour des convictions religieuses ou non. Alors, il n’y aura pas d’injustice. A-t-on mené une étude à base d’un échantillonnage conséquent, pour savoir si le fait de couper les cheveux a amélioré le rendement de la jeune fille ou si cela a réduit le taux de grossesses en milieu scolaire ?   

Enquête réalisée par VICTOIRE KOFFI

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