UN PASTEUR, EX-OTAGE EN COREE DU NORD, AFFIRME QUE LE REGIME CRAINT PLUS LES CHRETIENS QUE LES « ARMES NUCLEAIRES »

« Toutes les fois où j’ai été emprisonnée en Corée du Nord, les deux premières questions qu’on me posait toujours pendant l’interrogatoire étaient si j’avais eu des contacts avec des coréens du sud et si j’étais allée à l’église. Voilà les questions qu’ils posent toujours. », a confié Kenneth Bae. Le Pasteur américano-coréen Kenneth Bae, otage en Corée du Nord de 2012 à 2014 s’est exprimé le jeudi 18 juillet, devant le Sénat à Washington sur la crainte qu’inspirent les chrétiens au régime nord-coréen.

Les activités de missionnaire faisaient de lui un opposant au régime. Il était accusé de vouloir le renverser. Après 15 mois de prison et de camp de travail, il a fondé une organisation pour prendre soin des réfugiés nord-coréens et a fédéré un groupe de prière pour ce peuple.

« [Les nord-coréens] disaient : ‘Nous n’avons pas peur des armes nucléaires … nous avons peur de gens comme vous qui introduisent la religion dans notre pays et l’utilisent contre nous, alors tout le monde se tournera vers Dieu et cela deviendra le pays de Dieu et nous tomberons’. », a-t-il témoigné.

Ce jour-là, soutenu par la Commission d’éthique et de liberté religieuse de la Convention Baptiste du sud, le film intitulé ‘‘L’humanité refusée : Liberté religieuse en Corée du Nord’’ a été diffusé. Il a dévoilé les témoignages de réfugiés nord-coréens.

L’un a révélé les chiffres qui témoignent de la main-mise du régime nord-coréen.

« Une famille sur cinq est liée à la sécurité nord-coréenne. […] Quand il y a trois personnes rassemblées, ou plus, il y a un espion parmi eux. »

Face à ce système, il a dévoilé l’existence des églises souterraines.

« J’ai vu comment la providence divine touche les croyants en Corée du Nord. Je ne connaissais pas l’existence des églises souterraines. Ça a été une véritable surprise pour moi. Vivre sa foi en Corée du Nord, c’est risquer sa vie. Certains ont des cultes dans les montagnes, d’autres le long des rivières, à la campagne, pendant qu’ils travaillent en groupe de 2 ou 3. »

Une autre réfugiée a témoigné à visage cachée. C’est quand elle est arrivée en Chine qu’elle a rencontré Dieu : « Quand j’étais en Corée du Nord, je n’avais jamais entendu le mot église. Je ne savais pas ce que c’était. Et je n’avais jamais entendu le mot Jésus-Christ. En Corée du Nord, j’ai subi un lavage de cerveau par l’idéologie de Kim Il-sung et Kim Jong-il. On adorait tous les idoles de Kim Il-sung et Kim Jong-il, pas Dieu. »

Elle a été arrêtée plusieurs fois, mais à chaque interrogatoire, on lui posait les deux mêmes questions :

« Toutes les fois où j’ai été emprisonnée en Corée du Nord, les deux premières questions qu’on me posait toujours pendant l’interrogatoire étaient si j’avais eu des contacts avec des coréens du sud et si j’étais allée à l’église. Voilà les questions qu’ils posent toujours. »

Dans les épreuves, elle a appris à faire confiance à Dieu.

« J’ai traversé des temps si durs là-bas. Je me demandais si j’allais mourir, si ma vie allait finir comme ça. Plus tard, j’ai découvert l’Évangile et un fait très important. Quand on suit le chemin de Dieu et qu’on lui fait confiance, peu importe les épreuves que l’on traverse, on vit sous sa protection et sa bénédiction. »

Elle vit désormais libre, mais sa famille vit toujours en Corée du Nord.

« Mon coeur se brise quand je pense à eux. Ils vivent sous la malédiction. Ils vivent dans des ténèbres qui ne sont pas visibles. Et ils en souffrent. […] Je crois que la seule façon que les deux Corées soient réunies, se comprennent, et s’aiment l’une l’autre, c’est l’Évangile. »

Pour Kenneth Bae, il est temps de se préparer.

« Nous devons nous préparer lorsque la Corée du Nord ouvrira ses portes. Si le régime nord-coréen tombe soudainement, sommes-nous prêts à avoir suffisamment de Bibles pour leur permettre de savoir ce qu’est la vérité et comment ils peuvent la trouver ? »

CUBA : PERSÉCUTION – LE GOUVERNEMENT CUBAIN INTERDIT À DES PASTEURS DE QUITTER LE PAYS

Trois pasteurs ont été empêchés d’embarquer sur des vols au départ de Cuba vers les États-Unis les samedi 13 et dimanche 14 juillet alors qu’ils tentaient de se rendre à Washington pour assister à la réunion ministérielle pour l’avancement de la liberté de religion qui a lieu cette semaine.

Des responsables du régime cubain ont déclaré aux dirigeants des assemblées de Dieu et de la Ligue évangélique, ainsi qu’à un dirigeant du Mouvement apostolique, qu’il leur était interdit de quitter l’île.

Selon des rapports des Pasteurs, cela faisait suite à la détention arbitraire du défenseur de la liberté de religion, Ricardo Fernandez Izaguirre, qui avait été emmené par la sécurité de l’État cubain à La Havane le 12 juillet à midi. Il n’a pas été vu ou entendu depuis.

Deux des personnes concernées, le révérend Moises de Prada, surintendant des Assemblées de Dieu à Cuba et la révérende Alida Leon Baez, présidente de la Ligue évangélique de Cuba, sont membres fondateurs de l’Alliance Evangélique Cubaine (AIEC) nouvellement créée.

Un troisième dirigeant de l’AIEC, le président de la Convention Baptiste Cubaine, a été informé qu’il ne serait pas autorisé à quitter l’île il y a deux semaines lorsqu’il tenterait de renouveler son passeport. Le révérend Leon Baez a publié lundi dans une déclaration (15): “Selon la loi sur l’immigration de mon pays, parmi tous ceux qui vivent sur le territoire national, les seules personnes qui ne peuvent quitter Cuba sont celles qui sont en procédures pénales ou dans les cas intéressant la défense et la sécurité nationales ou pour des raisons d’utilité publique. Je ne crois pas que ce soit mon cas. Je n’ai aucune poursuite en instance contre moi. “

Le pasteur a également déclaré : “Je ne me considère pas comme une menace pour la sécurité et la défense du pays où je suis né et où je vis. Et s’il existait une raison mineure d’utilité publique, je pense que quelqu’un devrait être prévenu à l’avance et disposer de suffisamment de temps pour me permettre de me défendre ; n’attendez pas la dernière minute pour me faire savoir cette décision. Je ne peux concevoir de pays où le droit inaliénable de circuler librement puisse être limité sans en déterminer les causes et sans notification en temps voulu. Même les pires criminels sont informés des accusations portées contre eux et sont informés du fait qu’il y aura un procès avant de comparaître devant un tribunal “, a-t-il déclaré.

Dans un communiqué publié samedi soir, Alain Toledano Valiente, dirigeant du Mouvement apostolique, a déclaré: “Ce samedi 13 juillet 2019, vers 19 h 30, alors que je passais la douane après avoir vérifié mon vol, un douanier m’a informé que le contre-espionnage cubain m’avait imposé une réglementation et que je ne pouvais pas voyager. “

Toledano a déclaré qu’ “une fois de plus je suis emprisonné dans la nation cubaine, mes droits en tant que citoyen cubain ont été retirés”.

Le Mouvement apostolique est un réseau d’églises charismatiques que le gouvernement a refusé de s’inscrire. Les dirigeants religieux ont exprimé leur surprise devant leur statut, soulignant que certains d’entre eux s’étaient rendus en Europe et en Amérique du Sud il y a deux semaines sans aucun problème.

Alors que le gouvernement cubain a aboli la nécessité d’un visa de sortie pour les citoyens cubains en 2013, ces dernières années, les autorités ont régulièrement empêché les défenseurs des droits humains et les militants pour la démocratie de quitter le pays en les déclarant “réglementés”.

Les Cubains devraient vérifier s’ils figurent ou non sur la liste des produits réglementés avant de voyager. Souvent, aucune raison n’est donnée et il n’y a aucun moyen de faire appel. Anna Lee Stangl, responsable du plaidoyer pour Christian Solidarity Worldwide (CSW), a déclaré qu’ “en refusant arbitrairement le droit de voyager en dehors de Cuba à ces trois chefs religieux, qui représentent certains des plus grands groupes protestants du pays, le gouvernement cubain a clairement que leurs politiques de contrôle et d’intimidation n’ont pas changé. “

A a déclaré que la CSW soutenait toutes les personnes empêchées de se rendre à Washington DC cette semaine pour participer à la réunion pour l’avancement de la liberté de religion et veillerait à ce que leurs voix soient entendues même si elles ne peuvent pas être physiquement présentes.

“Nous exhortons le gouvernement cubain à lever toutes les restrictions arbitraires sur les voyages imposées à ces dirigeants et à continuer à demander la libération immédiate de Ricardo Fernandez Izaguirre, pour lequel la CSW reste profondément préoccupée”, a déclaré l’organisation.

 



SYRIE : SUZAN DER KARKOUR, UNE CHRETIENNE DE 60 ANS TORTURÉE, VIOLÉE ET ASSASSINÉE

L’autopsie a révélé que Suzanne a subi la torture de viols répétés en continu par des terroristes depuis l’après-midi du lundi 15 jusque tôt dans la matinée du mardi 16 juillet à Idlib, soit quelques heures seulement avant la découverte de son cadavre

Suzan Der Karkour était une enseignante à la retraite. Bénévole, elle aidait les jeunes à obtenir leurs examens dans l’église de Yaqubiye. Dans ce village chrétien, il ne restait plus que 18 femmes. Les autres avaient fui les violences des terroristes. Mais, Suzan avait fait le choix d’y rester et de poursuivre son engagement. SOS Chrétiens d’Orient a annoncé qu’elle a été torturée, violée et assassinée. C’est le prêtre de la ville qui, inquiet de ne pas la voir, est allé à sa recherche. Il a retrouvé son corps dans son champ.

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme confirme : « Son corps a été retrouvé avec des marques de torture. Et, selon des informations médico-légales, la femme aurait été torturée environ 9 heures avant d’être lapidée par des inconnus. »

Claire Evans, directrice de International Christian Concern a évoqué celle qui était « un pilier de la communauté » :

« Suzan était un pilier de sa communauté. Sa mort prématurée et la manière dont elle a été assassinée sont horribles. Il approfondit d’avantage l’ombre qui a frappé les chrétiens qui sont restés en Syrie pendant près d’une décennie de conflits violents. L’état de droit, la justice et la responsabilité doivent être rétablis en Syrie. Sinon, nous sommes témoins de l’extermination lente mais féroce du christianisme dans un pays où il existe depuis plus de 2 000 ans. »

PERSECUTES, ANDREW BRUNSON ET 12 AUTRES CHRETIENS TEMOIGNENT POUR LA LIBERTE RELIGIEUSE AU SOMMET DE WASHINGTON

Plus de 1000 personnes sont réunies en ce moment à Washington pour le deuxième sommet pour la liberté religieuse, ayant débuté depuis le 16 juillet. Hommes politiques, représentants d’organisations et survivants de la persécution, issus de 115 pays et de religions différentes, sont présents pour faire progresser la liberté religieuse dans le monde.

« Nous avons atteint un seuil critique ici. Les gens veulent la liberté religieuse et ils le veulent maintenant. » ont déclaré Andrew Brunson et ses frères dans la foi.

Pour les experts, il s’agit du plus grand événement jamais organisé dans ce domaine. C’est le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo qui a convoqué cette conférence internationale et qui a invité « des pays qui souhaitent améliorer la liberté religieuse dans leur propre pays » : « Tous les peuples du monde doivent être autorisés à pratiquer leur religion ouvertement, dans leur maison, dans leurs lieux de culte, sur la place publique, et croire ce qu’ils veulent croire. »

Pour Sam Brownback, ambassadeur de la liberté religieuse dans le monde, la question est urgente : « Nous avons atteint un seuil critique ici. Les gens veulent la liberté religieuse et ils la veulent maintenant. »

Le sommet a mis à l’honneur 30 croyants qui ont souffert de persécution religieuse. Chacune de ces victimes a pu témoigner de ce qu’elle a vécu. Parmi elles, 13 chrétiens, dont Andrew Brunson, accueilli avec beaucoup d’enthousiasme étant donné que son cas avait été au centre des préoccupations du premier sommet, l’année dernière. Leurs récits ont été relayés par Christianity Today.

Andrew Brunson avait été accusé de « mettre en danger la sécurité nationale » en 2016. La famille résidait alors en Turquie depuis 20 ans où elle s’occupait d’une communauté chrétienne à Izmir. Son procès a eu lieu en 2018. Bien qu’on l’accusait de soutenir des organisations terroristes, il n’a cessé de clamer son innocence. Son cas était au centre d’un litige entre les États-Unis et la Turquie. Il a finalement été libéré en octobre 2018.

Ouyang Manping, l’épouse du pasteur Su Tifan, est venue représenter son mari. Il est toujours en détention administrative depuis le 9 décembre 2015.

Le révérend Mario Félix Lleonart Barroso, actuellement réfugié aux États-Unis avec sa famille, a subi des années de persécution. Il a été arrêté et détenu à de nombreuses reprises à cause de ses activités religieuses. De leur côté, les pasteurs Moises de Prada Esquivel et Alida Leon Baez n’ont pas pu se rendre au sommet. Ils devaient représenter l’Alliance des Églises évangéliques de Cuba, mais ils ont été bloqués à l’aéroport par la sécurité. Il en est de même pour le révérend Alain Toledano Valiente.

Demania Kamal Youssef Shehata Hanna a survécu à l’attaque de 3 bus de chrétiens coptes dans la province d’al-Mynia. Les fidèles se rendaient dans un monastère isolé dans le désert. L’attaque avait fait 7 morts et 16 blessés. Hanna avait pu parler aux assaillants.

Érythrée : Helen Berhane a été enfermée dans un conteneur pendant près de 3 ans. Elle est désormais chanteuse de gospel et a écrit un livre, Le chant du rossignol, où elle raconte les conditions de sa détention.

Malaisie : Susanna, l’épouse du pasteur Koh était présente pour le représenter. Il a été « enlevé par des agents de l’État » en 2017. Victime de « disparition forcée par des agents de l’État », il aurait donc été enlevé par la section spéciale de la police pour avoir fait du prosélytisme auprès des musulmans.

Mojtaba Hosseini dirigeait un mouvement d’églises de maison en Iran quand il a été condamné en 2009, puis emprisonné en 2012. Il a été libéré en 2015.

Thabet Habib Yousif est un prêtre chaldéen de Karamles. Il a subi la persécution de l’État Islamique, mais a préféré rester sur place pour s’assurer que les fidèles de sa communauté soient tous en sécurité. Lors de la libération de Karamles, il s’est immédiatement rendu sur place pour reconstruire la ville.

Esther est reste captive de Boko Haram pendant plus de 3 ans. Elle a été le témoin de la mort de nombreuses personnes et a été victime de violence sexuelle mais elle a réussi à s’échapper avec l’aide de l’armée nigériane. Mais de retour chez elle, enceinte, elle est marginalisée. Sa fille est « un enfant de Boko Haram ». C’est un médecin chrétien qui l’a aidé à renouer le contact avec sa famille.

Ill Yong Joo a vécu son enfance en Corée du Nord. Il écoutait alors une radio chrétienne, ce qui a encouragé sa famille à fuir. Ce voyage à travers l’Asie du Sud-Est a duré 5 mois. Son père est désormais missionnaire en Corée du Sud.

Matt Linsey est le père de 2 victimes de la série d’attentats qui a eu lieu au Sri Lanka à Pâques. Revendiquées par l’État Islamique, ces attaques avaient causé la mort de plus de 250 personnes.

Meriam Yahia Ibrahim a été accusée d’apostasie et d’adultère en 2014 car elle avait épousé un chrétien. Bien que sa mère soit chrétienne, son père était musulman. Elle a refusé de renier sa foi et a été condamnée à la peine capitale. Elle a été arrêtée alors qu’elle tentait de quitter le pays. Depuis sa libération, elle vit aux États-Unis.

Le pasteur Ga a subi plusieurs détentions et plus de 40 interrogatoires de police. Il a été torturé. Il est désormais réfugié avec sa famille aux États-Unis.

À leurs côtés, des victimes de persécution issus d’autres religions ont témoigné également, comme le docteur Farid Ahmad, survivant de l’attentat de Christchurch, Jeffrey Myers, rabbin de la synagogue de Pittsburgh, où 11 personnes ont été tuées lors d’une fusillade en octobre dernier.

LOI SUR LE SECRET DE LA CONFESSION : LE SÉNAT DE CALIFORNIE RECULE

Le projet de loi californien qui visait à forcer les prêtres à violer le sceau de la confession sacramentelle, a été retiré par son rapporteur, la veille de son examen fixé le 9 juillet 2019, à Sacramento (Etats-Unis). 

Le projet de « loi 360 » avait été adopté par une large majorité du Sénat de l’Etat de Californie en mai 2019 ; il devait obliger tout prêtre à violer le sceau de la confession sacramentelle dans les cas de maltraitance sur des mineurs ou des personnes vulnérables. 

La décision de retrait du sénateur Jerry Hill – le rapporteur du projet controversé – est intervenue le 8 juillet 2019, après l’audition du rapport du Comité de sécurité publique. Ce dernier a soulevé un certain nombre de préoccupations relatives au premier amendement, qui protège aux Etats-Unis la liberté religieuse. Il met l’accent sur la difficulté qu’il y aurait à mettre en œuvre concrètement une telle loi et de l’appliquer dans la réalité. 

Le retrait du projet est aussi la conséquence de la mobilisation sans précédent des catholiques californiens : plus de 100 000 lettres de protestations ont été envoyées au Sénat, à Sacramento. 

La hiérarchie catholique n’a pas non plus manqué de réagir : ainsi, Mgr Michael Barber, évêque d’Oakland, avait déclaré en mai 2019 préférer aller « en prison plutôt d’obéir à cette attaque contre notre liberté religieuse». 

Cet abandon du projet de loi controversé intervient aussi après la publication, le 1er juillet 2019, d’un décret de la Pénitencerie apostolique approuvé par le Pape qui rappelle l’inviolabilité du sceau sacramentel de la confession. 

SYRIE : UNE EGLISE ORTHODOXE DE SYRIE TOUCHEE PAR UN ATTENTAT

Le 11 juillet, une voiture piégée a explosé à la sortie de l’église orthodoxe syriaque de Qamishli en Syrie. 11 personnes ont été blessées. Les dégâts matériels sont importants.

En Syrie, les chrétiens ont de nouveau été la cible d’un attentat le 11 juillet. C’est l’église orthodoxe syriaque de la Vierge Marie à Qamishli qui était visée. L’attaque n’a pas fait de mort mais 11 personnes ont été blessées et l’église ainsi que les bâtiments adjacents ont subi d’importants dégâts matériels. 

L’attentat n’a pas encore été revendiqué mais tous les soupçons se portent vers le groupe État islamique.

L’église syriaque se trouve dans le quartier majoritairement chrétien d’al-Wusta. Vers 18h, soit peu de temps avant la fin de la réunion de prière quotidienne à laquelle assistaient les paroissiens, une voiture piégée a explosé devant l’église. Si cela était arrivé quelques minutes plus tard, il y aurait eu beaucoup plus de victimes car les chrétiens qui sortaient de la réunion auraient tous été réunis sur le parvis.

Ce n’est pas la première fois que les chrétiens de la ville de Qamishli sont la cible de violences. Déjà, en juin 2016 le patriarche des orthodoxes syriaques avait échappé de justesse à une tentative d’assassinat qui avait fait 3 morts.

L’ÉGLISE ANGLICANE DU CANADA REJETTE UNE MOTION APPROUVANT LE MARIAGE GAY

Réuni à Vancouver, le synode général de l’Église anglicane du Canada a rejeté, vendredi 12 juillet, une motion visant à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe.

Près de quinze ans après la légalisation du mariage entre personnes de même sexe au Canada (c’était en 2005), la branche nationale de l’Église anglicane continue de ne pas reconnaître de telles unions : sa définition officielle du mariage demeure « l’union d’un homme et d’une femme ».

Le vote a provoqué des réactions de déception au sein même de l’église. L’évêque Andrew Asbil de Toronto a ainsi écrit sur Facebook qu’il s’agissait d’une «nouvelle dévastatrice pour les membres de la communauté LGBTQ, leurs familles et leurs amis» et qu’il «partageait leur désarroi».

Si le synode général n’a pas reconnu officiellement le mariage homosexuel, une autre motion adoptée à Vancouver laisse toutefois une certaine marge de manœuvre aux diocèses pour célébrer ou non des mariages de personnes de même sexe.

TRUMP ORGANISE SA DEUXIEME CONFERENCE POUR LA LIBERTE RELIGIEUSE

Plus de 1 000 personnes sont attendues à Washington à la deuxième conférence pour la liberté religieuse qui sera dirigée par le président américain Donald Trump, du 16 au 18 juillet. Et ce, en vue de poursuivre les discussions entamées l’an dernier.

Si la liberté de religion est devenue un fer de lance de la diplomatie étrangère du Pentagone, certains chercheurs mettent en doute l’efficacité de la politique américaine dans ce domaine. La deuxième conférence ministérielle pour la promotion de la liberté religieuse se veut ambitieuse. « Ce sera le plus grand événement consacré à la liberté religieuse qui ait jamais eu lieu dans le monde », a déclaré Sam Brownback, l’ambassadeur des États-Unis pour la liberté religieuse internationale, lors d’une conférence de presse.

FRANCE : LE PROTESTANTISME, TROISIÈME RELIGION DU PAYS EN NOMBRE DE FIDELES

L’une des conclusions du rapport annuel de l’Observatoire national de la laïcité, remis le 10 juillet au Premier ministre Edouard Philippe affirme que le protestantisme est la troisième religion de France en nombre de fidèles et la deuxième en nombre de lieux de culte.

Le rapport indique que de par ses courants évangéliques, il est en expansion depuis quarante ans, mais a connu une accélération ces dix dernières années, passant de 2,5% de la population française totale en 2010 à 3,1% en 2019.

En incluant les Eglises évangéliques, le protestantisme comptabilise 4000 lieux de culte en France. Un nouveau lieu de culte évangélique verrait le jour tous les dix jours.

Par ailleurs, parmi les croyants se déclarant «pratiquants», les protestants évangéliques arrivent en premier devant les musulmans.

Toutefois, le catholicisme reste la première religion de l’Hexagone en nombre de fidèles et de lieux de culte, avec 39’000 églises encore en activité. L’islam arrive en deuxième position en nombre de fidèles: les Français de confession musulmane représenteraient 6% de la population totale, mais seuls 2,6% seraient pratiquants. Avec 2600 mosquées, l’islam comptabilise moins de lieux de culte que les protestants.

Hormis la composition du paysage religieux, le rapport de l’Observatoire national de la laïcité (présidé depuis cinq ans par Jean-Louis Bianco) apporte un décryptage du rapport des Français à la laïcité : 67% d’entre eux estiment qu’elle est trop souvent instrumentalisée par les politiciens, 52% trouvent qu’on n’explique pas assez ce qu’est la laïcité et 49% qu’on ne parle d’elle qu’à travers l’islam.

Les chantres, Richard kreme et Excell se retirent du PRIMUD

Nominés, les chantres Excell et richard Kreme se retirent des PRIMUD édition 2019 prix des musiques urbaines et du coupé décalé.

La mise en compétition des serviteurs de Dieu était pourtant l’une des grosses innovations de l’édition 2019 du Prix international des musiques urbaines et du Couper décaler (Primud). Cependant Cette décision du promoteur de ce prix, ne fait pas l’unanimité au niveau des chantres car certains d’entre eux qui ne semblent pas être intéressés par cette compétition ont simplement décidé de se retirer.

 Excell :  j’ai été nominé dans la catégorie ‘’meilleur chantre’’, mais je ne cherche pas à être meilleur pour les gens ou par rapport à mes collègues chantres, mais plutôt pour Dieu. Les chantres sont des ambassadeurs du gospel, notre objectif n’est pas de savoir qui est meilleur parmi nous. Et, je ne suis pas content que certains chantres acceptent cela. Certes, c’est leur droit, mais je ne suis pas d’accord avec eux. Ma conviction est de gagner des âmes au seigneur Jésus-Christ. On ne doit pas passer notre temps à voter afin de savoir qui est le plus fort des chantres. Si on se prête à ce jeu, on sort du cadre de notre mission. Notre cadre est de chanter pour que des gens soient touchés par notre message. C’est pourquoi, je refuse de mobiliser mes fans à voter parce que je n’approuve pas cette compétition entre les chantres. Je ne suis concurrent de personne, je suis concurrent de moi-même. Je veux être fort pour moi-même, je veux être bon pour moi-même et pour le seigneur Jésus-Christ. Ce genre de compétition n’est pas dans mes objectifs et dans ma vocation. Je veux chanter pour communiquer le bonheur, le réconfort à ceux qui n’en ont pas. Et c’est ça la mission du chantre. Il ne faudrait pas qu’on dévie, ce n’est pas bon. C’est pourquoi je demande aux chantres de faire très attention.

 Richard Kreme : « au départ, je n’avais pas bien compris le sens de ma nomination aux Primud. Je pensais que c’était une reconnaissance honorifique. Quand j’ai su que c’était une affaire de voting, de compétition, de concurrence avec mes autres frères et sœurs chantres, j’ai compris que je n’avais pas ma place là-bas. Et le seigneur m’a clairement mis en garde. Il m’a dit :”l’appel que j’ai mis sur ta vie n’est pas un appel de compétition ni de distraction. C’est pour me célébrer et gagner des âmes’’.
Je me suis retiré quand le seigneur me l’a dit ce mardi après-midi pendant mon sommeil et je les ai appelés à cet effet. Donc, je ne suis plus dans le Primud. J’ai demandé à mon staff de ne plus rien publier concernant le Primud. Ma place n’est pas là-bas ».

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