Côte d’Ivoire : La CNEPECI (Conseil National des Eglises Protestantes et Évangélique de Cote d’ivoire) organise un master class consacrée à la gestion du stress, du temps et des priorités

La CNEPECI (Conseil National des Eglises Protestantes et Evangélique de Cote d’ivoire) a organisé un master class à la gestion du stress, du temps et des priorités ce samedi 11 Juillet 2026 à l’Eglise Tabernacle de l’Évangile à Songon. Plus de 200 serviteurs et servantes de Dieu ont pris part à cette rencontre.

La cérémonie s’est ouverte par l’intervention du Révérend Apôtre Lasm Mel Bonaventure, président communal du CNEPECI Songon, qui a souhaité la bienvenue aux participants et exprimé sa gratitude à tous ceux qui avaient effectué le déplacement. Après un temps de prière destiné à confier la rencontre à Dieu, il a officiellement donné la parole au conférencier.

Dans son exposé, le Dr Arsène N’Gouan a développé deux grandes articulations : la gestion du temps et des priorités, puis la gestion du stress, deux problématiques qu’il considère essentielles pour assurer la longévité et l’efficacité du ministère pastoral.

S’appuyant sur Genèse 6:3 et Psaume 90:10, le conférencier a rappelé que, selon les Écritures, l’espérance de vie de l’être humain se situe entre 70 et 120 ans. Pour lui, il est possible de vivre longtemps, à condition d’adopter une hygiène de vie conforme aux principes bibliques et de mieux gérer son temps.

Selon le médecin, trois besoins fondamentaux doivent être considérés comme prioritaires : le sommeil, l’eau et la nourriture. Parmi eux, le sommeil occupe une place centrale, puisqu’il permet à l’organisme de récupérer et de régénérer les cellules endommagées.

Pour illustrer une bonne organisation quotidienne, il a proposé une répartition équilibrée des 24 heures : 8 heures de travail, 8 heures de repos et 8 heures de sommeil. À cela s’ajoutent, selon lui, une journée de repos par semaine, un week-end de repos par mois et un mois de repos par an, afin de permettre au corps et à l’esprit de se ressourcer.

Abordant ensuite la question du stress, le Dr N’Gouan l’a défini comme l’ensemble des réactions d’un organisme soumis à des pressions ou des contraintes, précisant que son intensité dépend de la perception que chaque individu a des situations auxquelles il est confronté. Il a également distingué le stress positif (eustress), qui peut stimuler la performance, du stress négatif (distress), aux conséquences parfois graves lorsqu’il devient chronique.

Le spécialiste a également expliqué le phénomène du stress oxydatif, qui apparaît lorsqu’il existe un déséquilibre entre la production de radicaux libres et les défenses antioxydantes de l’organisme. Ce déséquilibre peut endommager les membranes cellulaires, l’ADN, perturber la synthèse des protéines, l’activité enzymatique ainsi que le métabolisme du glucose.

Le médecin a mis en garde contre les effets d’un stress mal évacué, qu’il considère comme un facteur favorisant de nombreuses maladies. Parmi les pathologies évoquées figurent les ulcères gastro-duodénaux, certaines affections métaboliques telles que l’hypertension artérielle, le diabète et la goutte, mais aussi des troubles neuropsychiatriques comme la dépression, l’anxiété et l’angoisse. Il a également cité d’autres complications pouvant être associées à un stress chronique, notamment l’insuffisance rénale, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), voire les idées suicidaires.

Pour prévenir ces conséquences, le Dr Arsène N’Gouan a recommandé d’intégrer une activité physique régulière à une activité procurant du plaisir, afin de favoriser une meilleure évacuation du stress. Selon lui, cette démarche doit devenir une véritable routine quotidienne pour préserver durablement la santé physique, psychologique et spirituelle.

À l’issue de cette Master Class, de nombreux participants ont échangé individuellement avec le conférencier lors de séances de questions-réponses et de conseils personnalisés. Face à l’engouement suscité par cette rencontre et aux nombreuses sollicitations des participants, les organisateurs ont annoncé qu’une deuxième édition sera organisée à une date ultérieure, afin de poursuivre cette dynamique de formation au bénéfice des serviteurs de Dieu. 

Source : ichretiens

Krismel Bamba

SIL-CI ACTE 2 : Lancement officiel ‘’La Bible dans ma langue’’ 

La Société Internationale de Linguistique (SIL) Côte d’Ivoire a lancé la deuxième édition de son programme « La Bible dans ma langue » ce jeudi 18 juin 2026 à la salle de fête de l’hôtel Capitole à Cocody. Cet évènement à réunir plusieurs responsables religieux, partenaires techniques et acteurs de la promotion linguistique autour d’un objectif clair : faire de la traduction biblique une véritable œuvre collective nationale.

Un appel à l’appropriation locale

Dans son allocution d’ouverture, la directrice de SIL Côte d’Ivoire, Geneviève Koui, n’a pas mâché ses mots. « L’Église ivoirienne doit aujourd’hui prendre les choses en main», a-t-elle martelé, invitant les dénominations à basculer d’une logique d’assistance à une dynamique d’engagement communautaire.

« Jusqu’à présent, une grande partie des financements proviennent de partenaires et d’Églises étrangères. Il est temps que l’Église locale soutienne financièrement et mobilise des bénévoles pour l’alphabétisation et la mobilisation », a-t-elle plaidé, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

« Pourquoi la Bible dans ma langue ? Parce que lorsque Dieu parle dans ta langue, Il touche des profondeurs. Tu ne traduis plus, tu n’as plus besoin d’interprète », a-t-elle ajouté.

Elle a ainsi résumé la philosophie d’un programme qui place la langue maternelle comme vecteur d’intimité spirituelle et de transmission culturelle.

Un enjeu de foi, pas de luxe

Prenant le relais, le Dr Charles Marie Kondé, président de l’Église des Assemblées de Dieu de Cote d’Ivoire, a balayé d’un revers de main l’idée d’un projet accessoire.

« La traduction des Écritures dans les langues locales est une nécessité, pas un luxe. Si l’Évangile reste cantonné au français ou à l’anglais, une large frange de la population reste en marge », a-t-il insisté, tout en soulignant que la langue maternelle permet une « connexion plus directe » au message divin.

L’ancien Directeur de SIL-CI, Jean-Luc Bridonneau, présent à cette cérémonie, s’est pour sa part réjoui de la pérennité de la vision tout en tirant la sonnette d’alarme sur l’ampleur des défis humains, techniques et financiers à relever.

Une urgence linguistique et spirituelle

Présente en Côte d’Ivoire depuis 1970, l’ONG chrétienne déploie une activité considérable : recherche linguistique, traduction biblique, alphabétisation et production d’outils numériques.

À ce jour, elle revendique la traduction de deux Bibles complètes, quinze Nouveaux Testaments, six traductions en cours, dix films de l’Évangile de Marc, vingt-cinq applications et vingt et un syllabaires.

Mais, le chemin reste long. Sur les quelque soixante-dix langues recensées en Côte d’Ivoire, trente-six communautés linguistiques attendent encore au moins une portion des Écritures dans leur idiome maternel.

La feuille de route de la deuxième édition

Pour cette nouvelle mouture, quatre projets linguistiques prioritaires ont été ciblés : le dan, le toura, l’adjoukrou et le bété.

Autour d’eux, un programme d’activités dense est prévu : visites dans les Églises, journée des communautés concernées, célébration des Journées internationales de l’alphabétisation et de la langue maternelle, temps de prière avec les « Amis de SIL », et un dîner-gala de clôture destiné à lever des fonds pour les missions de réimpression ou de traduction.

L’objectif est clair : renforcer la collaboration entre traducteurs et communautés pour accélérer l’accès des Ivoiriens à la Parole de Dieu dans la langue de leur cœur.

Source: Journal Chretien

Krismel Bamba

 CONGO-KINSHASA/ L’EGLISE SHEKINAH TABERNACLE RAVAGEE PAR UN INCENDIE

 Shekinah tabernacle, église du pasteur Diyoka située à Debonhomme, commune de Matete a été victime d’un incendie le dimanche 17 mai 2026. Plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés.

Plusieurs vidéos amateurs publiées sur les réseaux sociaux montre comment l’édifice a été noyé par d’immenses flammes encadrées de sombre nuage de fumée.

Ce fait insolite à laissé voir les fidèles de cette assemblée mobilisés, formant une chaine humaine, se passant des seaux d’eau afin d’éteindre les dernières flammes.

  D’autres ont procédé à l’évacuation des bancs et d’autres équipements, transportés dans la cour pour les mettre à l’abri.

Jusqu’à présent, l’origine de cet incendie reste inconnue.

Belphine Konan

JERUSALEM : LES CHEFS D’EGLISES DENONCENT UN SIONISME CHRETIEN

Des patriarches et des chefs d’églises de Jérusalem ont dénoncé dans un communiqué publié le 17 janvier 2026, un sionisme chrétien qui menacent la quiétude  des fidèles en Terre Sainte.

En raison des politiques et des idéologies israéliennes, les chrétiens palestiniens ont été touchés par l’expansion des colonies, réduisant ainsi leurs espaces et leurs droits en Terre Sainte. Il s’agit notamment de la confiscation de leurs terres et des pressions exercées sur les propriétés appartenant aux Églises, indique Christian Today dans un article publié le 21 janvier.

C’est dans ce contexte préoccupant que des patriarches et des chefs d’églises de Jérusalem ont averti dans un communiqué le 17 janvier que ces ingérences extérieures peuvent compromettre l’unité et la survie du christianisme sur le territoire. Ils affirment que des individus locaux mettent en avant des “idéologies néfastes telles que le sionisme chrétien, qui induisent le public en erreur, sèment la confusion et portent atteinte à l’unité”.

Un rapport publié en 2025, par le Conseil des patriarches et des chefs des Églises de Jérusalem, avait déjà mis en lumière des “menaces pesant sur le patrimoine chrétien en particulier à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza ainsi que des questions de taxation injustifiée, sources de préoccupations persistantes menaçant l’existence même de la communauté et des Églises”. Le dossier a souligné la nécessité d’une protection de la communauté chrétienne et des lieux de culte dans tout le territoire palestinien.

Parallèlement, des groupes ecclésiaux ont condamné les restrictions israéliennes empêchant des enseignants du territoire palestinien d’accéder aux écoles chrétiennes de Jérusalem-Est. Le comité a dénoncé ces mesures comme une punition collective, reflétant “une politique de discrimination raciale interdite par le droit international”.

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Selon eux, le ciblage des écoles chrétiennes s’inscrit dans une politique plus large visant à saper l’éducation palestinienne et à éroder la présence chrétienne du peuple à Jérusalem.

Face à ces accusations, les responsables israéliens ont justifié l’expansion des colonies et les restrictions de mouvement en Cisjordanie par des impératifs de sécurité, et non comme une ingérence religieuse ou idéologique.

L’intervention des dirigeants chrétiens de Jérusalem souligne l’inquiétude croissante des fidèles palestiniens quant à la survie de leur communauté, de leur système éducatif et de leur patrimoine, face aux pressions politiques et idéologiques persistantes dans la région.

Belphine Konan

 FRANCE : DES BIBLE A PAILLETTES BIENTOT DISPONIBLE

Des Bible recouverte de paillettes, en version Louis Segond 1910 seront en vente à partir du 9 janvier 2026 par les éditions Bibli’O en France.


Les éditions Bibli’O ont en effet décidé de proposer au public une édition alliant «esthétique, tradition et modernité». L’ouvrage à la couverture scintillante sera en vente au prix de 34 euros et disponible en trois couleurs: violette, bronze dorée et multicolore. La version est celle de la traduction Louis Segond 1910, «une des plus appréciées par le grand public ainsi que par de nombreuses Eglises protestantes et évangéliques», selon un communiqué de presse de l’Alliance biblique française.

«A travers cette édition à paillettes, les éditions Bibli’O proposent un produit tendance, attractif et accessible, capable de toucher un public large: croyants, curieux, jeunes adultes, ou encore personnes en quête d’un bel objet spirituel à offrir», précise encore l’éditeur, dont l’une des BD, Marie de Magdala, est en lice pour obtenir le prix 2026 de la BD chrétienne du festival d’Angoulême.

Belphine Konan

ÉTHIOPIE : L’EFFONDREMENT D’UN ECHAFAUDAGE SUR UNE EGLISE FAIT 36 MORTS

Le 1er octobre 2025, l’effondrement d’un échafaudage sur une église en Éthiopie a causé la perte d’au moins 36 personnes et plus de 200 blessées, a annoncé le Fana Broadcasting Corporate (FBC), un média d’État.

Il s’agit d’un échafaudage en bois installé lors de travaux de construction à l’église d’Arerti” à environ 70 kilomètres à l’est de la capitale Addis Abeba, a affirmé Fana, ajoutant que les blessées sont traitées à l’hôpital de ladite église.

Selon le chef de la police du district, Ahmed Gebeyehu, cité par Fana, le bilan “pourrait encore augmenter”. “L’effondrement s’est produit alors que des pèlerins visitaient le chantier de construction de l’église”, a-t-il précisé.

Un précédent bilan donné par un autre média d’État faisait état de 22 morts et 55 blessés.

La radio-télévision publique éthiopienne EBC a de son côté affirmé que l’effondrement de l’échafaudage a eu lieu mercredi vers 7h45 heure locale (3h45 GMT).

Des photos publiées par EBC sur Facebook montrent un immense échafaudage fait de longs et épais bâtons avant la catastrophe, puis de nombreuses personnes tentant de porter secours aux blessés à l’intérieur du bâtiment. 

La localité d’Arerti se trouve en région Amhara, deuxième plus peuplée d’Éthiopie, géant d’Afrique de l’Est d’environ 130 millions d’habitants. Cette région, où les chrétiens orthodoxes sont majoritaires, est le théâtre de violents affrontements armés entre les forces fédérales et des rebelles. 

L’Église orthodoxe éthiopienne est l’une des plus anciennes Églises chrétiennes au monde, dont se revendiquent environ 35% des Éthiopiens.

Mosaïque de 80 peuples, l’Éthiopie est l’un des plus anciens pays chrétiens au monde. Son ancêtre l’Empire axoumite décréta la chrétienté religion d’État dès le IVe siècle, en même temps que Rome.

Belphine Konan

RDC : UN ENTERREMENT SUSCITE LA MORT DE PLUSIEURS CHRETIENS

Plus de 100 chrétiens ont perdu la vie le 8 septembre 2025 lors d’un massacre perpétré par des rebelles islamistes pendant une veillée funèbre dans le Nord-Kivu en RDC.


Les villages de Ntoyo et Potodu ont vécu l’horreur dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Une centaine de chrétiens ont été massacrés par une milice djihadiste le 8 septembre. «Les victimes ont été prises au dépourvu lors d’une cérémonie de deuil vers 21 heures, et la plupart d’entre elles ont été tuées à coups de machette», a rapporté Macaire Sivikunula, un administrateur local relayé par Evangelical Focus. Certains ont tenté de fuir, mais les assaillants les ont poursuivis.

Bien que la RDC soit en majorité chrétienne – on dénombre 100,6 millions de croyants sur un total de 105,6 millions d’habitants – , elle figure au 35e rang des pays où les chrétiens sont les plus persécutés, d’après l’ONG Portes Ouvertes. Certains islamistes sèment en effet la terreur dans le but d’intimider et de déplacer les communautés chrétiennes. Le porte-parole de l’organisation en Afrique subsaharienne, Jo Newhouse, a condamné la tuerie: «Il est inacceptable que ces attaques civiles se poursuivent en toute impunité.»

Il appelle donc les autorités à «donner la priorité à la protection des civils dans l’est de la RDC où opèrent des groupes armés». En août, cinquante civils ont été tués lors de plusieurs attaques. Et en juillet, il y a déjà eu, énième attaque contre des chrétiens dans le pays, trente-huit morts dans une Eglise catholique.

Belphine Konan

UKRAINE : UNE FAMILLE CHRETIENNE SURVIT A L’EXPLOSION D’UN MISSILE

Le pasteur Mark Sergeev et sa famille sont été miraculeusement épargné d’une frappe de missile russe survenue à Kiev le 27 septembre 2025. Après quatre mort constaté, l’homme de 35 ans loue la « miséricorde de Dieu » pour leur survie.


Le pasteur ukrainien Mark Sergeev et sa famille sont des miraculés. « Je suis convaincu que c’est la protection de Dieu et sa miséricorde qui nous a gardés en vie », a-t-il témoigné ce 28 septembre à l’agence Associated Press. Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 septembre, une frappe de missile russe a frappé Kiev, tuant quatre personnes et en blessant au moins dix autres. La famille Sergeev, pourtant à l’épicentre de l’explosion, s’en est sortie indemne. 

« J’étais en train de dormir avec ma femme au deuxième étage. Mes enfants étaient au troisième étage, sous le toit. Il y a eu une explosion et une armoire m’est tombée dessus et j’ai été couvert de verre. Ma femme criait : “Mark, où sont les enfants ?” J’ai eu l’impression que c’était une condamnation à mort. » 

« Je suis vivant », a dit son fils »

Le père de famille a alors appelé son fils aîné qui a répondu « Je suis vivant ». Mark Sergeev a pu tirer ses enfants hors des décombres, avant une deuxième explosion vingt minutes plus tard. C’est alors qu’il a réalisé l’ampleur des dégâts. 

« Je suis convaincu que c’est la protection et la miséricorde de Dieu qui nous a gardés en vie, qui a permis que mes enfants soient en sécurité aujourd’hui, que mon enfant s’en soit sorti de sous les décombres », a loué l’homme de 35 ans. Lorsque les secouristes sont arrivés, ils lui ont dit : « On n’arrive pas à croire que tout le monde est vivant », relate-t-il. « Ils ont ajouté : « D’habitude, les gens meurent à l’épicentre, mais tout le monde est en vie et même indemne ». Je suis seulement un peu blessé au doigt… C’est la miséricorde de Dieu. Je suis certain que Dieu ne nous abandonnera pas, ni l’Ukraine, ni notre peuple. » 

Ils avaient déjà perdu leur maison

La photographe Alena Grom, qui a pu immortaliser Mark Sergeev et ses trois enfants (photo) au lendemain de l’explosion, rapporte sur Instagram que Mark Sergeev et sa famille étaient arrivés à Kyiv en 2022, fuyant Mélitopol, où leur maison avait été détruite. Une situation qui rappelle celle de la famille Haranskyir, qui avait fui le même oblast de Zaporijjia pour s’installer à Kiev dans les locaux d’une église évangélique. Cette fois, l’issue avait été terrible, le père et sa fille de 5 ans étaient morts en mars dans une frappe de drones.

Belphine Konan

PAKISTAN / UN HOMME CONDAMNE A PERPETUITE POUR VIOLE D’UNE MINEUR CHRETIENNE

Un tribunal pakistanais a condamné, mercredi 9 juillet, Ahmed Raza à la réclusion à perpétuité pour l’enlèvement et le viol d’une jeune chrétienne de 12 ans.

selon des informations rapportées par Morning Star News, le juge Jamshed Mubarik, du district de Toba Tek Singh, a également infligé à l’accusé une peine de dix ans de prison supplémentaire et des amendes totalisant environ 700 dollars. Selon l’avocat de la victime, Hanif Hameed, Ahmed Raza et trois complices avaient enlevé la fillette à la sortie de chez son oncle le 29 septembre 2023, l’avaient emmenée dans un lieu inconnu, puis soumise à des violences et des viols répétés pendant un mois.

La police a libéré l’enfant lors d’un raid le 29 octobre 2023. Raza a été arrêté, mais ses complices restent en fuite.

L’avocat de la fillette a indiqué à Morning Star News que les ravisseurs avaient également forcé la jeune chrétienne à se convertir à l’islam et avaient produit un faux certificat de mariage islamique antidaté pour couvrir leur crime. Un tribunal  a annulé ce faux mariage le 23 juillet dernier, reconnaissant le caractère forcé de la conversion.

Malgré ces éléments, le juge n’a pas retenu les accusations de conversion forcée ni de fraude. “Le juge a ignoré les sections relatives à la fraude, même si le responsable de l’état civil a confirmé que sa signature et ses empreintes avaient été falsifiées”, a précisé Hanif Hameed.

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L’avocat salue toutefois ce jugement, estimant qu’il s’agit d’un “signal pour encourager les familles à demander justice, malgré la peur des représailles et la stigmatisation sociale”.

Le Pakistan est classé 8ᵉ dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens publié par l’ONG Portes Ouvertes (PO). Les chrétiens y sont considérés comme des citoyens de seconde zone, souvent cantonnés aux emplois les plus précaires. Chaque année, selon PO, près de mille jeunes filles chrétiennes et hindoues sont enlevées, converties de force à l’islam et mariées à leur ravisseur.

Belphine Konan

 COTE D’IVOIRE / LE PASTEUR ZAHUI CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE 2025

Le 6 juillet, Le pasteur Amagou Wilfried Zahui a ratifié être candidat à l’élection présidentielle ivoirienne qui se tiendra en octobre 2025.

L’élection présidentielle en Côte d’Ivoire se tiendra le 25 octobre 2025 et un pasteur a annoncé le 6 juillet être candidat. Sur ses réseaux sociaux, Amagou Wilfried Zahui se décrit comme «un frère ivoirien, pasteur protestant vivant en harmonie avec [des] parents catholiques tout en ayant une famille adoptive musulmane sans laquelle [son] défunt père ne serait devenu l’homme qu’il a été, sans oublier les alliances de mariage dans ma famille qui présentent un métissage politique, religieux et ethnique difficile à classifier.» Il se présente donc comme un candidat « pour la paix », et désire « valoriser les liens qui nous unissent tout en préservant et en accentuant les acquis nationaux ».

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Néanmoins, pour participer à l’élection, Amagou Wilfried Zahui devra réunir les parrainages d’au moins 1% de l’électorat local dans au moins dix-sept régions ou districts autonomes, comme l’impose la commission électorale indépendante (CEI), autorité administrative. « Cette disposition vise notamment à exiger du candidat qu’il dispose d’une implantation ou d’une assise nationale et à limiter les candidatures fantaisistes », précise la CEI. Cette dernière stipule que « le parrainage a également pour vocation de consolider la démocratie représentative ». Au lendemain de son annonce, le pasteur a informé avoir reçu 1007 parrainages. « Je comprends donc que mon combat pour la paix, la cohésion sociale et le développement économique durable était plus qu’attendu », se réjouit le pasteur dans une publication sur Facebook.

Sa vie privée dévoilée au grand public

Récemment, c’est sa vie privée qui a été exposée médiatiquement. En effet, son ex-femme Nadia l’accuse, selon abidjanshow.com, « de l’avoir ruinée et d’avoir engagé une procédure judiciaire pour lui réclamer la somme colossale de 200 millions de francs CFA (environ 300 000 euros) ». En outre, elle dénonce des tentatives de son ex-mari «de la discréditer en affirmant qu’elle aurait perdu la raison ». Il a publié une vidéo de deux heures sur sa chaîne YouTube pour répondre à toutes ces accusations en mai dernier. Informaticien de formation, il a fondé en 2013 l’organisation chrétienne GENESE (Génération élue du Saint-Esprit). Il est suivi par 853 000 personnes sur sa page Facebook, compte 842 000 abonnés sur TikTok et plus de 250 000 sur YouTube.

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Belphine Konan

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