FRANCE/ LES LIEUX DE CULTES PROBABLEMENT ROUVERTS EN DEBUT DECEMBRE DANS CETTE PERIODE DE CONFINEMENT

Le Premier ministre Jean Castex s’est entretenu en visioconférence le lundi 16 novembre avec différents responsables religieux. Le gouvernement s’est dit ouvert à une reprise des cérémonies religieuses avec public à partir du 1er décembre, mais cela à condition d’un nouveau protocole sanitaire au sein des lieux de culte et d’une évolution favorable de l’épidémie.

«Les règles qui restreignent temporairement, dans le cadre du confinement, la célébration collective du culte demeurent en vigueur» a rappelé Matignon dans un communiqué. Une façon de couper court aux revendications de certains des catholiques qui s’étaient rassemblés devant les parvis d’églises de plusieurs villes de France pour réclamer une levée immédiate de l’interdiction, a souligné France 24. Depuis le début de ce deuxième confinement, les cérémonies avec public sont interdites, à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes. Les lieux de culte peuvent néanmoins rester ouverts.

ANGLETERRE/ EN PLEIN CONFINEMENT, DES POLICIERS TENTENT D’EMPECHER UN SERVICE DE BAPTEME DANS UNE EGLISE DE LONDRES

Les forces de l’ordre ont tenté d’empêcher une église évangélique d’effectuer un service de baptême en violation des restrictions nationales de confinement pour cause de coronavirus, le dimanche 15 novembre dernier dans le nord de Londres. En effet, une trentaine de fidèles a été dénombrée pour l’accomplissement dudit service à l’église Angel.

Le pasteur Regan King, 28 ans, a dit qu’il voulait accomplir le baptême en défiant les restrictions parce qu’il “servait un plus grand bien”.
Deux fourgons de police et une voiture de police étaient garés devant le bâtiment de l’église Mount Zion Hall à Clerkenwell, tandis qu’environ quatre policiers se sont arrêtés à l’entrée pour empêcher les gens d’entrer.

«On nous a dit de ne pas avoir de baptême et la police a commencé à empêcher les gens d’entrer dans l’église, alors nous avons décidé de prendre d’autres mesures», a déclaré le pasteur.

Il a dit qu’il y avait 20 personnes ici au départ et qu’il est passé à environ 30.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles il avait décidé de violer les restrictions, le Pr. King a répondu: “Parce que je crois que nous servons un bien plus grand. Nous avons un bien plus grand que toute autre chose.” Se référant à la présence policière, il a dit que ce n’était pas quelque chose qu’il voulait.

«C’est un service essentiel que nous fournissons. Il s’agit d’aimer notre prochain, et vous pouvez parler à plusieurs personnes ici qui sont extrêmement vulnérables, sans abri ou sur le point d’être très isolées », a-t-il assené.

La police a autorisé 15 personnes à rester à l’intérieur de l’église, tandis que 15 autres ont participé à un service extérieur à proximité avec distance sociale.

Un homme de 22 ans de Lambeth, qui a assisté au service en plein air, mais a refusé d’être nommé, a affirmé : “Bien que les restrictions permettent aux gens d’aller au supermarché pour acheter de la nourriture, je pense que la nourriture spirituelle doit également être considérée.” Il a ajouté que pendant le service en plein air, les fidèles ont prié pour “la police, la presse et les personnes qui voulaient mettre fin à la réunion”.

COVID-19/ A PARIS, DES DEPUTES DEBATTENT SUR LA REOUVERTURE DES LIEUX DE CULTE EN PLEIN CONFINEMENT

Les députes, réunis au Palais-Bourbon ont échangé le mercredi 04 novembre dernier au sujet de la réouverture des lieux de culte pendant le confinement lors du débat sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.

De nombreux croyants se sont déjà exprimés contre la fermeture des églises, c’est le cas du président de la Conférence des évêques de France qui a notamment déposé un référé liberté devant le conseil d’Etat. Les Républicains ont également adressé une lettre à Emmanuel Macron le 30 octobre dernier, pour demander l’autorisation des cultes malgré le confinement.

Julien Aubert, député de la 5e circonscription du Vaucluse s’est notamment positionné mercredi en faveur de la tenue des cultes pendant la période du confinement. Le député a argumenté qu’il était difficile de donner une valeur « essentielle » ou non au fait d’aller prier pour les croyants. Il a également ajouté que la présence même des députés dans l’hémicycle représentait une incohérence à l’interdiction des cultes :

« Pourquoi les députés pourraient être rassemblés à plus de deux cent dans une salle pendant plusieurs heures avec un siège de différence, et pourquoi ils ne pourraient pas être à cinquante à un siège de différence sur des bancs d’église pendant une heure ou dans une synagogue ? »

INDE/ DES CENTAINES DE CHRETIENS DEMANDENT UN LIEU DE CULTE POUR L’EGLISE DE PAHANG

Le 2 novembre dernier, dans l’Arunachal Pradesh, État au nord-est de l’Inde, des centaines de chretiens ont organisé un sit-in sous le slogan justice pour l’église de Pahang ». Ils rappellent leur besoin d’avoir un lieu de culte

Les chrétiens de Tawang ont une église construite sur un terrain depuis 1999, mais ils sont depuis en attente de « l’attribution des terres ». Le 6 octobre dernier, le pasteur de cette église a été arrêté, accusé de construction illégale au sujet de l’église, avant d’être relâché.

Cette arrestation avait entraîné une « condamnation généralisée de la communauté chrétienne de l’Etat » selon un local.

Le président du Forum chrétien d’Arunachal, Toko Teki, explique :

« Nous n’avons aucune intention de convertir le bouddhiste en chrétien et de transformer Tawang en un quartier chrétien. Nous avons juste besoin d’un lieu de culte à Tawang. Il y a des employés du gouvernement chrétien, même des agents de santé, qui ont besoin d’un lieu de culte. C’est notre droit démocratique. »

Il ajoute que la communauté chrétienne est prête à se « battre » pour ce « droit démocratique ».« Cependant, si notre droit démocratique est nié, nous continuerons à nous battre. Nous avons soumis suffisamment de mémorandums au gouvernement, mais sans aucun résultat. »

GHANA/ L’EFFONDREMENT D’UNE EGLISE CAUSE UNE VINGTAINE DE MORTS A AKYEM BATABI

Au moins 21 personnes ont perdue la vie, le mardi 21 octobre dernier dans l’effondrement d’une église située dans la ville de Akyem Batabi, dans l’est du Ghana. « Douze femmes et neuf hommes figurent parmi les victimes », a précisé l’organisation nationale chargée des secours. 

Des dizaines d’autres personnes pourraient être encore coincées sous les décombres. Huit personnes ont été sorties vivantes, selon les secours à l’AFP, mais 17 cadavres ont aussi été retrouvés.

« Nous envoyons d’autres pelles pour déblayer les gravats. Nous craignons que plusieurs personnes ne soient encore coincées en dessous », a précisé le responsable national des opérations de secours, Gyan Willington.

Les personnes secourues ont été transportées dans des hôpitaux, a affirmé à l’AFP le gouverneur de la région Orientale, Eric Darfour.

« Nous n’avons aucune idée du nombre de personnes qui pourraient être encore coincées, mais la mission de secours continue », a-t-il ajouté.

Les causes de l’accident n’ont pas encore été établies. Plus de soixante personnes étaient réunies pour un culte lorsque cette église évangélique de trois étages située dans la ville de Akyem Batabi s’est effondrée, selon un survivant interrogé par un média local. « Nous nous reposions dans l’église lorsqu’une partie du bâtiment s’est écroulée », a raconté Mavis Antwi. « On a commencé à courir, certains ont réussi à s’échapper mais d’autres sont restés coincés », a-t-il ajouté.

COTE D’IVOIRE/ HAMED BAKAYOKO DEMANDE A LA COMMUNAUTE EVANGELIQUE DE PRIER POUR LA PAIX

« Je suis venu vous demander des prières pour le pays et vous les avez exaucées» a déclaré le premier ministre, ministre de la défense, chef du gouvernement, Hamed Bakayoko lors de la visite aux églises protestantes évangéliques de Côte d’Ivoire qu’il a effectué le samedi 19 Septembre dernier au siège des églises Protestantes Baptistes œuvres et missions à Yopougon.

Le premier ministre Hamed Bakayoko accompagné de son épouse a rencontré le corps de Christ composé des différentes fédérations et associations chrétiennes protestantes Evangéliques de Côte d’Ivoire à qui il a demandé de prier pour la paix en Côte d’Ivoire.

« Je suis venu vous demander de prier pour la paix en Côte d’Ivoire » a dit le chef du gouvernement ivoirien.

Il faut noter que cette rencontre a été l’occasion, pour le corps de Christ fortement représenté, de formuler quelques doléances à l’endroit du gouvernement ivoirien.

« Ma venue ici, c’est pour vous apporter mon respect, ma considération, celle du gouvernement et indiquer que nous allons ouvrir un nouveau chapitre dans nos relations qui va prendre en compte l’essentiel de vos préoccupations. » a-t-il rassuré ses hôtes.

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