Femmes pasteurs, femmes évangélistes, tels sont les tâches exercées par les femmes chrétiennes de jours à cause du principe de l’émancipation de la femme, de la promotion du genre ou de l’égalité du genre. Que dit la Bible sur les femmes prédicatrices ? Dieu permet-il aux femmes d’enseigner sa Parole ?
1) Interdiction formelle à la femme de prêcher
1 Timothée 2 :11-14 :« Que la femme écoute
l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de
l’autorité sur l’homme; mais elle doit
demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite; et ce
n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue
coupable de transgression ».
Dans ce passage de l’Écriture, l’Apôtre Paul donne les raisons pour lesquelles la femme ne doit pas enseigner, ni prendre autorité sur l’homme. Il se réfère à la formation de l’homme avant celle de la femme qu’il met en rapport avec la séduction. Pour comprendre cela, nous devons retourner dans le livre de la Genèse qui relate cette vérité.
2) Lorsque Dieu donna
son commandement (sa Parole) à l’homme, la femme n’était pas encore formée.
Mais en ce qui concerne la formation, l’homme a été formé
avant la femme. L’Ecriture de Genèse 2 : 7
le confirme: « L’Eternel Dieu
forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme
devint un être vivant ».
C’est bien après, c’est-à-dire en Genèse 2 : 18, que Dieu vit qu’il n’était pas bon pour l’homme
d’être seul, qu’il lui forma une femme à partir de l’une des côtes de celui-ci.
C’est ce qui est mentionné dans Genèse 2
: 22 : « Alors l’Eternel Dieu fit
tomber un profond sommeil sur l’homme, qui
s’endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.
L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. »
Entre la formation de l’homme et celle de la femme, Dieu donna son ordre (sa
Parole) à l’homme: « L’Eternel Dieu donna
cet ordre à l’homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne
mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu
en mangeras, tu mourras certainement » [Genèse 2 : 16].
Comme première leçon,
retenons que c’est à l’homme que Dieu confie sa Parole. En Genèse 3 :1-3, il est à remarquer que
lorsque le Serpent Ancien vint pour tromper, il s’adressa à celle qui n’avait
pas reçu la Parole de la bouche du Seigneur (car Eve n’était pas encore formée
lorsque Dieu parla à Adam). Il savait que la femme n’était pas bien imprégnée
de la Parole que Dieu donna à l’homme.
3) Les trois erreurs
d’Eve
Quand pour la première
fois la femme essaya d’enseigner, elle se trompa en trois points. Examinons à
présent la réponse que la femme a donnée au Serpent : « La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du
jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit:
Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. » [Genèse 3 : 2 -3].
- 1) « Mais quant au fruit de
l’arbre qui est au milieu du jardin… »
Au regard de l’emplacement des arbres mentionnés dans Genèse
2 : 9 et de l’ordre que le Seigneur
donna à l’homme en Genèse 2 : 16, l’on constate que la femme s’est trompée dans
la réponse donnée au serpent. Selon Genèse 2 : 9, c’est l’arbre de vie qui était
au milieu du jardin. Et dans l’ordre de Dieu, c’est plutôt l’arbre de la
connaissance du bien et du mal qui ne devait pas être consommé (Genèse 2 : 16-17).
Ce n’est pas l’arbre qui était au milieu du jardin (l’arbre de la vie) que Dieu
avait défendu à l’homme de manger, mais plutôt l’arbre de la connaissance du
bien et du mal.
- 2) « …vous n’y toucherez
point.. »
La femme parle de toucher (… et vous n’y toucherez point)
alors que dans l’ordre de Dieu, il n’est
pas question de « toucher ».
- 3) « …de peur que vous ne mouriez »
Elle poursuit en disant que Dieu a dit : « de peur que vous ne mouriez. Alors que Dieu avait dit : tu
mourras certainement ».
Ce n’est pas par hasard que Dieu n’a pas permis à une femme
d’écrire ne serait-ce qu’un seul des 66 livres de la Bible. [Le livre de Ruth a
été écrit par Samuel et celui d’Esther par Mardochée].
4) Jésus et ses
disciples n’ont appelé aucune femme au ministère
- Lorsque le Seigneur Jésus (Dieu manifesté en chair) appela ses apôtres, il n’a choisi aucune femme. Malgré qu’il y avait des femmes qui suivaient le Seigneur, (Matthieu 27:55 ; Marc 15:40 ; Luc 8 : 2 ) ce sont les 11 Apôtres qu’il a envoyés pour prêcher la bonne nouvelle à toute la création.
- L’Apôtre Pierre qui reçut les clefs du royaume des cieux du Seigneur, adressa cette exhortation aux sœurs qui ont des maris non-croyants : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée » [1 Pie 3 :1-2]. Ce verset montre que les femmes n’ont pas le droit d’essayer de convertir leurs maris, non convertis en leur prêchant. C’est uniquement par leur bonne conduite qu’elles pourront amener ces leurs époux à Christ.
- L’apôtre Jean sur l’île de Patmos rend le témoignage que le Seigneur réprimanda les croyants de l’Eglise de Thyatire qui laissaient une femme enseigner et séduire ses serviteurs: « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles . Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs œuvres. » [ Apocalypse 2 :20-22 ]. Jézabel est le type des femmes qui, parce qu’elles ont un don de prophétie se disent qu’elles peuvent automatiquement prêcher. Aussi, au verset 22, le Seigneur met en garde les personnes qui autorisent et écoutent les femmes prédicatrices, car ils recevront le châtiment au même titre que ces dernières.
Analysons maintenant les arguments utilisés par ceux qui
estiment qu’une femme peut enseigner.
5) La prophétie de Joël
2 : 28
« Mais c’est ici ce qui
a été dit par le prophète Joël: Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai
de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos
jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes ».
- « Dans les derniers jours »
Certaines personnes pensent que les derniers jours dont il
est question dans Joël 2 : 28
ont commencé à partir des années 1970, 1980 et 1990. En Actes 2 :
16-17, l’Apôtre Pierre, a dit « c’est ici », le jour de la
Pentecôte, il montrait que Joël 2 : 28 était en train de s’accomplir ce jour-là.
En Genèse 2 : 2 « Dieu acheva au
septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour
de toute son œuvre, qu’il avait faite ». Dans ces 7 jours, il y a 6 jours
actifs et un jour inactif qui est le jour du repos, le sabbat. Ainsi pour son
œuvre de création, Dieu a travaillé pendant 6 jours et s’est reposé le 7e
jour. Il fait de même pour son œuvre de
rédemption.
Les derniers jours actifs (le 5e et le 6e jour) correspondent aux temps de grâce pour les Nations, soit 2000 ans (puisque selon Dieu, un jour est comme 1000 ans et 1000 ans comme un jour, d’après Psaumes 90 : 4). Le 5e jour a débuté le jour de la Pentecôte et le 6e jour prendra fin à l’enlèvement de l’Église. Et ce sont ces 2 jours que le Prophète Joël annonçait en parlant de derniers jours.
- « Vos fils et vos filles
prophétiseront »
Il est dommage que plusieurs comprennent mal les Saintes Écritures. Il n’est pas dit que vos fils et vos filles enseigneront la Parole, mais plutôt « prophétiseront ». Là, il est bien question du don de prophétie, à ne pas confondre avec le ministère de prophète strictement réservé aux hommes. Une femme peut prophétiser, comme on le voit en Actes 21 :6 avec les 4 filles vierges de Philippe, qui prophétisaient.
6) Déborah la
prophétesse
Déborah n’était pas enseignante de la parole de Dieu mais plutôt une femme qui exerçait le don de prophétie et jugeait le peuple non dans le temple mais sous les palmiers comme nous pouvons le lire dans Juges 4 : 4-5 « Dans ce temps-là, Déborah, prophétesse, femme de Lappidoth, était juge en Israël. Elle siégeait sous le palmier de Déborah, entre Rama et Béthel, dans la montagne d’Ephraïm ; et les enfants d’Israël montaient vers elle pour être jugés ».
Dieu ne s’oppose pas au fait qu’une femme exerce la fonction
administrative de juge. Et cela est
d’ailleurs un type de l’épouse de Christ qui jugera le monde avec lui (1
Corinthiens 6 : 2). C’est la raison pour laquelle la prophétesse Déborah a
servi en tant que juge au même moment que Barak qui lui est le type de Christ.
Déborah connaissait la place de la femme comme on peut le lire dans le même passage de l’Ecriture au
verset 9 : « Elle répondit : J’irai bien
avec toi ; mais tu n’auras point de gloire sur la voie où tu marches, car
l’Eternel livrera Sisera entre les mains d’une femme. ». Le cas de Déborah
en tant que juge en Israël, constitue une exception à la règle et c’est la
raison pour laquelle lorsque l’Apôtre Paul relate l’histoire des juges dans son
épitre aux Hébreux; il ne mentionne que Barak comme nous pouvons le vérifier :
« Et que dirai-je encore ? Car le temps
me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David,
de Samuel, et des prophètes,… »
[Hébreux 11 : 32]
7) Esther l’épouse du
Roi Assuérus.
La Reine Esther n’a pas enseigné ni prêché la parole au
peuple juif. Elle a fait une requête afin qu’il la soutienne dans le jeûne et
la prière pour obtenir la faveur du roi devant lequel, elle voulait se
présenter sans une demande d’audience. (Ceci était passible de peine de mort
selon la loi médo perse). Cela est écrit dans le livre d’Esther au chapitre 4
verset 15-16 : « Esther envoya dire à
Mardochée: Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour
moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi
aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes, puis j’entrerai chez le roi,
malgré la loi ; et si je dois périr, je périrai. »
8) 1 Corinthiens 14 :34-37 ne s’adresse pas seulement à l’église de Corinthe
Selon les défenseurs de femmes prédicatrices, l’interdiction
de l’Apôtre Paul aux femmes de prêcher n’était valable que pour les sœurs de
Corinthe, à cause du désordre qui régnait dans cette église. Examinons 1 Cor 14
:34 -37.
-« Comme dans toutes les Eglises des saints » : il s’agit
d’une ordonnance pour toutes les Eglises et non seulement à celle de Corinthe.
– « Que les femmes se taisent dans les
assemblées, car il ne leur est
pas permis d’y parler » : le silence
dont il est question n’est pas un silence absolu car le même Apôtre estimait 1 Corinthiens
11 : 5 que la femme peut prier ou prophétiser. Ici encore, on remarque que
l’interdiction aux femmes de prêcher concerne toutes les Assemblées chrétiennes.
– « mais qu’elles soient soumises, selon que le
dit aussi la loi » : Dans ce passage de l’Ecriture, l’Apôtre Paul se
réfère à la loi lévitique. Dans le sacerdoce lévitique, il n’y avait pas de femme Souverain
Sacrificateur, Sacrificateur ou Lévite.
C’était uniquement les hommes qui
exerçaient les fonctions sacrées dans le tabernacle et le temple [Exode 28 à 30
; Nombres 1 : 48-54 ; 3 :1-39 ; 4
:1-49].
– « Si quelqu’un
croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur »
: Paul montre qu’il s’agit-là d’un commandement du Seigneur et non pas son
opinion personnelle. Et on ne discute pas un commandement.
9) Priscille, la femme
d’Aquilas
Actes 18 : 26 « Il se
mit à parler librement dans la synagogue. Aquilas et Priscille, l’ayant
entendu, le prirent avec eux, et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu
». Lors d’un entretien, lorsqu’un mari
est en train de parler, la femme peut être présente. Mais, elle ne peut pas
prendre la parole. Et c’est connu, une femme soumise comme le demande la Bible connaîtra sa place selon Ephésiens 5 :
22 : « Femmes, soyez soumises à vos
maris, comme au Seigneur ». Il faut avoir la révélation de la pensée de Dieu
véhiculée dans ce texte. C’est Aquilas, l’homme, le chef de famille, qui instruisait
Apollos en ce qui concerne la voie de Dieu en présence de sa femme Priscille. La
Bible ne se contredit pas.
10) Les messagères de la Bonne Nouvelle, du Psaumes
68 : 11
Ce passage renvoie au contexte des femmes au tombeau lors de la résurrection du Seigneur Jésus-Christ : « …et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Et voici, il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez. Voici, je vous l’ai dit » Matthieu 28 :7. Le Seigneur avait dit aux femmes qui avaient été témoins de sa résurrection d’aller annoncer cela à ses disciples. Et cela n’était pas destiné aux non croyants, ce n’était pas une évangélisation. Rappelons que les disciples avaient déjà reçu l’enseignement de par le Seigneur, qu’Il ressusciterait le troisième jour. Il fallait simplement qu’ils aient le témoignage de l’accomplissement de cette prophétie. C’est ainsi que ces femmes sont allées témoigner de l’expérience qu’elles avaient vécue concernant la résurrection du Seigneur. Une femme peut rendre témoignage d’un événement ou d’un fait vécu. Mais cela ne lui donne pas le droit d’enseigner la Parole de Dieu.
Selon les Ecritures, comme nous venons de l’examiner laisser les femmes prêcher est une déviation. L’émancipation de la femme, la promotion du genre ou l’égalité du genre n’ont rien à voir avec les principes bibliques. Naïveté ou rébellion ? Le Seigneur est à la porte, il est temps de revenir aux Saintes Écritures.
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