Célestin Mbombola : “La différence entre les noirs et les blancs se trouve dans le travail”

Originaire de la RDC, Célestin Mbombola  est Ingénieur Electrotechnicien et  travaille comme Directeur technique dans une société de mine et de construction représentée en Côte d’Ivoire. Chrétien, il est croyant du Message du temps de la fin  depuis 1986. Il est par ailleurs  serviteur de Dieu à l’Assemblée chrétienne du Plateau Dokui. Par son parcours spirituel et social, cet homme reste un modèle et une fierté de réussite. Dans cette interview, il donne une cure aux maux de l’Afrique que sont le sous-développement et l’immigration clandestine.

Chaque année, on assiste à une vague de migrants provenant en majorité d’Afrique, en destination de l’Europe. Le nombre s’accroit, malgré les morts dans les océans et aussi les trafics humains. Y a–t-il une explication à cela au plan spirituel ?

Le monde se trouve dans un état prophétique confirmé par la famine, la guerre et l’insécurité, etc. Ces signes indiquent éminemment le retour de Jésus Christ, comme prédit en Matthieu 24 :6-8. Les gens peuvent mal comprendre ce que nous disons, mais c’est écrit. Concernant ces migrants, il faut regarder les choses plus loin. L’histoire nous enseigne que le peuple de Dieu s’était retrouvé en Égypte. Le peuple juif avait migré parce que la famine était prophétisée et il n’avait pas de choix. Il fallait aller là où se trouvait la nourriture (Genèse 12 et 41).

Etes-vous donc d’accord avec ces migrants ?

Oui, c’est un principe normal qui pousse toute personne à survivre quand la situation devient compliquée. On bouge, on cherche où on peut trouver soit du travail, soit de la nourriture, soit la sécurité, soit un bien être. C’est une aspiration profonde pour l’être humain. C’est dans cet état que je peux citer Christophe Colomb qui a découvert l’Amérique dans sa quête d’un territoire meilleur. Mais, ce n’est pas le cas pour beaucoup de migrants africains. Il y a des migrants gênants, qui n’ont aucun cv, aucun métier, sans back grounds et ne savent même pas s’exprimer.

Pourtant, ces derniers possèdent des millions avant d’entamer ces déplacements.

Avoir de l’argent ne suffit pas. Cette migration est à plaindre. C’est comme si vous remettez des millions à quelqu’un qui n’a pas suffisamment de bonne conscience, il va l’utiliser pour sa perdition. Je suis d’accord que les gens peuvent migrer, mais il ne faut pas rêver. Il faut aller là où on va apporter une plus-value. Parce que beaucoup de gens font ce voyage étant animés par la volonté de se faire voir pour qu’on parle d’eux ; un culte de la personnalité en quelque sorte. Dieu n’a pas dit l’Afrique n’aura pas ceci ou n’aura pas cela. Nous avons par contre toutes les richesses qui ne sont pas en Europe mais que Dieu a données à l’Afrique.

Alors si Dieu n’a pas prophétisé les choses négatives pourquoi l’Afrique subit-elle le plus les fléaux ?

Dieu n’a jamais émis un jugement particulier pour un continent. On doit avoir un regard sur ce que nous sommes individuellement d’abord. L’Afrique est un continent composé de plusieurs pays. J’ai été au Maroc, ils ont inauguré un TGV… c’est comme chez les blancs. Aussi, il est important de savoir que rien ne peut changer par rapport aux évènements que vous voyez. La Bible déclare qu’il n’arrive pas un malheur dans une ville si l’Eternel n’en est l’auteur. Ce qui est maintenant  a été avant. Les premiers migrants étaient les européens à la découverte des terres et richesses en Afrique. Aujourd’hui, le courant s’est inversé simplement. Les migrants seront toujours là jusqu’à ce que Jésus vienne nous chercher. 1 Thessaloniciens 5 : 3 « Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! Alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point ».  

Quand on fait une comparaison, on voit que les peuples blancs sont plus développés que les noirs. Qu’est-ce qui explique cela ?

S’il y’a une différence entre les blancs et les noirs, je dirai c’est au niveau du travail. Généralement, les blancs travaillent beaucoup plus. Par contre, les noirs aiment plus la facilité. Je ne le dis pas dans l’intention de minimiser mes frères, mais c’est la vérité. Beaucoup de gens sont complexés quand on parle de couleur de peau noire ou blanche. Ce n’est pas un problème lié à la peau. C’est simplement un complexe d’infériorité dans la pensée de la majorité des noirs. Dieu a tout mis en notre possession pour nous rendre capable  d’être au même pied d’égalité que les autres ou même les surpasser. Les blancs ont eu beaucoup de problèmes dans leurs continents et ils ont beaucoup travaillé pour les surmonter. Ils ont même des avions pour venir en Afrique afin d’avoir les moyens de leurs politiques.

Les blancs sont-ils plus évolués ?

Je ne partage pas cette thèse qui dit que les blancs sont plus intelligents que les noirs. Nous avons des savants noirs qui travaillent à la NASA. Partout où on parle d’intelligence, d’invention, il y a des noirs. Barack Obama, un noir, a dirigé les USA et même en deux mandats. Les difficultés ont poussé les blancs à chercher et ils ont trouvé des solutions par le travail. Je connais des étudiants noirs qui sont toujours premiers dans des universités de blancs.

Comment trouver cette bénédiction ?

La richesse, on la trouve dans le travail. Parfois il y a des gens qui rêvent, c’est utopique. Ton enfant n’étudie pas mais tu veux qu’il devienne pilote, comment c’est possible ? Ça, c’est la foi africaine. Tu peux être pilote si tu achèves les études et la formation requise pour être pilote. Maintenant Dieu entre en scène parce que maintenant tu peux prier pour que le Seigneur agisse. Mais chez nous en Afrique, ce n’est pas comme cela que les gens procèdent. Ils s’enferment toujours dans les églises organisent des marathons de prière pour chercher visas pour voyager en Europe. Un travail sans diplôme…ça produit la misère. 

Certains fidèles sont encouragés par des pasteurs dans cette aventure.

Les africains doivent cesser de croire que c’est à force de prier que Dieu va changer le pays. C’est d’abord le travail que Dieu bénit. Dieu dit à Adam « tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, désormais ce sol est maudit ».  Ce n’est pas l’Afrique qui est maudite ; Dieu a maudit le sol, mais il a laissé Adam et lui a donné l’ordre de travailler pour manger.

Celui qui ne travaille pas n’est pas béni ?

Dieu ne bénit pas celui qui ne travaille pas. La bénédiction signifie la multiplication. Alors peu importe le nombre par lequel on souhaite multiplier, celui qui ne travaille pas aura zéro, puisqu’il ne fait rien. Il y a des gens qui sont dans l’Eglise et ne foutent rien. Ils passent leur temps à prier et ne cherche pas à travailler. Nous avons cela comme grande difficulté en Afrique.

Est-ce parce que vous avez le nécessaire que vous le dites ?

Non! Loin de là. Je me suis battu pour être ce que je suis aujourd’hui et je continue à me battre.

Qu’avez-vous fait exactement ? 

La vie consiste à gagner un par un chaque portion de l’héritage qui nous appartient sans se décourager. Je me suis retrouvé dans des situations très compliquées ayant femme et enfants à ma charge et sans travail. Je devais me battre autrement. Alors sans regarder à mon diplôme d’ingénieur électro technicien, j’ai cherché à être vigile. Je frappais aux portes et disant « est-ce que vous n’avez pas besoin de vigile ? ». Après plusieurs demandes, j’ai eu gain de cause  chez un particulier. Par la suite, on m’a orienté vers un travail conforme à mes études. Le travail est le seul secret pour avoir la richesse.

Des personnes vont plus loin pour affirmer que le retard des noirs est dû au fait  qu’ils sont issus de la descendance de Canaan qui a été maudite selon Genèse 9 : 25 ?

Oui, j’ai entendu cela plusieurs fois. Nous sommes dans des conditions où en tant que croyants, nous nous retrouvons déjà bénis de Dieu. Donc s’il y a une malédiction, nous ne sommes pas concernés. Je suis fier d’être noir, parce que bien qu’étant noir, je suis béni. C’est vrai qu’on peut dire qu’il y a beaucoup de blancs riches et peut-être moins de noirs riches. C’est vrai, c’est un fait et ça je ne peux le nier. Toute fois, je ne crois pas à l’Afrique qui est globalement maudite quand on remarque que le sous-sol africain est plus riche par rapport à celui des blancs.

Pourtant l’histoire montre que les blancs sont venus et se sont accaparés des ressources du sous-sol des noirs à travers l’esclavage et la colonisation.

On va toujours se lamenter là-dessus pour  rien. Je ne pense pas que tout soit lié à la colonisation. Aujourd’hui, je pense qu’on ne peut pas dire que les africains souffrent parce qu’ils sont noirs. C’est un problème lié à la culture, à la décision. Un intellectuel demeure analphabète si ses études ne donnent pas une plus-value dans la société. C’est généralement le cas des dirigeants que nous avons en Afrique. L’Afrique est victime de sa culture et de ses dirigeants. Le développement d’un pays est lié à la manière dont le peuple se prend en charge à commencer par le chef de l’Etat, en passant par les ministres jusqu’aux citoyens. La Belgique et l’Ethiopie sont deux pays qui n’ont jamais été colonisés ; comparez-les et vous verrez le grand écart. Les infrastructures de base en Afrique ont été faites dans les premières décennies par les colons. Il nous appartient aujourd’hui de les améliorer et d’en multiplier pour assainir notre environnement, comme on le constate  au Sénégal, au Maroc et en Côte d’Ivoire actuellement.

Certains aventuriers pour l’Europe définissent cette destination comme symbole de réussite. Qu’en est-il ?

C’est une erreur, parce qu’il y aura toujours une tranche de la population qui pleurera ; parce que Dieu a créé le pauvre et le riche. Il y a des pauvres en France, il y a même des déguerpis en France. Il y a toujours des déguerpis dans le monde, une chose qui ne va jamais se terminer. C’est pourquoi je n’envie pas les Européens.

Comment définissez-vous la pauvreté ?

La pauvreté est un état de dénuement c’est-à-dire de manque. C’est un état où l’on inspire la pitié en  menant une vie de médiocrité. En tant que serviteur de Dieu, j’ajouterai  que quand on manque de Jésus, on est pauvre.  

Pourquoi ? 

Parce que Jésus, c’est le donateur de toutes richesses matérielles et spirituelles. Et quand tu le manques, tu es pauvre.       

Néanmoins, il y a des gens qui n’ont pas Jésus mais qui sont des milliardaires.

Si les gens pouvaient savoir qu’aucun milliard n’entre dans un cercueil, je crois qu’ils feraient bon usage de ces milliards. Un homme est peut être milliardaire, mais pas riche. Si la richesse était quelque chose qu’on pouvait peser en termes de possession de milliards, je crois qu’on n’aurait personne dans les cimetières parmi les riches. Mais aussi longtemps que les milliards ne peuvent pas résoudre certains problèmes et guérir des maladies telles le cancer, le Sida vous demeurez pauvre.

Des milliardaires pauvres, vous avez dit. N’est-ce pas paradoxal ?

Oui et c’est cela que les gens ne comprennent pas. Être riche, c’est être dans un état pour comprendre ce que Dieu a mis à votre disposition. Parfois, ils nous présentent leur facette de biens matériels, mais dans leurs cœurs, ils ont des vides qu’ils ne peuvent pas combler avec de l’argent. Quand la mort arrive, le milliardaire sans Jésus-Christ meurt comme un animal, sans espoir et ses milliards ne peuvent servir.

Quels vides par exemple ?                                                                                                      

Quand tu vois quelqu’un qui a beaucoup d’argent mais qui ne sait pas où il ira après sa mort, c’est un manque, c’est une pauvreté. Il manque de paix, de joie. Le Seigneur Jésus en parle en donnant l’exemple d’un homme riche et du pauvre Lazare dans Luc 16 :19-31.

Est-ce mauvais d’être riche ?               

Non, pas du tout. Nous avons certes des maisons, des voitures, des comptes en banque comme le reste des hommes de ce monde, mais nous avons une autre richesse. 

Laquelle ?

J’aime voir les démonstrations des hommes riches comme les apôtres qui ont vu l’homme à la porte du temple là-bas. « Je n’ai ni or ni argent ce que j’ai-je te le donne au nom de Jésus lève-toi et marche » Actes 3 : 6. Voilà, qui est riche celui qui a le pouvoir de faire ce que l’argent ne peut pas faire. Cette richesse, c’est Jésus-Christ. Et la vraie richesse, c’est sa bénédiction.

Quelle est la différence entre la richesse et la bénédiction ?

La bénédiction matérielle c’est la richesse. Tu peux avoir la richesse et aller tout droit en enfer avec. Je ne m’attache pas à cette richesse, je l’utilise comme un pont sur lequel je marche pour aller au-delà de ma marche. Nous voulons la bénédiction, qui fait de nous des princes, et des dieux. Ainsi, nous pouvons expérimenter la vie éternelle. La bénédiction comprend la richesse matérielle et la richesse spirituelle tel le salut. Les païens peuvent avoir le matériel mais pas la vie éternelle. Mais, les plus grands riches sont les chrétiens parce qu’ils ont la double portion.

Un appel à lancer ?

Je veux donner un conseil à mes jeunes frères. L’être humain est une merveille ayant en lui beaucoup d’atouts. Il y a les métiers de coiffeur, pêcheur, éleveur, tailleur, maçon, menuisier, etc ; et l’un d’eux, peut nous faire vivre. Il faut donc faire silence autour de soi pour se connaître et savoir de quel côté on excelle. Alors, on pourra orienter ses études dans ce secteur et se perfectionner. Il faut multiplier les demandes en déposant son Cv dans le maximum d’entreprises. Qu’on soit diplômé ou ayant un métier, il faut le faire. Ça, c’est l’exercice physique qu’on doit faire à côté de la prière. Ainsi, même si on est cordonnier avec la bénédiction de Dieu, on pourra aussi construire une villa, dans son pays, sans être obligé d’immigrer clandestinement. Il est possible d’investir dans son pays. Les blancs ont fait leurs premiers investissements avec les choses qui sont encore ici chez nous.

Réalisée par Victoire Koffi

Voici les causes de la dépigmentation volontaire des femmes noires

Pourquoi la dépigmentation est-elle rependue dans la gente féminine ? Quel est le but recherché par ces femmes ? Quels sont les procédés utilisés ? Connaissent-elles réellement les conséquences de cette pratique sur leur santé ?  Quelles sont les causes à l’origine de cette pratique ? Voici notre enquête.

Au fils des années, la dépigmentation volontaire de la peau a pris des proportions inquiétantes dans le monde et surtout en Afrique noire. Malgré les conséquences nocives que cela pourrait avoir sur leur santé, les femmes africaines persistent à se dépigmenter la peau. Ce paradoxe nous interpelle, d’où la raison de cette enquête, les motivations de la dépigmentation volontaire chez les femmes africaines en générale et des abidjanaises en particulier et les conséquences de cette pratique au plan sanitaire.

Définition de la dépigmentation volontaire

La dépigmentation cutanée volontaire ou artificielle, pratique bien connue en Afrique noire, observée dans les populations noires et métissées d’Europe et des Etats Unis, se définit comme l’ensemble des procédés visant à obtenir un éclaircissement de la peau dans un but esthétique.

Origine

Sur le site afrik.com dans un article intitulé « blanchir à tout prix », Ferdinand Ezembe, psychologue spécialisé dans la psychologie des communautés africaines soutient que cette pratique des noires par rapport à la couleur de leur peau procède d’un profond traumatisme postcolonial. Le blanc reste inconsciemment un modèle supérieur raison pour laquelle un teint clair s’inscrit comme un critère de valeur dans la majeure partie des sociétés africaines. Il poursuit en disant que ce sont les pays aux passés coloniaux plus brutaux qui affichent le plus une attirance pour les peaux claires. C’est le cas des deux Congo actuels ou même les hommes s’y mettent avec leur compagne pour parfaire leur teint.  Le docteur Christian Djekouri exerçant au CHU de Treichville affirme : « l’influence des médias renforcerait cet effet de mode ou la femme claire ou métisse est mise en avant dans les magazines de mode, dans les publicités et au cinéma. Notons que l’ONG dénommée Lutte contre la dépigmentation de la peau, basée au Gabon dans une étude réalisée en 2013 a écrit : « le pouvoir du blanchiment de la peau par une substance appelée hydroquinone fut découvert dans les années 1960 aux Etats Unis par des afro américains. Ces ouvriers noirs qui travaillaient dans le domaine du textile étaient en contact quotidien avec cette substance qu’ils utilisaient pour le délavage de jeans. Comme ils travaillaient sans protection, ils ont pu voir à la longue les effets blanchissants que ce produit toxique avait sur eux. C’est ainsi qu’est née la dépigmentation intentionnelle de la peau qui s’est répandue dans la communauté noire et le continent africain ne fut que la cible privilégiée ».

Attitudes et motivations

Il ressort de certaines études menées en milieu hospitalier et au sein de la population que la plupart des femmes se dépigmentent pour des raisons esthétiques. Un certain mimétisme est également retrouvé parmi la gente féminine et la peau claire est considérée comme un objet de séduction. Les résultats de l’étude menée par Sarah kourouma au centre dermatologique du CHU de Treichville d’Abidjan, premier centre de référence des maladies de la peau en Côte d’Ivoire mentionne que la grande majorité des pratiquantes (80%) était convaincue que les femmes de teint clair étaient plus attirantes et plus belles que les femmes de teint noir. La moitié des femmes affirmaient que le but recherché était de clarifier leur teint et faire disparaitre les taches pour être plus belles. Près des deux tiers de ces femmes (57,5%) avaient pris la décision de débuter la dépigmentation elles même. 37,5% reconnaissaient qu’une amie proche les y avaient motivé. Seulement 5% des femmes ont affirmé avoir initié cette pratique à la demande de leur conjoint. Esther, interrogé dans la commune d’Abobo abonde dans le même sens : « Pour moi avoir un beau teint, c’était être claire. J’enviais ainsi mes camarades qui avaient le teint clair. J’ai commencé à utiliser des produits éclaircissants ». « Ce sont les hommes qui poussent les femmes à devenir clair » justifie M.G qui se dépigmente depuis 8 ans. 

 Les procédés

« En général, les femmes et aujourd’hui de plus en plus d’hommes ont recours à des produits de mauvaise qualité en vente libre dans la rue et provenant d’Asie de l’est, du Nigéria et de la Côte d’Ivoire. Les femmes ont le plus souvent recours à des produits à base d’hydroquinone qui sont interdit de vente sur le territoire ivoirien depuis fin avril 2015, mais qui sont malheureusement disponibles sur les marchés. On raconte même que certaines femmes se concoctent un cocktail à base d’eau de Javel. En outre des femmes vont même jusqu’à s’injecter des quinacores, produits à l’origine utilisés pour soigner le rhumatisme. D’autres utilisent des corticoïdes qui ont des effets irréversibles. » Explique le docteur Christian Djekouri.

 Des conséquences

Le docteur Christian égrène les effets nocifs de cette pratique : « Nous avons l’acné cortisonique : liée à l’utilisation des corticoïdes locaux qui aggravent et compliquent l’acné (kystes, pustules, taches brunes). Ce ne sont que des signes d’évolution des lésions. Il y a des taches accromiantes (taches blanches) rappelant le vitiligo ; l’onochronose exogène qui est irréversible (peau claire avec des zones plus foncées aux tempes, apparition de rougeurs etc.), des vergetures (rupture des fibres élastiques de la peau), des problèmes de cicatrisation qui créent des complications lors d’opérations chirurgicales ; cataractes et glaucome, pathologie de l’œil et bien d’autres maladies. ».

Les résultats de l’étude faite par Sarah Kourouma mentionnent que 67,5% des femmes connaissent les complications cutanées liées à la pratique de la dépigmentation volontaire et en ont donné des exemples. Esther Ousbolini reconnait que malgré les remarques de ses proches qui lui demandaient d’arrêter de se dépigmenter elle s’entêtait, jusqu’à ce que des taches noires apparaissent sur son visage, son cou et tout son corps. Fatou une tresseuse au marché d’Adjamé dit ne jamais arrêter de s’éclaircir la peau. L’on pourrait dire que la dépigmentation volontaire est une forme d’addiction.

Comment donc leur venir en aide ?

Les femmes qui s’adonnent à la dépigmentation artificielle redoutent de redevenir plus noires qu’auparavant, car c’est ce qui arrive lorsque l’on décide d’arrêter ce procédé. Elles entrent alors dans un cercle vicieux. Un suivi de ces patientes est donc nécessaire afin qu’elles acceptent cette peau plus foncée et surtout le regard des proches qui peut parfois être dur. Aussi, des campagnes de sensibilisations efficaces doivent être élaborées en vue d’un changement de comportement.

Par Victoire Koffi

La discipline s’impose aux chrétiens

La discipline se définit comme étant une règle de conduite commune à tous ceux qui font partie d’un corps, d’un ordre. La Bible affirme sans ambages que c’est à Antioche que les disciples du Seigneur Jésus-Christ ont été appelés pour la première fois par ironie, chrétiens. Tout chrétien est donc un disciple de Jésus-Christ. Et un disciple, c’est celui qui apprend d’un maître, qui suit sa doctrine, qui s’attache à ses principes. Partant de ce constat, tout disciple doit être obéissant à son maître pour jouir de ses faveurs. Idem pour les chretiens à l’égard de leurs bergers ou pasteurs qui représentent le Seigneur Jésus-Christ dans leurs différentes assemblées locales. Un chrétien doit marcher selon les recommandations et les consignes de son pasteur, autrement dit, il a pour obligation de respecter l’ordre établi dans sa communauté par l’autorité dont il dépend. Toute forme d’opposition à cela, s’assimilerait à aller contre la volonté parfaite de Dieu. C’est dans cette perspective qu’en Hébreux 13 :17 il est dit : « obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte, qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie et non en gémissant, ce qui vous ne serait d’aucun avantage.» De ce fait, tout chrétien ne se soumettant pas à son pasteur, court le risque d’être certainement frappé par la colère de Dieu. De même que dans le naturel, un fils doit du respect à son père biologique, de même dans le spirituel le chrétien doit obéissance à son pasteur, représentant son père dans la foi. Le chrétien doit également manifester la nature de l’agneau. Une brebis obéit tandis que le bouc se rebelle. Le chrétien représente la brebis et le Pasteur, le berger. En outre, la discipline ne peut être perceptible chez le chrétien que si ce dernier fait preuve de docilité. Il doit se laisser conduire par l’autorité établie sur lui par Dieu. Cela ne pourra que lui être bénéfique comme on peut le lire en Esaïe 1 :19 : « si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, Vous mangerez les meilleures productions ; ». Au regard de ce qui précède, il faut retenir que la discipline doit être le partage du chrétien. Et ce, afin d’attirer sur lui les grâces de l’Eternel. Puisse le Seigneur Jésus-Christ semer la graine de la discipline dans le cœur de tous ses enfants !!!

ANGE MARTIAL N’GUESSAN

Coupe de cheveux des lycéennes : Colères et douleurs muettes

Si à l’origine couper les cheveux concernait uniquement les jeunes filles du premier cycle (de la 6e à la 3e) aujourd’hui, celles du second cycle et du  supérieur sont concernées dans certains établissements publics de Côte d’Ivoire. Citons en les Lycées municipaux 1 et 2 de Koumassi où depuis l’année scolaire 2013-2014, de la 6e à la Tle les filles doivent se couper les cheveux. Cette situation interpelle, d’où la raison de cette enquête, des motivations de la coupe de cheveux des filles et ses effets sur le système éducatif.

Origine de cette pratique

En  2016, quand nous avons entamé cette enquête,  il était question dans un premier temps de savoir qui était à l’origine de cette décision de couper les cheveux des jeunes filles.  Notre première destination fut le Lycée moderne d’Angré. Dans cet établissement, seules celles du second cycle peuvent garder de longs cheveux. Madame le proviseur que nous avons racontée a révélé qu’elle a trouvé les choses ainsi  et qu’elle pense que la décision vient de sa hiérarchie. La plupart des chefs d’établissements publics interrogés nous disent que cela vient du ministère, depuis belle lurette. A la question de savoir s’il y a un arrêté ministériel à ce propos, personne n’en sait davantage. Une source au Ministère de l’éducation nationale nous répond ainsi : « On  n’a pas besoin d’arrêté ministériel avant que les filles coupent leurs cheveux. Chaque IEP ou DREN est libre de décider. Et cela est inscrit dans le règlement intérieur de l’école ». Visiblement, elle n’apprécie pas qu’on touche cette question. Pour dire que la décision de couper les cheveux est laissée à l’appréciation de chaque responsable d’établissement.

Quand est-ce que couper les cheveux a-t-il de rigueur ? Nous ne saurions le dire avec exactitude dans la mesure où il n’y a eu aucun acte officiel à ce sujet. Le constat est que la coupe de cheveux chez les collégiennes et les lycéennes a  pris de l’ampleur, se propageant d’établissement en établissement. Roger Kaldini, communicateur et psychologue nous situe sur la période : « Déjà le phénomène est nouveau. Parce qu’il n’avait jamais été question dans les années 70 jusqu’à maintenant de s’attaquer à quoi que ce soit concernant les cheveux de la jeune fille. Nous remarquons que c’est à partir des années 90 qu’on a commencé à s’attaquer aux cheveux de la jeune fille.

Diby S. (éducateur), abonde dans le même sens : « cela a commencé dans les années 96. Je me rappelle bien, j’étais en classe de troisième, au Collège moderne de Korhogo. Ils ont demandé à toutes les filles du premier cycle de se couper les cheveux. Cela a même créé des problèmes, parce qu’il y avait certaines qui avaient des cheveux longs. Au second cycle, cela était permis, mais pas de coiffures extravagantes ».

Qu’est-ce qui a justifié cette pratique ?

« Première raison : cela permettrait à la jeune fille de gagner du temps pour étudier, au lieu de passer une, deux ou trois heures à la coiffure. Deuxième raison : on pense qu’en se faisant très belle, cela attirait les regards des gens sur elle. Il faut donc réduire la tentation, en mettant les cheveux à un niveau très bas, qui laisse voir la forme de la tête », explique Roger Kaldini.

Révolte des élèves

Au Lycée technique d’Abidjan, les jeunes filles doivent se couper les cheveux de la 2nde  à la Terminale.  Au cycle supérieur (BTS) elles peuvent garder leurs cheveux, mettent les mèches  à condition de faire des coiffures discrètes. « Cela  été très difficile, quand on a commencé à obliger les filles à couper leur cheveux. Dans leur colère, elles ont déversé tous leurs cheveux et mèches devant le portail de l’école pour manifester leur désaccord.  L’inspecteur a même été saisi, mais nous n’avons pas fléchi », affirme M. Kia Diomandé, Proviseur du Lycée technique d’Abidjan. 

Simone D. élève de 4e au Lycée Moderne d’Abobo : « Depuis 2014, Madame le ministre a demandé qu’on garde nos cheveux. Mais, les éducateurs demandaient qu’on se coupe les cheveux. Le 13 janvier 2016, elle a dit que nous pouvons maintenant garder nos cheveux pour pouvoir nous différencier des garçons, mais il ne faudrait pas que cela soit trop long. C’est le lundi 26 janvier, alors que nous étions au drapeau, on nous a dit qu’on pouvait garder nos cheveux, mais sans les laisser trop pousser. Toutefois,  lorsque nous entrons en classe, les professeurs nous mettent dehors, nous disant d’aller nous coiffer. Nous sommes allées nous plaindre chez l’économe, il nous a dit d’aller en classe sans nous coiffer. Mais lorsqu’on rentre, ils nous mettent encore dehors disant que ce sont eux qui font le cours et non l’économe. Donc si on ne veut pas couper nos cheveux, qu’on reste dehors. Voilà comment nous avons été contraintes de couper nos cheveux ».

Révoltées, les collégiennes ou lycéennes ne peuvent que se plier au règlement intérieur au risque de se voir soit expulsées, flanquées un zéro ou avoir leurs cheveux coupées de force par les éducateurs, qui n’hésitent pas à s’essayer à la coiffure.

Des parents contraints de contourner ce règlement

Certains parents usent de leur influence sociale pour contourner cette règle, comme témoigne Anabella K  « J’ai fréquenté de la 6e à la 3e, le Collège notre Dame du Plateau, de 2005 à 2009, au sein duquel on coupait les cheveux des jeunes élèves d’origines africaines, de la 6e à la terminale. Les raisons évoquées par les sœurs directrices de l’établissement étaient que les cheveux taillés étaient gages de réussite, car ils évitaient le stress de penser aux coiffures et de consacrer le temps perdu au salon de coiffure à des choses plus précieuses comme l’étude ou la prière. Soit ! Mais étrangement cette règle ne s’appliquait plus du tout aux élèves d’origine caucasienne ou eurasienne, les occidentales, asiatiques ou métisses. Oui, il y avait des filles libanaises et françaises, qui ont gardé leurs cheveux longs, parce que leurs parents ont refusé de se soumettre à ce règlement.  Devant cette injustice flagrante, je fus poussée à poser la question à une de nos sœurs éducatrices ». Et la réponse me fait rire, même encore aujourd’hui : « Mais les blanches là ce sera vilain avec elles oh, coco taillé là, alors que sur vous ça fait propre ! » »

Des convictions tirées de la Bible

M. Djazé, un parent d’élève révèle : « ma fille avait été orientée en 6e au Lycée moderne de Grand Bassam. Et Madame le principal m’a convoqué pour me signifier que ma fille a manqué de respect à l’éducateur, parce qu’elle ne veut pas se couper les cheveux.  Alors, j’ai dit que nous sommes croyants, et qu’elle est une femme et que la Bible interdit en 1 corinthiens 11 : 4-16 à une femme de se couper les cheveux. J’ai ajouté que je ne pouvais pas aller contre la Bible. Alors, elle a  demandé comment on pouvait résoudre le problème. C’est alors que d’un commun accord, nous avons trouvé la solution d’aplatir les cheveux de ma fille et non les couper. Elle a ainsi  gardé ses cheveux et obtenu le BEPC et le BAC dans cet établissement ».

Douleur muette des victimes

Germaine B, une victime du système rend son témoignage : « En 1997, alors que j’étais en classe de 4e, j’ai été expulsée de l’école parce que j’ai refusé de couper mes cheveux. Cela a été difficile, malgré toutes les tentatives menées par mes parents et mes pasteurs, pour demander une faveur à mon endroit, cela n’a pas abouti. C’est ainsi que je suis allée à Yamoussoukro où j’ai intégré le Lycée hôtelier de ladite ville. Et j’ai été major de ma promotion durant tout mon cursus dans cette école. Puis, j’ai poursuivi au Lycée professionnel Hôtelier  d’Abidjan où j’ai obtenu mon BT en cuisine et pâtisserie ».

Si Germaine B a eu cette grâce, il n’en est pas de même pour M K. Car 20 ans plus tard, les choses ont changé dans cet établissement. En témoigne M.A, rencontrée le vendredi 07 septembre 2018. Voici son témoignage : « Je suis étudiante en deuxième année et j’ai 28 ans. J’ai été admise dans cette école, l’année dernière suite au concours que j’ai passé après la classe de terminale. Lorsque je suis arrivée, la chose qui m’a marquée c’est la coupe de cheveux. J’avais de très longs cheveux qui me tombaient dans le dos, car ils n’avaient jamais été  coupés depuis la classe de CP2. Mais on nous a dit qu’une nouvelle Directrice venait de prendre fonction et qu’elle exigeait que toutes les filles de l’établissement coupent leurs cheveux. Cela a été une surprise pour moi, autrement, je n’allais pas présenter ce concours. Certaines de nos camarades n’ont pas accepté et ont préféré quitter l’école. Mais j’ai été contrainte, comme prise au piège, de couper mes cheveux, ce avec beaucoup de douleur, car je désirais faire cette formation. Pour moi, les cheveux représentent la femme. C’est le symbole de la féminité et la majorité des filles, toute religion confondue, souhaite garder leurs cheveux longs. Pour moi, c’est une injustice. Et garder les cheveux ne veut pas dire qu’une fille n’est pas intelligente à l’école. Alors que j’ai fréquenté des établissements publics à l’intérieur du pays et on ne m’a jamais demandé de couper mes cheveux ; si ce n’est l’année dernière au Lycée professionnel Hôtelier d’Abidjan ».

Cette révélation de M.A est inédite pour nous, mais elle nécessite une vérification. Lundi 10 septembre 2018, nous sommes au Lycée professionnel hôtelier d’Abidjan situé à Cocody, Riviera Golf. La cour est pratiquement vide, pas d’élèves, la rentrée des classes n’est pas encore effective. Néanmoins,   l’administration est ouverte. Le tableau d’affichage confirme les dires de M.A. Dans la rubrique des tenues exigées, il est écrit : « Filles : cheveux courts style garçon sans fantaisies (1e, 2e, 3e année CAP-BT) ». Nous nous rendons au secrétariat de la directrice pour savoir les raisons de cette décision. La directrice est empêchée, c’est la secrétaire qui nous reçoit. Nous appelons le lendemain, puis retournons sur les lieux. Cette fois-ci, la secrétaire nous demande d’adresser un courrier à la directrice. Chose faite le lendemain.  Mais toutes nos tentatives de rencontrer la directrice vont prendre fin. Un coup de fil du secrétariat nous signifie que la directrice ne pourra pas nous recevoir car occupée. Qu’est-ce qui a motivé une telle décision ? Pourquoi exiger aux jeunes filles qu’elles se coupent les cheveux alors qu’elles ont déjà quitté l’enseignement général et dépassé l’âge de gamine ?  Pourquoi couper les cheveux quand on sait que les cuisiniers ont toujours les calots sur la tête et cela est même dans la liste des fournitures au lycée hôtelier ?

A l’instar du Lycée hôtelier qui a instauré cette pratique dans le règlement intérieur, l’INFAS (Institut National de Formation des Agents de Santé) fait parler de lui. La pratique gagne du terrain. En effet, depuis l’année académique 2017-2018, le règlement intérieur de cet établissement a été modifié. Désormais, les étudiantes doivent se couper les cheveux. Un agent de l’administration en donne les raisons : « C’est une décision qui vient du ministère. Les raisons sont d’abord sanitaires. Et quand elles sont coiffées avec les mèches, c’est au moins pour un mois.  Imaginez-vous les chevelures d’un mois, et le cuir chevelu qui n’est pas traités, ni lavé pendant un mois. Imaginez l’odeur que cela dégage, alors qu’elles doivent se pencher sur des malades pour les soigner. Cela n’a jamais été pris pour des raisons religieuses. Il y a aussi des raisons de discipline. Car il y a des étudiantes qui portent les mèches et les longs cheveux sous lesquels elles cachent les smartphones et les téléphones pour tricher. En stage, nos étudiantes sont tenues de porter des calots et des foulards pour éviter que leurs cheveux touchent un malade ». 

Situer les responsabilités

Si la décision de couper les cheveux des filles est motivée par des coiffures fantaisistes, pourquoi ne pas interdire les dites coiffures ? Quel est le rôle des éducateurs et surveillants ? Les filles jeunes ont-elles assez de forces pour faire un bras de fer avec l’administration, au point de refuser de se ranger ? Si les responsables des établissements publics réussissent à imposer la coupe de cheveux, pourquoi ne procèdent-ils pas de la même manière pour interdire les coiffures extravagantes à base de mèches ? Pourquoi, pour une minorité, la majorité doit-elle payer le prix ? Est-ce la faute aux jeunes filles si Dieu les a pourvues de longs cheveux ? La manière « style garçon », exigée aux jeunes filles quant à leur coupe de cheveux ne serait-il pas réfuter que Dieu dans sa volonté a pourvu aux femmes une longue chevelure ? S’est-on interrogé sur le fait que les filles ont naturellement de longs cheveux contrairement aux garçons ? A-t-on profondément examiné pourquoi Dieu le créateur a naturellement pourvu aux femmes de longs cheveux contrairement aux hommes ?

La question du taux de réussite

« Quand j’observe les résultats, vraiment tout me donne raison. En G1, on était pratiquement à 42%, mais depuis, elles  sont à 90% de taux de réussite. Nos taux les plus faibles ont été l’année dernière en  2017 où nous avons eu 68% sinon nous avons toujours été au-delà. On a eu 85% cette année. Tout me donne à croire que nous sommes sur la bonne piste. A cause de la coupe de cheveux, elles sont même pressées de quitter l’établissement ; alors elles se mettent au travail », se réjouit le proviseur du Lycée Technique d’Abidjan quant au taux de réussite de son établissement. Et, nous le lui concédons et le félicitons. Cependant, est-ce que cela est directement lié à la coupe des cheveux ? Tous les établissements où les pensionnaires coupent leurs cheveux ont-ils de bons taux de réussite ? En d’autres termes, les filles ont-elles un mauvais rendement dans les établissements où on leur permet de garder les cheveux ?  La chevelure nuit-elle vraiment à la réussite scolaire ?

Au cours de cette enquête, les établissements scolaires français homologués en Côte d’Ivoire, notamment  le lycée français Blaise Pascal de Riviera 3, l’école la Farandole internationale de Cocody et le Lycée international Jean Mermoz d’Abidjan Cocody-centre ont été visités. Le constat est qu’on n’oblige pas les collégiennes et lycéennes à se couper les cheveux. Pareil, pour le Lycée Classique d’Abidjan, établissement d’excellence, où les filles peuvent garder les cheveux longs de la seconde à la terminale. Dans la plupart des établissements privés, de la 6e à la Tle, les filles sont libres de garder leurs cheveux ou de les couper. Seulement, il est interdit de mettre les mèches, vu l’extravagance des coiffures faites à base de mèches. Si les établissements français et la plupart des établissements privés arrivent à canaliser leurs élèves sans pour autant leur demander de couper leurs cheveux, pourquoi des établissements publics ne suivent-ils pas le même exemple ?  

Le cas zéro grossesse en milieu scolaire

« Aujourd’hui, nos enfants sont précoces,  quand elles embellissent leurs cheveux, on a l’impression qu’elles sont majeures. C’est aussi pour emboucher la trompette de madame la ministre, concernant la campagne zéro grossesse. C’est pour protéger nos enfants des prédateurs », justifie le premier responsable du Lycée technique d’Abidjan. Certes, l’initiative de zéro grossesse est à encourager. Cependant, pour atteindre ce but, l’école à elle seule ne peut garantir ce résultat.

On ne séduit pas seulement à cause de sa chevelure, mais on séduit aussi par la démarche, la désinvolture, la jupe qui monte. En effet, en dehors de l’école, ces collégiennes et ces lycéennes conservent leurs mauvaises habitudes. Quand on voit de plus en plus d’élèves s’habiller à moitié nue, en mini-jupes, en collant et prendre d’assaut les maquis et plages, on ne doit pas être surpris des résultats. Par leur habillement, elles mettent en exergue leurs formes, voire leurs rondeurs, provoquant une attirance sexuelle. C’est là qu’il faut toucher le problème. Il y a donc un gros travail à faire au plan de l’éducation donnée par les parents et au plan religieux. L’implication des parents et des hommes religieux s’imposent si l’on veut des résultats effectifs. Selon Roger Kaldini, « un élève est contrôlé par trois facteurs : ses parents, ses enseignants et son environnement ».

Que faire ?

La chevelure est un don de Dieu à la femme, une gloire pour elle. C’est le premier moyen par lequel Dieu différencie la femme de l’homme. Avoir les cheveux longs pour une jeune fille, n’est pas une faute, mais un don de Dieu le créateur. C’est incompréhensible que des règlements intérieurs obligent des jeunes filles à se couper les cheveux. Il faut donc tenir compte de tous les élèves qui souhaitent ne pas couper les cheveux que ce soit pour des convictions religieuses ou non. Alors, il n’y aura pas d’injustice. A-t-on mené une étude à base d’un échantillonnage conséquent, pour savoir si le fait de couper les cheveux a amélioré le rendement de la jeune fille ou si cela a réduit le taux de grossesses en milieu scolaire ?   

Retard aux cultes

Le retard se définissant comme le fait d’arriver trop tard après le moment attendu ou encore de ne pas avoir fait ce qu’on aurait dû faire à temps, est aujourd’hui très récurrent dans les différents lieux de cultes chrétiens.

Malheureusement, certains chrétiens ont perdu la notion de la ponctualité, témoignant ainsi d’une négligence sans pareil à l’égard de l’œuvre du Dieu Tout puissant. En effet, cela dénote d’un manque de discernement de la présence de Dieu. Seraient-ils en retard au travail, à l’école ou à un rendez-vous d’affaire ? 

Absolument pas ! Lorsqu’il s’agit de leurs intérêts personnels, ils mettent tout en œuvre pour remplir convenablement leurs obligations. Toutefois, ces derniers sont totalement indifférents quant à la ponctualité aux cultes. A ce titre, ils ne tarissent pas d’arguments pour justifier leurs constants retards : ‘‘j’étais fatigué’’, ‘‘j’habite très loin’’…

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Le Seigneur aurait-il perdu toute sa valeur, pour que des croyants se pointent à x heures, aux rendez-vous auxquels ils les convient ? Que non ! Il demeure le même hier, aujourd’hui et éternellement. Il convient de signaler qu’un culte est un service divin. S’ils ne peuvent pas être en retard aux rendez-vous des hommes, à combien plus forte raison, à celui de leur créateur. Comment peuvent-ils espérer être bénis, s’ils n’accordent pas du crédit à l’auteur de toute bénédiction. Le Seigneur Jésus-Christ est un Dieu de justice. Il les récompense en fonction de la valeur qu’on lui accorde. Le retard dont ils font preuve, est un signe de non-respect, de manque de considération envers Dieu.

Puissent tous parvenir à une véritable repentance afin d’accéder aux bénédictions et jouir de toutes les grâces du Seigneur de gloire Jésus-Christ !!!

 Par EPHRAIM GOSHEN

Le maquillage des femmes chrétiennes

Dans les temps anciens, le maquillage était l’outil de séduction des Femmes qui exerçait le plus vieux métier du monde (La prostitution). Partant de ce fait, une femme chrétienne peut-elle se maquiller ?
Aujourd’hui le monde a évolué, les mentalités ne sont plus les mêmes, cependant Dieu a-t-il changé ? La bible nous enseigne dans le livre de 1Timothée 2:9 Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux.
Ce verset est clair une femme doit rester naturelle. Elle ne doit se parer d’autres choses, elle doit être modeste c’est à dire qu’elle doit avoir de la retenue et de la modération car ce sont des vertues. Alors, nous devons comprendre dans quel but la femme se maquille, certainement pour séduire or nous savons que cela est un attribut du diable le serpent ancien dans le jardin d’Éden qui avait séduit la femme et la rendu coupable de transgression.
Une femme Chrétienne ne doit pas utiliser des outils de séduction elle doit être tout simplement naturelle Vertueuse et pudique plus loin elle doit avoir de la réserve.
Que Dieu vous bénisse!

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