USA/ JEREMIAH JOHNSON SE REPENT D’AVOIR PROPHÉTISÉ LA RÉÉLECTION DE DONALD TRUMP

Apres s’être excusé publiquement pour avoir prophétiser la réélection de Donald Trump, le Prophète Jeremiah Johnson a annoncé le 8 mars dernier la fin de Jeremiah Johnson Ministries. Une annonce qui intervient « après de nombreuses prières et la direction claire du Seigneur dans ce sens » affirme-t-il sur sa page Facebook.

Un rapport publié par le New York Times le 11 février rapporte que Jeremiah Johnson a été l’un des premiers chrétiens évangéliques à prendre la candidature de Donald Trump au sérieux en 2015. Après avoir présenté ces excuses pour avoir prophétisé à tort la réélection de Trump, Jeremiah Johnson a commencé début février une série de prédications sur Youtube intitulé « I was wrong » (« Je me suis trompé » en français). Au cours de cette série il a déclaré que s’excuser ne suffisait pas et qu’il fallait faire un véritable chemin d’humilité. « Je pense que c’est une énorme erreur de passer les quatre prochaines années à argumenter, débattre, provoquer la division et devenir encore plus arrogant en détaillant pourquoi nous pensons que l’élection a été volée à Donald Trump.  Je crois en fait que nous devons prendre les quatre prochaines années pour apprendre l’humilité. »

Le prophète a également déclaré que « Dieu prépare quelque chose de bien plus grand », encourageant les chrétiens à apprendre à dialoguer ensemble malgré les divisions.

« Nous devons reconnaître que Dieu prépare quelque chose de bien plus grand dans le mouvement prophétique et charismatique qui, je crois, dépasse ce que nous connaissons. Nous devons nous arrêter, nous devons prendre une pause pour commencer à dialoguer sur ces questions plutôt que d’être ainsi divisé et en colère. »

Malgré les nombreuses réactions négatives que ces excuses ont suscité du côté des chrétiens évangéliques, le prophète a choisi d’aller encore plus loin et change de cap en mettant fin à Jeremiah Johnson Ministries. Une décision qui va avoir des conséquences « financières » importantes et qui sera « un choc pour beaucoup ». Néanmoins, le prophète a déclaré qu’il choisit « d’obéir radicalement à Jésus plutôt qu’à toute autre voix en cette saison ».

Jeremiah Johnson prévoit cependant de mettre en place un nouveau programme intitulé « The Altar Global », il affirme qu’il ne s’agit pas d’un simple changement de nom mais bien un changement de direction radical dans son ministère. Ainsi, au lieu de proposer « un commentaire prophétique » sur les événements du monde, ce nouveau projet « aidera à préparer l’Épouse du Christ pour le retour de notre glorieux époux Roi Jésus ».

ÉTATS-UNIS/ LA COUR SUPRÊME SE RANGE DU CÔTÉ D’UN ÉTUDIANT EMPÊCHÉ PAR SON UNIVERSITÉ DE PARTAGER L’ÉVANGILE

Le lundi 8 mars, la Cour suprême des États-Unis s’est prononcée en faveur d’un ancien étudiant de Géorgie qui a poursuivi son école quatre ans après avoir été empêché par les forces de l’ordre de son université de distribuer des tracts d’évangélisation sur le campus. 

Le tribunal de grande instance a donné raison à 8 contre 1 Chike Uzuegbunam contre le Georgia Gwinnett College.

CBN News rapporte les faits qui se sont déroulés l’été 2016. Chike Uzuegbunam était alors étudiant au Georgia Gwinnett College (GGC) à Lawrenceville. Alors qu’il distribuait des tracts religieux sur le campus, il a été approché par la police de l’université qui lui a dit qu’il avait besoin d’une autorisation pour évangéliser et que cela devait être fait dans une « zone de liberté d’expression ».

L’étudiant s’est conformé à leurs ordre mais il a de nouveau été approché par d’autres représentants de l’université qui lui ont demandé d’arrêter de prêcher sur le campus suite à des plaintes. Pour Chike Uzuegbunam, les responsables de l’université n’étant pas favorables à ce qu’il prêchait, ils ont « invoqué ces politiques » pour le faire « taire ».

« Les responsables de l’université ne se souciaient pas vraiment de ma position, ils n’aimaient tout simplement pas ce que je disais. Alors, ils ont invoqué ces politiques pour me faire taire. »

Considérant que ces droits constitutionnels avaient été violés, l’étudiant a intenté une action en justice auprès du tribunal de district américain d’Atlanta contre l’université. Le Georgia Gwinnett College a par ailleurs modifié sa politique en 2017 et les étudiants peuvent désormais présenter ou distribuer de la documentation partout et à tout moment sur le campus sans avoir à obtenir au préalable un permis.

 Le tribunal a déclaré que l’affaire était sans objet, mais la Cour suprême n’est pas du même avis. L’enjeu était de savoir si la cause défendue par l’étudiant pouvait être poursuivie alors qu’il a quitté son université et que les politiques dénoncées ne sont plus en vigueur. Sachant que Chike Uzuegbunam ne demandait qu’un montant symbolique de 1 dollar pour dommages et intérêts.

La cour suprême a finalement tranché en sa faveur. « Cette affaire demande si l’octroi de dommages-intérêts symboliques peut en soi réparer un préjudice antérieur. Nous pensons que c’est possible », a écrit le juge Clarence Thomas représentant la majorité de la Cour qui a tranché en faveur de l’étudiant à 8 contre 1. Seul le juge en chef de la Cour suprême, John Roberts s’est opposé à la décision de la majorité. Il considère cette affaire sans objet puisque Chike Uzuegbunam n’est plus étudiant dans cette université et que les restrictions dénoncées ne sont plus en vigueur.

C’est l’Alliance Defending Freedom qui représentait Chike Uzuegbunam dans cette affaire. L’organisation a déclaré qu’il s’agissait d’un cas important pour garantir que les personnes dont les droits constitutionnels ont été violés puissent poursuivre leurs poursuites même lorsque les politiques contestées sont modifiées.

« Une victoire pour Chike est une victoire pour tous les américains » a affirmé Kristen Waggoner sur Twitter, l’avocate d’Alliance Defending Freedom en charge du dossier.

« Lorsque des fonctionnaires violent les droits constitutionnels, cela cause un préjudice grave aux victimes. » a-t-elle déclaré, ajoutant que « lorsque des responsables commettent des fautes mais ne subissent aucune conséquence, cela laisse les victimes sans recours, sape l’engagement de la nation à protéger les droits constitutionnels et encourage le gouvernement à commettre de futures violations. »

Face à Poutine, Alexei Navaldy révèle sa foi

Russie: Face à Poutine, Alexei Navalny révèle sa foi en Dieu

Lors de son audience en appel le samedi 20 février, Alexei Navalny a encouragé une nouvelle fois les Russes à s’opposer au Kremlin en citant la Bible.

Il a surtout révélé sa foi en Dieu dans la conclusion de son discours, déclarant qu’il est un « homme de foi », une foi qui l’aide à ce que tout soit plus facile avec « moins de dilemme » puisqu’il y a un « livre qui dit plus ou moins clairement ce que vous devez faire dans chaque situation ».

En plus, Alaxei Navalny repondant au juge s’est exprimé en ses mots: « Je ne sais plus de quoi parler, Votre Honneur. Vous voulez que je vous parle de Dieu et du salut. Je vais tourner le bouton du pathos au maximum, pour ainsi dire. Le fait est que je suis un homme de foi, […]  car la plupart des gens sont athées, j’étais moi-même assez militant. Mais maintenant je suis une personne de foi, et cela m’aide beaucoup dans mon travail, parce que tout devient beaucoup, beaucoup plus facile. Il y a moins de réflexion, moins de dilemme dans ma vie parce qu’il y a un livre qui dit plus ou moins clairement ce que vous devez faire dans chaque situation. Il n’est pas toujours facile de suivre ce livre, mais j’essaie. Et donc, comme je l’ai dit, il est probablement plus facile pour moi que pour beaucoup d’autres de m’engager dans la politique. »

Alexei Navalny, âgé de 44 ans est un militant anti-corruption et critique le plus virulent du président russe Vladimir Poutine. Le 17 janvier dernier, après avoir passé cinq mois en Allemagne où il était soigné après avoir été empoisonné par un agent neurotoxique par empoisonnement qu’il attribue au gouvernement de Poutine.

Restriction COVID-19 / La Cour suprême des Etats-Unis favorise les casinos aux détriments des églises

Lors d’une ordonnance publique le lundi 25 janvier, la Cour suprême des États-Unis a rejeté la demande d’une église du Nevada d’obtenir des restrictions facilitées comme c’est le cas pour les lieux de divertissement.

Avec le soutien de 19 procureurs généraux, l’église de Calvary Chapel a poursuivi le Nevada en mai dernier, accusant le gouverneur Steve Sisolak de mettre des limites plus strictes sur les rassemblements de culte en personne que les entreprises laïques comme les casinos. En effet, les églises ne pouvaient avoir que 50 personnes présentes quelle que soit la taille du bâtiment, tandis que les entreprises laïques comme les casinos et les gymnases pouvaient fonctionner à 50% de leur capacité. Le juge Neil Gorsuch de la Cour suprême est l’auteur d’une dissidence d’une page à l’égard de la décision, faisant valoir à l’époque qu’au Nevada « il vaut mieux être dans le divertissement que dans la religion ». « Peut-être que ce n’est rien de nouveau. Mais il n’y a pas de monde dans lequel la Constitution permet au Nevada de favoriser le Caesars Palace plutôt que la chapelle du Calvaire », a-t-il ajouté.

USA/ DEUX MORTS ET PLUSIEURS BLESSES A COUPS DE COUTEAUX DANS UNE EGLISE EN CALIFORNIE

Des sans-abris, hébergés dans l’église Grace Baptist ont essuyé une attaque à coups de couteaux de San José, en Californie le dimanche 29 novembre. On déplore deux morts et plusieurs blessés. Pour ces derniers le pronostic vital est engagé.

Sam Liccardo, maire de San Jose, s’est exprimé sur Twitter. « Nos cœurs sont brisés en pensant aux victimes et à leurs proches, suite aux horribles coups de couteau portés la nuit dernière à l’église Grace Baptist du centre-ville. Nous avons perdu deux membres de la communauté. Nous prions pour le rétablissement des autres gravement blessés lors de cette attaque. Nous communiquerons davantage dès lors que les informations seront disponibles. »  Selon la police, un suspect est en détention pour homicide. L’église de San Jose met en place tout au long de l’année des programmes à destination des personnes sans domicile fixe. L’église peut héberger jusqu’à cinquante personnes, à qui elle fournit également une douche et des repas chauds.

INDONESIE/ DES CHRETIENS MASSACRES A LEMBANTONGOA

Quatre personnes d’une même famille, tous membres de l’Armée du Salut, ont été « massacrés » samedi 28 novembre à Lembantongoa, en Indonésie. Un terroriste présumé a mis le feu à l’église et à 6 maisons de familles chrétiennes, puis s’en est pris au capitaine Arnianto, à Mme Mpapa, au lieutenant Abram Kako et à sa femme.

C’est avec « une grande tristesse » que l’Armée du salut a confirmé cette attaque.

« Lewono Lembantongoa se trouve dans une zone très rurale de Sigi Regency, Central Sulawesi, située à la lisière de la forêt tropicale indonésienne. Dans la matinée du 27 novembre, la communauté a été victime d’une attaque sauvage au cours de laquelle le bâtiment de l’Armée du Salut a été incendié avec six maisons de membres. Malheureusement, quatre membres de l’avant-poste ont été tués. »

Le général Brian Peddle, chef international de l’Armée du Salut, dénonce ces actes et trouve ces informations « très inquiétantes ».

« Dans tous les aspects du ministère et de l’influence de l’Armée du Salut, nous travaillons pour la paix. Nous trouvons les informations de Lembantongoa très inquiétantes. Nos cœurs vont à notre peuple qui a été victime du mal et aux familles de ceux dont la foi a causé un tel préjudice. J’appelle tous les salutistes à prier pour chaque personne qui a été affectée, pour le témoignage continu de notre peuple et pour la guérison dans les communautés. Je demande à notre communauté mondiale de se joindre à nous dans cette prière et je crois que lorsque la paix trouvera sa place, le mal sera vaincu. En tant que général, j’assure notre peuple en Indonésie de notre profond amour et de nos prières. »

Gina Goh, directrice régionale de la CPI pour l’Asie du Sud-Est, dénonce ces assassinats brutaux dans un pays qui « promeut l’harmonie et la tolérance religieuses » :

« La CPI pleure la mort des frères et sœurs indonésiens qui ont été brutalement assassinés par le terroriste présumé. Nous exhortons le gouvernement indonésien à prendre les mesures nécessaires pour le tenir responsable et le traduire en justice. Un tel acte insensé ne peut être toléré dans le pays qui se vante de ‘Pancasila’, l’idéologie d’État qui promeut l’harmonie et la tolérance religieuses. »

FRANCE/ LES LIEUX DE CULTES PROBABLEMENT ROUVERTS EN DEBUT DECEMBRE DANS CETTE PERIODE DE CONFINEMENT

Le Premier ministre Jean Castex s’est entretenu en visioconférence le lundi 16 novembre avec différents responsables religieux. Le gouvernement s’est dit ouvert à une reprise des cérémonies religieuses avec public à partir du 1er décembre, mais cela à condition d’un nouveau protocole sanitaire au sein des lieux de culte et d’une évolution favorable de l’épidémie.

«Les règles qui restreignent temporairement, dans le cadre du confinement, la célébration collective du culte demeurent en vigueur» a rappelé Matignon dans un communiqué. Une façon de couper court aux revendications de certains des catholiques qui s’étaient rassemblés devant les parvis d’églises de plusieurs villes de France pour réclamer une levée immédiate de l’interdiction, a souligné France 24. Depuis le début de ce deuxième confinement, les cérémonies avec public sont interdites, à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes. Les lieux de culte peuvent néanmoins rester ouverts.

ANGLETERRE/ EN PLEIN CONFINEMENT, DES POLICIERS TENTENT D’EMPECHER UN SERVICE DE BAPTEME DANS UNE EGLISE DE LONDRES

Les forces de l’ordre ont tenté d’empêcher une église évangélique d’effectuer un service de baptême en violation des restrictions nationales de confinement pour cause de coronavirus, le dimanche 15 novembre dernier dans le nord de Londres. En effet, une trentaine de fidèles a été dénombrée pour l’accomplissement dudit service à l’église Angel.

Le pasteur Regan King, 28 ans, a dit qu’il voulait accomplir le baptême en défiant les restrictions parce qu’il “servait un plus grand bien”.
Deux fourgons de police et une voiture de police étaient garés devant le bâtiment de l’église Mount Zion Hall à Clerkenwell, tandis qu’environ quatre policiers se sont arrêtés à l’entrée pour empêcher les gens d’entrer.

«On nous a dit de ne pas avoir de baptême et la police a commencé à empêcher les gens d’entrer dans l’église, alors nous avons décidé de prendre d’autres mesures», a déclaré le pasteur.

Il a dit qu’il y avait 20 personnes ici au départ et qu’il est passé à environ 30.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles il avait décidé de violer les restrictions, le Pr. King a répondu: “Parce que je crois que nous servons un bien plus grand. Nous avons un bien plus grand que toute autre chose.” Se référant à la présence policière, il a dit que ce n’était pas quelque chose qu’il voulait.

«C’est un service essentiel que nous fournissons. Il s’agit d’aimer notre prochain, et vous pouvez parler à plusieurs personnes ici qui sont extrêmement vulnérables, sans abri ou sur le point d’être très isolées », a-t-il assené.

La police a autorisé 15 personnes à rester à l’intérieur de l’église, tandis que 15 autres ont participé à un service extérieur à proximité avec distance sociale.

Un homme de 22 ans de Lambeth, qui a assisté au service en plein air, mais a refusé d’être nommé, a affirmé : “Bien que les restrictions permettent aux gens d’aller au supermarché pour acheter de la nourriture, je pense que la nourriture spirituelle doit également être considérée.” Il a ajouté que pendant le service en plein air, les fidèles ont prié pour “la police, la presse et les personnes qui voulaient mettre fin à la réunion”.

PAYS-BAS/ L’EGLISE PROTESTANTE RECONNAIT AVOIR ABANDONNÉ LES JUIFS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Un discours qui se conclut par la promesse de « tout mettre en oeuvre pour développer davantage les relations judéo-chrétiennes en une profonde amitié de deux partenaires égaux, unis dans la lutte contre l’antisémitisme contemporain. »

Christianity Today rappelle que plus de 100 000 Juifs néerlandais, c’est à dire 70% de la communauté juive, n’ont pas survécu à la Seconde Guerre mondiale.

Le média évoque également les quelques figures célèbres de croyants comme Corrie ten Boom, Hein Sietsma ou encore Diet Eman qui ont fait partie de réseaux clandestins aux Pays-Bas pour sauver les juifs. Il s’agit cependant d’une minorité.

COVID-19/ A PARIS, DES DEPUTES DEBATTENT SUR LA REOUVERTURE DES LIEUX DE CULTE EN PLEIN CONFINEMENT

Les députes, réunis au Palais-Bourbon ont échangé le mercredi 04 novembre dernier au sujet de la réouverture des lieux de culte pendant le confinement lors du débat sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.

De nombreux croyants se sont déjà exprimés contre la fermeture des églises, c’est le cas du président de la Conférence des évêques de France qui a notamment déposé un référé liberté devant le conseil d’Etat. Les Républicains ont également adressé une lettre à Emmanuel Macron le 30 octobre dernier, pour demander l’autorisation des cultes malgré le confinement.

Julien Aubert, député de la 5e circonscription du Vaucluse s’est notamment positionné mercredi en faveur de la tenue des cultes pendant la période du confinement. Le député a argumenté qu’il était difficile de donner une valeur « essentielle » ou non au fait d’aller prier pour les croyants. Il a également ajouté que la présence même des députés dans l’hémicycle représentait une incohérence à l’interdiction des cultes :

« Pourquoi les députés pourraient être rassemblés à plus de deux cent dans une salle pendant plusieurs heures avec un siège de différence, et pourquoi ils ne pourraient pas être à cinquante à un siège de différence sur des bancs d’église pendant une heure ou dans une synagogue ? »

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