Côte d’Ivoire : L’Église évangélique luthérienne de Côte d’Ivoire : le Bishop Esmel Lasme Jérôme appelle les responsables religieux à revenir aux saintes écritures.
Le Bishop Esmel Lasme Jérôme Responsable de l’Église évangélique luthérienne de Côte d’Ivoire appelle les responsables religieux à revenir aux saintes écritures, lors de la célébration du 509e anniversaire de la reformation protestante qui s’est tenu Du 30 octobre au 1Er novembre 2026 à Yopougon toit-rouge.
Placée sous le thème « Sommes-nous encore des chrétiens de la Bible ouverte ? », inspiré de Romains 12, verset 2, cette célébration a été l’occasion d’interpeller les fidèles, les pasteurs et les responsables de communautés sur leur rapport à la Parole de Dieu et leur fidélité aux enseignements de Jésus-Christ.
Dans son message, le Bishop Esmel Lasme Jérôme a rappelé que la Réformation, initiée en 1517 par Martin Luther, ne saurait être réduite à un simple événement historique. Elle demeure, selon lui, un appel permanent à la transformation de la vie des croyants et des communautés chrétiennes à la lumière des Saintes Écritures.
Trois fondements majeurs ont été mis en avant : la foi chrétienne, l’autorité des Saintes Écritures et le salut par la foi en Jésus-Christ. Le président national a notamment insisté sur la nécessité pour les Églises protestantes évangéliques et les ministères de dépasser leur seule appartenance confessionnelle pour manifester concrètement leur attachement à l’Évangile.
« Être un chrétien de la Bible ouverte, c’est accueillir la Parole de Dieu, accepter qu’elle éclaire sa pensée, dirige ses décisions, corrige ses comportements et transforme sa manière de vivre », souligne l’enseignement présenté aux fidèles.
Une foi appelée à se traduire dans la société
Au-delà de la dimension spirituelle, le message a également établi un lien entre l’héritage de la Réformation et les responsabilités économiques et sociales des chrétiens. L’éducation, l’alphabétisation, le travail, la solidarité et la conception de la société ont ainsi été évoqués comme des domaines dans lesquels la foi doit produire des effets concrets.
Les responsables religieux ont été exhortés à s’intéresser davantage aux populations vulnérables et aux quartiers précaires. La défense de la dignité humaine, la justice sociale et l’accompagnement des personnes démunies ont été présentés comme des responsabilités essentielles du témoignage chrétien.
L’unité du protestantisme évangélique ivoirien a également occupé une place importante dans les échanges. Les divisions entre communautés ont été identifiées comme un frein à la mission chrétienne, tandis que le dialogue, la fraternité et la coopération ont été encouragés, dans le respect des différences doctrinales.
Trois jours d’activités spirituelles et communautaires
La commémoration s’est déroulée sur trois jours, avec un programme articulé autour de la prière, de l’enseignement biblique et de la célébration communautaire.
Le vendredi 30 octobre a été marqué par une mini-veillée de prière, un mini-concert et des moments de prière. Le samedi 31 octobre, les fidèles ont pris part à des études bibliques, des conférences et d’autres temps de prière.
La grande célébration du dimanche 1er novembre a constitué le point culminant de cette commémoration, avec une procession, des chants de la chorale, un culte de louange et d’adoration, une action de grâces ainsi qu’un moment d’agapè et de réjouissances populaires.
Au terme de ces trois jours, le message central de cette édition 2026 a rappelé que le véritable héritage de Martin Luther ne réside pas uniquement dans la célébration de la Réformation, mais dans la volonté de laisser Dieu transformer continuellement la vie des croyants et celle des Églises par son Esprit et sa Parole.
La commémoration s’est achevée sur un appel à revenir aux principes fondamentaux de la foi protestante : Jésus-Christ seul, la grâce seule, la foi seule et l’Écriture seule, à Dieu seul la gloire.
La Réformation demeure ainsi, pour l’Église évangélique luthérienne de Côte d’Ivoire, non seulement un héritage à célébrer, mais surtout un engagement spirituel à renouveler.
Source : ichretiens
Krismel bamba


