MYANMAR/ DES PASTEURS ARRETES POUR AVOIR ORGANISE DES REUNIONS DE PRIERE POUR LA PAIX

L’agence Fides rapporte, dans un article publié jeudi 1er juillet, l’arrestation de trois pasteurs de l’Église chrétienne baptiste au Myanmar qui avaient organisé une réunion de prières pour demander à Dieu de rétablir la paix dans le pays.

Ce rassemblement de prières œcuménique pour la paix qui a eu lieu le 3 mars dernier dans la salle de culte de la municipalité de Naw Mon, situé dans l’État de Kachin, a rassemblé « des chrétiens de toutes les confessions présentes au Myanmar ».

Une réunion considérée comme « subversive » par la junte militaire qui a mené à l’arrestation des trois pasteurs baptistes, le pasteur Koshan Singsar, le pasteur Z Kaw Htinah et le pasteur M Hawng Di.

Pour un prêtre catholique du diocèse de Myitkyina qui n’a pas révélé son identité pour des raisons de sécurité, ces accusations sont « absurdes ». Le religieux affirme que la junte militaire « a peur même des prières pour la paix et de la puissance de Jésus-Christ » car elle ne veut pas la paix « afin de maintenir son pouvoir et d’exploiter toutes les ressources économiques du Myanmar à son propre profit ».

« Nous sommes incrédules. La junte militaire du Myanmar a peur même des prières pour la paix et de la puissance de Jésus-Christ, que nous invoquons de tout cœur pour qu’il apporte la paix au Myanmar. La junte ne veut pas la paix afin de maintenir son pouvoir et d’exploiter toutes les ressources économiques du Myanmar à son propre profit. »

« La prière n’est pas une subversion » martèle le prêtre anonyme, « c’est une confiance en Dieu » ajoute-t-il, affirmant que les chrétiens « continueront à implorer de Dieu le don de la paix ».

Depuis le coup d’Etat du 1er février dernier par l’armée birmane contre le gouvernement démocratique d’Aung San Suu Kyi, le peuple du Myanmar proteste contre cette prise de pouvoir par la force et demande le retour de la démocratie. La junte militaire n’hésite pas à user de la force contre les civils faisant de nombreuses victimes.

CÔTE D’IVOIRE : LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO DE RETOUR A L’EGLISE CATHOLIQUE

Le cardinal Jean-Pierre Kutwa a annoncé, dimanche 20 juin, le retour de Laurent Gbagbo au sein de l’Église catholique. Pour sa première sortie publique depuis son retour en Côte d’Ivoire le 17 juin, Laurent Gbagbo s’est rendu à la messe d’action de grâces le dimanche 20 juin, à la cathédrale Saint-Paul d’Abidjan.

SYRIE/ LA MINORITÉ CHRÉTIENNE PASSE DE 2 MILLIONS À 600 000 APRÈS 10 ANS DE GUERRE

L’ONG Portes Ouvertes qui s’intéresse aux chrétiens victimes de persécution dans le monde a publié hier un communiqué qui dresse un bilan de la situation des chrétiens en Syrie après 10 ans de guerre.

Le 15 mars 2011, dans le sillage du printemps arabe des manifestations pour protester contre le gouvernement en Syrie ont conduit à une guerre civile rappelle l’ONG qui indique qu’avant le début du conflit, « la population syrienne s’élevait à 23 millions d’habitants, dont 8% de chrétiens ».

10 ans plus tard, la population chretienne est reduite de deux tiers, de 2 millions la minorité chretienne est passée à 600 000 revele Portes Ouvertes.

L’ONG rapporte également le témoignage d’Ibrahim un jeune homme âgé de 20 ans au début de la guerre, qui était fiancé et qui habitait Alep. « En l’espace d’une semaine, notre vie a basculé » raconte-t-il, « les gens sont partis en masse. Je n’étais pas du tout préparé à cela, pas plus que les églises de la ville. » ajoute le chrétien. Dix ans après le début du conflit, Ibrahim évoque des conditions de vie difficiles : électricité réduite à quelques heures par jour, de longues files d’attente pour se procurer des denrées essentielles, l’inflation…

Il évoque également la difficulté du vivre ensemble pour les chrétiens et les musulmans.

« La guerre a fait ressurgir les tensions refoulées entre chrétiens et musulmans. L’hostilité a grandit entre voisins. Dans certaines régions, comme à Raqqa, c’est la présence chrétienne dans son ensemble qui est en train de s’éteindre. »

Ibrahim révèle toutefois que ce contexte difficile permet aux églises d’avoir un impact plus important, car elles peuvent « jouer un rôle social de premier plan ».

« Soudain, elles ont pu jouer un rôle social de premier plan, en distribuant de la nourriture, des couvertures et des vêtements aux nécessiteux, en trouvant un logement ou en déplaçant les gens vers un endroit plus sûr. »

Le trentenaire pointe « les sanctions internationales » qui pèsent directement sur la population. « En l’état actuel des choses il faut déjà veiller à endiguer l’exil des personnes de ma génération. » affirme le chrétien qui malgré les difficultés a choisi de rester à Alep, convaincu que c’est là où est sa place « en tant que chrétien ».« En tant que chrétien, je suis convaincu que ma place est à Alep, afin d’aider d’autres chrétiens à garder espoir. Le rôle de l’église est d’être sel et lumière au milieu de cette longue nuit. »

USA/ DEUX MORTS ET PLUSIEURS BLESSES A COUPS DE COUTEAUX DANS UNE EGLISE EN CALIFORNIE

Des sans-abris, hébergés dans l’église Grace Baptist ont essuyé une attaque à coups de couteaux de San José, en Californie le dimanche 29 novembre. On déplore deux morts et plusieurs blessés. Pour ces derniers le pronostic vital est engagé.

Sam Liccardo, maire de San Jose, s’est exprimé sur Twitter. « Nos cœurs sont brisés en pensant aux victimes et à leurs proches, suite aux horribles coups de couteau portés la nuit dernière à l’église Grace Baptist du centre-ville. Nous avons perdu deux membres de la communauté. Nous prions pour le rétablissement des autres gravement blessés lors de cette attaque. Nous communiquerons davantage dès lors que les informations seront disponibles. »  Selon la police, un suspect est en détention pour homicide. L’église de San Jose met en place tout au long de l’année des programmes à destination des personnes sans domicile fixe. L’église peut héberger jusqu’à cinquante personnes, à qui elle fournit également une douche et des repas chauds.

INDONESIE/ DES CHRETIENS MASSACRES A LEMBANTONGOA

Quatre personnes d’une même famille, tous membres de l’Armée du Salut, ont été « massacrés » samedi 28 novembre à Lembantongoa, en Indonésie. Un terroriste présumé a mis le feu à l’église et à 6 maisons de familles chrétiennes, puis s’en est pris au capitaine Arnianto, à Mme Mpapa, au lieutenant Abram Kako et à sa femme.

C’est avec « une grande tristesse » que l’Armée du salut a confirmé cette attaque.

« Lewono Lembantongoa se trouve dans une zone très rurale de Sigi Regency, Central Sulawesi, située à la lisière de la forêt tropicale indonésienne. Dans la matinée du 27 novembre, la communauté a été victime d’une attaque sauvage au cours de laquelle le bâtiment de l’Armée du Salut a été incendié avec six maisons de membres. Malheureusement, quatre membres de l’avant-poste ont été tués. »

Le général Brian Peddle, chef international de l’Armée du Salut, dénonce ces actes et trouve ces informations « très inquiétantes ».

« Dans tous les aspects du ministère et de l’influence de l’Armée du Salut, nous travaillons pour la paix. Nous trouvons les informations de Lembantongoa très inquiétantes. Nos cœurs vont à notre peuple qui a été victime du mal et aux familles de ceux dont la foi a causé un tel préjudice. J’appelle tous les salutistes à prier pour chaque personne qui a été affectée, pour le témoignage continu de notre peuple et pour la guérison dans les communautés. Je demande à notre communauté mondiale de se joindre à nous dans cette prière et je crois que lorsque la paix trouvera sa place, le mal sera vaincu. En tant que général, j’assure notre peuple en Indonésie de notre profond amour et de nos prières. »

Gina Goh, directrice régionale de la CPI pour l’Asie du Sud-Est, dénonce ces assassinats brutaux dans un pays qui « promeut l’harmonie et la tolérance religieuses » :

« La CPI pleure la mort des frères et sœurs indonésiens qui ont été brutalement assassinés par le terroriste présumé. Nous exhortons le gouvernement indonésien à prendre les mesures nécessaires pour le tenir responsable et le traduire en justice. Un tel acte insensé ne peut être toléré dans le pays qui se vante de ‘Pancasila’, l’idéologie d’État qui promeut l’harmonie et la tolérance religieuses. »

FRANCE/ LES LIEUX DE CULTES PROBABLEMENT ROUVERTS EN DEBUT DECEMBRE DANS CETTE PERIODE DE CONFINEMENT

Le Premier ministre Jean Castex s’est entretenu en visioconférence le lundi 16 novembre avec différents responsables religieux. Le gouvernement s’est dit ouvert à une reprise des cérémonies religieuses avec public à partir du 1er décembre, mais cela à condition d’un nouveau protocole sanitaire au sein des lieux de culte et d’une évolution favorable de l’épidémie.

«Les règles qui restreignent temporairement, dans le cadre du confinement, la célébration collective du culte demeurent en vigueur» a rappelé Matignon dans un communiqué. Une façon de couper court aux revendications de certains des catholiques qui s’étaient rassemblés devant les parvis d’églises de plusieurs villes de France pour réclamer une levée immédiate de l’interdiction, a souligné France 24. Depuis le début de ce deuxième confinement, les cérémonies avec public sont interdites, à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes. Les lieux de culte peuvent néanmoins rester ouverts.

ANGLETERRE/ EN PLEIN CONFINEMENT, DES POLICIERS TENTENT D’EMPECHER UN SERVICE DE BAPTEME DANS UNE EGLISE DE LONDRES

Les forces de l’ordre ont tenté d’empêcher une église évangélique d’effectuer un service de baptême en violation des restrictions nationales de confinement pour cause de coronavirus, le dimanche 15 novembre dernier dans le nord de Londres. En effet, une trentaine de fidèles a été dénombrée pour l’accomplissement dudit service à l’église Angel.

Le pasteur Regan King, 28 ans, a dit qu’il voulait accomplir le baptême en défiant les restrictions parce qu’il “servait un plus grand bien”.
Deux fourgons de police et une voiture de police étaient garés devant le bâtiment de l’église Mount Zion Hall à Clerkenwell, tandis qu’environ quatre policiers se sont arrêtés à l’entrée pour empêcher les gens d’entrer.

«On nous a dit de ne pas avoir de baptême et la police a commencé à empêcher les gens d’entrer dans l’église, alors nous avons décidé de prendre d’autres mesures», a déclaré le pasteur.

Il a dit qu’il y avait 20 personnes ici au départ et qu’il est passé à environ 30.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles il avait décidé de violer les restrictions, le Pr. King a répondu: “Parce que je crois que nous servons un bien plus grand. Nous avons un bien plus grand que toute autre chose.” Se référant à la présence policière, il a dit que ce n’était pas quelque chose qu’il voulait.

«C’est un service essentiel que nous fournissons. Il s’agit d’aimer notre prochain, et vous pouvez parler à plusieurs personnes ici qui sont extrêmement vulnérables, sans abri ou sur le point d’être très isolées », a-t-il assené.

La police a autorisé 15 personnes à rester à l’intérieur de l’église, tandis que 15 autres ont participé à un service extérieur à proximité avec distance sociale.

Un homme de 22 ans de Lambeth, qui a assisté au service en plein air, mais a refusé d’être nommé, a affirmé : “Bien que les restrictions permettent aux gens d’aller au supermarché pour acheter de la nourriture, je pense que la nourriture spirituelle doit également être considérée.” Il a ajouté que pendant le service en plein air, les fidèles ont prié pour “la police, la presse et les personnes qui voulaient mettre fin à la réunion”.

PAYS-BAS/ L’EGLISE PROTESTANTE RECONNAIT AVOIR ABANDONNÉ LES JUIFS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Un discours qui se conclut par la promesse de « tout mettre en oeuvre pour développer davantage les relations judéo-chrétiennes en une profonde amitié de deux partenaires égaux, unis dans la lutte contre l’antisémitisme contemporain. »

Christianity Today rappelle que plus de 100 000 Juifs néerlandais, c’est à dire 70% de la communauté juive, n’ont pas survécu à la Seconde Guerre mondiale.

Le média évoque également les quelques figures célèbres de croyants comme Corrie ten Boom, Hein Sietsma ou encore Diet Eman qui ont fait partie de réseaux clandestins aux Pays-Bas pour sauver les juifs. Il s’agit cependant d’une minorité.

COVID-19/ A PARIS, DES DEPUTES DEBATTENT SUR LA REOUVERTURE DES LIEUX DE CULTE EN PLEIN CONFINEMENT

Les députes, réunis au Palais-Bourbon ont échangé le mercredi 04 novembre dernier au sujet de la réouverture des lieux de culte pendant le confinement lors du débat sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.

De nombreux croyants se sont déjà exprimés contre la fermeture des églises, c’est le cas du président de la Conférence des évêques de France qui a notamment déposé un référé liberté devant le conseil d’Etat. Les Républicains ont également adressé une lettre à Emmanuel Macron le 30 octobre dernier, pour demander l’autorisation des cultes malgré le confinement.

Julien Aubert, député de la 5e circonscription du Vaucluse s’est notamment positionné mercredi en faveur de la tenue des cultes pendant la période du confinement. Le député a argumenté qu’il était difficile de donner une valeur « essentielle » ou non au fait d’aller prier pour les croyants. Il a également ajouté que la présence même des députés dans l’hémicycle représentait une incohérence à l’interdiction des cultes :

« Pourquoi les députés pourraient être rassemblés à plus de deux cent dans une salle pendant plusieurs heures avec un siège de différence, et pourquoi ils ne pourraient pas être à cinquante à un siège de différence sur des bancs d’église pendant une heure ou dans une synagogue ? »

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