Côte d’Ivoire : Le Conseil National des Pasteurs (CNSPCI) lance un appel pour la construction d’un centre hospitalier chrétien

Le Conseil National Supérieur des Pasteurs de Côte d’Ivoire (CNSPCI) a lancé un appel pour la construction d’un centre hospitalier ce samedi 28 février 2026 lors d’un Dîner Gala dans ses locaux à Cocody Plateau Dokoui (Allocodrome).

Cette cérémonie a aussi servi de vitrine pour dévoiler les différents projets de l’organisation pour les mois à venir. Si cette soirée a marqué le lancement officiel du calendrier des activités, elle a surtout été l’occasion pour dévoiler le chantier prioritaire du CNSPCI, à savoir : la construction d’un Centre Hospitalier, dédié à la communauté chrétienne protestante évangélique.

Le Président du CNSPCI, le Révérend Pasteur Evariste Koffi, a profité de cette tribune pour solliciter l’accompagnement des plus hautes autorités de l’État. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’un appui du Chef de l’État, le Président Alassane Ouattara, et de la Première Dame, Madame Dominique Ouattara.

Leur engagement constant en faveur de l’amélioration du système sanitaire ivoirien a, d’ailleurs, été salué par l’assistance, à cette occasion.

Au-delà des soutiens institutionnels, le CNSPCI a lancé un appel vibrant à l’ensemble de la communauté chrétienne en Côte d’Ivoire pour prendre à cœur ledit projet.

L’organisation a aussi invité les fidèles à se joindre dans une « prière collective » pour la concrétisation de ce projet, présenté comme une œuvre d’envergure à la fois sociale et spirituelle au profit du corps du Christ.

Source : journal chrétien

Krismel Bamba

Côte d’ivoire : le Conseil des apôtres de Côte d’Ivoire (CACI) interpelle l’État sur l’ordonnance n°2024-368.

Le Conseil des apôtres de Côte d’Ivoire (CACI) interpelle l’Etat ivoirienne sur l’ordonnance relative aux organisations de la société lors d’une conférence de presse qui s’est tenue ce mardi 18 février 2025 à Cocody, afin d’exprimer ses préoccupations concernant l’ordonnance n°2024-368 du 12 juin 2024, prise par le gouvernement ivoirien relative à l’Organisation de la société civile (OSC).

Au cours de cette rencontre, les responsables de la CACI ont rappelé que cette ordonnance fixe de nouvelles règles pour les Organisations de la société civile, incluant les associations, les ONG, les fondations et les organisations cultuelles.

Si le CACI reconnaît les efforts du gouvernement pour mieux encadrer la vie des associations religieuses, il estime toutefois que certaines dispositions du texte méritent d’être revues, afin de mieux tenir compte des spécificités des organisations cultuelles.

Au cours de la conférence, le Conseil des apôtres a résumé ses préoccupations en huit points principaux, notamment la méthode d’adoption de l’ordonnance, la spécificité des organisations cultuelles, la promotion du genre, les dons et legs, le rapport d’activité, l’intervention des religieux étrangers, la distance entre les lieux de culte et la dissolution des associations cultuelles.

Face à ces préoccupations, le CACI se dit ouvert à un dialogue avec les autorités pour enrichir le texte et l’adapter aux réalités des communautés religieuses.

Le vice-président du CACI, Marc-Antoine Zando, a insisté sur la nécessité d’échanger avec le gouvernement.

” Cette rencontre est un premier pas. Nous voulons un dialogue ouvert avec l’État pour mieux comprendre ses intentions et faire entendre notre voix. Nous sommes convaincus qu’un terrain d’entente peut être trouvé”, a-t-il espéré.

Il a également souligné l’importance de respecter la diversité religieuse en Côte d’Ivoire.

”Notre pays est profondément religieux. Il est essentiel que toute réforme prenne en compte la liberté de croyance de chacun”, a-t-il ajouté.

De son côté, le pasteur Mohamed Sanogo, membre fondateur de la CACI, a exprimé des inquiétudes quant aux potentielles répercussions de l’ordonnance.

Selon lui ” il est normal que l’État cherche à encadrer certaines pratiques, mais cela ne doit pas être perçu comme une attaque contre la foi et les textes religieux. Nous sommes déjà soumis à des règles strictes, et nous voulons que nos spécificités soient reconnues”, a mentionné Mohamed Sanogo.

Les membres de la CACI espèrent ainsi obtenir des clarifications et des ajustements sur plusieurs points, notamment sur l’autorisation préalable pour les prédicateurs étrangers, une disposition jugée contraignante et contraire à la liberté d’exercice du culte.

De plus, les responsables du Conseil des Apôtres ont réaffirmé leur volonté de travailler main dans la main avec le gouvernement pour parvenir à un texte plus inclusif et adapté aux réalités des organisations religieuses en Côte d’Ivoire.

Source : Abidjan.net

Krismel Bamba

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