Prostitution et broutage : comment j’ai été délivrée par le Seigneur

« Il est arrivé un moment où je me suis posée des questions : « mais pourquoi, malgré cette vie de débauche, je ne contracte pas de maladies vénériennes ? Pourquoi  suis-je  encore en vie ?». Ces propos sont de H.N., une chrétienne qui a sombré dans la débauche. Son parcours démontre combien le Seigneur est fidèle pour ramener ses brebis à la bergerie. Lisons. 

Mon histoire remonte depuis la classe de seconde où mon père et ma mère se sont séparés. Le départ de ma mère a été très difficile pour moi, car je n’avais plus personne pour me donner les conseils de la vie, et mon père ne faisait que me blâmer tout le temps.  En 2010, lorsque j’étais en terminale un monsieur du quartier a fait irruption dans ma vie et a tout chamboulé.

Initiée à la sexualité à cause des difficultés   

En effet, ce dernier a envoyé sa servante me dire qu’il voulait de moi. Et la servante m’a convaincue en disant : « tu sais que chez vous, c’est difficile d’avoir de quoi à manger ; donc accepte le monsieur et tu verras que ta vie va changer ». Oui, c’était difficile. Mon père laissait de l’argent pour notre déjeuner à sa nouvelle femme, mais cette dernière nous abandonnait régulièrement dans la faim. Étant croyante du Message du temps de la fin, depuis mon enfance, je savais que la Bible interdisait les rapports sexuels hors mariage. Mais, vu les conditions pénibles dans lesquelles nous vivions, j’ai accepté la proposition du monsieur. Cependant, toutefois qu’il voulait avoir de rapports sexuels avec moi, je refusais puisque j’étais encore vierge. Mais un jour, il m’a pris de force et je ne pouvais pas crier car c’est moi-même qui me suis rendue chez lui. Ce fut le pire moment de ma vie. Je me suis dit qu’une fois à la maison, après mon bain ça allait passer.  Ce jour-là, je suis restée dans la douche longtemps et je me suis lavée à plusieurs reprises. Mais je me sentais toujours sale. Et plusieurs jours après, cela encore gravé dans mon esprit : je me sentais souillée. L’argent que ce monsieur me donnait, je le mettais à la disposition de ma famille afin de combler les besoins pressants.

Après avoir échoué à mon Bac, j’ai rejoint ma grande sœur à l’intérieur du pays  et j’ai repris le chemin de l’Église. Alors un dimanche, la prédication donnée par le Pasteur a touché ma manière de vivre. J’ai réalisé que je devais mettre de l’ordre dans ma vie.

Ma mésaventure amoureuse

J’ai pleuré, et j’ai résolu de ne plus avoir de relations sexuelles avec les hommes. Un mois plus tard, j’ai rencontré un jeune, qui me harcelait et me suppliait tout le temps pour que je sois avec lui. J’allais maintenant  me rendre compte que les hommes sont parfois ”diaboliques”. J’ai malheureusement accepté sans savoir  pourquoi. J’ai commencé à l’aimer réellement, et il m’aimait également. Il a même commencé à fréquenter notre l’église. J’ai vu qu’il venait et se donnait. Je lui ai dit : « je constate que toi et moi sommes devenus frère et sœur en Christ, donc arrêtons cette manière de vivre ».  À chaque fois qu’on décidait d’arrêter, on retombait encore dans le péché. Et chaque fois, il me rassurait qu’il n’allait jamais me laisser tomber, il a même juré à plusieurs reprises, en me promettant le mariage. Hélas, des mois après, quand il a eu du travail, son comportement a changé envers moi. Un jour, il m’a dit qu’il mettait fin à notre relation. Cela a été un coup dur pour moi. Il m’a trahi. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai avalé tous les comprimés que j’ai pu trouver.  Pour moi, il était mieux de me  donner la mort, que de subir cette trahison. Mais, cette tentative de suicide a échoué, mais j’ai été très malade. Toute ma famille a été informée et on m’a appelé de partout pour me faire des remontrances. Par la suite, je n’ai plus eu d’assistance financière. J’étais livrée à moi-même. C’est seulement ma mère qui me consolait. N’ayant pas d’affection au niveau des parents, et ne pouvant plus supporter cette humiliation, j’ai quitté cette ville pour une autre.  

La vie de prostituée

J’étais en quête de l’homme qui pourrait combler le vide dans ma vie. Mais, ces aventures  amoureuses se soldaient par des échecs. Alors, je suis arrivé à cette finalité : « c’est dans la prostitution que je vais mourir, mais si le Seigneur m’enlève de là, gloire à son Nom ». C’était dorénavant ma nouvelle devise. Avant de sortir je prononçais la phrase suivante : « si je dois mourir, je mourrai ; si je ne meurs pas, c’est qu’il y a une bonne chose qui m’attend ». En 2013,  j’ai été ‘’maîtresse’’, pendant près de 4 ans. Je travaillais dans une boîte de nuit en tant que serveuse. J’ai eu plusieurs aventures avec des hommes. Et à chaque fois, qu’il y avait un danger, j’avais le pré-sentiment que la personne avec laquelle j’étais, n’avait pas de bonnes intentions, et je m’échappais. Il est arrivé un moment où je me suis posée des questions : « mais pourquoi, malgré cette vie de débauche, je ne contracte pas de maladies vénériennes ? Pourquoi  suis-je  encore en vie ?»    

Ma vie de ‘’brouteuse’’

Une chose me guidait : pas question d’aimer un homme pour une relation sérieuse. Mon but était d’avoir de l’argent. Alors, au début de l’année 2018,  j’ai commencé à arnaquer les prétendants. Quelque fois, je me faisais passer pour une fille désespérée qui avait  besoin d’aide pour la nourriture, le loyer, les factures, etc. Mon but était dans un premier temps de recevoir de petites sommes de 10 000f  ou 20 000 f, pour gagner leur confiance. Aussi, je faisais des photos et vidéos osées, que j’envoyais à des personnes. Et si cette personne demandait plus, moi aussi je demandais plus d’argent. Et au fur à mesure, les montants augmentaient. Si par exemple, quelqu’un voulait voir une partie de mon corps, il y avait un prix approprié à cela.

Je n’avais plus de remords

Depuis que j’ai été trahie par le jeune qui m’avait promis le mariage, je me suis dit que j’ai perdu mon mari. Ce mal m’a rongé et m’a suivi tout le temps. Dès lors, je pouvais montrer ma nudité à un inconnu sans problème. Je portais les habits sexy, je me disais que de toutes les façons mon corps allait pourrir un jour, donc je m’en foutais. Alors, quand un homme voulait une relation sérieuse, je m’éloigne de lui. J’ai réalisé que j’étais devenue une vraie prostituée. Pire, je n’avais plus de sentiment, ni d’émotion. Souvent, lorsque quelqu’un m’expliquait une histoire pathétique, je ne ressentais aucune compassion. J’étais vide au plan émotionnel.

La délivrance accordée par le Seigneur

Ayant réalisé ma décadence spirituelle, j’ai commencé à m’approcher du Seigneur en fréquentant une communauté chrétienne. Avec les prédications, j’ai réalisé que  je vivais de l’argent sale, qui d’ailleurs se volatilisait. J’ai aussi compris qu’en tant que chrétienne, mon corps est sacré, et appartient uniquement à mon futur mari, même si cela tarde. J’ai revu ma garde-robe et je m’habille décemment désormais. J’ai  commencé à me sentir femme et à avoir des sentiments. J’ai donc pris la résolution de travailler de mes propres mains, afin de m’assurer une autonomie financière pour ne plus céder aux propositions. J’ai eu un boulot de ménagère. Et cela n’a pas été facile dans la mesure où plusieurs hommes venaient à nouveau. La tentation était grande et j’étais dans un besoin d’argent. J’ai dû faire violence sur moi pour me séparer de tous mes amants. J’ai même refusé l’argent qu’on m’a proposé. Je n’ai plus de contact avec eux. Alors que je me suis faite baptisée toute jeune, je peux dire que c’est maintenant  que j’expérimente le christianisme. Gloire soit rendue au Seigneur, car Il m’a permis de garder mon calme et souffrir patiemment. J’apprends à me contenter de ce que j’ai et je ne suis plus envieuse, ni poussée au gain facile. Et le Seigneur dans sa fidélité subvient à mes besoins, car prier est ce que je sais faire. J’ai recommencé à louer le Seigneur comme avant en intégrant la chorale de l’Eglise. Je dis grand merci au Seigneur Jésus pour ma grande délivrance et ma renaissance.

Par Saint Apollos

Dealer de drogue à 15 ans, Christ m’a délivré

« J’étais une vedette dans le milieu de la drogue au Plateau Dokui, et on ne se cachait pas. Presque  tout le monde nous connaît ici. J’ai 22 ans, j’ai commencé à fumer la drogue à l’âge de 15 ans » avoue E.T. A travers ce témoignage, il relate son calvaire dans ce milieu vicieux et comment le Seigneur Jésus-Christ l’en a délivré. Lisons.

Tout a commencé suite à la séparation de mon père d’avec ma mère. Chacun d’entre eux s’est remarié. Je vivais donc avec ma mère à Grand Lahou vu que je ne m’entendais pas avec ma belle-mère. En effet, lorsque j’allais chez mon père pour les vacances, elle faisait des choses que je n’appréciais pas. Elle accordait un traitement de faveur à ses enfants et à nous, du mépris. Ses enfants ne touchaient à rien dans la maison tandis que mon frère et moi avions à charge tout le ménage de la maison. Souvent dès 6h, c’est avec les coups de pieds qu’elle nous réveillait pour le nettoyage du salon pendant que ses enfants faisaient la grâce matinée. J’avais environs 12 ans à l’époque. Toutefois, Il est arrivé des fois où j’avais refusé de faire les travaux, car pour moi, c’était une injustice ; et mon grand frère me soutenait.

Nous étions issus d’une famille car notre père avait les moyens, c’est-à-dire qu’il avait de l’argent. Mon père était un gendarme, adjudant-chef à la présidence à l’époque. Mais vu que sa femme nous maltraitait, on vivait dans des conditions pénibles ; au point où nous avions du mal à avoir de quoi manger. Ainsi, mon frère et moi étions obligés de voir des amis qui nous donnaient de la nourriture. Une année, mon frère aîné est allé à Gagnoa pour poursuivre ses études et je suis resté seul. Je devais affronter seul les difficultés et me battre comme je pouvais. J’avais environs 17 ans et j’avais une copine qui s’occupait de moi.

Mon initiation à la drogue a perturbé ma scolarité

Au lycée à Grand Lahou, étant en classe de 6e, j’étais le premier de ma classe avec 15 de moyenne. Quelque temps après, j’ai commencé à m’adonner aux jeux de rue à savoir, ‘‘Konami’’, Poker. Souvent me remettait 1000 à 2000 francs comme argent de poche, mais dans les jeux je gagnais plus d’argent, j’avais en moyenne 20 000, 30 000 à 50 000 francs par jour. Des amis venus d’Abidjan, adeptes du rap, nous ont initiés à la drogue dès leur arrivée au Lycée. On désirait également faire du rap et s’est ainsi qu’on a rejoint leur groupe. On a donc commencé à fumer la drogue. De ce fait, j’ai commencé à négliger mes études, vu l’argent que je gagnais. Je n’allais plus aux cours. Au deuxième trimestre, j’ai comptabilisé 185 heures d’absence. Notre professeur de maths, me connaissant comme son meilleur élève en mathématiques, a approché le mari de ma mère pour lui fait cas de la situation. A entendre cette nouvelle, ma mère  était complètement abattu. Le professeur s’est adressé à eux en ces termes : « votre fils très intelligent mais il ne vient plus à l’école qu’est ce qui se passe ou bien vous le maltraiter à la maison ? ». Suite à cela ma mère s’est mise en colère et m’a dit ceci : « peut-être qu’ici tu n’es pas à l’aise, tu vas aller chez ton papa. » cette idée me déplut étant donné que j’avais passé toute mon enfance à Grand Lahou. J’ai donc exprimé à ma mère mon refus d’aller à Abidjan, car lui promettant de changer d’attitude. En ce moment, j’avais redoublé ma classe de sixième. Mais vu que je fréquentais les mêmes amis, j’ai renoué avec mes mauvaises habitudes. Fâchée et déçue, ma mère m’a amené chez mon père à Abidjan pendant les vacances scolaires.

Ma venue à Abidjan

Je suis donc arrivé à Abidjan chez mon père. La rentrée étant arrivée, il a refusé de payer mes cours. Je suis resté ainsi et j’ai géré une salle de jeux vidéo. L’année suivante, mon père a encore refusé de m’inscrire. Je lui ai fait savoir que j’avais pris conscience afin de ne plus les décevoir. Toutefois, il a maintenu sa position. Malgré que mon cursus scolaire se soit vu arrêté en classe 6e, toutes les fois que mes sœurs en classe de 3e revenaient de l’école, je prenais leurs cahiers pour étudier leurs leçons. En fin d’année, je connaissais pratiquement tout le programme de 3e. J’ai même demandé à mon  père de m’inscrire en 3e  en lui promettant le succès au BEPC. Peine perdue, il a refusé malgré mon insistance.  

Alors j’ai compris qu’il n’y avait plus d’espoir pour moi et j’ai décidé de me livrer à la rue pour avoir de quoi payer ma scolarité et passer le BEPC.  J’ai géré une salle de jeux vidéo ; qui a fermé par la suite à cause d’un braquage. J’étais découragé et je me suis à nouveau retrouvé à la maison à ne rien faire. Alors, j’ai décidé de jouer aux jeux au hasard. Je gagnais en moyenne par jour 2000 à 5000f.  

Ma vie de dealer

Depuis ma venue à Abidjan précisément au Plateau Dokui où vit mon père, et j’ai remarqué que la plupart des jeunes menaient la même vie de débauche que je vivais à Grand-Lahou : alcool, drogue et femmes. J’ai ainsi cédé à la tentation. Et pendant que je broyais du noir, me débattant pour survivre, j’ai remarqué qu’un grand frère du quartier s’en sortait bien dans son activité. C’était le premier dealer à l’époque. On était même cousin, et il vendait de la drogue dans le quartier. Une fois, aux jeux de rue, j’ai gagné beaucoup d’argent et je me suis donc approché de lui.  Je lui ai demandé comment il faisait pour s’en sortir si bien. Et Lui de me répondre que c’était cent pour cent de bénéfice dans son business. Je lui ai demandé ses points de ravitaillement et il m’a répondu : « petit faut laisser, tu es trop jeune ». J’avais presque 16 ans. Chaque fois que je le voyais, je l’importunais pour découvrir le moyen de m’approvisionner. Voulant à tout prix savoir, je me renseignais auprès des  jeunes qui nous vendaient la drogue, car moi-même, j’avais commencé à fumer à nouveau. C’était du cannabis. Mais, tous me ramenaient vers le grand frère.  Un jour, j’échangeais avec un ami, qui selon moi ne touchait pas à ces substances. Et ce dernier m’a révélé que c’est lui que le grand frère envoie pour s’approvisionner. Sa rencontre fut un sésame pour moi. Il  m’a d’abord conduit dans un fumoir à Abobo, puis dans un autre à  Adjamé.  

Après plusieurs achats en compagnie de ce dernier, j’allais désormais seul pour m’approvisionner en vue de ravitailler mes clients. J’étais de venu le  seul revendeur de drogue dans le quartier, car mon cousin avait arrêté. Le terrain de basket était notre point de rencontre, à cause des rappeurs qui y venaient pour jouer. C’était notre ghetto. La devanture de l’école, le rond-point et le petit marché étaient des points fixes. Les gens venaient un peu de partout pour me voir. De  2011 à 2015, j’étais le chef au Dokui. On m’appelait ‘‘vieux père’’, ‘‘Le royco’’, ‘‘deux caniches’’ parce que j’avais des caniches. Quand tu vends la drogue tu es comme un grand frère pour les clients. Il y a des élèves même qui venaient tôt le matin et fumaient avant de partir à l’école. En tout cas, il plusieurs écoles étaient mes points de livraison. J’avais affaire à des accros, donc par jour, je gagnais en moyenne 80.000f. Je précise que ce n’était pas toujours facile, car il fallait être un bon bagarreur pour récupérer son dû. 

Lorsque j’apercevais les patrouilles du CCDO, j’orientais mes clients hors du quartier. Souvent mon portable crépitait à des heures tardives. Quand je recevais ces coups de fils, il se réveillait et me posait beaucoup de questions. Alors, je devenais désagréable et nos échanges étaient houleux.

Épinglé par les forces de l’ordre

En 2015, Un matin à 7h, mon sommeil fut interrompu par un coup de fil. Il s’agissait  d’un étudiant de l’université de cocody. La veille, il m’avait envoyé un message pour passer sa commande. Il souhaitait fumer un peu de drogue avant d’aller au cours. Ce jour-là, on s’est croisé derrière chez moi, aux cacaoyers. Alors que je m’y attendais le moins, j’ai vu les agents du CCDO se diriger vers nous, au bout des différents  couloirs. Je me suis rendu compte qu’on était pris au piège, car ils nous avaient encerclés. J’avais beaucoup de drogue dans ma poche ce jour-là. Alors, sans perdre le temps, j’ai rapidement avalé une bonne quantité et j’ai enterré le reste dans la boue, car il avait plu.  Ils m’ont interrogé et ont tout fait pour m’imputer le fait que j’étais un toxicomane. Niant cela, j’ai eu de vives altercations avec eux. Mais quand ils m’ont fouillé, ils ont trouvé des papiers dans lesquels on fumait la drogue. J’avais oublié de m’en débarrasser. Ces papiers servaient à emballer le cannabis avant de le fumer, et les forces de l’ordre connaissaient ce type de papier.

Ils m’ont donc arrêté et au moment où ils m’embarquaient, mon papa m’a vu.  Alors, il s’est présenté à eux et comme c’était leur supérieur, ils m’ont relâché.  Mais, mon père a dit : « ne vous gênez-pas attraper le.  Il est trop têtu quand je lui parle, il ne m’écoute pas ». Alors sur ces paroles, ils m’ont embarqué dans leur cargo en destination pour Abobo. Et quelques heures plus tard, des oncles sont venus plaidés et on m’a libéré.

La soif de s’enrichir m’a conduit chez des marabouts

Après cet épisode de l’arrestation,  j’ai stoppé un peu la vente de drogue. Et j’ai rejoint des amis brouteurs. On désirait ardemment devenir riches afin que les hommes nous respectent. Après nos investigations, on nous a recommandé un village  du grand Nord.  Dans ce village, il y avait deux marabouts : un ivoirien et un béninois. Apres les civilités, le marabout ivoirien m’a dit : « pourquoi tu veux signer un pacte pour avoir de l’argent ? Laisse tes amis le faire, mais toi retourne à Abidjan.  Dieu est avec toi, et sache que la vie est dure, donc il faut te battre. Tu as du talent tu peux chercher donc ne suis pas tes amis faut chercher pour toi-même, tu dois manger à la sueur de ton front ». Le rituel consistait à sacrifier une personne de notre famille. J’ai donc décidé d’écouter ce marabout et je suis rentré, abandonnant mes amis dans ce village.

En fin 2016, mon père ayant pris sa retraite, a décidé de s’installer à Gagnoa. Alors, j’ai préféré aller vivre chez ma mère à Abobo. Ce n’était pas facile car m’a mère s’opposait farouchement au fait que j’aille saluer mes amis du Dokui. Je m’entêtais, et je prenais souvent son argent pour aller passer quelque jours au Dokui afin de fumer la drogue, puis je revenais.

Ma rencontre avec le Seigneur

J’ai rencontré des évangélistes qui m’ont présenté l’évangile. J’ai retenu que Jésus était venu pour les méchants, les pécheurs, et en l’acceptant comme ami et Sauveur toutes nos transgressions ou péchés sont effacés. Au début, je considérais cela comme du business ; c’est-à-dire qu’ils viennent recenser pdes fidèles pour avoir de l’argent. Donc le dimanche, je suis allé dans la mission des disciples d’Abobo. Ce jour-là, la prédication de l’homme de Dieu tournait autour de ma vie, alors qu’il ne me connaissait même pas. Il s’exprimait en ces termes : « toi qui vivait dans la masturbation, dans la cigarette, dans la débauche, dans la drogue, qui sortait avec les filles qui se livraient à la prostitution ». Je me suis dit : « donc les pasteurs là quand on dit que ce sont des menteurs là donc c’est vrai alors. Les gars lui ont dit que je suis là donc il est entrain de mentir maintenant ».  Le culte étant fini, ils ont demandé aux nouvelles personnes de se tenir debout pour faire leur connaissance. Je me suis levé et je me suis présenté. Après cela, ils nous ont informés que le pasteur souhaitait avoir  un petit entretien avec nous. Je n’approuvais pas cela, prétextant que mes amis attendaient. Or, je voulais aller vite fumer de la drogue au Dokui avant de rentrer.  Vu mon impatience, le pasteur m’a reçu en premier. Une fois dans son bureau, je lui ai dit ceci : « monsieur svp parlez vite car je dois rentrer ». « C’est comme ça tu t’adresses à un homme de Dieu ? », a-t-il répliqué étonné. Et j’ai ajouté ceci : « moi-même je suis homme de Dieu parce que la Bible déclare que l’homme est un petit Dieu ». Il m’a donné beaucoup de messages, et il m’a dit : « tu veux que Dieu se révèle à toi, il faut gêner 3 jours ». Considérant cela comme un défi, j’ai décidé de le faire. Le troisième jour à minuit, j’ai fait un songe où j’ai vu un homme avec des épines en forme de couronne sur la tête.  Puis, il a plu du sang. Le matin j’ai expliqué le songe à ma sœur en lui disant : « mais votre pasteur c’est un mystique ou bien ? »  Elle m’a répondu que c’est une vision que Dieu m’a montré. Alors, j’ai décidé d’expliquer le songe à d’autres hommes de Dieu dans le quartier. Et tous m’ont donné les mêmes explications. Ce songe était un signe de repentance selon ce qu’il paraissait. Jésus s’était révélé à moi pour que je me repente de mes péchés. Mais, je n’étais trop convaincu et j’ai continué à interroger d’autres hommes de Dieu. Toutefois, c’est la même version qu’ils me donnaient.

Ma nouvelle vie

Ma mère m’a dit que la vie était un choix et que seuls les imbéciles ne changeaient pas. Donc pour ma part, si je ne change pas, je deviendrai ‘‘microbe’’. « Si tu te repentis, Dieu va t’utiliser ». Cette phrase ne cessait de  me revenir à l’esprit. Avec l’enseignement que j’ai reçu, j’essaie de ramener mes amis sur le droit chemin. Parce que Dieu n’est pas dans la religion, Jésus 100 % homme et 100% Dieu. Dieu s’est incarné en nous et par lui nous avons la vie éternelle. J’ai arrêté de fumer la drogue et de boire. Quand je viens souvent au Dokui, ils disent : « eh pasteur, homme de Dieu c’est comment ? » Je les fais comprendre que je ne suis pas pasteur, mais un chrétien qui essaie de ranger sa vie. Je fais même des statuts sur Facebook pour les motiver et les édifier. De la même manière que j’étais zélé pour le mal, j’ai compris qu’il faut être plus zélé pour Jésus-Christ. En 2016, j’ai réussi à l’examen du BEPC que j’ai passé en candidat libre à Grand-Lahou. Et j’ai commencé à donner les cours à domicile. en 2017, j’encadrais l’enfant d’une directrice d’école primaire. Cette dernière m’a dit qu’ils cherchaient un stagiaire dans son école. J’ai fait six mois de stage, après cela l’inspecteur est venu et j’ai été évalué. Et pour cette année scolaire 2018-2019, j’ai été recruté en tant qu’enseignant du primaire. Je dis grand merci au Seigneur Jésus-Christ, car grâce à Lui m’a vie a changé. Je dis merci à ma mère et tous ceux qui m’ont soutenu.

Par Saint Apollos

Ma foi a guéri ma mère devenue comme un squelette

On ne peut passer sous silence ce miracle opéré par le Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit de l’expérience vécue par le frère Joachim Badolo et sa mère. Similaire à l’histoire du paralytique guéri par la foi de ses amis (Marc 2 :3-5), ce témoignage, relaté par Joachim Badolo, est une démonstration d’amour et de foi.

Lisons.   

Je suis chrétien et croyant le Message du temps de la fin. J’appartiens à l’Assemblée chrétienne de Labayoua S/P de Sassandra, dirigée par le Pasteur Omer. Je vis avec ma mère, et chaque fois que je l’invitais à aller à l’église, elle me refoulait car elle adorait des fétiches. En 2012, elle est tombée gravement malade. C’était difficile, on m’a proposé de la traiter avec des plantes, mais sans succès. Elle a été par la suite suivie par un infirmier, mais il n’y a pas eu d’amélioration.

Son premier regard vers Jésus

Un jour, je lui ai  présenté le livre intitulé « William Branham un prophète visite l’Afrique du sud ».  Je lui ai montré la photo de la femme qui était très malade et qui avait été miraculeusement guérie après la prière du Prophète Branham. J’ai dit : « si Dieu a guéri cette femme, il peut aussi te guérir. Je lui ai dit celui qui a prié pour elle s’appelle William Branham, c’est son Message que nous suivons aujourd’hui et je t’invite à découvrir cette parole mais tu n’acceptes pas ». Sur ce, elle a dit « cet homme est où, il vit » ?  Et moi de répondre : « non il  n’est plus, il était aux USA,  mais nous suivons le Message qu’il a  apporté ». Ensuite, je lui ai montré la photo du prophète avec la colonne de feu sur sa tête. Je lui disais qu’elle serait également guérie parce que je crois que le Dieu de Branham peut tout faire. « Si tu veux on ira chez mon pasteur et il va prier pour toi et tu seras guérie », ai-je ajouté. Alors, elle a pris la décision d’aller à l’église. J’ai vu en elle, quelqu’un qui soupire après Dieu. Le pasteur a prié pour elle, mais les jours qui ont suivi, son état de santé s’est dégradé. Ma mère a commencé à délirer ; elle est même devenue folle. Elle a commencé à agresser les gens, à tout casser et vraiment, c’était devenu pitoyable. Toutefois, j’étais toujours en prière me disant que Dieu est capable de tout faire. Voyant que la situation s’empirait, j’ai décidé de l’envoyer au temple.

Son séjour dans le temple du Seigneur et non ailleurs

Je me suis dit nous allons demeurer là-bas dans les jeûnes et les prières et Dieu va la guérir. Mais comme la santé de ma mère allait de mal en pire, un frère a dit : « sa maladie a peut-être été provoquée par les fétiches qu’elle adorait, et donc si vous pouvez la ramener là-bas pour qu’ils puissent faire leur cérémonie afin qu’elle recouvre la guérison ». Je n’ai pas cru au fait que les féticheurs puissent faire quelque chose. Pour moi, seul Dieu avait la solution. La ramener chez les parents, devant les fétiches, pour qu’on fasse des cérémonies était comme symbole d’échec, alors j’ai refusé. J’ai répondu que quelle que soit la situation, même si elle doit mourir, cela se passera dans la maison du Seigneur. Je ne veux plus la ramener en famille pour aller suivre les cérémonies de fétiches.

On continuait de prier et de jeûner pour elle. Vu son état et son agressivité on était  obligé de l’attacher pour ne pas qu’elle s’enfuie. A un moment donné, elle ne pouvait plus manger, ni boire. Elle a commencé à communiquer avec des esprits et à citer les noms de ses parents morts. Moi étant son fils ainé, elle ne me reconnaissait plus. Elle m’a dit de ne plus me fatiguer parce qu’elle est déjà morte. Mais tous ces propos ne me décourageaient pas. Quatre semaines s’étaient déjà écoulées et nous étions toujours au temple dans l’attente de la guérison de ma mère. En ce temps-là, une sœur d’Abidjan m’avait envoyé des cantiques audio de Lifoko et d’Akouala ainsi qu’un recueil de cantiques. Certes, ma mère était malade, mais je n’étais pas inquiet, j’écoutais les cantiques et je me réjouissais. Des personnes m’ont même dit : « tu ne te soucie pas de l’état de santé ta mère, tu passes ton temps à écouter les cantiques ». À un moment donné ma mère ne pouvait plus parler, sa mâchoire était même bloquée. On écartait sa bouche pour y mettre de l’eau, elle ne pouvait plus manger. On la soulevait comme un cadavre. Moi je disais : « Dieu a anesthésié ma mère et il est en train de faire une opération chirurgicale et quand il va finir, elle va se lever ». Lorsque ces parents venaient la rendre visite, ils fondaient en larmes car ils étaient convaincus qu’elle allait mourir. Vu son état, ils disaient tout était fini pour elle. J’avais l’assurance qu’on ne peut invoquer le Dieu d’Elie et être confus. C’est pourquoi, le fait qu’elle respirait était une garantie qu’elle allait se relever.

Ma prière de supplication

Un jour, le pasteur est venu avec l’infirmier qui l’avait traité au départ. Ils ont décidé d’envoyer ma mère dans un hôpital de Sassandra, dès le lendemain. Je n’étais pas d’accord, mais je ne pouvais pas le leur dire car elle était mourante et ils étaient âgés que moi. Mais après leur départ, je suis allé devant l’autel pour parler au Seigneur Jésus en ces termes : « Seigneur, mon Pasteur et l’infirmier veulent envoyer ma mère à l’hôpital. Je reconnais qu’ils sont venus pour m’aider. Aussi, ton serviteur a déjà prié, ainsi que toute l’église. Et la santé de ma mère s’est dégradée ; de la folie, maintenant elle ne parle plus et ne mange plus. Tout le village attend que son cadavre sorte de ce temple. Seigneur, si effectivement ma mère sort de ce temple demain sans être guérie et va à l’hôpital, où est la gloire qui doit te revenir ? Les gens diront que tu as échoué. Seigneur, je ne suis pas d’accord qu’elle aille à l’hôpital de Sassandra ». J’avais la certitude que si je laissais ma mère quitter le temple, elle allait mourir. C’est ma foi qui la tenait, je devais tenir ferme et ne pas douter. J’ai dit : « Seigneur fait en sorte qu’elle reste ici, je sais que tu es le Dieu qui guérit ; il faut que tu la guérisses pour que tout le monde voit ta puissance ». Ayant ainsi prié,  je me suis levé. Et le lendemain matin, je n’ai vu personne.

On était dans cette routine ; j’habitais au temple et j’y dormais avec ma mère.  Les femmes venaient la prendre pour la laver et nous continuions de prier pour elle. Un jour, j’ai fait un songe dans lequel ma mère était bien portante et elle venue s’asseoir derrière moi sur l’une des chaises de l’église. Ce songe m’a davantage rassuré. Je savais donc que ma mère allait être guérie.

Mes plaintes et mes lamentations

Un dimanche alors que nous étions en plein culte, elle s’est mise à crier. Et ses cris perturbaient l’écoute de la parole. Les diacres m’ont aidé et nous l’avons couchée dehors sous le préau. Je me suis retrouvé seul avec ma mère dehors, tandis que le culte se poursuivait. J’ai donc commencé à ressentir la tristesse, et j’ai réalisé qu’à cause de la maladie de ma mère, je ne pouvais plus écouter la prédication. Je me suis adressé disant : « non Seigneur, je ne suis pas d’accord, on t’a invoqué et jusqu’à pressent tu n’as pas encore répondu. Il y a longtemps je crie à toi, mais tu ne la guéris pas ». En ce moment, j’avais en main le livre de chant que la sœur m’avait envoyé. J’ai commencé à feuilleter ce livre puis je l’ai refermé, en gardant un doigt à l’intérieur, car certaines pensées me sont venues en tête. Et j’ai commencé à me questionner : « Mais pourquoi cela m’arrive ? Comment je fais? Si le temple était à moi seul, j’allais y mettre ma mère et puis fermer le temple à clé jusqu’à ce que le Seigneur la guérisse. Et j’allais dire à Dieu si tu veux qu’elle meurt, c’est ta honte ». Je ne savais que faire, mon cœur était meurtri, j’ai rouvert le livre à la page où était mon doigt.

Le réconfort du Seigneur

Puis, mes yeux sont allés sur un cantique  que je ne connaissais pas, mais le texte m’a directement interpelé. Il était écrit :

1. Quand Dieu te fait passer

Au feu pour t’éprouver

Ce n’est que pour te purifier

Ne t’étonne donc pas devant le chemin là

L’obéissance s’apprend ainsi.

Chœur :

Lève les yeux vers Lui

Car Il t’a précédé

Par la souffrance Il fut accompli

Au feu Il est passé glorieux, fut son sort

Car Il obéit jusqu’à la mort.

2. Reçois le châtiment, sois en reconnaissant

De l’amour de Dieu c’est le garant

Ne perd donc pas courage,

Car Le Sauveur partage

Avec toi, ta peine et ta douleur.

J’ai vu en ces paroles comme une réponse directe du Seigneur à ma détresse. Sur le champ, j’ai reçu une paix intérieure après avoir lu ce cantique. Je n’ai jamais eu une joie si immense que ce jour-là. Quand le culte est fini, j‘ai partagé cette expérience avec mon pasteur. J’avais la certitude maintenant que ma maman sera guérie, parce que j’ai reçu quelque chose qui complète le songe que j’ai fait. Les jours passaient, ma mère et moi vivions toujours dans le temple. Mais elle n’avait que la peau sur les os. Ma mère était devenue un squelette dans lequel, il y avait encore du souffle.  

Le pasteur comme un pompier

Nous étions en décembre 2012 on tendait vers la fin de janvier. Alors du haut de la chaire, le pasteur, devant toute l’église a dit qu’on n’allait pas fêter si Dieu ne guérit pas ma mère. Et il a ajouté que le Seigneur avait une dette envers moi. En effet, j’avais passé 6 mois à l’ouest de la Côte d’Ivoire précisément à Duekoué pour assister mon grand frère qui avait été fusillé par des braqueurs. C’était en janvier 2012. Durant mon séjour dans cette ville, j’ai parlé du Message à plusieurs personnes et il y a eu des conversions, dont des pasteurs. Des assemblées ont été créées dans les villes et villages de la région. Éloigné de ma famille pour que les âmes soient gagnées, j’ai dû braver beaucoup de difficultés, faire des sacrifices, subir des persécutions. Le 30 juin 2012, je suis retourné à Labayoua. Et c’est dans le mois de juillet que ma mère est tombée malade.  Je savais que je n’avais pas de mérite pour que le Seigneur me soit redevable. Mais j’ai compris que le pasteur voulait me rappeler que le Seigneur n’est pas injuste pour oublier ce que nous faisons pour son nom selon Hébreux 6 :10. Ces propos de l’homme de Dieu m’ont encore donné de l’espérance pour la guérison de ma mère.

Le jour de la délivrance  

Un matin du mois de décembre, aux environs de 10 heures, ma mère qui était toute raide et ne pouvant se mouvoir s’est levée et s’est assise sans qu’on la soulève. Et j’entends une voix me dire : « je veux de l’eau », je n’en revenais pas, elle venait de parler alors que sa mâchoire était restée bloquée depuis des mois. J’étais seul avec elle au temple. Quelle surprise ! Je lui ai apporté de l’eau et elle a bu. Elle ne s’est pas arrêtée là : « je veux manger ». On lui a donc apporté de la nourriture et elle a mangé. Quand elle a fini le plat, elle a commencé à ramper comme un bébé, en se dirigeant vers le seau contenant l’eau et y a plongé la tête pour boire. J’étais tellement émerveillé, qu’à partir de mon portable, j’ai filmé la scène et pris des photos de ce miracle. Mais, la carte mémoire du téléphone s’est endommagée plus tard (Ndlr : Sur cette même carte mémoire, il y avait les photos de la mère devenue comme un squelette à cause de la maladie. voilà pourquoi il y a des d’images pour illustrer dans quelle état la maman se trouvait).  Ce jour-là, elle a dormi toute la journée.

Entrée triomphale dans le village

Trois jours après, ma mère s’est tenue debout et a souhaité que nous allions saluer le pasteur. De l’église à la résidence du pasteur, c’est pratiquement 1 km. Main dans la main, ma mère et moi nous avons pris le chemin. Une fois  au milieu du village, les parents, les femmes et tous ceux qui même ne croyaient pas en sa guérison, mais qui plutôt attendait qu’on annonce son décès, étaient stupéfaits. En quelque minute, nous étions envahis par une foule qui ne voulait pas se faire raconter ce miracle. Chacun lui serrait la main dans cette effervescence. Les commentaires et les éloges à Dieu fusaient de partout. On se croyait à l’aéroport pour l’accueil d’un président. Après avoir salué le pasteur dans la joie et les larmes dues à l’émotion, ma mère et moi avons quitté le temple quatre jours après pour regagner la maison. Conformément aux paroles du pasteur Omer, ma mère a été guérie dans le mois de décembre juste avant les fêtes. Et toute l’église, la famille et les parents ont pu célébrer cette fin d’année en rendant de multiples actions de grâces au Seigneur. Quelque mois après, ma mère a pris son baptême en donnant sa vie à Christ. Et depuis 2013, elle persévère dans la foi.

Recueilli par Saint Apollos

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